30 Avril 2008

Permalink 18:09 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 296 mots  

De Montréal à Ste-Marie-de-Beauce

C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie.

Vous le savez: les rivières débordent un peu partout au Québec ces jours-ci. Particulièrement aujourd'hui. Et pour une salle des nouvelles, quel est le meilleur outil pour couvrir des rivières qui sortent de leur lit?

You bet!

Un hélico!

On s'est donc tapé une tournée de la moitié de la province aujourd'hui. Un résumé de la journée? Eh bien ça a commencé par le décollage de Montréal-Trudeau ce matin pour notre vol de Salut Bonjour.

- Première destination: St-Alexis-des-Monts, en Mauricie. Tournage puis retour vers Montréal pour feeder les images. Pour déjeuner aussi...

- Ensuite, décollage de nouveau un peu avant midi. Direction: la Beauce! Premier arrêt à Sainte-Marie. Ensuite à Scott. Survol de la rivière Chaudière jusqu'au fleuve.

- Étape #3: Beauport et la rivière Montmorency. Situation relativement stable à cet endroit. On flanque l'hélico vers la gauche.

- On repart vers le Lac Saint-Charles. Ça déborde. On tourne quelques images. On se pose ensuite à l'aéroport Jean-Lesage. On fait le plein de carburant... et on se ramasse un café pour se recrinker un peu.

- Nouveau décollage et retour vers Montréal. Avec un vent de face, ça n'avance pas aussi vite qu'on voudrait! Rendu à la hauteur de Sorel, on transmet nos images vers TVA Montréal et TVA Québec.

- Vers 16h00, retour à notre hangar à Montréal-Trudeau.

Je n'ai qu'un mot au terme de cette journée: OUF! Surtout avec des

Je me suis amusé avec Google Earth à calculer le nombre de kilomètres parcourus aujourd'hui. Le total: 785 km! Ça fait du Air Miles, ça, mes amis!

Puis-je vous dire que, ce soir, je n'aurai pas de misère à m'endormir... zzzzzzz!

inondations

29 Avril 2008

Permalink 06:52 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 329 mots  

Un nid-de-poule gros de mêêêême!

Nos routes sont dans un état tellement lamentable au Québec... quand on raconte une histoire de nid-de-poule, on jurerait raconter une histoire de pêche. "J'te le dis: y'était gros de mêêêêêêême!!"

Il est 6h27. Je viens d'arriver au hangar - en retard - après avoir fait une manoeuvre digne de Schumacher dans ses bonnes années. Le coup de volant vous aurait impressionné, mes amis. Mais le trou aussi...

Je venais de compléter la traversée du pont Champlain, autour de 5h35, pour rentrer dans le sympathique 514 quand, à la hauteur d'Atwater, j'ai amorcé un changement de voie vers la droite.

C'est là que le grand canyon est apparu droit devant moi. Le cratère était là, prêt à gober ma roue d'une seule bouchée. Wooooh! que j'ai dit, en braquant le volant sur la droite.

J'ai évité la bête. Esquive réussie. Mais pas les 15 autres automobilistes garés un peu plus loin sur l'autoroute.

Je ne vous mens pas: ils étaient 14 ou 15, immobilisés juste avant la bretelle de la rue Atwater. Tous avaient un point commun: un beau gros flat. Le pneu à plat n'était sans doute que la partie visible d'un dommage beaucoup plus sérieux à la jante...

Et c'est là que toute l'absurdité de la chose m'a frappé: quand les policiers de la Sûreté du Québec ont demandé la présence d'un représentant de la Société des ponts de façon urgente sur les lieux, question de colmater cette immense chose qui allait perturber à coup sûr l'heure de pointe, ils se sont fait répondre: "Bah, ils ne commencent pas avant 6 heures. Va falloir attendre."

J'ai un peu de difficulté à comprendre cette logique: on a beau avoir l'un des ponts les plus achalandés au Canada - et l'un des plus congestionnés - il n'y a personne capable de boucher un nid-de-poule avant le lever du soleil. On repousse à plus tard.

C'est symptomatique, me semble.

28 Avril 2008

Permalink 18:15 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 725 mots  

Véronique a retrouvé la vie

En ce mardi 22 avril 2008, un nouveau rayon vient briller au coeur même de la vie de Véronique, cette jeune infirmière de Saint-Jérôme âgée de 21 ans, qui attendait depuis presque trois ans une greffe de rein et que j’ai eu le bonheur de rencontrer aujourd’hui.

Si vous vous souvenez, deux articles ont déjà paru dans mon courrier les 29 janvier et 9 juillet 2007 relatant les difficultés auxquelles Véronique devait faire face en attendant de savoir si elle pourrait recevoir une greffe de rein. Trois jours par semaine, elle devait se soumettre aux traitements de dialyse.

Et bien aujourd’hui, tout cela est chose du passé. Sa greffe a eu lieu le 11 avril et le plus merveilleux dans cette histoire, c’est qu’elle a reçu un rein de son père.


Consulter ailleurs

Véronique n’a jamais cessé d’espérer, mais ce n’est que lorsqu’elle m’a écrit en janvier 2007 et que je lui suggérais d’aller consulter ailleurs que tout a changé. Sous ma recommandation et après quelques démarches, elle a en repris en main tout son dossier et s’est présentée dans un autre centre hospitalier. Ce geste aura complètement changé sa vie et lui aura redonné encore plus d’espoir.

Malgré certains problèmes de temps et de prises de décisions, à peine neuf mois plus tard, c’est à l’hôpital Royal Victoria de Montréal que le miracle s’est enfin produit.

Tout s’est déroulé très rapidement. D’abord, à l’insu de Véronique, Roger, ce papa qui n’en pouvait plus d’attendre et de voir sa fille souffrir, s’est enfin décidé à passer tous les tests nécessaires qui ont confirmé en l’espace de quelques jours qu’il était compatible à 100% et pouvait donc être le donneur. Roger était prêt.

Il n’en fallait pas plus pour que l’équipe médicale qui s’occupe maintenant de Véronique mette tout en branle, surtout que le timing était au rendez-vous. Tout coïncidait au moment opportun et on pouvait procéder immédiatement à l’intervation. Et tout cela s’est fait en 15 jours seulement! Du presque jamais vu!


