30 Septembre 2008

Moi, j'ai un kick sur Harper, et vous?

Vous vous rappelez de l’Obama girl, cette partisane du candidat démocrate à la Maison-Blanche qui chantait son amour pour lui? Eh bien une version canadienne en l’honneur de Stephen Harper est disponible en français depuis ce matin sur Internet. Le chef conservateur a beau avoir l’air aussi chaleureux qu’un glacier, il semble que ca ne refroidisse pas les ardeurs de certaines de ses fans. Jugez-en vous-même par ces deux extraits choisis de la pièce «Moi, j'ai un kick sur Harper»:

- «Quand je te vois, je viens les mains moites»
(C’est moi ou c’est vraiment dur à imaginer?)

- «J’aime que tu sois vraiment dur sur Dion pour l’affronter» (sic)
(Bonjour les images désagréables).


Au moins certaines rimes rassurent quant à l’avenir de l’alexandrin:

«J’te regardais sur CPAC
En tout cas, call me back»


Si vous voulez écouter le tout et apprendre les paroles par cœur, ce qui ne manquera pas de vous rendre populaire lors de votre prochain 5 à 7, la chanson est disponible gratuitement sur Mashline.com.

Gravol non comprise.

29 Septembre 2008

Permalink 16:22 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 649 mots  

La force de vouloir guérir

Le 2 septembre 2008, Raymond m’écrivait et me faisait parvenir un article déjà paru en avril 2008 dans un autre journal. Dans sa lettre il souhaitait ardemment me voir publier dans mon courrier un résumé de son témoignage dans l’espoir d’en aider d’autres.

C’est à l’automne 2004, que Raymond se voit condamné à plus ou moins six mois d’espérance de vie suite à l’annonce du diagnostic d’un cancer virulent du poumon. Bizarrement, Raymond ne semble pas plus affecté qu’il ne le faut et ne pense qu’à une chose; profiter du temps qu’il lui reste en s’amusant et en visitant ses amis. Cependant, sa femme beaucoup plus inquiète et bouleversée le pousse à accepter de se soumettre aux traitements de chimiothérapie et de radiothérapie qui lui sont prescrits. Raymond tante donc sa chance dans cette direction.

Par contre, les effets secondaires aux traitements auront vite fait de le mettre complètement à terre. À tel point que ses amis pensent réellement qu’il se meurt. Mais six mois plus tard, Raymond, qui a toujours conservé un moral à tout casser, est toujours bien vivant et prend le dessus sur sa maladie qui semble alors être beaucoup mieux contrôlée.

Rechute

Ce n’est qu’un an plus tard que Raymond rechute. Il passe son temps à se moucher et la plupart du temps, c’est du sang qu’il voit sortir de son nez ou de sa bouche. Il souffre également de violents maux de tête. Envahi par la peur, il retourne consulter ses médecins qui lui diagnostiquent cette fois, une tumeur au cerveau. Raymond n’a donc pas le choix de se rendre à l’évidence, il doit renouer avec les traitements de chimiothérapie. À peine six traitements auront suffi avant que Raymond ne passe un est au scanneur révélant que la tumeur a disparu.

L’annonce de cette bonne nouvelle réussit vite à remonter le moral de Raymond qui est alors plus déterminé que jamais à reprendre sa lutte contre le cancer. Il doit à tout prix se débarrasser de cette masse qui avait pris forme dans son poumon gauche deux ans auparavant et qui n’est jamais complètement disparue.

C’est ainsi que, tout au cours des années 2006 et 2007, où il se sent relativement mieux, Raymond profite de ce temps pour marcher régulièrement et mieux oxygéner ses poumons et son cerveau. Il se comporte tout comme s’il était en parfaite santé et s’amuse souvent à dire en souriant: “On m’a donné six mois à vivre et j’ai fait quatre ans jusqu’à maintenant, alors qu’on donne quatre ans à un détenu qui n’en fait que six mois en dedans.”

Un miraculé

Mais, avant les fêtes, suite à une rechute de son cancer du poumon, Raymond a dû reprendre une autre session de chimiothérapie qui l’aura laissé amaigri et affaibli. Malgré tout, même s’il en arrache, se dit-il: “je suis toujours debout et jure bien de m’en sortir, car après tout ne suis-je pas un miraculé jusqu’ici?”

Le soutien de ses proches, les visites régulières de sa fille et les rencontres entre amis auront joué un rôle d’une importance capitale dans la vie de Raymond.
Il regarde aujourd’hui l’avenir avec optimiste malgré qu’il n’ait pas fini de se battre. Il sait qu’il peut vaincre la maladie et croit en sa force intérieure. “C’est la foi qui parle à travers moi et rien d’autre”, de conclure Raymond.

Je vous souhaite, cher Raymond, encore de longues et heureuses années à vivre. Merci d’avoir partagé avec nous tous ces moments. Votre optimiste et votre joie de vivre ne peuvent que contribuer à votre victoire. Ne les lâchez surtout pas. Bonne chance!

26 Septembre 2008

Match nul entre McCain et Obama

Ça y est, le premier débat McCain-Obama est derrière nous.

