30 Octobre 2008

Permalink 10:06 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 375 mots  

Un contrat pour les immigrants...Quand on est rendu là...

Quand on doit faire signer un contrat aux immigrants qu'on accepte dans notre pays, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche.

Quand on doit mettre par écrit les valeurs et les lois rattachées à un pays afin de bien faire comprendre aux immigrants ce à quoi ils doivent s'attendre, c'est qu'il y a certainement eu un dérapage.


Quand on demande aux immigrants d'accepter par écrit:

. que le Québec est une société libre et démocratique
. que les pouvoirs politiques et religieux au Québec sont séparés.
. que le Québec est une société pluraliste
. que la société québécoise est basée sur la primauté du droit
. que les hommes et les femmes ont tous les mêmes droits
. que l'exercice des droits et libertés de la personne doit se faire dans le respect de ceux d'autrui et du bien-être général
. que le français est la langue normale et habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires...


Ça en dit long, mais ce n'est surtout pas tout!

Je crois que les immigrants devraient savoir tout cela AVANT de se présenter ici. C'est ce qu'on appelle de l'information et de la prévention. Cela leur permettrait de se préparer et de choisir en bonne connaissance de cause et pour les bonnes raisons.

Je suis d'accord avec ce contrat, car je trouve effectivement qu'il y a des points à mettre sur les "i" et des barres sur les "t". Encore faudrait-il que ces immigrants puissent lire et comprendre convenablement ce contrat. Plusieurs sont allophones et devront se faire expliquer le sens de ces écrits. Quand on sait que selon la loi, lorsqu’on signe un contrat dont on ne comprend pas la teneur et le sens, notre signature vaut « nada », « rien », « niet »…

Je trouve toutefois déplorable que nous devions prendre cette stratégie pour se repositionner en tant que pays et société.

Maintenant, histoire d'être pertinent et conséquent, interdisons les écoles strictement musulmanes, juives ou autres. Cela permettra davantage aux immigrants d'intégrer leur nouvelle terre d'accueil.

De votre côté, croyez-vous qu'il y aurait des choses à rajouter à ce contrat?
Peut-être êtes-vous totalement contre...

29 Octobre 2008

Permalink 18:05 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 112 mots  

Voulez-vous jouer avec moi?

Si oui, je vous invite à acheter le jeu "La classe de 5ème", puisque c'est mon équipe et moi qui avons formulé toutes les questions du jeu "La classe de 5ème".

Des questions qui pourraient vous donner envie de retourner sur les bancs d'école...

Encore très fière d'avoir pu faire vivre un nouveau défi à quatre membres de mon équipe, en leur permettant de collaborer au projet. Nous avons fait du beau travail les filles! Une autre façon de s'impliquer en éducation...
Sky is the limit...

Je compte sur vous pour m'en donner des nouvelles. Aussi, si vous venez jouer avec moi, je vous promets de vous laisser gagner...

21 Octobre 2008

Permalink 21:17 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 378 mots  

N'est plus aveugle, que celui ou celle qui...


... ne veut rien voir ou n'a plus le temps de regarder.

Disons que je préfère la deuxième explication, bien qu'elle soit loin d'être convenable.

Je pense ici aux parents qui envoyaient leurs enfants dans une garderie non accréditée, et ayant des normes bien peu recommandables. Que dire aussi, des voisins et des membres de la famille de cette gardienne?

Comment peut-on laisser ses enfants dans un endroit où on ne vérifie pas des points importants comme le ratio éducatrice-enfants?

Des visites impromptues qui peuvent en dire long, ou encore ce premier parent qui venait chercher son enfant et qui devait sans doute voir le "trop plein" de bambins dans la pièce.

Que dire de cette technicienne en garderie (voisine) qui sort soudainement du placard en disant qu'elle voyait qu'il y avait quelque chose de louche? Ding Dong!

Et une des mères qui dit: "Mon enfant avait des bobos et je trouvais cela bizarre, mais..."

Devrais-je en rajouter?