Quelques heures après l'intervention, Véronique et son père Roger étaient très heureux de se retrouver

C’est donc en ce matin du 11 avril dernier, que Véronique et Roger, ces deux complices, se sont présentés à l’hôpital prêts et bien déteminés. Et tout c’est merveilleusement bien déroulé. Quelques heures après l’intervation, Véronique et son père étaient bien heureux de se retrouver.

Tout a changé à 100%

Aujourd’hui, à peine quelques jours après l’intervention, ce sont deux rayons de soleil que j’ai pu rencontrer. D’abord une Véronique pleine d’énergie et surtout bien reconnaissante puis un papa Roger très fier et surtout bien soulagé.

À la question qu’est-ce que tout cela a changé dans vos vies? C’est sur une même note que les deux se sont empressés de répondre: “ Tout a changé à 100%.”

Véronique qui a retrouvé un teint rose de santé, pourra sous peu reprendre normalement ses activités et le moral est à son plus haut. Dans un proche avenir, elle aimerait s’impliquer dans cette cause qui lui tient bien à coeur, “les dons d’organes”.

Quant à Roger, il récupère très bien et nous confirme que tout s’est si bien et si vite passé, qu’il n’en revient tout simplement pas. Si ce n’était pas de la plaie, il croirait presque avoir rêvé tout cela.

Dons d’organes

Leur message à tous les deux est bien clair: “Si votre santé vous le permet, n’hésitez pas et faites un don d’organe. On ne peut qu’en sortir gagnant.

Permettre ainsi à quelqu’un de revivre, c’est comme avoir soi-même une seconde chance, car une partie de soi vivra en l’autre encore pour longtemps!


Normand était heureux de rencontrer Véronique et Roger.

Bravo à vous deux, mais surtout longue vie…

La semaine prochaine: plus d’informations sur les marches du Relais pour la vie organisées par la Société canadienne du cancer.



25 Avril 2008

Permalink 16:07 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 72 mots  

Si je travaillais à Los Angeles

C'est vendredi après-midi. Il fait beau. On a eu une très bonne semaine de vol. Canadien a gagné hier.

Bref, tout va bien. Et c'est le temps de rêver un peu.

Tiens, tiens, tiens... je demande bien à quoi ça ressemblerait si je travaillais à L.A. en hélico.

Peut-être bien à ceci.

Comment ils chantaient ça, les gars d'Aerosmith, déjà? Ah oui. Dream on... dream on...

Bon week-end! :-)

skyFox

24 Avril 2008

La fin des infos à TQS: une triste nouvelle?

La décision de TQS de fermer sa salle des nouvelles fait des vagues depuis hier. On déplore la perte d’emplois et celle d’une source d’informations. Certes, il n’y a rien de réjouissant à cela.

Permettez-moi cependant de jouer un peu à l’avocat du diable et de vous demander: s’agit-il d’une grande perte? En janvier dernier, le chroniqueur du Devoir Gil Courtemanche y allait d’une réponse cinglante à cette question:

«En information, le pain et le beurre de TQS sont le trottoir mal déneigé qui provoque une foulure de la cheville, l'handicapé intellectuel qui parvient à se débrouiller, le scandale catastrophique du déneigement, les nids-de-poule et le vendeur de hot-dogs paraplégique. Sur les sujets complexes comme la santé, TQS nous propose les yeux courroucés de Jean-Luc Mongrain qui se demande comment ces «bureaucrates incompétents» ne parviennent pas à contrôler une petite «bibitte» comme la bactérie C. difficile. En information, TQS alimente et conforte l'ignorance et le préjugé. Surtout, elle nourrit ceux qui croient que le monde n'est fait que d'incendies, d'accidents, de chaînes du bonheur, de meurtres et de familles généreuses qui accueillent un immigrant. Suivez l'information sur cette chaîne si vous souhaitez ne pas savoir que le Darfour existe, que les États-Unis existent, que le monde existe. Même pas le monde, mais Québec et Ottawa, le Québec et le Canada, la politique, oui, la politique qui existe à TQS uniquement pour dire que les députés et les ministres sont des imbéciles et probablement des gens corrompus.»


En 22 ans d’existence, TQS a sans doute été à la source de bons coups en information. Mais globalement, la station avait la réputation d’être assez trash merci. Alors, grosse perte ou pas?

22 Avril 2008

Permalink 23:38 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 213 mots  

Voulez-vous tu aller...

Retour au vouvoiement, celui qui instaure le respect et la hiérarchie.
Celui qui a pour rôle de ramener l'ordre dans les écoles.



Je ne suis pas contre le vouvoiement au contraire. D'ailleurs je considère qu'il établit une certaine "barrière" psychologique qui permet à l'élève de constater que tous les gens qu'il rencontre ou qu'il côtoie, ne sont pas nécessairement ses "ti-amis ou ses "bests".

Toutefois, là où je ne suis pas d'accord, c'est lorsqu'on lie directement le vouvoiement au "respect". Quelle illusion! Comme si cela empêchait quelqu'un d'être impoli seulement parce qu'il vouvoie la personne.
Le tutoiement n'est pas non plus synonyme de non-respect. Il peut démontrer une certaine familiarité parfois non désirée, mais il ne fait pas en sorte que la personne qui l'utilise ne respecte pas son interlocuteur. De plus, le vouvoiement n'empêche pas la personne qui l'utilise d'être impolie.

Je crois qu'au-delà du "vous", il y a l'éducation et les modèles (exemples) observés par nos enfants. Peu importe s'ils vouvoient ou tutoient les personnes qu'il côtoient, si on ne leur a pas enseigné le respect, ils ne l'appliqueront pas.



De votre côté, voulez-vous tu me dire ce que tu en pensez?
Permalink 15:55 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 678 mots  

Elle a encore cette étincelle dans les yeux

Le 2 avril 2007, je publiais dans mon courrier le témoignage de Marjolaine, cette maman de trois enfants qui nous racontait l’émouvante histoire de sa petite fille âgée de deux ans et demi à l’époque et qui souffrait depuis 2005 d’un cancer du cerveau.

C’était une tumeur rare, un épendymome d’une grosseur jamais vue et dont le liquide contenait des métastases, ce qui signifiait aussi un cancer du système nerveux, donc très peu d’espoir. J’ai reçu dernièrement une nouvelle lettre de cette maman.