D’aucuns prédisaient un débat historique, une confrontation qui allait peut-être égaler, voire dépasser en importance les plus grands classiques du genre (notamment Kennedy-Nixon en 1960 et Carter-Reagan en 1980).

Eh bien il faudra attendre car rien de bien particulier n’est ressorti de ce premier face-à-face. Aucun faux pas, aucune déclaration fracassante, pas de surprise… Bref, un match nul. Vous en retenez quoi vous?




Pour un vote stratégique efficace

Les conservateurs ayant le vent dans les voiles, plusieurs électeurs tentent de trouver la façon la plus efficace de leur barrer la route vers la formation d’un gouvernement majoritaire et multiplient les appels au vote stratégique. Eh bien sachez, chers concitoyens, que si telle est votre préoccupation du moment, il est désormais possible de consulter un site qui vous aidera à faire un choix éclairé. En effet, sur Voter pour l'environnement, vous n’avez qu’à taper votre code postal pour savoir quel candidat et quel parti est le plus susceptible de remporter la victoire contre le candidat conservateur de votre circonscription. Remarquez, si vous souhaitez empêcher une victoire libérale ou bloquiste, vous saurez aussi pour qui voter. Sauf si vous habitez Portneuf, où le PC a laissé le chemin libre à André Arthur…

Présent pour le Québec, mais absent sur le «.com»…

Vous l’avez sans doute remarqué, le slogan bloquiste pour la présente campagne électorale est «Présent pour le Québec». Comme c’est de plus en plus souvent le cas, le parti a réservé cette appellation sur la Toile, de sorte que si vous tapez presentpourlequebec.org, vous allez aboutir sur leur site. Mais curieusement, le Bloc n’a réservé que le «.org» et non le «.com»! Ce qui devait arriver arriva et le presentpourlequebec.com appartient maintenant à un adversaire. Voyez plutôt…

25 Septembre 2008

Un peu plus de français svp!

Je n’aime pas mélanger sports et politique, mais je m’apprête quand même à le faire.

C’est que deux événements récents entourant notre équipe de hockey chérie m’ont franchement agacé. Oh, rien de majeur! Seulement, je trouve que ça mérite d’être souligné…

Comme vous le savez, le Canadien est allé jouer un match à Roberval cette semaine. Comme tout le monde, je me réjouis de cette initiative et je souhaite que l’expérience se répète dans les années à venir. Mais avez-vous remarqué cependant que l’hymne national canadien a été chanté d’abord en anglais avant la partie? Au Lac Saint-Jean! Pourquoi? Voulait-on s’assurer que Gary Bettman, présent au centre Benoît-Lévesque, soit en mesure de suivre les paroles? Et pensez-vous sérieusement que si la partie avait été présentée, mettons, à Medecine Hat , en Alberta, on se serait donné la peine de chanter l’hymne en partie en français? Come on! Si mon souvenir est bon, à l’époque des Nordiques, on ne chantait qu’en français dans le vieux Colisée et il n’y avait personne pour s’en plaindre…


Un peu dans la même veine, le Canadien a dévoilé une partie des activités reliées à son centenaire hier. Encore une fois, comme à peu près tout le monde, je suis emballé par tout ce qui a été annoncé. Mais voilà que les chandails devant être portés lors du match des étoiles au centre Bell en janvier prochain sont… en anglais! Bon, ce n’est pas un drame, j’en conviens, mais c’est juste un peu ordinaire quoi. Ça n’aurait fait mourir personne et aucun anglophone n’aurait été perdu si on lisait «Est» ou lieu d’«East» et «Ouest» ou lieu de «West» sur les uniformes. Ça aurait même eu une petite touche locale et exotique (pour les gens de l’extérieur du Québec), alors que là, les chandails sont d’une navrante banalité, pas différents de ce à quoi ils auraient pu ressembler si le match avait été disputé à Colombus ou à Phoenix. Peut-on corriger la chose d’ici janvier?


Les chandails que porteront les joueurs de la LNH qui participeront au match des étoiles à Montréal le dimanche 25 janvier prochain. Sur la photo, on voit Andrei Kostitsyn (avec le chandail de l'Association Ouest) et Tomas Plenanec (avec le chandail de l'Association Est). Seule touche montréalaise, on retrouve sur les manches des chandails, des étoiles dans lesquelles sont inscrites les années où le Canadien a été l'hôte de ce match annuel.
Photo Le Journal de Montréal - Pascal Ratthé

24 Septembre 2008

Les Bougon bordel de merde

Nos affreux, sales et méchants préférés sont maintenant sur les ondes françaises. Depuis le 6 octobre dernier, la chaîne M6 diffuse en effet une adaptation de la série culte québécoise Les Bougon - c'est aussi ça la vie....

Allez voir ca, c’est assez amusant d’entendre les protagonistes s’exprimer avec l’accent des cousins. Seul Ben Laden a gardé son accent d’origine. Alors, vous aimez ou pas?

22 Septembre 2008

Permalink 23:08 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 635 mots  

Le bonheur de faire du bien

Fidèle lectrice de ce courrier, étant elle-même en rémission d’un cancer des intestins, Nicole m’écrivait récemment afin de partager le bonheur et la satisfaction qu’elle a éprouvés en organisant en août dernier une fête pour son neveu Jean atteint d’un cancer sévère des poumons.