Lorsque ma fille avait près de trois ans, nous l'avons inscrite à une garderie près de chez nous, afin qu'elle soit en contact avec d'autres enfants.
La première journée, je suis allée à la garderie avec ma fille sur l'heure du dîner, afin d'établir un premier contact. En moins d'une heure, j'ai vu qu'on donnait des croustilles aux bambins. De plus, l'éducatrice a ramassé une croustille par terre devant moi, et l'a remise dans le plat d'un enfant.

Après le dîner, c'était le tour du "p'tit pot". Chaque enfant devait faire pipi dans le petit pot, sans qu'elle prenne soin de le laver entre les besoins d'un tel ou d'une telle. De plus, sans placer le petit pot dans le coin d'une pièce, mais plutôt au centre.

Ce fut largement suffisant pour que je constate que cette garderie n'était pas adéquate. J'ai fait mon devoir de citoyenne en avisant les instances gouvernementales, qui m'ont confirmé que cette garderie avait un sérieux dossier et que les plaintes s'accumulaient depuis plusieurs années.


Malgré tout cela, elle est encore ouverte....Puisqu'elle est accréditée (permis). Pas mal comme système!

Je crois que "maintenant", je n'ai plus rien à rajouter.

20 Octobre 2008

Permalink 10:38 am, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 481 mots  

Hommage à ma mère

C’est avec un profond sentiment de tristesse, mais également avec une grande fierté que je vous parle aujourd’hui de ma très chère mère.

Samedi dernier, le 11 octobre, ma mère qui souffre depuis quelques années déjà d’un cancer des poumons et qui s’est aggravé dernièrement, était transférée au service des soins palliatifs à l’hôpital. Son état de santé se détériorant de jour en jour, ce n’est pas sans peine ni douleur au coeur qu’on a dû se faire à cette idée et s’y résoudre.

Ma mère, cette grande dame

Ma mère a toujours été pour moi, un modèle de détermination. Tout au long de sa vie elle a su faire partager sa grande générosité. Tout en élevant ses quatre enfants et en nous assurant confort et sécurité, elle a oeuvré jusqu’à l’âge de la retraite auprès de gens souffrant de déficience mentale et physique.

Toujours d’apparence élégante, sa personnalité, son caractère et sa joie de vivre ne laissent jamais personne indifférent sur son passage. Sa famille, ses enfants, ses petits-enfants et arrières petits-enfants, ses amis et tous ceux qui l’ont côtoyée sont nombreux à en témoigner.


Ma mère et moi

Toute ma vie, j’ai pu compter sur sa présence et son affection, mais aujourd’hui, je dois compter sur le peu de temps qu’il lui reste. Lorsque je suis allé la voir dimanche à l’hôpital, on a très peu parlé, mais nos regards en disaient long. J’ai pu lire dans ses yeux du chagrin, du réconfort, mais surtout beaucoup d’amour. Elle sait très bien que sous peu elle nous quittera, je pouvais sentir son désarroi, et c’est dans ce dernier regard de pleine lucidité qu’elle m’a fait ses adieux, car depuis, elle semble s’être résignée à son destin inévitable des derniers jours. Aujourd’hui, elle dort constamment et ne mange plus, elle s’affaiblit de jour en jour et ne parle plus.
Notre seul réconfort est de s’assurer qu’elle ne souffre plus et de pouvoir affirmer qu’elle a eu et su profiter d’une belle vie.

Quant à moi, je m’accroche très fort à tout l’amour dont elle a su m’entouré et remercie Dieu de m’avoir permis de lui survivre, car après tout, n’est-ce pas là, pour une mère le cours normal de toute une vie
.
Je ne sais au juste si elle sera encore parmi nous lorsque vous lirez ce texte, mais je tenais vraiment à lui rendre un dernier hommage dans ce courrier qu’elle affectionnait bien particulièrement.

Salut Maman,
Ton fils bien aimé Normand

16 Octobre 2008

Permalink 18:45 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 444 mots  

La raison de mon absence

Salut!

Non, je ne suis pas mort. Je n'ai pas démissionné. Je ne me suis pas expatrié sous une autre identité.