Lettre de Marjolaine
9 avril 2008


Bonjour Normand, je ne sais si vous vous souvenez de moi, je suis la maman de Stella, qui avait fait le sujet d’un de vos articles dans votre courrier en avril 2007.

Aujourd’hui, je vous écris, car le plus beau projet de ma vie est maintenant sur les rayons des librairies.
Ce livre raconte l’histoire de six enfants qui se sont battus contre le cancer et le récit des parents qui ont vécu la plus grande perte de leur vie, celle de leur enfant chéri. Nous sommes aujourd’hui les seuls dont l’enfant est encore de ce monde.

Et oui, après ce long chemin, Stella tient encore la route, mais très difficilement. Elle dort plus de vingt heures par jour et les grosses doses de morphine ne viennent plus à bout de son mal…, mais elle a encore cette étincelle dans les yeux… et encore une fois, elle nous donne sa plus belle leçon de courage.

Un livre plein d’espoir

C’est difficile pour des parents de vivre la maladie, et surtout de vivre la mort de son enfant, mais ce livre est rempli d’espoir et de repères pour les parents qui se retrouvent dans une telle situation.

Il est vrai que ce n’est pas tous les jours facile, mais la lecture de ce livre apporte cette sénérité qui nous permet d’espérer qu’un jour notre grande tristesse s’estompera un peu et que le soleil sera de nouveau au rendez-vous.


Stella nous donne sa plus belle leçon de courage

Jusqu’au bout de ta courte vie

Jusqu’au bout de ta courte vie,voilà le titre de ce livre qui a été fait en collaboration avec La Fondation des Gouverneurs de l’espoir qui vient en aide aux enfants malades et à leurs parents.
Si dans votre courrier vous pouvez le souligner, peut-être parviendrons-nous à apaiser quelques coeurs de parents.
Bien à vous et bon courage,
Marjolaine

Merci à vous, Marjolaine, de nous communiquer votre expérience et votre vécu. Je suis persuadé que ce livre pourra en aider plusieurs.

Je salue votre grand courage et bien entendu aussi, celui de votre très chère petite fille Stella. Je ne vous ai jamais oubliées et vous admire bien sincèrement toutes les deux ainsi que votre famille. Je penserai à vous en espérant qu’à nouveau le soleil brillera pour vous tous.

Informations

Prochainement, la Société canadienne du cancer tiendra, comme à chaque année, dans différentes villes du Québec, ses marches du Relais pour la vie, évènement qui contribue à lutter, célébrer et rendre hommage aux personnes atteintes, guéries ou décédées d’un cancer.

On a communiqué avec moi cette année et c’est avec un immense plaisir que j’ai accepté la présidence d’honneur pour la région de Laval.

C’est un nouveau défi auquel je compte bien apporter avec l’aide de mes proches une contribution toute particulière, car la cause me tient à coeur.

Je vous invite donc, vous aussi, à participer aux Relais pour la vie de votre région ou encore à vous inscrire à celui de Laval, qui aura lieu le 13 juin et où j’aurai le plaisir de vous rencontrer. Je vous donnerai plus de détails dans mon courrier du 5 mai, mais en attendant je vous invite à visiter leur site au www.cancer.ca/relais.




Permalink 09:07 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 135 mots  

On casse tout

Bon. Deux heures de sommeil. Une partie de la soirée et de la nuit passée au-dessus du centre-ville à filmer les actes de grabuges. Michel ayant volé toute la journée lundi, c'est Antoine qui a pris la relève hier soir aux commandes de l'hélico. Et il a fait toute une job. Ça nous a permis de rapporter tout ce qui se passait en direct à TVA et à LCN jusqu'en début de nuit.

Tout ça pour vous dire que ce matin, j'ai le cerveau dans le jello. Et j'ai surtout mal à ma ville. Pas fort. Vraiment pas fort, comme comportement. Ça a beau n'être qu'une minorité d'énervés qui se mettent à tout casser, qu'est-ce les gens vont retenir de Montréal? D'après vous, hein?

C'est ce que je disais.

grabuge

21 Avril 2008

Permalink 13:26 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 629 mots  

Quel bonheur!

Oui, j'ai dû rentrer au boulot par un superbe samedi après-midi.

Oui, j'ai bien failli rater le souper de fête d'une amie.

Oui, j'avais la barbe longue de même et les mains pleines de graisse.

Mais oui, ça a valu la peine. Oh! Que oui!

J'étais en train de réparer ma porte de garage quand le cellulaire puis la pagette se sont mis à sonner. C'était mon collègue Félix Séguin qui m'appelait.

- Salut mon homme. Ça va pas bien.
- Que passa?
- Ça brûle. Ça brûle en $%&*?*! à Brossard. Un gros maudit feu de broussailles. Les pompiers viennent de demander un CL-415 pour les aider! Ça te donne une idée.
- Ça me donne une excellente idée, oui.


Il était 16 heures. J'ai juste eu le temps de donner un coup de fil à Michel et dans le temps de le dire, j'étais en direction de Dorval. Pas rasé. À peine débarbouillé.

On s'entend sur une chose: ce n'était pas le feu de Chibougamau. Ce n'était pas le feu de forêt du sìècle, je veux dire. Mais c'était un bon gros feu de broussailles. Un feu sur 40 hectares, tout de même. Un feu, en plus, qui s'approchait dangereusement de la ligne Hertel-Des Cantons, celle-là même qui assure la sécurité énergétique de la Montérégie et de Montréal.

Vers 17 heures, on a décollé. On voyait très bien la fumée au loin, à l'intersection des autoroutes 10 et 30. Michel a annoncé notre arrivée au contrôleur de la tour de Saint-Hubert:

- Delta-Sierra-FoxTrot avec vous. On va travailler dans le secteur de l'incendie de broussailles.
- Bien reçu Delta-Sierra-Fox. Prendre note que
"Québec 240" est à 7 milles des lieux. Il va venir vous rejoindre et travailler juste en dessous de vous.
- Delta-Sierra-Fox bien reçu.


Et c'est là qu'on l'a aperçu: le gros avion jaune et rouge du Service aérien du Gouvernement du Québec venait d'arriver. J'étais déjà en ondes à LCN quand on l'a repéré.

Je n'ai qu'un mot à vous dire: WOW!!! Quel avion, mes amis! Quels pilotes aussi! Disons qu'ils ont quelques heures d'expérience dans le corps, ces gars-là. Et ça se voit.

