29 Novembre 2007

Permalink 11:45 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 302 mots  

Dehors novembre!

Le mois de novembre est sans doute le pire mois pour les gens de l'aviation. Fait pas beau. Fait noir. Du vent à vous arracher le toupet.

Bref, pas les conditions idéales pour voler en hélico.

Prenez ce matin. Les nuages étaient suffisamment hauts dans le ciel pour nous permettre de voler. Mais les vents. LES VENTS! On s'est fait bardasser, mes amis. Ouch!

C'est drôle. Souvent lorsque les gens me croisent dans la rue, à l'épicerie ou ailleurs, ils ont tous la même remarque: "C'est fou comme votre image est stable, hein! Ça ne bouge pas pantoute!"

Bien oui!

L'image est peut-être stable... mais le gars qui est à l'intérieur de l'appareil, lui, se fait barouetter pas à peu près! Be-ding! Be-dang!

Tantôt, je faisais une intervention à Salut Bonjour dans le bulletin de 7h30. Si vous l'avez écoutée, vous avez peut-être remarqué mon sourire disparaître d'un coup sec. J'ai aussi eu une petite hésitation.

Ce n'était pas un blanc de mémoire. C'était un coup de vent.

Je parlais en regardant la caméra et tout d'un coup, wooosh! Une "poche d'air" comme on dit familièrement.

À l'écran, rien n'a paru. C'est sûr: ma caméra à l'intérieur est fixe. Mais je vous jure qu'à l'intérieur de moi, ça a fait: "gloup"!

En fait, un truc intéressant pour vous. Si vous voulez savoir à quel point on se fait brasser, regardez la petite fenêtre à ma gauche dans l'hélico. Vous allez voir, moi je suis bien stable... mais le décor à l'extérieur se promène d'un bord et de l'autre!

C'est un bon indice.

Mais il faut que je vous dise: je pense encore que c'est moi qui fait le plus beau job au monde!

vents

28 Novembre 2007

Les économistes de gauche…

Une déclaration entendue au dernier congrès de la Fédération des journalistes du Québec, qui se tenait ce week-end à Québec, en a fait sursauter plusieurs et continue à faire l’objet de railleries. Lors d’une table ronde, la réalisatrice du film L'illusion tranquille et militante adéquiste Johanne Marcotte a en effet déclaré: «les économistes de gauche ou de droite, ça n'existe pas». C’est comme ca que le prof Lauzon dit essentiellement la même chose que les économistes de l’Institut économique de Montréal. Ou encore, comme Marcotte le dit elle-même, que «la gauche est rendue plus à droite que la droite» (voir autre billet). Tout cela me semble un peu confus. Il y a quelqu’un dans la salle qui peut lui expliquer ce qu’il en est?

26 Novembre 2007

Permalink 18:23 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 682 mots  

Des reproches et des regrets

Je vous lis chaque semaine et souvent, selon les témoignages (particulièrement ceux où vous parlez du soutien des proches) j’ai les larmes aux yeux et je me fais énormément de reproches…

J’avais 30 ans lorsque j’ai su que mon père souffrait d’un cancer de la gorge. Il vivait seul, était enfant unique et n’avait comme proches que mon frère, moi et un bon ami.
À l’annonce de son cancer ce Noël là et au début de ses traitements de radiothérapie en janvier qui suivit, mon père disait toujours que tout allait bien…mal à la gorge…mais ça allait… Comme ma mère a eu un cancer du sein lorsque j’étais plus jeune et qu’elle s’en est bien remise, j’ai vu le cancer de mon père comme une vilaine grippe. Faut-il être idiote pour penser comme ça! De là les reproches qui me hantent…

IL Y ALLAIT SEUL…

Mon frère l’a accompagné à deux ou trois reprises pour des traitements de chimiothérapie, mais pour ce qui est de la radiothérapie et il en avait souvent, il y allait seul. À la maison, il ne mangeait pas très bien. On se parlait toutes les semaines, mais on ne se voyait pas souvent et je ne réalisais pas l’ampleur et les exigences de ses traitements. Puis en juin il nous a annoncé qu’il était guéri…Quelle joie! Mais elle n’a pas duré longtemps. Dès l’arrivée du mois d’août, il s’est retrouvé avec d’importants problèmes pulmonaires et souffrait également de dénutrition ce que l’on ignorait. C’est alors seulement qu’il nous a téléphoné pour nous faire part de son état affaibli et nous demander un peu d’aide pour ses courses et son ménage. À partir de ce jour, mon frère et moi avons été beaucoup plus présents à ses côtés. Nous avons attendu qu’il demande, ce que je regrette amèrement, car j’aurais dû être là bien avant! Comment ai-je pu être aussi naïve et croire que ça allait?