En janvier dernier, à l’âge de cinquante-sept ans, Jean, dentiste de profession, grand et beau gaillard de six pieds, sportif à souhait et capitaine d’un voilier, voit sa vie basculer et tous ses projets de retraite s’envoler à l’annonce de son diagnostic de cancer.
Suivent alors les traitements de chimio, radio, cortisone, etc…, mais malgré tout, notre Jean se bat contre vent et marée.

C’est en juin que vient à Nicole, l’idée d’organiser, sous prétexte de l’anniversaire de son conjoint (75ans), une rencontre familiale réunissant ainsi tous les proches de Jean. On finit par s’entendre sur la date du 16 août, pour une épluchette de blé d’Inde qui aura lieu chez elle à Lakefield.
Mais entre temps, tout se détériore. Jean est foudroyé par un ACV et la résonnance magnétique qu’il subit, révèle la présence de métastases au cerveau. Il souffre d’une paralysie au niveau sensoriel de tout le côté droit. Il doit donc se déplacer à l’aide d’une marchette, sa vue est maintenant très restreinte et il a de la difficulté à parler. C’est à la maison qu’il reçoit les soins palliatifs dont il a besoin et le pronostic de vie est alors de quatre à huit semaines. On est qu’en début de juillet. Ouch!…

La Fête

Le samedi du 16 août, par une superbe température, trente-deux invités plutôt septiques de voir arriver Jean, se présentent chez Nicole qui, elle, croit et sait qu’il viendra. Effectivement, c’est vers quinze heures trente que Jean s’amène accompagné de son épouse Johanne. Affaibli et amaigri, c’est avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles et surtout heureux d’être de la partie qu’il avance parmi les siens tout en poussant son déambulateur vers les abris solaires. Il est avec eux et la joie est palpable. La frénésie aura vite fait de s’installer malgré les coeurs gros. Bon vin, bonne bouffe, accolades et jasettes, jeux et divertissements, tout y est, et la fête bat son plein. Notre Jean boit et mange avec goût tout en répétant sans cesse qu’il faut profiter du temps présent…

Voir ainsi cette famille éprouvée, placoter et s’amuser, boire, déguster et chanter fait gonfler de bonheur le coeur de Nicole. La fête est une réussite et lorsqu’on apporte un premier gâteau en chantant: “Mon cher Jean c’est à ton tour…”, tous comprennent alors, que c’est aussi SA FÊTE, car il est venu. Et pour ce qui est du deuxième gâteau que l’on présente au conjoint de Nicole avec les chiffres 75 bien placés dessus, Jean s’amusera vite d’y inverser les chiffres pour en faire un 57 pour lui. Tous alors applaudissent de plus belle.

La satisfaction

Nicole peut bien être fière et surtout satisfaite de son coup et continuer de savourer cette réussite tout en rêvant à chacun des précieux moments que lui aura procuré cette inoubliable journée.

Vous pouvez rester encore longtemps sur votre nuage bleu ciel, comme vous le dites si bien, chère Nicole, car ce sont des moments magiques et combien précieux que vous avez su faire vivre à toute cette famille dans des circonstances aussi pénibles. Bravo à vous!

19 Septembre 2008

Permalink 09:47 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 640 mots  

Deux palmarès...Deux biens pour le même mal...

La semaine dernière, je vous écrivais qu'on allait nous offrir un nouveau palmarès qui prendrait soin de séparer les écoles privées des écoles publiques.

Dans une série de reportages qui débute aujourd'hui et qui se terminera dimanche, le Journal de Montréal offrira aux parents québécois un palmarès distinct pour les écoles secondaires privées ainsi que pour les écoles secondaires publiques.


Je comprends que le Journal de Montréal ait pour objectif d'éviter de comparer des pommes avec des carottes. On veut aussi répondre de manière plus appropriée aux parents qui attendent ce genre de palmarès avec impatience afin de choisir une école pour leurs enfants.

Malgré cette belle initiative, j'aurais grandement préféré un document informatif qui favoriserait toutes les écoles.
Un document où on informerait les parents des projets éducatifs et des points démarquant chacune de ces écoles autant publiques que privées.

Un document qui permettrait aux parents de s'informer sur l'ensemble des écoles au Québec, sans toutefois avoir pour réflexe de regarder seulement les cinq premières positions, qui peut-être ne s'avéreront pas un bon choix pour leur jeune.

D'autre part, que faites-vous si l'école publique de votre quartier, par conséquent l'école que fréquente votre jeune est mal cotée? Vous allez déménager?

Que faites-vous si l'école privée que fréquente votre jeune, figure parmi les pires places du palmarès? Vous changerez votre jeune d'école au beau milieu de son secondaire?

Que ferez-vous si votre jeune écrit sur son examen d'admission "Je ne veux pas venir à cette école, ce sont mes parents qui m'obligent".
Ce n'est pas une blague, cela arrive fréquemment. Comme les élèves qui font exprès de ne pas passer leur examen d'admission afin d'obtenir satisfaction ou d'être finalement entendus.