CL415
Voici QUÉBEC 240 dans le feu de l'action! Le CL415 a décollé de Québec pour venir prêter main-forte à la centaine de pompiers au sol. Pour la SOPFEU, c'était la première mission de la saison. Et sûrement pas la dernière!


Oh! Je sais. Les gens du Saguenay, de Val-d'Or, de Québec, vont me dire: "bah. Rien là. On les voit souvent, nous."

Bien, pas moi. Surtout pas en action, vu du haut de l'hélico. Ça donnait des scènes à couper le souffle! Voir le CL-415 descendre à quelques dizaines de mètres du sol, effectuer son largage avant de mettre les gaz à fond et passer juste au-dessus de la ligne à 735 KV, ça n'a pas de prix. Pour un amateur d'avion comme moi en tout cas!

Cette histoire-là rassemblait à elle seule trois des sujets que je connais le mieux: le combat incendie, l'aviation et le milieu de l'urgence. Toutes les heures que je passe à lire là-dessus m'ont été bien utiles quand est venu le temps de tenir l'antenne à LCN. J'avais du data en masse. Je me sentais dans ma zone de confort, si je peux m'exprimer ainsi.

Quand on a terminé le boulot vers 18h15, j'avais encore l'adrénaline dans le tapis! Pour moi, je vous le dis, ça s'inscrit dans mes plus beaux moments, les plus excitants en tout cas, passés à bord de l'hélico.

Oui, ça a coûté un beau samedi de congé. Mais ça a valu la peine!

18 Avril 2008

Permalink 17:06 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 278 mots  

Bravo, Monsieur le policier

Les gens les critiquent souvent. On chiale régulièrement contre eux. On ne les apprécie pas énormément. Surtout pas lorsqu'ils ont le radar au bout du bras.

Non, les policiers et policières ne sont pas les êtres les plus aimés de notre société.

Permettez-moi de contredire tout ça aujourd'hui.

Permettez-moi de souligner le travail d'un gars qui a sauvé une vie aujourd'hui. Un gars qui a mis sa sirène dans le tapis. Qui a débarqué et s'est précipité aux abords d'une piscine glacée. Ce gars-là s'appelle Giovanni Zapini et il a sauvé la vie de cette petite fille-là.

fillette

Ce matin, la poupounne s'est aventurée trop près de la piscine creusée de ses parents. Vous devinez facilement la suite. Plouf! Dans le fond. La mort presque certaine. Comme ça arrive trop souvent.

Mais dans ce cas-ci, ne me demandez pas pourquoi, les astres devaient être alignés. Ses parents l'ont trouvée rapidement. Ils ont sauté à l'eau et l'ont sortie de là.

Quelques secondes plus tard, c'est le policier Zampini qui a pris le relais. Manoeuvres de réanimation. Ouverture des voies respiratoires. Réanimation complète.

Imaginez un peu: en quelques instants, une fillette a été arrachée à la mort! Ce n'est pas rien!

Combien de fois, nous, les médias, vous rapportons des drames, des tragédies, des horreurs?

Eh bien quand une histoire aussi belle survient, on se doit de vous la raconter aussi.

Monsieur Zampini, vous pouvez être fier de vous. Je n'ai pas de médaille de bravoure ou de plaque honorifique à vous donner. J'ai juste un mot à vous dire: bravo!

16 Avril 2008

Permalink 17:55 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 158 mots  

Vie de patrouille

Entendu tantôt vers 17h45 à Montréal. La centrale 9-1-1 dépêche les pompiers premiers répondants, les policiers et les paramédics d'Urgences Santé. Ça presse!

"Vous répondez au coin de la rue X et de la voie ferrée. La dame qui nous appelle affirme qu'il y a un homme dans une voiture beige. La portière est ouverte. L'homme semble inconscient. La témoin dit que l'homme est mort dans son auto!"

Aussitôt, c'est le branle-bas de combat, comprenez-vous. Moi-même, je tends l'oreille et j'attends la suite des choses. Meurtre? Règlement de compte? Suicide?

Quelques instants plus tard, les premières unités arrivent finalement sur place et donnent aussitôt un compte-rendu.

"Madame, c'est localisé. Euh... cancellez tout le monde, là. Le monsieur est dans son auto et il est bien vivant. Il prenait juste un peu de soleil..."

Avis à tous: le beau temps s'en vient. Ne paniquez surtout pas! ;-)
Permalink 09:34 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 145 mots  

Ça a fait boum!

Une voiture qui prend feu sur une autoroute, c'est toujours spectaculaire. Ça attire inévitablement l'attention. Ça provoque nécessairement une comotion.

Quand c'est un camion qui se met à flamber, ça devient un peu plus inquiétant. Que transporte-t-il? Y a-t-il des risques? Du danger?

Eh bien en tout cas hier, en Virginie, des policiers ont eu toute une surprise en intervenant sur une autoroute. Intervention de routine à première vue: les freins d'un camion-citerne ont surchauffé.

Le problème, c'est qu'un incendie a éclaté et s'est propagé à la citerne. Une citerne dédiée au transport de carburant.

Que s'est-il passé, selon vous? Exact. Ça a fait boum. Un méchant boum. Et la caméra à bord de l'autopatrouille a tout capté.

Ce qui me frappe, c'est que les autorités précisent "que la citerne était vide au moment de l'explosion."

Une chance!!!!

15 Avril 2008

Permalink 22:58 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 339 mots  

Quand la vie est injuste...

Oui, encore une fois la vie a été injuste.
Lorsque celle-ci décide de quitter un jeune être de 17 ans qui mordait en elle à pleines dents, elle est incontestablement injuste.

Aujourd'hui, j'ai appris qu'un ancien élève a perdu son combat contre le cancer. Un jeune bourré de talent, beau comme un coeur et champion de tennis dès l'âge du primaire.

Un jeune, qui à lui seul avait les ambitions des plus grands de ce monde. Un jeune qui mordait dans cette vie qui lui a fait faux bond.

Un jeune, qui trois mois avant de quitter cette terre, composait une mélodie sur sa guitare. Mélodie que j'ai entendue aujourd'hui et qui m'a rappelé encore une fois cette capacité hors du commun qu'avait ce cher jeune homme exceptionnel.