DÉGRADATION

Par la suite, tout a été très vite. Mi-septembre il est enté à l’hôpital en ambulance pour difficultés respiratoires. Pneumonie que je connaissais, mais aussi emphysème avancé et sévère que j’ignorais. Lorsque je l’ai vu intubé et allongé sur son lit d’hôpital, je pensais m’évanouir tellement le choc était gros. Mon frère et moi le visitions tous les jours et il est décédé deux semaines plus tard d’un arrêt respiratoire et son cancer avait récidivé.

Trois ans se sont écoulés depuis, j’ai encore énormément de regrets et me fais toujours des reproches de ne pas avoir été là avant . Mon seul conseil pour tous les proches de personnes malades est celui-ci: “Même si on vous dit que ça va bien, n’hésitez pas et allez-y quand même, dorlotez-les, faites leurs de bonnes soupes et surtout n’attendez pas qu’elles le demandent!”
Pour le moment je suis à la maison auprès des enfants, mais lorsqu’ils iront à l’école, je veux faire du bénévolat auprès des malades grands ou petits. Mon père n’a sûrement pas été le seul dans ce cas. Je ne sais pas si j’arriverai à soulager ma peine, mais me confier à vous aujourd’hui me fait un grand bien et m’aidera peut-être à accepter un jour.
Merci, Martine

Votre témoignage en fera certainement réagir plusieurs et vous pouvez vous consolez, car je suis persuadé, Martine, qu’où puisse être votre père aujourd’hui, il doit être très fier de sa fille, car cette douloureuse expérience vous aura tout de même permis de grandir dans la générosité quant à vos intentions de tant vouloir aujourd’hui prendre soins des autres.

Permalink 12:12 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 246 mots  

Bus-métro: droit à la grève?

Intéressante, cette nouvelle au sujet des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro qui n'auront plus le droit de faire la grève. Du moins, si le gouvernement va de l'avant avec son projet.

On apprend ce matin que Québec songe à retirer le droit de grève aux employés du transport en commun. La raison: les autobus et le métro constituent un service indispensable, lit-on dans le document de travail. Document qui devait rester secret, en principe.

Et là, ce matin, ça beugle. Les représentants syndicaux multiplient les entrevues dans les médias, dénoncent cette proposition, disent qu'ils n'auront plus de pouvoir de négos.

Come on!

Les policiers ne peuvent pas déclencher la grève. Les pompiers non plus. Et ils ne sont pas au salaire minimum. Leurs conditions ne sont peut-être pas parfaites mais ces gens-là ne font pas pitié non plus.

C'est une chose que de faire la grève pour faire pression sur son employeur. Pour le priver de revenus. Pour lui faire mal. On appelle ça, à juste titre, un conflit de travail.

C'est complètement autre chose quand la grève touche des milliers d'usagers. Toute une population. Une ville entière. Dans ce temps-là, on appelle ça une prise d'otage. Et ça n'a pas sa place.

Rappelez-vous le bordel à la fin mai. L'oeuvre des employés d'entretien de la STM. Ces jours-ci, ce sont les chauffeurs qui préparent leurs pancartes.

stm

23 Novembre 2007

Permalink 09:51 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 119 mots  

Retour dans le ciel

Ah.... que ça fait du bien!

Michel et moi étions de retour dans le ciel ce matin après plus d'une semaine d'absence. Inspection d'hélico, vérification d'amplificateur micro-ondes, mauvaise météo: vraiment, les derniers jours n'ont pas été propices pour nous.

Mais là, ce matin, quel bonheur! Décollage au-dessus de la ville et wow! Un tapis blanc à la grandeur de la région. Si vous saviez à quel point la neige rend la ville tellement plus lumineuse.

Bref, après avoir passé la journée d'hier les deux pieds dans la gadoue pour couvrir les chutes de neige et l'entrée au boulot, ça faisait du bien de se retrouver au-dessus de tout ça ce matin!

22 Novembre 2007

Pour l’instauration de la droite!

