Un nid-de-poule gros de mêêêême!
Nos routes sont dans un état tellement lamentable au Québec... quand on raconte une histoire de nid-de-poule, on jurerait raconter une histoire de pêche. "J'te le dis: y'était gros de mêêêêêêême!!"
Il est 6h27. Je viens d'arriver au hangar - en retard - après avoir fait une manoeuvre digne de Schumacher dans ses bonnes années. Le coup de volant vous aurait impressionné, mes amis. Mais le trou aussi...
Je venais de compléter la traversée du pont Champlain, autour de 5h35, pour rentrer dans le sympathique 514 quand, à la hauteur d'Atwater, j'ai amorcé un changement de voie vers la droite.
C'est là que le grand canyon est apparu droit devant moi. Le cratère était là, prêt à gober ma roue d'une seule bouchée. Wooooh! que j'ai dit, en braquant le volant sur la droite.
J'ai évité la bête. Esquive réussie. Mais pas les 15 autres automobilistes garés un peu plus loin sur l'autoroute.
Je ne vous mens pas: ils étaient 14 ou 15, immobilisés juste avant la bretelle de la rue Atwater. Tous avaient un point commun: un beau gros flat. Le pneu à plat n'était sans doute que la partie visible d'un dommage beaucoup plus sérieux à la jante...
Et c'est là que toute l'absurdité de la chose m'a frappé: quand les policiers de la Sûreté du Québec ont demandé la présence d'un représentant de la Société des ponts de façon urgente sur les lieux, question de colmater cette immense chose qui allait perturber à coup sûr l'heure de pointe, ils se sont fait répondre: "Bah, ils ne commencent pas avant 6 heures. Va falloir attendre."
J'ai un peu de difficulté à comprendre cette logique: on a beau avoir l'un des ponts les plus achalandés au Canada - et l'un des plus congestionnés - il n'y a personne capable de boucher un nid-de-poule avant le lever du soleil. On repousse à plus tard.
C'est symptomatique, me semble.
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