Un jeune à qui j'ai enseigné, et qui m'a tellement marquée par sa grande personnalité, que lorsque j'ai prénommé mon fils du même prénom, j'ai eu une pensée pour lui.
Je me disais que si mon Noah à moi était aussi beau, aussi talentueux et aussi ambitieux que lui, je serais une mère comblée.

Cher Noa,

ceux qui ont eu l'immense privilège de croiser ta route, garderont un souvenir impérissable de ce "grand" jeune homme que tu étais.

Que la vie accompagne ceux qui t'étaient chers dans cette dure réalité qu'elle leur a imposée. Que ces étincelles qui brillaient dans ces superbes yeux que tu avais, les habitent et leur donne le courage de surmonter leur peine.

Tu resteras dans la mémoire et dans le coeur de tous ceux qui t'ont rencontré ne serait-ce qu'un court instant.
Un court instant, c'est tout ce qu'il fallait pour qu'on se souvienne de ce garçon de lumière que tu étais.

Maintenant, c'est dans nos coeurs que tu continueras de briller...


Clau...Celle qui t'enlevait toujours ta casquette et qui dansait le rap avec toi et les autres élèves lors de certaines récréations faites en classe...


14 Avril 2008

I went to the Montmarquette, mon p'tit panier sous mon bras*

Le Groupe de travail sur la tarification des services publics a remis ses conclusions la semaine dernière. Un peu à la manière des «Lucides» il y a quelques années, les auteurs du rapport Montmarquette invitent les Québécois à «s'affranchir de la «culture de la gratuité», évoquant notamment le fait que chaque Québécois paierait 650 $ de moins par an que la moyenne des Canadiens en tarifs pour les services publics. Pour corriger la situation, il faudrait donc hausser les frais de scolarité, de l'électricité, des frais de garde, des droits automobiles et introduire des compteurs d'eau. Selon Joseph Facal (un des auteurs), une tarification «équitable» servirait mieux l'intérêt collectif que des tarifs maintenus artificiellement bas, à condition de protéger les plus démunis. On connaît la chanson. Fort bien. Mais pourquoi s’arrêter là sur le chemin de l’équité?

Un lecteur du Devoir - le géographe Pierre-Mathie Le Bel - suggère de pousser le questionnement un peu plus loin et y va de réflexions fort intéressantes. Je me permets de le citer et, par le fait même, de vous soumettre ses questions:

(…) je suggère de reconsidérer les coûts collectifs dus à l'étalement urbain. Les banlieusards paient moins de taxes alors qu'ils coûtent plus cher en infrastructures. Plus de mètres d'aqueducs, de câbles électriques, de routes..., plus de distances parcourues pour des produits de toutes sortes. Moins cependant de terres cultivables pour le pays (ce qui fait que l'on doit importer plus de denrées alimentaires). Moins, aussi, d'exercice physique pour ces gens de la route (ce qui se répercutera un jour ou l'autre dans les services de santé).

Croit-on vraiment que cette utilisation de l'espace est gratuite? Que les taxes foncières en vigueur ou les frais liés au permis de conduire et autres assurances couvrent les coûts sociaux de la banlieue? Que quelques postes de péages constituent une solution? À quand un rapport sur ce que nous coûte l'utilisation suburbanisée grandissante du territoire québécois?


* air connu
Permalink 17:03 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 653 mots  

Trouver sa raison de vivre

Au cours des cinq dernières années, Marcelle a livré un dur combat pour s’en sortir, mais aujourd’hui elle est fière de pouvoir dire, oui je suis guérie et ainsi encourager les autres.

Lettre de Marcelle (10 mars 2008)

Il y a quelques semaines, ma pneumologue m’a déclarée guérie. J’espère par cette lettre pouvoir encourager les personnes qui sont présentement en plein combat. Comme vous, Normand, je ne me suis pas limitée qu’à la médecine conventionnelle. Je l’ai combiné avec le Reiki, la méditation, la visualisation, les prières et les mantras.

Le 11 novembre 2003, on m’annonçait à l’urgence que je souffrais d’un cancer du poumon. L’urgentologue et la pneumologue n’étaient pas optimistes du tout et je comprends mieux maintenant le pourquoi. À ce moment, je leur ai dit que même s’il y avait que 2% de chance de m’en sortir, je ferais partie de ce 2%. Mais ce n’est qu’au moment où j’apprenais ma guérison que j’ai su qu’environ 15% seulement des gens atteins survit après deux ans à ce type de cancer.

À l’annonce de mon diagnostic (une tumeur de 5cm au poumon gauche de type B, grade +3 –4), lorsque j’ai demandé à ma pneumologue ce qui se passerait, elle m’a répondu: “Faudrait savoir avant tout, si on peut vraiment faire quelque chose pour vous.” Et c’est à partir de là que je me suis dit: “Ok, j’ai suffisamment de renseignements, je ne poserai pas d’autre question et ne me donnez plus d’information si je ne vous le demande pas.”

J’avais à l’époque un petit fils âgé de trois ans et je me suis dit: “Non, ce n’est pas vrai que je ne le verrai pas grandir.” Voilà, j’avais trouvé là, une nouvelle bonne raison de me battre. Pour avoir une chance de guérir, il faut trouver la raison pour laquelle on veut vivre. C’est en effet la poussée dont on a besoin pour continuer, surtout dans les jours où c’est vraiment trop dur.

De l’aide

J’ai complété mon premier degré de Reiki 21 jours plutôt que prévu, mais j’ai dû remettre le deuxième, car j’ai été hospitalisée entre temps. J’ai tout de même eu la chance de le terminer avant d’entreprendre mes traitements de chimiothérapie, ce qui je crois, m’a bien aidée à rester tout à fait sereine pendant cette période difficile.

Avec l’aide, à distance ou en personne, de mon Maître Reiki, j’ai pratiqué ces séances tous les jours où j’en avais la force. J’ai aussi fait de la visualisation, de la méditation, etc. Je comptais beaucoup sur les pensées positives, l’énergie et les prières de mes proches et me suis éloignée de ceux qui ne croyaient pas en ma guérison.


Votre humble chroniqueur en scéance de Reiki.

J’affichais des mantras que je lisais régulièrement et me voyais en train de guérir tout en demandant à mon entourage de me voir ainsi. J’écoutais des cassettes et lisais aussi beaucoup sur la guérison ce qui m’a bien aidée et fait un grand bien.