En circulant dans les corridors de l’UQAM hier soir, je suis tombé sur une petite affiche annonçant pour demain (vendredi) une «Grande Manifestation de Droite» dans les rues de Montréal (à 15 H, au square Victoria, pour ceux que ca intéresse). L’appel est sans équivoque: «Les forces du statu quo sont très présentes au Québec et la gauche se met de plus en plus en travers du progrès et de la richesse. C’est à nous, citoyens de droite, de s’assurer que la création de richesse se poursuit, et de rappeler que les gauchistes ont beau manifester autant qu’ils veulent, nous serons toujours les plus forts»

Curieux, je me suis mis à chercher de qui venait cette invitation. Réponse: l’«Institut Bastiat pour l’instauration de la droite», un «groupe de citoyens du Québec dédiés à la recherche de la croissance, du progrès et de la richesse pour le Québec, et qui assument parfaitement leurs positions de droite».

Le groupe invite les manifestants de demain à suivre quelques règles. Lisez, c’est très amusant:

- Discipline et respect sont les maîtres mots. Écoutez toujours l’équipe d’ordre et taisez-vous promptement lorsque le silence est demandé afin d’entonner tous ensemble les slogans officiels.

-Veuillez communiquer les slogans de votre organisation de droite à l’adresse ibid@mail.org.

-Les habits devront être soignés, pantalons et chemises repassés, avec cravate de préférence. Toutefois, notre souci d’ouverture va jusqu’à accepter des tenues modestes, voire humbles.

- Cela va de soi qu’il ne faut pas en profiter pour venir débraillé. Les gens humbles savent être dignes.

- Nous attirons tout particulièrement l’attention de ces dames à qui il échoira de représenter les valeurs de la Femme du Québec. La parité se mérite. Doucement sur le gloss, les vernis à ongle, etc… Vous devez être à l’élégance et à la discrétion ce que ces messieurs seront à la rigueur et à la conviction.

- Les cheveux doivent être lavés et peignés dans le bon sens.

- Les enfants devront être polis et silencieux.

- Banderoles et pancartes devront être soignées (si possible faites à l'ordinateur et pas au marqueur). Notez que le comité organisateur de cette manifestation fera des surplus de pancartes pour ceux et celles qui n’auront pas le temps d’en faire.


Vous aurez évidemment compris qu’il s’agit d’une parodie. La marche devrait néanmoins avoir lieu. Et si on se fie à cet exemple de manifestation parodiée (gracieuseté de manifdedroite.com), l’événement promet d’être très drôle. Y serez-vous?
Permalink 10:57 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 272 mots  

Le Ritalin à toutes les sauces...Je n'aime pas cela.

Je ne la trouve vraiment pas drôle celle-là.
Est-ce qu'il y a vraiment des scripteurs, des animateurs, des chroniqueurs ou des auteurs qui manquent d'idées et de jugement à ce point?

En moins de trois semaines, j'ai entendu à quatre reprises des commentaires ou des lignes de textes disant:

. "Regardez celui-là sur le vidéo, je crois qu'il n'avait pas pris son Ritalin".

. "J'pense qu'il n'a pas pris son Ritalin ce matin" commentaire d'un animateur.

- "Donnez-lui du Ritalin quelqu'un!"

- "T'as pas pris ta dose de Ritalin avant de venir hein?"

À chaque fois, ces phrases ont été utilisées lors d'une animation, d'une entrevue ou d'une chronique à la télévision. Je ne trouve pas cela très approprié.


Si vous aviez des enfants qui prenaient du Ritalin ou si vous en aviez pris vous-mêmes chers gens "supposément" créatifs et ayant le verbe facile, peut-être que vous utiliseriez moins le Ritalin à toutes les sauces. En passant, votre sauce est indigeste.

Il n'y a pas de honte à prendre du Ritalin, toutefois il faudrait penser aux jeunes qui peuvent vous lire et vous entendre utiliser ces expressions comme moqueries.
Il faudrait aussi savoir de quoi on parle. Le Ritalin n'est pas seulement utilisé pour les enfants hyperactifs.

Donc, la prochaine fois, faites donc aller un peu plus vos méninges, et tentez d'autres répliques ou d'autres réflexions. Seriez-vous capables d'un peu plus d'imagination ou de concentration? Sinon, il va falloir vous prescrire............une bonne bouffée d'air frais ou une semaine de vacances.


*Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais faire ce que je dénonce?

19 Novembre 2007

Permalink 17:07 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 760 mots  

LE VACCIN CONTRE LA GRIPPE

Avec l’arrivée de l’automne vient la crainte d’attraper un rhume ou une grippe. Comme novembre est le mois de la vaccination, on se demande si on doit ou non se faire vacciner.

Pour répondre à cette interrogation, on va définir ces deux états :

LE RHUME est généralement causé par un virus de la famille Coronaviridae qui se manifeste à l’automne, l’hiver et le printemps. Il dure de 4 à 7 jours. Le rhume, on le sent venir au niveau du nez, de la gorge. La fièvre, les maux de tête, les douleurs et la fatigue sont rares. Un nez qui coule, des éternuements et des maux de gorge sont les symptômes les plus courants. Si ça se complique, on aura une congestion des sinus et peut aussi avoir mal aux oreilles. Le traitement est d’agir sur les symptômes. Un décongestionnement pour le nez (si bouché) et un antihistaminique si le nez coule. S’il y avait de la fièvre et douleur (c’est rare), prendre Tylénol.

LA GRIPPE est causée par le virus grippal (influenza) qui se manifeste surtout en janvier, février et mars. Ce virus grippal se propage par des gouttelettes projetées dans l’air par la toux ou les éternuements d’une personne infectée. Le virus grippal se trouve également sur les mains des personnes infectées ainsi que sur les surfaces qu’elles touchent.
La grippe dure 7 à 10 jours. Dans une vie entière, une personne aura de 4 à 6 grippes. C’est pour se protéger de la grippe que le vaccin existe. La grippe vous frappe brusquement. A 10 :00 h vous êtes bien et 30 minutes plus tard, c’est comme si un 10 roues vous était passé sur le corps. Vous êtes accablé d’une grande fatigue, avec maux de tête, une toux sèche et surtout des douleurs musculaires. Une fièvre de 39° 40° Celsius de 3 à 4 jours. Les maux de tête sont intenses. La fatigue qui dure 2 à 3 semaines et plus. Un nez qui coule avec éternuement et des maux de gorge sont courants.
Si ça se complique, une pneumonie peut se développer.

LE TRAITEMENT

C’est aussi d’agir sur les symptômes. Contre la fatigue, garder le lit. Contre la fièvre, les douleurs musculaires et les maux de gorge, prendre des comprimés de Tylénol ou Motrin ou Advil et boire beaucoup d’eau. Contre la toux sèche, optez pour Bénylin DM.
* Si les symptômes persistent plus d’une semaine avec température et sécrétions colorées, consultez un médecin.
Comme le rhume et la grippe sont causés par un virus, les antibiotiques ne sont pas efficaces, car ils agissent seulement sur les bactéries.

Les virus se transmettent par les mains. Il est donc important d’agir de façon préventive et d’opter pour des mesures d’hygiène élémentaires. On doit se laver les mains fréquemment avec eau et savon et ne pas se toucher le visage. Pensez aux poignées de porte, aux revues dans les salles d’attente, aux sacoches et porte-documents que l’on dépose un peu partout, ce sont tous des véhicules de transmission de microbes. Au risque de me répéter, souvenez-vous que les gels ou solutions désinfectantes mis à notre disposition dans les hôpitaux, ne pourront jamais remplacer un bon lavage de mains avec de l’eau et du savon.


PRÉVENTION

Heureusement, il existe un vaccin prévenant la grippe. Il s’adresse à des catégories d’individus pour qui le vaccin est gratuit.

1) Aux enfants de 6 à 23 mois, à leurs parents, à leurs proches et à ceux et celles qui en prennent soin.
2) Aux personnes de 60 ans et plus et aux membres de leur entourage.
3) Aux personnes malades à risque de complication et aux membres de leur entourage.
4) Aux travailleuses (eurs) de la santé.

Les cliniques de vaccination sont sans rendez-vous en novembre 2007. Contactez votre CLSC pour les dates et lieux.
Pour toutes les autres personnes qui n’entrent pas dans ces catégories, informez-vous au personnel de votre pharmacie

Je tiens à remercier cette infirmière Lucette, pour toutes ces informations. Depuis plus de dix ans, Hélène et moi nous faisons vacciner chaque année. Il est certes possible de contracter quand même le virus, mais les effets en seront tellement amoindris et la durée bien plus courte. Je recommande donc, spécialement aux personnes atteintent de maladie, d’agir dès maintenant.