Comment peut-on comparer une école publique d'Outremont avec une école d'Hochelaga Maisonneuve où on accueille par exemple des élèves en difficulté?

Comment peut-on comparer deux écoles secondaires publiques du même quartier, quand une accueille une clientèle dite régulière, et que l'autre a de nombreuses classes ressources qui accueillent bon nombre d'élèves en difficulté? Cela n'a aucun sens!

L'intention est bonne, mais le résultat demeure le même.
On lance comme message à la société qu'il faut fréquenter une école bien cotée pour pouvoir réussir.
Ce genre de palmarès vient confirmer ce message.

Pourtant, à chaque année je vois des élèves fréquenter des écoles qu'ils n'aiment pas et des parents retirer leurs jeunes de l'école qu'ils fréquentent car ceux-ci n'en peuvent plus.

Un reportage de Radio-Canada se terminait hier avec un jeune garçon qui disait: "C'est sûrement cela qui va déterminer si je vais faire quelque chose de bien dans la vie ou si j'vais devenir un chauffeur de taxi."

Imaginez quel genre de discours a la mère de ce jeune. Cette mère affirmait d'ailleurs qu'elle visait les écoles les mieux cotées du palmarès.

Je l'ai toujours dit et écrit. La meilleure école pour un jeune, est celle où il pourra s'épanouir et se réaliser. Une école qui par ses projets et ses activités pourra l'intéresser. Et surtout, une école qu'il aura aussi choisie.

On n’a pas fini d'avoir des décrocheurs et des jeunes malheureux dans nos écoles...

Quand on apprend que notre école est dans les dernières positions d'un palmarès, on pense qu'on est foutu et qu'on est tout simplement pas intelligent.
On peut aussi penser que nos enseignants sont incompétents et qu'on est voué à l'échec.


Est-ce que c'est vraiment ce qu'on veut pour nos jeunes?

17 Septembre 2008

Permalink 23:25 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 533 mots  

Enfin! Voici mes septuplés...Un autre beau projet réalisé.

Ils sont là. Ils sont sortis du four mercredi dernier.

Un travail de plus d'un an effectué en collaboration avec 7 collaboratrices que j'ai dans mon équipe d'Accompagnement Scolaire depuis plusieurs années. Une façon pour moi de les remercier et de les récompenser pour leur loyauté, leur beau travail et leur passion pour le monde de l'éducation.


"J'aide mon enfant à apprendre..."
7 cahiers (préscolaire à la 6ème année) qui permettront aux parents de comprendre mieux la Réforme, tout en aidant leurs enfants dans leur cheminement scolaire. Des cahiers conçus pour les parents afin qu'enfin, ils ne se sentent plus "incompétents" ou "déconnectés" face à la vie scolaire de leurs jeunes.

Avec des explications, des exercices, des mini-tests et des lexiques de mathématique et de français, les parents peuvent maintenant savoir où sont rendus leurs enfants dans leur cheminement scolaire, ainsi que ce qu'ils doivent apprendre selon leur niveau académique.
Des cahiers qui veulent aider le parent à reprendre la place qui lui revient. Une place qui lui permettra de comprendre et de suivre son enfant dans ses apprentissages.

Tout y est!

-explications et mythes de la Réforme
-détails des apprentissages vus selon l'année scolaire de l'enfant
-les détails sur ce qu'on attend de l'élève
-exercices pour chaque volet académique
-mini-tests pour évaluer les connaissances et les compétences
-lexiques (mathématique et français)
-des autocollants en couleurs
-des pistes d'enrichissement
-des stratégies pour les parents

Je me permets de vous citer quelques écrits dans mes remerciements.

"Je tiens à remercier ceux qui, depuis le début, croient en ma présence dans les médias et sur la place publique afin de parler d'éducation pour informer, sensibiliser et soutenir les parents en ce qui a trait au cheminement scolaire de leur enfant."

"Merci à tous ceux qui mettent des embûches sur ma route et qui tentent de me faire abandonner, vous me donnez encore davantage envie de persévérer. Grâce à vous, je suis devenue plus déterminée et convaincue de mon rôle auprès des familles québécoises. Vous avez fait de moi une femme plus forte qui veut réaliser de plus grandes choses encore."

Chers blogueurs, il y a sans doute un petit remerciement pour chacun de vous dans un de ces paragraphes. Peu importe lequel, ces remerciements sont autant sincères.



Pour plus d'informations, vous pouvez écouter ici et cliquez sur l'entrevue du 16 septembre.

Vous savez, je suis très fière de ces cahiers!
Le merveilleux monde de l'édition me permet de garder ce lien que j'ai avec le public, et me permet aussi de laisser un héritage éducatif.

Ces cahiers, je les ai faits avec un grand respect et une profonde considération pour tous les parents et les enseignants du Québec.
C'est une autre façon pour moi de vous transmettre ma passion pour l'éducation et de demeurer active auprès des familles québécoises.

Que ces cahiers permettent à des milliers de parents québécois, de reprendre une place de choix dans le cheminement scolaire de leurs enfants.