Je suis disparu de la carte télévisuelle (et de la blogosphère!) depuis le 8 septembre dernier et ça semble vous inquiéter. C'est ce que je comprends en survolant les nombreux courriels que vous m'avez adressés. Merci beaucoup. Ça me touche.

Je suis disparu parce que ma femme et moi avons emménagé dans une nouvelle maison. Une maison qui s'appelle Ste-Justine. Huit étages. Nous, on vit surtout au 6e. L'étage des soins intensifs.

Eh oui! Nous sommes les heureux parents d'une superbe poupounne. Une belle petite fille qui s'est cependant pointée le bout du nez plus vite que prévu. Trop vite, en fait.

On savait déjà qu'Anaïs bougeait énormément dans le ventre de sa maman. Puis, très tôt le 8 septembre, elle a décidé qu'elle en avait assez de cette bédaine. "Je sors d'ici" qu'elle a dit. Bravo. Ça prouve qu'elle a déjà du caractère.

Mais sortir après seulement 24 semaines de grossesse, c'est vite en titi. Elle aurait pu attendre un peu...

Anaïs est donc née à 24 semaines et 5 jours. Elle pesait un gigantesque... 730 grammes. Une livre et demi! Elle mesurait 30 centimètres.

Non, c'est pas gros. Mais c'est plein de vie.

Une très grande prématurée, comme nous disent ses 12 médecins. Oui, douze. Des fois, ma femme et moi avons l'impression de vivre dans un épisode de Docteur House. Pas de farce. Et je vous jure que tout le personnel de Ste-Justine est absolument exceptionnel. Ce n'est pas un cliché. C'est vrai.

Depuis le 8 septembre donc, ma femme et moi passons nos journées entières à Ste-Justine auprès de notre fille. Nous l'avons unanimement élue "plus belle poupounne des soins intensifs". Oui. Bon. Le jury était biaisé un peu...

Mais Anaïs, après plus d'un mois de vie, va quand même bien. Elle grossit à vue d'oeil. Elle grandit. Elle bouge. Elle nous regarde. Elle se bat comme une déchaînée pour essayer de respirer par elle-même.

Et surtout, elle nous remplit de bonheur. Oh! que oui!

Cependant, tout ça reste extrêmement fragile. Les prématurés demeurent des boîtes à surprises. Ma femme et moi en sommes conscients. C'est ce qui est le plus dur.

Alors voilà. Katherine et moi vivons ces jours-ci les plus beaux moments de notre vie... mais les plus éprouvants aussi.

Vous n'avez pas idée à quel point on a hâte de rentrer à la maison avec Miss Anaïs.

Only in Canada

Le Sommet de la Francophonie s’ouvre demain à Québec. Cinquante-cinq États et gouvernements y discuteront notamment de l’avenir de la langue française. Pendant ce temps, à l’extérieur, la sécurité de l’événement est assurée en partie par des policiers… unilingues anglais! La Gendarmerie royale du Canada assure que les agents unilingues ne devraient pas être en contact avec le public, mais ce n’est pas tout à fait ce qu’a constaté un journaliste de TVA sur place.

Trouvez pas qu’on fait pic-pic par moments?

15 Octobre 2008

Élections – premières impressions

Tous les chiffes ne sont pas encore tout à fait officiels, mais nous nous retrouvons, au terme de cette élection, avec… un gouvernement conservateur minoritaire. Plus ca change…

Mais au-delà de ce qui s’annonçait depuis un moment, on peut déjà commencer à départager les gagnants et les perdants de la soirée.

Les conservateurs n’ont pas réussi à obtenir le gouvernement majoritaire qu’ils souhaitaient, mais ils progressent: ils passent de 127 députés à 144. Compte tenu que leur fin de campagne a été plutôt pénible, il était sans doute temps pour eux que la campagne prenne fin. Ils n’ont pas fait de gains significatifs au Québec et ont même perdu un de leur ministre en la personne de Michael Fortier. Victoire en demi-teinte donc.