Permalink 16:21 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 58 mots  

Brutalité policière

Pour tous ceux qui dénoncent la brutalité policière, les coups de matraque et les jets de gaz poivre dans les manifs, voici la preuve que nos agents à Montréal ne sont pas si méchants que ça.

Je suis tombé là-dessus en fouillant dans Youtube. Je vous jure, ça va vous clouer le bec... mouhahahahahah!

canard

16 Novembre 2007

Permalink 22:00 pm, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 267 mots  

En"saigner". Quel bonheur!

Il y avait déjà quelques mois que je n'avais pu renouer avec le plaisir d'enseigner.
Cette semaine, je me suis offert ce privilège.
C'est-à-dire de me retrouver dans une classe avec des élèves de 6ème année.
Pas de plus belle ambiance, que celle d'une école primaire. Vous voulez voir et sentir la vie? Allez passer une journée dans une école.

Quel bonheur que de transmettre nos valeurs et nos connaissances aux adultes de demain. Ce retour à l'essence même de ma formation, me fait toujours un grand bien et me confirme les choix que j'ai faits.

Dans cette classe multiethnique (quartier oblige), tous m'ont apporté quelque chose. J'adore aussi ce privilège que je peux me permettre en enseignant dans plusieurs écoles et à plusieurs niveaux dans une même année. Cela me permet de faire de belles rencontres et d'apporter un peu de moi à différents endroits. Vous savez comme dans les films avec ce vieillard ou cette personne qui ne faisaient que passer dans une ville ou dans certaines vies en laissant un peu d'eux-mêmes, pour ensuite continuer leur route?
J'aime bien penser que c'est un peu ce que je fais.

Ce qu'on a acquis et ce qu'on a construit, personne ne peut nous l'enlever. Ce que nous partageons avec nos élèves demeure quelque chose que l'on sème et qui fleurira un jour.


J'ai savouré mon moment d'enseignement cette semaine et je me promets bien de prendre un petit contrat d'enseignement d'ici la fin de l'année.

Et vous, qu'est-ce qui fait votre bonheur ces temps-ci?

La pire idée pour un resto

Les commerçants de tout acabit rivalisent souvent d’audace afin de se démarquer. C’est sans doute ce qui a motivé les «idéateurs» de ce restaurant situé à Taipei, dont la thématique est… la toilette! Ahhhhhh! Le bonheur de manger sur une table en verre placée au-dessus d’un évier qui a l’air mal récuré, le plaisir de voir ses amis assis sur un bol et de manger dans des assiettes qui rappellent les plus beaux morceaux de plomberie! Ca vous met en appétit?

14 Novembre 2007

Le retour du géant jeudi

Moi qui croyais être un fan fini d'aviation... vous êtes pires que moi!

À preuve: je rentre au hangar ce matin. J'ouvre ma boîte de courriel. Au moins une trentaine de messages avec une seule et même question: "À quelle heure il revient, le 380?"

Bon, eh bien pour vous tous qui êtes en pamoison devant le géant des airs et qui en redemandez, voici quelques infos qui vous seront, je crois, bien utiles.

Je viens de parler avec les gens d'Aéroports de Montréal. Ils me confirment que l'Airbus A380 doit revenir jeudi à Montréal. Il se posera vers 10 heures en matinée. Il passera la journée à l'aéroport avant de redécoller autour de 22 heures. Atterrissage de jour... décollage de nuit.


Il peut toujours y avoir des changements. Je vous tiendrai au courant ici même, sur ce blogue.

airbus

13 Novembre 2007

Permalink 08:54 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 330 mots  

De la violence encore banalisée.


Un jeune de douze ans qui perd la vie après avoir reçu un coup à la poitrine. Il a voulu défendre sa petite amie qui subissait de l'intimidation verbale...
Encore de l'intimidation!

Ce qui me dérange particulièrement lorsqu'on parle de ce genre d'événement dans les médias, c'est qu'on débute ou termine le topo en disant:

-ce n'était qu'une légère querelle
-pour une simple histoire de casquette
-suite à une banale altercation


Continuons donc à banaliser de la sorte la violence et l'intimidation dans les écoles ou ailleurs en ce qui concerne nos jeunes. Un jour, on en paiera le prix, et vous comprendrez que je ne parle pas d'argent.