16 Septembre 2008

Permalink 12:55 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 573 mots  

Enceinte de jumelles, elle lutte contre un cancer ( la suite du combat d’Édith)

Après l’accouchement de ses jumelles et huit mois de traitements de chimiothérapie, la rémission d’Édith n’aura été que de courte durée, soit entre mars et novembre 2006 tout juste sept mois.

C’est donc en novembre 2006 que la maladie (lymphomes) récidive. Les médecins décident alors de procéder à une greffe de la moelle osseuse. Deux ans plus tôt, lorsqu’on avait diagnostiqué un cancer chez Édith, ses frères et soeurs s’étaient sentis tellement impuissants ne sachant que faire pour la soulager.

Une nouvelle chance

Mais voilà que maintenant, ils apprennent qu’ils pourraient peut-être contribuer à sa guérison en faisant don de leur moelle osseuse. Leur excitation est donc à son comble, car cela signifie qu’Édith aurait une nouvelle chance de vaincre son cancer. Et comme leur petite soeur est une battante et qu’elle les impressionne tant par sa force de caractère face à la maladie, ils veulent tous se battre avec elle. Ils se soumettent donc tous aux tests, afin de déterminer si leur moelle osseuse pourrait être compatible avec celle d’Édith.

Le 20 mars 2008, Édith subit une autogreffe qui l’isole pendant vingt et un jours à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Tous les traitements intensifs de chimiothérapie reçus avant sa greffe provoquent chez Édith, la perte de ses cheveux, ce qui affecte aussi son moral.
Sur les cinq membres de la famille qui se sont révélés susceptibles de pouvoir offrir leur moelle osseuse, c’est celle de son frère Réjean qui retient le plus l’attention étant la plus compatible avec celle de sa petite soeur Édith. Le 8 juin 2008, il se présente donc à l’hôpital pour entamer le processus de prélèvement de ses cellules souches.

Jour de sa renaissance

Puis, dans la semaine du 14 juillet, Édith reçoit de fortes doses de chimio pendant cinq jours avant qu’on ne procède à l’intervention de sa greffe prévue pour le 22 juillet 2008, jour de sa renaissance, nous dit-elle.

C’est à peine le lendemain, soit le 23, qu’Hélène et moi croisions Édith accompagnée d’une de ses soeurs dans la salle d’attente de l’hôpital. Nous étions si impressionnés de voir cette jeune femme aussi solide et déterminée mordre ainsi dans la vie, que nous lui avons demandé si elle voulait bien partager avec nous tous, son témoignage.

Édith se bat maintenant depuis quatre ans et s’est toujours montrée très courageuse nous affirme sa soeur et aujourd’hui elle n’a qu’un seul but, soit celui de retrouver le cours normal de sa vie et de savourer à temps plein son rôle de maman avec ses enfants qu’elle a si souvent dû confier à sa famille. Pour elle, la fin des rêves n’est pas pour demain et l’espoir fait désormais parti de son quotidien.

Merci à vous et votre famille, chère Édith, d’avoir accepté de partager avec nous, ce vibrant témoignage. Et, comme vous le mentionnez, espérons que ce partage puisse être bénéfique pour d’autres familles qui vivent une situation similaire et qu’il pourra en inspirer plus d’un, car vous êtes pour nous tous une source de courage et d’espoir.
Bonne chance et surtout, longue vie à vous et aux vôtres.



13 Septembre 2008

Permalink 20:40 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 163 mots  

Un élève sikh aurait menacé avec son kirpan...

Il fallait s'y attendre.

Le Journal de Montréal nous rapporte aujourd'hui qu'un élève aurait pointé son kirpan afin d'intimider et de menacer un autre élève.

Vous êtes surpris? Pas moi.
Un ado demeure un ado, et ce avec toutes les hormones qui viennent avec. Qu'il soit catholique, sikh, musulman, athé ou chiwawa, un ado reste un ado.



Bien que religieux, le kirpan demeure une arme blanche et n'a pas sa place à l'école.
S'il n'avait pas eu son kirpan sur lui, il n'aurait pas pensé à s'en servir si c'est ce qu'il a fait.

Quoiqu'il aurait pu brandir une longue aiguille qui lui sert d'attache cheveux comme on nous le rapporte dans le même article.

Comment peut-on parler d'équité et de justice à nos jeunes, quand au nom d'une religion, un camarade de classe peut porter une arme blanche sur lui?

J'ai l'impression que lorsque le kirpan reviendra dans les médias, ce sera pour une affaire plus grave encore...

11 Septembre 2008

Permalink 10:16 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 61 mots  

Quand on dénigre ce qu'on a inauguré...

M.Parizeau, expliquez-nous? (voir Journal de Montréal)

Auriez-vous écrit cette lettre si le Parti Québécois était au pouvoir?

Vous sonnez l'alarme en disant que l'école est un échec et que les jeunes anglophones sont deux fois plus diplômés que les francophones.

L'effondrement de l'enseignement secondaire public chez les francophones!


Êtes-vous en train d'admettre une erreur?

9 Septembre 2008

Permalink 23:23 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 355 mots  

Une pub qui confirme le désastre...