On annonçait la catastrophe au Bloc québécois. La souveraineté mise en veilleuse par le Parti québécois et un chef qui a eu l’air un peu fou en se lançant à la course à la chefferie du PQ avant de se raviser n’augurait rien de bon. Seulement, Gilles Duceppe a mené une solide campagne, le parti a su canaliser la grogne anti-Harper et se poser en porte étendard de l’identité québécoise. Non seulement le Bloc ne s’est pas écrasé, il a conservé, voire même accru le nombre de ses députés. Clairement, une bonne soirée pour le BQ.

Le NPD aussi a accru son nombre de sièges. En ce sens, les néo-démocrates ont de quoi se réjouir. Par contre, ils en obtiennent encore beaucoup moins que le PLC et n’ont donc pas été en mesure de se positionner comme principale alternative aux conservateurs. Leur progression est encore timide. Le chemin vers le pouvoir semble encore long…

Les Verts ont réussi à se hisser au rang des grands partis nationaux en se faisant inviter aux débats des chefs, en dépit qu’ils n’ont aucun député à la Chambre des Communes. C’est là leur plus éclatante victoire et sans doute la seule. La leader Elisabeth May n’a pas été élue même si les libéraux n’avaient pas présenté de candidat dans la circonscription de Nova-Centre, dans l’espoir de donner un coup de main à Mme May.

Les grands perdants de cette soirée sont indubitablement les libéraux. Ils passent de 95 députés à 77 et sont à toute fin pratique rayés de la carte du Québec francophone une nouvelle fois. Seule consolation pour eux: la victoire de Justin Trudeau dans Papineau, une circonscription que la bloquiste Vivian Barbot avait arrachée au PLC en 2006. Le chef Stéphane Dion, qui a pourtant mené une solide campagne, aura à répondre de cet échec. Ses jours à la tête du Parti libéral sont sans doute comptés. Et si tel est le cas, il deviendrait le second chef du PLC à n’être pas parvenu à devenir premier ministre du Canada depuis Edward Blake, chef du PLC entre 1880 et 1887.

Les prochains jours nous permettront de nous faire une idée plus juste de cette élection. En attendant, quel est votre bilan de campagne?

14 Octobre 2008

Élections - prédictions

Ça y est, les jeux sont faits. Un peu après 22h00, on devrait savoir qui seront les grands gagnants de la présente élection fédérale. Histoire de passer le temps d’ici là, pourquoi ne ferions-nous pas une sorte de «pool»?

Je me lance avec mes propres prédictions et je vous invite à me faire parvenir les vôtres.
Comme à peu près tous les sondages des derniers jours semblent nous l’indiquer, je crois que nous aurons en fin de soirée un gouvernement minoritaire conservateur.

Les luttes à surveiller au Québec

Ahuntsic
Lors des deux dernières élections, le PLC et le Bloc se sont en quelque sorte échangé les politesses: en 2004, la libérale Eleni Bakopanos l’avait emporté au photo-finish avant de perdre in extremis deux ans plus tard aux mains de la bloquiste Eleni Mourani. Les deux candidates remettent ça cette année.
Prédiction: victoire du Bloc.

Jeanne-Le Ber
Le député bloquiste Thierry St-Cyr tentera de garder l’ancienne circonscription de la libérale Liza Frulla, qu’il avait remportée par une faible majorité. Cette fois, il devra mener la lutte à Christian Feuillette. Le candidat néo-démocrate Daniel Breton pourrait bien jouer les trouble-fêtes.
Prédiction: victoire du Bloc

Outremont
Assurément, une des batailles les plus intéressantes ce soir. Le NPD pourra-t-il garder sa seule circonscription au Québec en faisant réélire Thomas Mulcair, ou est-ce que le comédien Sébastien Dhavernas ramènera cet ancien château fort libéral au sein du PLC?
Prédiction: victoire du NPD

Papineau
C’est ici que Justin Trudeau tente de se faire élire, malgré le peu d’enthousiasme que sa candidature a suscité au sein de l’équipe de Stéphane Dion. Lors des dernières élections, Vivian Barbeau avait réussi à mettre la main sur l’ancienne circonscription du ministre Pierre Pettigrew. On nageait alors en plein scandale des commandites, ce qui n’est plus le cas maintenant. En outre, le fils de l’autre jouit d’une indéniable popularité au sein d’une frange de l’électorat.
Prédiction: victoire du PLC