Aujourd’hui, je fais de l’accompagnement avec des personnes atteintes d’un cancer et je pense que mon expérience m’aide beaucoup.

Voilà, je voulais vous faire partager mon vécu et vous souhaiter beaucoup de courage et de sérénité.
Marcelle, St-Eustache

Merci, Marcelle, pour votre témoignage et vos encouragements. Votre expérience pourra certainement être profitable pour bien d’autres. Vous avez contourné les statistiques, prit le bon côté et peut-être bien fait mentir quelques-uns. Mais surtout, vous vous en êtes sortie. Bravo!

Permalink 13:17 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 200 mots  

Des cochons partout sur l'autoroute!

Scène surréaliste ce matin sur l'une des autoroutes les plus achalandées au Canada. Imaginez un peu: la 401 envahie... par des cochons! Oui! Oui! De vrais cochons sur quatre pattes, qui n'ont pas hésité à se goinfrer d'herbe au bord de la voie rapide.

Tout ça est le résultat d'un spectaculaire accident survenu en matinée impliquant un camion semi-remorque. La cabine du chauffeur a pris feu. Fort heureusement, l'homme a réussi à s'échapper à temps. Ses cochons aussi d'ailleurs. Ça ne sentait donc pas trop le bacon...

Sauf que ça a donné à cette heure de pointe un petit air... euh... disons... agricole! Oui, voilà. Une heure de pointe agricole en plein coeur de Toronto! Pourquoi pas!

cochons

N'empêche que cet accident force la fermeture complète de l'autoroute 401. Gros maux de tête en perspective pour les automobilistes torontois.

Une collision porcine qui ne passe certainement pas inaperçue. Pas de doute: mes collègues de CTV et de Global, à bord de leurs hélicos respectifs, ne chômeront pas cet après-midi.

Ils sont déjà dans le ciel. Allez jeter un coup d'oeil à leurs reportages juste ici. La scène a de quoi surprendre! :-)

11 Avril 2008

Permalink 14:01 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 87 mots  

Monsieur Gillett a le grand sourire

Je m'approche de la fenêtre du hangar, question de jeter un coup d'oeil à la météo. Qui vient de franchir la porte au même moment? Le big boss du Canadien! Monsieur Gillett lui-même!

Je ne sais pas pourquoi... mais il affichait un large, très très large sourire.

- What a nice, beautiful day, isn't it?

Je vous signale qu'à ce moment-là, il pleuvait à boire debout. Non, ce n'est certainement pas la météo qui le rend si heureux... hi! hi! hi!

M. Georges

9 Avril 2008

Permalink 16:37 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 242 mots  

Avez-vous vu la flamme?

16h29... je regarde actuellement le relais de la flamme olympique à San Francisco. On a vu le premier coureur prendre le flambeau. Les hélicos des stations de télé ont commencé à suivre ça du haut des airs. Puis, le coureur est descendu derrière l'estrade, a commencé à courir et... est entré dans un entrepôt! Une stratégie de sécurité, de toute évidence.

Pouf! D'un coup sec, plus de flamme olympique. Plus de coureur. Plus de relais. Plus d'image.

Je regardais les images aériennes de l'hélico de la station KRON. Ouuuuuu... le gars assis dans l'appareil devait se ronger les ongles au sang. Je le voyais zoomer in et out continuellement, à la recherche de la fameuse flamme! En vain. Quand tu sais que tes images sont diffusées en direct sur CNN à travers le monde... et que tu as perdu la shot, ce n'est pas reposant!

En tout cas, si jamais vous voyez le coureur et la flamme apparaître à côté de chez vous ou au milieu de la Métropolitaine, faites-nous signe. À San Francisco, ils la cherche désespérément...

*** MISE À JOUR - 17h09 ***
Bon! La flamme vient de réapparaître. Le trajet a été complètement changé. Au point où les coureurs portent le flambeau dans des rues où il n'y a presque personne! À regarder les images provenant des hélicos, il semble y avoir davantage de policiers que de spectateurs le long du trajet.

flamme
Permalink 14:10 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 412 mots  

Arrêtez... je vais devenir gros!

Midi quarante-cinq. Pas de lunch aujourd'hui. Pas eu le temps d'aller faire l'épicerie. Donc... le moment parfait pour une fringale de gras trans! Et dieu sait que ce n'est pas ça qui manque dans les environs de l'aéroport.

Je prends donc la direction de l'un des meilleurs shack à patate le long de l'autoroute 520. Les habitués du coin reconnaîtront certainement celui dont je parle... (n'est-ce pas, Bill Cosby? Denys? Réjean? hi! hi! hi!).

J'arrive là. Commande un classique deux all-dressed-patate au sympathique monsieur.

- Tiens, pas de poutine aujourd'hui, Max?
- Euh... non.


Quand le gars de la place connait ton nom ET ta commande habituelle, ce n'est pas bon signe pour la bédaine.

- Pis, est-ce qu'il y a du nouveau avec le petit gars disparu à Roxton Falls?
- Non. Rien d'encourageant. Malheureusement. Mais les recherches continuent. La Sûreté est encore là-bas.


Je me surprends donc à faire un résumé du bulletin du midi. Que voulez-vous! Je suis un gars de nouvelles. Quand quelqu'un me pose une question sur l'actualité, c'est plus fort que moi. Faut que je lui fasse un compte-rendu complet. Ça fait toujours rire ma blonde, ça, d'ailleurs. M'enfin.

Je prends ma commande en tenant mon billet au monsieur.

- Non, non, Max! Laisse tomber. Ça nous fait plaisir! C'est sur notre bras aujourd'hui. Continue ton bon travail.
- Ben là! Voyons donc! J'insiste! Tenez.
- Je viens de te dire que ça nous fait plaisir! C'est beau! C'est beau!


Je ne sais pas pourquoi mais je me sentais super mal. Accepter des choses comme ça, juste parce qu'on a une binette connue, ce n'est tellement pas moi. Je le jure sur la tête de ma maman.

Alors, au risque de devoir comparaître devant un comité d'éthique de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ou encore devant une cour martiale, je, Maxime Landry, avoue ici même avoir accepté un cadeau sous la menace d'une bouteille de vinaigre, à savoir deux steamés-patate. Pour ma défense, je tiens à préciser qu'un généreux pourboire a été laissé sur le comptoir, en l'occurrence tout ce qui me restait de ti-change dans mon portefeuille.