Quand je vous écris que l'image qu'a la société de l'éducation est peu reluisante...

Quand je vous écris que nous avons aussi un devoir en tant que société, de faire ressortir les bons côtés du milieu de l'éducation...

Quand je dénonce le fait qu'on prend un malin plaisir à dénigrer le milieu de l'éducation et les enseignants qui y travaillent...


Je n'avais pas encore pris connaissance de cette pub absolument méprisante.

IGA a une pub qui roule en ce moment et la voici:

Une enseignante est dans sa classe en compagnie de ses élèves de maternelle (ou de première année). Elle débute une comptine qui favorise la mémorisation.

Enseignante: "Je vais au marché et j'emporte dans mon panier une carotte."

Une élève: "Je vais au marché et j'emporte dans mon panier une carotte et une pomme."

*Vous la connaissez sans doute.

Une autre élève continue: "Je vais au marché et j'emporte dans mon panier une carotte, une pomme et une pitahaya."

L'enseignante: "Bien non ma belle! Tu dois donner un nom de fruit ou de légume. Tu ne peux pas donner un nom que tu as inventé comme ça!"

La jeune fillette regarde son voisin de gauche d'un air étonné. Les deux se retournent vers l'enseignante en la regardant comme si elle était la dernière des idiotes.

La pub se termine par une voix et une image qui nous montre le fruit exotique.

La pitahaya, un fruit exotique...blablabla...disponible chez IGA.


Merci IGA de faire passer comme message que les enseignant(e)s sont tous et toutes stupides.

Une agence de pub qui manque de créativité et de contenu. Si j'étais leur cliente, je me ferais rembourser.

Par la suite, on fera des reportages sur le non respect de l'autorité autant parentale que professorale.
Il y a vraiment de quoi se taper une permanente.

Bon. Désolée, je dois vous quitter.
Je dois faire mon épicerie chez Provigo, Loblaws, Métro et Super C...
Histoire de ne pas attraper un manque de jugement.

8 Septembre 2008

Permalink 10:56 am, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 529 mots  

Enceinte de jumelles, elle lutte contre un cancer

Atteinte d’un cancer, Édith se retrouve enceinte de jumelles. Elle livrera malgré et contre tout, un combat sans relâche afin de voir naître ses deux petites filles.

Tout a débuté en juin 2004 quand Édith a décidé de consulter un médecin. Elle souffrait de malaises et ressentait une grande fatigue. De plus, des bosses avaient également apparu au niveau du cou. Après avoir passé une série de tests, c’est en novembre seulement qu’elle reçu le diagnostic: lymphomes donc cancer.

En début d’octobre 2004, lorsqu’Édith constate l’absence de ses règles menstruelles, elle associe cette interruption à son état de santé. Mais un test de grossesse lui confirme plutôt qu’elle est enceinte. Pour Édith il s’agit d’une troisième grossesse, et, inquiet, son médecin lui conseille de l’interrompre.

Après une période de réflexion et suite à une échographie, elle apprend qu’elle attend des jumelles. Malgré tous les risques que comporte cette grossesse, autant pour elle que pour les jumelles, Édith ne peut se résoudre à y mettre fin. Elle veut voir ses filles venir au monde.

Son traitement prévu en chimiothérapie doit donc être reporté après sa grossesse qui, jusque-là, se déroule plutôt bien. Ce n’est qu’au septième mois que son médecin constate un placenta praevia et décollé, ce qui pourrait provoquer un grand risque d’hémorragie lors de l’accouchement.

Elle doit donc demeurer au foyer d’hébergement jusqu’au trois mai 2005, jour de la césarienne après trente-six semaines de grossesse où ses deux petites filles sont nées à une minute d’intervalle. Toute la famille d’Édith était présente et attendait avec inquiétude.

La mort de près

Ne voyant pas leur soeur revenir à sa chambre comme prévu, les membres de la famille ont vite fait de comprendre que des complications menaçaient la vie d’Édith. Les médecins faisaient tout en leur pouvoir pour la sauver; transfusions sanguines, injections de fer, etc…

Édith s’en est finalement bien sortie et c’est en septembre 2005, qu’elle a enfin pu entreprendre son traitement de chimiothérapie pour une durée de huit mois soit jusqu’en mars 2006.

Pour Édith et sa famille, cette période difficile leur a bien fait réaliser combien la vie peut être fragile. Ils ont aussi compris l’importance de toujours respecter cette vie, sa propre vie, car disent-ils on en a tous qu’une seule à vivre et elle est extrêmement précieuse. On doit donc l’apprécier et profiter de tous les bons moments qu’elle nous offre. Ils se sont également rendu compte jusqu’à quel point, la grande famille qu’ils forment (8 soeurs et 3 frères) est très unie. Et malgré l’impuissance et la désorientation qui les ont envahis au cours de cette dure période, jamais le courage et l’espoir ne les ont quitttés.
Cependant, le combat d’Édith n’est toujours pas terminé…

La suite…dans mon courrier de lundi le 15 septembre prochain.




7 Septembre 2008

Permalink 20:30 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 448 mots  

Poussons, mais poussons égal!