Vaudreuil-Soulanges
Le ministre Michael Fortier a démissionné du Sénat afin de tenter de se faire élire pour la première fois. Son choix de se présenter dans Vaudreuil-Soulanges témoigne d’un certain courage étant donné que le candidat actuel, la bloquiste Meili Faille, avait eu raison du candidat vedette libéral Marc Garneau en 2006. En outre, les conservateurs ne pourront pas faire le plein de votes fédéralistes car les libéraux présentent évidemment leur candidat: Brigitte Legault.
Prédiction: victoire du Bloc

Louis-Hébert
Le député sortant, le conservateur Luc Harvey, avait gagné par une très mince majorité (à peine plus de 200 voix.) en 2006. Celui qui s’est fait traiter d’imbécile cette semaine par le chef bloquiste aura fort à faire pour garder son siège. Il semble en effet que le désormais célèbre «mystère de Québec» (celui qui avait fait élire plusieurs députés conservateurs à la surprise de beaucoup d’observateurs) soit en train de s’estomper. Les candidats conservateurs se sont faits fort discrets à Québec pendant la campagne et cela devrait jouer contre eux.
Prédiction: victoire du Bloc

Beauport-Limoilou
Le députée conservatrice Sylvie Boucher l’avait emporté par moins de 1000 voix lors de la dernière élection. Elle devra défendre son siège contre la bloquiste Éléonore Mainguy, qui s’est fait connaître en publiant «Les jeux sont faits: confessions d’une ex-croupière».
Prédiction: victoire du Bloc

Charlesbourg-Haute-Saint-Charles
Le candidat bloquiste, Denis Courteau, a bien synthétisé l’impression générale voulant que les députés conservateurs soient invisibles: il a lancé un avis de recherche pour retrouver le député sortant, le conservateur Daniel Petit. Ce dernier l’avait emporté par une majorité à peine plus plus confortable qu’à Louis-Hébert et Beauport-Limoilou (1500 voix). Juste assez pour sauver son siège?
Prédiction: victoire Parti conservateur

Jonquière-Alma
Le député conservateur Jean-Pierre Blackburn avait promis un «plan Marshall» pour remettre la région sur les rails. Son plan ne semble pas avoir convaincu grand monde, les derniers sondages le plaçant derrière la candidate bloquiste Chantal Bouichard qui, à 28 ans, en est à sa première expérience en politique active.
Prédiction: victoire du Bloc

Brome-Missisquoi
Denis Paradis (le frère du député provincial Pierre Paradis) tentera de ramener la circonscription dans le giron libéral. Pour ce faire, il devra vaincre le député bloquiste sortant, Christian Ouellet, qui avait remporté la victoire par plus de 5000 voix en 2006. Les conservateurs ne seraient pas dans le coup dans Brome-Missisquoi.
Prédiction: victoire du Bloc

Roberval-Lac-Saint-Jean
Le conservateur Denis Lebel a été facilement élu député en 2007, lors d’une élection partielle. Le contexte est maintenant différent: son parti n’a plus le vent dans les voiles et une élection générale ne se déroule pas tout à fait comme une partielle. Le bloquiste Caude Pilote devrait lui faire une chaude lutte.
Prédiction: victoire du Bloc.

13 Octobre 2008

Permalink 14:27 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 715 mots  

De l’aide et de la gratitude

La lettre de madame Francine Laplante, fondatrice de la Fondation des gouverneurs de l’Espoir, publiée la semaine dernière dans mon courrier aura suscité beaucoup d’intérêt et de réactions en plus des lettres qui m’ont été envoyées par des familles désireuses d’exprimer leur gratitude pour l’aide qu’elles ont reçue.

Stella

Plusieurs d’entre vous se souviendront certainement de la petite Stella, (réf. Courriers du 2 avril 2007 et du 21 avril 2008) qui en 2005 alors qu’elle n’était âgée que de deux ans et demi avait reçu un diagnostic d’une tumeur sévère au cervelet et à qui on prédisait tout au plus trois mois à vivre.
Stella se sera battue et aura survécu jusqu’au 24 mai 2008, soit plus de trois ans.