L'accusé conclut sa déposition en demandant à tout ceux qui seraient tentés de le soudoyer de nouveau d'éviter à tout prix de le faire. Sinon, sa bédaine va en prendre un coup. Et ça va coûter plus cher d'essence pour faire décoller l'hélico...

8 Avril 2008

Permalink 22:53 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 330 mots  

Rien avoir et être heureux.


C'est ce que je constate à chaque année, lorsque je vais au Mexique, en République Dominicaine ou ailleurs.

Depuis plusieurs années, durant nos deux semaines de vacances, nous louons une voiture afin de sortir de ces hôtels paradisiaques qui nous accueillent, nous gens venant de pays bien nantis.

Quel plaisir de choisir pour une centaine de dollars, des cadeaux que nous transportons dans nos bagages et que nous remettons aux enfants que nous allons visiter dans les villages avoisinants.
Depuis leur jeune âge, mes enfants savent très bien que les pays du sud ne sont pas uniquement synonymes d'hôtels 5 étoiles et de daiquiris aux fraises.
Ces petites escapades en voiture demeurent toujours leurs plus beaux souvenirs de vacances.

Ce que nous remarquons aussi, c'est que les gens chantent presque tout le temps en travaillant. Pour de minces salaires (parfois 100$ pour une semaine de 60 heures), ils semblent être heureux de leur sort et de ce que la vie leur apporte.
La première année où nous avons remis des cadeaux aux enfants, ma fille croyait qu’ils étaient malheureux parce qu'ils habitaient dans des huttes et parce qu’ils n’avaient rien pour jouer. Elle a rapidement constaté, que son impression était fausse. Ces enfants ont l’essentiel, et comme le chante si bien Ginette Reno, "L'essentiel, c'est d'être aimé, le reste importe peu.."
Ils ont le stricte minimum, et je peux vous affirmer que la majorité semble beaucoup plus heureux et enjoués que plusieurs enfants nés au Québec dans de la ouate Gucci.


En connaissez-vous beaucoup de personnes qui chantent en travaillant et qui sont heureuses de ce que leur amène la vie?

On dirait que plus les gens en ont, moins ils sont heureux. Cependant, plus ils en ont, plus ils en veulent. Est-ce que cela veut dire qu'ils aiment être malheureux? À moins que ce ne soit parce qu'ils cherchent le bonheur aux mauvais endroits.

Vous, l'avez-vous trouvé?


Permalink 15:19 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 53 mots  

Se faire traiter de dinde

Voilà une question existentielle: qu'est-ce qui se passe quand une dinde se fait traiter de dinde?

Eh bien ça donne ça.

Même la police n'est pas capable de régler le problème! Les gars de la WWE peuvent aller se rhabiller!

S'cusez. Je l'ai trouvée trop bonne! Hi! Hi! Hi!

7 Avril 2008

Permalink 19:02 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 568 mots  

LE VOULOIR DE VIVRE

Il n’y a pas d’âge à vouloir espérer vivre. Dans sa lettre, Robert, âgé de soixante-quatorze ans nous le prouve bien. Il s’est accroché aux siens avec un désir ardent de survivre.

Lettre de Robert

Je suis un labyringectomisé de 74 ans. Tout a commencé en mai 2004 avec des problèmes de gorge. Après consultation, tests et biopsie, le médecin m’annonce que je suis atteint d’un cancer de la gorge. En juin de cette même année, je débute donc une série de vingt traitements de radiothérapie.

Tout allait pour le mieux, mais voilà qu’en mai 2006, de nouveaux problèmes surviennent et de plus je perds la voix. Nouvelle consultation, mais cette fois on me conseille l’opération du larynx ce qui a pour résultat l’ablation du larynx, de la glande thyroïde et d’autres glandes. Tout cela me laisse avec un trou dans la gorge pour respirer et la perte de l’usage de la parole et de l’odorat.

Mois D’enfer

Après douze jours d’hospitalisation, les trois mois qui suivirent furent de vrai mois d’enfer et un découragement total s’est emparé de moi. Je ne sais plus à quoi penser, ne peux plus parler et me demande sans cesse combien de temps il me reste à vivre.
Mais malgré tout, grâce au soutien et aux encouragements de mon épouse, de mes trois enfants, de mes deux petits-enfants, de ma parenté et de mes amis on réussit à me remonter le moral.

En octobre il est donc décidé que je dois reprendre les traitements de radiothérapie- cette fois au nombre de trente -, mais avant on doit m’extraire les dents du bas. Suivront encore d’autres grands moments de découragement, car je souffre de violents maux de gorge et d’oreilles, j’ai de la difficulté à avaler et je perds mes cheveux. De plus, le cou me brûle comme du feu.

Dans mon découragement j’ai beaucoup pleuré, tellement, que j’ai même demandé à Dieu de venir me chercher. Puis je me suis mis à penser à mon épouse, mes enfants et mes petits-enfants et me suit dit qu’il fallait que je me battre pour espérer vivre encore avec eux quelques mois, et qui sait, peut-être même quelques années de plus.

Aujourd’hui, 14 février 2008, ça va mieux, je parle avec une voix oesophagienne et je suis toujours là. Les meilleurs conseils que je puisse retenir et donner à toutes personnes aux prises avec cette terrible maladie qu’est le cancer sont : la patience, le courage et surtout le vouloir de vivre.
Parlez aussi avec vos proches, amis et médecins, car on a tant besoin d’eux.

Merci Monsieur Normand et continuez votre bon travail.
Bon courage à vous et à tous vos lecteurs,

Robert

J’ai été touché, Robert, par votre grande détermination, mais surtout par votre “Victoire”. Vous avez su persévérer malgré tous ces moments de souffrance et de découragement.
Une fois de plus, cela prouve bien qu’on ne doit jamais désespérer, et à 74 ans, vous en êtes une preuve vivante.

Encore longue vie à vous, et n’oublions pas que chaque journée qui nous est offerte peut devenir un vrai cadeau de la vie et que d’autres peuvent suivre.

4 Avril 2008

Permalink 17:45 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 752 mots  

Maudit hiver!

O.K. Là, c'est officiel, confirmé, déclaré: JE SUIS ÉCOEURÉ DE L'HIVER! Et cette écoeurantite aïgue, elle fait suite à notre vol plus tôt cet après-midi. Tout un vol...