Je trouve cela vraiment dommage de voir encore une fois des histoires d'horreur rapportées sur le milieu de l'éducation.

Comme s'il n'y avait que des histoires d'horreur!

Vendredi dernier, mon collègue blogueur Richard Martineau partageait avec nous des témoignages d'enseignants ou de stagiaires qui ont vécu des histoires d'horreur lors de leur passage dans certaines écoles secondaires.

Il est vrai qu'enseigner au secondaire, ce n'est pas toujours de la tarte. Il est vrai que chaque école (privée ou publique) a son lot de petits voyous, de parents totalement déconnectés et de chipies.

Cependant, plusieurs élèves respectent les consignes, désirent apprendre et sont conscients du rôle qu'ils ont a joué dans leur communauté scolaire.


En lisant certains témoignages, je constate que certaines de ces personnes étaient peut-être absentes lorsque le cours en gestion de classe a eu lieu lors de leur formation à l'université.

Je donne une trentaine de conférences dans les écoles secondaires à chaque année, et je peux vous dire qu'à chaque école que je visite, je vois beaucoup plus de positif que de négatif!

Dans des auditoriums bondés d'adolescents (300 à 500),
je n'ai jamais de difficulté à leur parler et à partager avec eux.
Oui, il y a parfois des enseignants qui ont de la difficulté à contenir leurs élèves, mais pas au point que cela nuise à la conférence.


La direction d'école...

C'est vrai que la direction d'école a un grand rôle à jouer dans le support à ses enseignants. Dans toutes les écoles que j'ai visitées, les directions d'école étaient là pour venir renforcer la discipline.

Je crois qu'en ne parlant que des histoires d'horreur et des élèves indisciplinés, on leur donne une bonne raison de continuer.
Pire, on lance comme message aux autres élèves "corrects", que s'ils veulent faire parler d'eux, ils n'ont qu'à commencer à écoeurer les profs et à se démarquer par des attitudes inacceptables.


On est en train d'éteindre tout ce qui se fait de beau dans nos écoles, ainsi que les jeunes qui sont fiers de l'être et qui se démarquent positivement.

Allez faire un tour dans les écoles secondaires, vous verrez que dans la majorité des classes, ça se passe pas mal bien.
Le dossier de La Presse de cette fin de semaine me console. Il paraît que nos ados sont heureux...

En tant que professionnels de l'éducation, médias et société, nous avons un devoir. Celui d'encourager et de faire valoir les efforts et les réalisations de nos jeunes.


Donc, faisons-le!
À moins que vous ne vouliez avoir un "0" dans votre bulletin...


Bonne rentrée!

3 Septembre 2008

Permalink 10:30 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 305 mots  

Le p'tit-gros nouveau de Bombardier s'envole!

Imaginez un enfant qui fait ses premiers pas. Imaginez ensuite le visage de ses parents. Ça doit ressembler un peu à ça actuellement à Mirabel.

Je viens de recevoir un coup de fil il y a quelques minutes à peine. Un contact qui me confirme que le plus récent appareil de Bombardier, le CRJ 1000, vient de décoller de l'aéroport de Mirabel pour son tout premier test en vol. C'est son baptême de l'air! Et les ingénieurs au sol doivent être tout sourire actuellement...

RJ1000

Le CRJ 1000, c'est la version allongée-et-améliorée du bon vieux Regional Jet, la valeur sûre de Bombardier. En principe, cet appareil doit être livré aux premiers clients pas avant 2009. Un avion qui comprend entre 86 et 100 places.

C'est juste une p'tite coche en-dessous des futurs appareils de la très médiatisée C Series.

Avec l'hélico, quand on survole l'aéroport de Mirabel, on aperçoit l'usine de Bombardier. Le soir, les lumières sont allumées à l'intérieur et on peut apercevoir la chaîne d'assemblage. On jette toujours un coup d'oeil à ces oiseaux d'acier. J'ai l'impression d'être un kid qui regarde par-dessus la clôture du voisin.

Alors, de savoir cet appareil en vol ce matin, c'est une belle fierté. Espérons que tous les tests se dérouleront comme prévus. Pas juste moi qui souhaite ça. Bien des compagnies aériennes doivent préparer tranquillement leur carnet de chèques...

Déjà, quelques blogueurs avaient affiché des photos prises (clandestinement?) à l'intérieur de l'usine de Mirabel.

Allez faire un tour sur ce site si vous êtes le moindrement maniaque d'avion... il y a de belles choses à voir! :-)

*** MISE À JOUR *** Bombardier a publié cette photo de ce premier vol du CRJ 1000. Semble-t-il que tout a fonctionné comme sur des roulettes. Tant mieux!

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2 Septembre 2008

Permalink 19:54 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 246 mots  

Festival des poursuites...Quand les jeunes font la "leur" loi...

Avec des parents qui appuient aveuglément leurs enfants...

Avec des pères et des mères qui cherchent des coupables aux maux de leurs enfants, sans regarder dans leur propre cour...

Avec des humains qui ont perdu le contrôle de leur progéniture...

Avec des médias qui plus souvent qu'autrement parlent négativement du milieu scolaire...

Avec des enseignants qui, pour se protéger choisissent le silence ou la tolérance...