Aujourd’hui, Marjolaine, sa maman, tenait sincèrement à ce que je publie dans cette chronique toute la reconnaissance qu’elle et sa famille éprouvent envers Francine et sa fondation.

À l’orée d’un nouveau départ dans leur vie, cette famille est restée unie et forte grâce au soutien psychologique, financier et moral qu’ils ont reçu. Le réconfort, l’écoute et la présence qu’a su leur apporter Francine valent aux yeux de Marjolaine beaucoup plus que tout l’or du monde. Et, ajoute-t-elle, cette fondation permet non seulement à faire avancer la recherche, mais aussi à alléger le poids et la douleur ressentis tout en contribuant à sauver des familles. Des liens d’amitié sincère se créent et permettent de mieux vivre ces pénibles moments sans trop de regrets et d’amertume et cela, Marjolaine le considère comme un cadeau du ciel qui n’a pas de prix.

Puis elle termine sa lettre sur ces mots: “Le décès de Stella restera une blessure à jamais, car la vie a défié les lois de la logique, mais grâce à Francine et à sa fondation, ma famille peut revivre aujourd’hui. Merci à toi Francine et à la Fondation des gouverneurs de l’espoir d’être là. Quant à vous Normand, continuez votre beau travail, car vos chroniques nous font un bien énorme.
Marjolaine

Naomie

Je recevais également une autre lettre de Louise, la mamie de la petite Naomie dont il avait été question dans mon courrier du 17 mars 2008 et où je signais Marcelle par erreur.

Naomie, c’est cette petite fille de deux ans et demi atteinte d’une leucémie qui a été greffée et qui aujourd’hui un an plus tard continu de se battre tout en donnant aux siens une vraie leçon de survie. Malgré le peu d’espoir qu’il lui reste à vivre, elle est présentement chez elle et essaie de profiter avec les siens du temps qui lui est prêté.

Au cours de toute une année, ses parents l’ont veillée jour et nuit à l’hôpital Ste-Justine qui se trouve à des centaines de kilomètres de chez eux et tout cela pendant que leurs trois autres enfants étaient placés dans des familles. Et en plus de toutes les dépenses de déplacement qu’ils ont dû défrayer, ces trois enfants sont aujourd’hui suivis par des psychologues, ce qui entraine aussi d’énormes frais.

Louise tient sincèrement à remercier le personnel de Ste-Justine, les bénévoles, Johanne et Lyne de Leucan pour tous les soins, le soutien, l’aide et l’amour dont ils ont pu bénéficier. Et elle souhaite, tout aussi ardemment que nous tous d’ailleurs, voir notre prochain gouvernement se pencher plus sérieusement sur la problématique que peuvent vivre bien des familles en détresse devant l’impuissance, la souffrance et trop souvent la mort d’un enfant.

Puis avant de signer, Louise m’écrit: Merci à toi Normand et à ton Hélène de nous donner la possibilité de nous exprimer via ton courrier dans le Journal de Montréal, bonne santé et continue à nous donner du courage malgré ta maladie, que Dieu te protège, on t’aime.

Louise

Merci et bon courage à vos familles.

N’oubliez pas que vous pouvez relire en tout temps mes courriers déjà parus en visitant mon blogue à l’adresse ci-dessous.



9 Octobre 2008

Permalink 11:29 am, Renée Laurin / La vie, simplement, 95 mots  

Je déménage

Voilà c'est fait. Me voilà prête pour le grand déménagement. Je passe un dernier petit coup de balais ici et vous rends les clés de mon premier logement de blogueuse pour aller vivre ailleurs, dans un environnement plus confortable et mieux éclairé. À partir de maintenant, vous pourrez venir me rendre visite sur le blogue Parlons famille d'Espace-parents. J'y vivrai en compagnie de deux nouvelles colocs fort sympathiques: Anne-Marie Rainville et Pascale Roy. Au plaisir de vous y retrouver pour discuter ensemble des hauts et des bas de la vie de parents.