Je vous raconte un peu notre journée. Ce matin, 2 heures dans le ciel de la Montérégie et du grand Montréal pour surveiller, entre autres, l'état des rivières. Survol de Carignan, St-Hyacinthe, Terrebonne, Laval. Situation stable dans l'ensemble. Retour au hangar.

Puis, vers 9h45, coup de fil de la salle des nouvelles.

- Max, on vous demande de décoller. Direction Trois-Rivières. Il y a une nouvelle tentative actuellement pour renflouer le Sabrina (le navire échoué depuis 1 mois). TVA-Trois-Rivières souhaite avoir des images. LCN aussi.
- Parfait. On se met en direction.


On décolle donc de Montréal-Trudeau. Tout est beau. Un peu nuageux, sans plus.

En chemin, on s'arrête à Yamaska. Il y a là tout un spectacle: nos amis de la Garde-Côtière à bord de l'aéroglisseur sont en train de briser le couvert de glace. Michel me regarde:

- Let's go! On se paye la traite!

Michel dirige l'hélico vers la grosse machine rouge. On voit le coussin d'air monter sur la glace. L'eau sort de partout sous l'aéroglisseur. Je fais un 10 minutes d'images. Ça démontre toute l'opération mise en branle pour prévenir les inondations. Du bon viz!

aeroglisseur
L'aéroglisseur Sipu-Muin de la Garde-Côtière dans le feu de l'action sur la rivière Yamaska.

On remet donc le cap sur Trois-Rivières. L'hélico survole le pont Laviolette. Les remorqueurs poussent sur la coque du Sabrina. La manoeuvre est à la fois impressionnante et difficile. Le navire semble vraiment bien coincé dans la vase. On tourne des images et on diffuse le tout à LCN en direct. L'opération prend plus de temps que prévu. On demeure donc au-dessus de la scène pour le TVA Midi, question de fournir des images en direct. Je me penche vers mon collègue pilote.

sabrina
L'opération spectaculaire pour renflouer le Sabrina au large de Trois-Rivières, captée du haut des airs.

- Bon. Il est 12h10. Qu'est-ce que tu dirais d'aller fueler à l'aéroport de Trois-Rivières et prendre une bouchée?
- Bonne idée!


Atterrissage donc à CYRQ. On bouffe un peu. Tout est beau. Il est 13h15. Temps de repartir vers Montréal.

Et c'est précisément entre Trois-Rivières et Montréal que l'hiver nous a re-sauté dans la face, si je peux m'exprimer ainsi. Et pas à peu près.

On était rendu dans le coin de Lanoraie, au-dessus de l'autoroute 40, quand un mur blanc s'est dressé devant nous. Une purée de pois, mes amis. Oh là là! La visibilité s'est dégradée dans le temps de le dire. On est passé du temps des sucres au temps des tuques en 10 secondes.

Les gros flocons blancs nous fonçaient dessus. Oui, de la belle grosse neige collante un 4 avril! Je n'en revenais pas.

Michel restait confiant aux commandes de l'hélico. Le gars n'a pas 6.000 heures de vol derrière la cravate pour rien. Du mauvais temps, il en a vu.

Mais pas moi. Je n'aimais pas ça. Pas pantoute, comprenez-vous. Moi, je ne suis qu'un simple journaliste assis derrière une machine volante. Un ti-cul des airs. Un rookie du ciel.

En bon français, je commençais à avoir les fesses serrées. Je voyais les lampadaires. Je regardais les automobilistes sur la 40 et je me disais: "Bande de chanceux! Vous êtes au sol, vous autres!"

Rendu à Repentigny, j'en ai eu franchement assez.

-Michel, là, je n'aime pas ça du tout!!!
- Relaxe un peu. Tout va bien.


Lui n'était pas inquiet. Pas une miette. Il avait un plan en tête: un aéroport de dégagement. Celui de Mascouche.

L'hélico s'est donc dirigé tout doucement au-dessus de l'autoroute 640 et a descendu chez nos amis de Passport Hélico. Je n'ai jamais été aussi content d'atterrir.

- Salut vous autres! Est-ce qu'il vous reste de la place dans votre hangar?

Alors voilà. Exceptionnellement, notre hélico va faire dodo à Mascouche. À cause du maudit hiver qui ne veut pas finir.

Nous? Eh bien nous, on est rentré à bord du merveilleux mobile 36 de TVA. C'est notre collègue caméraman Charles DeFoy qui est venu nous chercher.

C'est drôle. Tout d'un coup, je trouvais le Chevrolet Venture très très confortable. Et Michel, lui, me regardait avec un gros sourire. ;-)

2 Avril 2008

Permalink 11:30 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 259 mots  

À qui le soulier?

Vous me permettrez d'être un peu plus léger ce matin. Mais à chaque printemps je me pose la même question. Une question qui surgit lorsque je vois la neige fondre et les déchets apparaîtrent par dizaine. En passant, mon collègue Yves Poirier a fait une démonstration de la situation à Montréal. Un mot: beurk! Voyez par vous-même.

déchets

Bon. Tout ça pour vous dire qu'à chaque printemps, je vois des sacs verts éventrées au bord des trottoirs. Des boites de carton détrempées. De vieux matelas abandonnés. Classons ça dans la catégorie des "déchets normaux", si je peux m'exprimer ainsi.

Là où je ne comprends pas, c'est quand je vois à travers la neige qui fond... des souliers. Je veux dire, des souliers!?!? Qui peut bien perdre un soulier durant l'hiver? Y a-t-il vraiment quelqu'un qui s'est retrouvé en pied de bas dans un banc de neige?

Ne riez pas. Juste ce matin, en rentrant à l'aéroport, j'en ai vus deux! Un chouclac sur l'autoroute 13 près de Hickmore. L'autre au milieu de la voie de service de Côte-de-Liesse.

C'est même ça qui m'a donné l'idée d'écrire ce post ce matin. Je me suis dit que je n'étais certainement pas le seul à en trouver et à me poser la question sur leur provenance.

En tout cas, si jamais vous voyez un gars avec un bas tout mouillé qui semble chercher quelque chose, dites-lui de m'appeler. J'ai peut-être trouvé ce qu'il cherche... hi! hi! hi!

Collaborateurs réguliers

Patrice Cinq-Mars
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