Avec un ministère qui en a plein les bras...

Avec un système judiciaire plus troué qu'une passoire...


Nous devons conjuguer avec des élèves, qui pour un tout ou un rien tenteront d'intimider leurs enseignants ou d'atteindre leur crédibilité.

Qu'ils soient enfants rois (il n'y a pas qu'eux), jeunes réfractaires ou adolescents bien informés, plusieurs agiront de la sorte en sachant qu'ils seront tôt ou tard écoutés et entendus.

Voilà le problème...Écoutés et "entendus"...
Trop entendus!


Il y a des limites...
Avons-nous pensé à leur en mettre?

Saviez-vous qu'à chaque semaine les commissions scolaires reçoivent des mises en demeure pour des raisons qui dépassent la futilité?

Du désaccord d'une décision de sortie, en passant par une sanction banale telle une retenue, ou en terminant par un geste de relation d'aide tel une main sur l'épaule pour amener au calme, plusieurs commissions scolaires doivent gérer ce genre de mise en demeure.


Finalement, à qui est-ce qu'on donne la claque?


Permalink 06:06 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 123 mots  

Combien de temps dans le bouchon?

Il est précisément 5h57, mardi matin. Je viens d'arriver au hangar, non sans m'être tapé le premier bouchon officiel de la rentrée! Pas des farces! Même en ayant quitté la maison autour de 5h25, je me suis retrouvé dans la circulation dense à l'approche du pont Champlain.

Cou'donc! Va-t-il falloir qu'on travaille de nuit pour arriver à l'heure au boulot?!?!

Et ça, c'est sans parler des Speedy Gonzales qui font du slalom sur l'autoroute à 5h35 et qui veulent carrément passer par-dessus vous. Ils doivent VRAIMENT aimer leur job, eux, pour être si pressés de rentrer. Enfin. C'est ma théorie...

Et vous, comment s'est passée votre entrée au travail? Pire que l'an dernier? Problèmes particuliers?

1er Septembre 2008

Permalink 14:11 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 576 mots  

Et la vie continue…

Après trois merveilleuses semaines passées à la Pourvoirie du Pavillon Cabonga au Réservoire Cabonga, je dois à nouveau faire face à ma réalité et reprendre assidûment mes traitements, mais c’est avec confiance et encore plus encouragé que je m’y résous.

J’ai pu puiser au cours de ces trois dernières semaines toutes les ressources et la force que Mère Nature a su m’offrir. Je me sens donc plus que jamais prêt à poursuivre mon combat, car j’ai bien l’intention de répéter cette escapade l’été prochain. Le simple fait de penser que je pourrais revivre à nouveau l’extraordinaire bienfait que me procure cette évasion me donne l’énergie et la volonté nécessaires pour me battre encore et encore.


Normand au réservoir Cabonga


J’ai pleinement vécu ce séjour en compagnie bien sûr de mon inséparable Hélène et reçu la visite de mes enfants chéris, d’amis et de beaux-frères qui sont venus passer quelques jours avec nous. Et comme chaque année depuis trois ans, nos hôtes, Lyne et Alain ainsi que leurs employés, ont été d’une gentillesse des plus cordiale.

LA TEMPÉRATURE PARFAITE!

La température jouant en notre faveur nous a même permis d’aller pêcher chaque jour. Me retrouver ainsi en plein milieu de cette immense étendue d’eau contournée par des centaines d’îles et en pleine nature sauvage où nous pouvons admirer la faune tout en apercevant ici et là des familles entières de canards sauvages et de huards m’enivre d’une très grande paix. Pique-niquer sur l’eau tout en savourant l’air pur et sein et en admirant ce magnifique paysage me remplit d’énergie.

Avec toutes les pluies que nous avons connues cette année, à notre arrivée, le niveau de l’eau était très haut ce qui rendait la pêche un peu plus difficile. Mais cela ne nous a pas empêchés pour autant d’attraper et de déguster de bons filets de dorés bien apprêtés. Nous en avons même rapporté à la maison.

Alors comme vous pouvez le constater j’ai amplement pu profiter de mon séjour de pêche sans trop de mal et j’en remercie tous ceux et celles qui y ont contribué.

La vie m’aura permis une fois de plus de vivre un autre moment inoubliable et combien récupérateur, même si c’est avec un brin de nostalgie que je rentrais à la maison lundi dernier. Et mardi, j’étais déjà bien ponctuel à mon rendez-vous à l’hôpital pour reprendre la série de mes traitements.

J’avoue que j’ai peut-être négligé un peu ma correspondance pendant mon absence, mais soyez assurés que j’ai bel et bien reçu vos lettres et messages auxquels je me ferai un plaisir de répondre dans les prochaines semaines,

En attendant, je vous souhaite à tous une belle fin d’été et tout le courage et la santé pour entreprendre les prochaines saisons qui approchent.

Bon week-end en ce congé de la fête du Travail et n’oubliez pas que j’attends toujours vos témoignages et vos réflexions afin de les partager avec tous mes lecteurs, car, bien sûr, la vie continue…


Collaborateurs réguliers

Patrice Cinq-Mars
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