6 Octobre 2008

Permalink 17:59 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 589 mots  

Un message d’espoir

Je recevais récemment un texte écrit par madame Francine Laplante, présidente de la Fondation des gouverneurs de l’Espoir, cet organisme tout à fait indispensable à bien des familles dont un enfant est atteint de cancer. Si la publication intégrale de cette lettre dans mon courrier pouvait être lu, ne serait-ce que par une seule des personnes visées et prochainement élues, peut-être que ces familles pourront, dans un jour prochain, y voir toute la différence?

Le malheur de la famille LUCAS peut-il nous servir de levier?

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris, comme tous les Québécois en début de semaine, le diagnostic de cancer chez la jeune fille d’Éric Lucas.

Cher M. Lucas, si vous saviez à quel point je compatis avec vous, si vous saviez à quel point je peux comprendre exactement ce que vous ressentez au plus profond de votre être! Il y a maintenant plus de 10 ans, je suis passée par le même chemin que vous : mon fils a été alors diagnostiqué d’un cancer. Aujourd’hui, du haut de ses 16 ans, il est resplendissant de santé. Je vous mentirais si je vous disais que le parcours a été sans embûches, mais nous sommes arrivés au bout du tunnel et aujourd’hui nous apprécions d’autant plus les rayons du soleil et même la pluie des jours d’été.

Tout comme vous M. Lucas, nous avons été en quelque sorte choyés par la vie, car nous pouvions, mon conjoint et moi, nous permettre un arrêt de travail temporaire pour être au chevet de notre enfant, et ce, sans mettre en péril notre situation financière et la survie de nos autres enfants. Est-ce que vous savez que 3 familles sur 4 éclatent à la suite d’un tel diagnostic? Est-ce que vous savez qu’il n’existe aucune aide gouvernementale pour les parents et que leur seul recours est bien souvent l’assurance-chômage et, en dernier lieu, l’aide sociale?

Permettez-moi M. Lucas de profiter de votre malheur très médiatisé pour demander haut et fort en cette période électorale aux principaux chefs des partis gouvernementaux de s’arrêter pour une fois sur un vrai problème de société : les parents d’enfants atteints de maladies potentiellement mortelles ont besoin d’aide : ils ont besoin de support financier. Est-ce qu’un de ces chefs serait capable de me dire dans le blanc des yeux que ma demande est irréaliste? Est-ce qu’un de ces chefs oserait me dire qu’un enfant atteint de cancer n’a pas besoin d’au moins d’un de ses deux parents à temps plein auprès de lui?

J’aurai aimé M. Lucas ne pas avoir à me servir de vous pour faire entendre mon point de vue, mais hélas la société est ainsi faite, lorsque nous ne sommes pas une personnalité connue, nos problèmes sont rétrogradés ou encore pire complètement ignorés.

À vous M. Lucas, à votre épouse et à votre petite Mélodie, je vous offre au plus profond de mon cœur le plus grand des soutiens.

Maintenant : M. Harper, M. Dion, M. Layton et M. Duceppe, qu’avez-vous à offrir à tous les autres parents qui vivent avec la crainte incommensurable qu’un jour peut-être leur enfant mourra?

Francine Laplante


Notre prochain gouvernement saura-t-il réagir et apporter le soutien et l’aide nécessaire à toutes ces familles éplorées? C’est à suivre…

Le PLC et la nation québécoise

Plusieurs observateurs de la scène politique ont été estomaqués d’entendre le chef libéral, Stéphane Dion, déclarer le plus sérieusement du monde qu’il était aussi nationaliste que Gilles Duceppe.

Or, voilà qu’une de ses candidates de l’Ontario, Jacquie Gauthier, déclare que la reconnaissance de la nation québécoise par les conservateurs est une bonne raison pour ne pas voter pour Stephen Harper. Mme Gauthier s'en prend aussi à l'augmentation de 34% des paiements de transfert à l'endroit du Québec et aux promesses conservatrices pour le Québec qui ont coûté, selon elle, 1000 $ par contribuable canadien. Plus nationaliste que ça...

Selon vous, qui, entre les deux, est le plus représentatif de l’état d’esprit qui règne au Parti libéral fédéral?

3 Octobre 2008

L’économie avant la sécurité alimentaire

Saviez-vous que la viande «produite» au Canada est soumise à un contrôle plus sévère si… elle est destinée aux États-Unis?

En effet, Radio-Canada nous apprend qu’un projet-pilote de l'Agence canadienne d'inspection des aliments divise les usines canadiennes de transformation de viande en deux catégories: celles qui exportent aux États-Unis et celles qui ne le font pas.

Les usines où la viande est destinée aux États-Unis sont soumises à une inspection par jour, alors que les autres, à une seule par semaine. Et ça, c’est quand c’est possible!

Pour reprendre l’expression du ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, ne trouvez-vous pas que c’est un peu comme si quelques «viandes froides» canadiennes ne pesaient pas très lourd dans la balance?

2 Octobre 2008

Débat canadien ou débat américain?

À en juger par le nombre de messages que vous avez envoyés aux billets de mon collègue Marco Fortier hier soir (ici et ici), vous avez été plutôt nombreux à suivre le débat des chefs.

Vous pourrez remettre ça ce soir si vous en avez envie, à l’occasion du débat en anglais. Mais cette fois, la confrontation canadienne aura un sérieux concurrent: le débat des candidats à la vice-présidence des États-Unis.

Du côté canadien, ce sera l’occasion de voir comment Stéphane Dion se débrouille dans la langue de Shakespeare et d’entendre les chefs anglophones, Elisabeth May notamment, parler dans leur langue et, conséquemment, de les voir plus à l’aise et sans doute un peu plus dynamiques. Le débat d’hier s’adressait essentiellement aux Québécois, alors que celui d’aujourd’hui s’adresse au reste du Canada. Tout cela devrait mettre la table pour un débat sensiblement différent de celui auquel nous avons assisté hier.

Du côté américain, nous aurons l’occasion d’entendre le démocrate Joe Biden, un homme avec une solide expertise en politique étrangère, mais réputé pour se mettre le pied dans la bouche plus souvent qu’à son tour. À cet égard, sa rivale n’est pas en reste: la républicaine Sarah Palin a déclaré, entre autres choses, que la proximité de son Alaska natale avec la Russie lui donnait une expérience en matière de politique étrangère. Rendu là, ce n’est plus seulement le pied qu’elle s’est mise dans la bouche, mais la jambe au complet. Ceci dit, on ne peut nier qu’elle ait du bagout et beaucoup de combativité. Le débat de ce soir est donc hautement prometteur. Gaffes et surprises en vue!

À supposer que vous ayez envie de vous retaper un débat politique ce soir, lequel des deux allez-vous écouter?

Homer pour Obama

Petite touche humoristique en cette période de campagnes électorales (canadienne et américaine): voyez ce qui arrive à Homer Simpson qui tente de voter pour Barack Obama

(Merci à Fred de m'avoir mis la puce à l'oreille...)

1er Octobre 2008

Julie Couillard passe Maxime Bernier au tordeur

Hou la la que la madame n’a pas l’air contente! Julie Couillard y va d’une charge à fond de train contre son ex-ministre de chum, Maxime Bernier, en lançant un brûlot, Mon histoire, en pleine campagne électorale. Voilà qui ne manquera pas de meubler les conversations. Du bonbon pour les journalistes que nous sommes!

Mais je suis surtout curieux de connaître l’impact que ce livre est susceptible d’avoir dans la population. Qu’est-ce que vous en pensez? Julie Couillard est-elle crédible à vos yeux? Accordez-vous de l’importance à ce qu’elle raconte? Votre opinion sur Maxime Bernier changera-t-elle? Lui accorderiez vous votre vote si vous pouviez le faire?

Collaborateurs réguliers

Patrice Cinq-Mars
Cliquez sur une photo pour plus d'info
Octobre 2008
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
<<  <   >  >>
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

Fils RSS/Atom

Rechercher