Continuons de garder à la surface les problèmes sérieux et profonds que vivent nos jeunes à travers l'intimidation et les manières qu'ils prennent pour exprimer leurs déceptions, leurs désaccords, leurs peines ou leurs frustrations.

Continuons de dire que ce ne sont que des histoires d'enfants.

L'intimidation et la violence peuvent être causées par plusieurs facteurs. Toutefois l'endroit premier pour prévenir, contrer ou discuter de la violence, c'est à la maison. Et oui, encore dans la cour des parents!

Hier, à l'émission de Denis Lévesque, je commentais sur la violence des filles qui semblent de plus en plus physique. On sait que les filles sont reconnues pour être plus agressives verbalement, mais elles viennent aux coups beaucoup plus facilement maintenant. Est-ce vrai?

Quand on sait que:
.la violence a augmenté de plus de 300% dans nos écoles depuis 15 ans.
.70 % de l'intimidation a lieu sur Internet.
.dans bien des cas, l'intimidation et la violence sont minimisées et peu sanctionnées,cela m'inquiète. Pas vous?

Il faut dénoncer l'intimidation et la violence, mais il faut aussi dénoncer les adultes (parents, enseignants, intervenants, entraîneurs etc.) qui banalisent, n'interviennent pas et ne sévissent pas lorsqu'ils sont témoins de ce genre de situation.


Avez-vous quelqu'un à dénoncer?


12 Novembre 2007

Permalink 22:25 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 864 mots  

Le port de l’uniforme à l’hôpital

Suite à mon courrier du 29 octobre (Un système encore loin d’être parfait), Lucette, infirmière, m’écrivait ce texte sur l’importance de la tenue vestimentaire du personnel médical dans les hôpitaux.

« En voulant corriger des lacunes importantes dans nos hôpitaux qui sont aux prises avec de graves problèmes d’infection, on va redonner les lettres de noblesse à ma profession.

Je suis diplômée du cégep et j’ai vécu au fil des années la dégradation de la tenue vestimentaire de tous les types d’emplois dans les hôpitaux. Pour certaines infirmières, l’uniforme s’est changé en un pantalon et un t-shirt et avec ça, elles portent des ‘’runnings’’ ou, dernièrement, les sandales Crocs. Chez certains préposés masculins et d’entretien ménager, ils se procurent, à la salle d’opération, des pantalons et hauts que les chirurgiens portent pour opérer. C’est de là que viennent les propos désobligeants des patients qui attendent à l’urgence lorsqu’ils voient du personnel jaser et croient à tord que ce sont des médecins qui sont assis là, à perdre leur temps .J’ai vu aussi un inhalothérapeute , stéthoscope au cou et dîner dans un restaurant à proximité de l’hôpital. Et non, ce n’était pas un médecin.

Comme l’uniforme ne nous identifie plus, on dispose d’une carte d’identité fournie par l’employeur. Encore là, certains employés (ées) peut-être frustrés de leur titre d’emploi, collent un bonhomme sourire pour cacher leur occupation dans l’hôpital ou porte leur carte à l’envers. »

Plus de décorum ailleurs

Dans sa lettre, Lucette fait référence à un institut de beauté, à une fromagerie et à une manufacture de pilules où les mesures et les exigences quant au port d’uniformes et de préventions d’hygiène tels souliers adéquats, cheveux attachés, désinfectants et lavage de mains, sont beaucoup plus strictes que dans bien des hôpitaux.



LES COÛTS RÉELS À DES MESURES PLUS STRICTES

« Le gouvernement ne veut pas réglementer sur le port obligatoire de l’uniforme dans les hôpitaux sûrement à cause des coûts, car il serait obligé, par les syndicats, de payer pour vêtir chaque personne. Je reproche au gouvernement de toujours mettre tout le monde dans le même panier et de décréter pour tous. Il pourrait pointer d’abord les hôpitaux où les patients nécessitent des précautions particulières. Par exemple, les hôpitaux où il se fait des greffes, les enfants malades, ces gros centres comme Ste -Justine , HMR, CHUM, CHUL, Sacré-Cœur, deviendraient des ‘’pilotes’’.Le succès obtenu dans ces centres en prévention de toutes les infections inciterait d’autres centres à s’investir pour améliorer les mesures d’hygiène. D’autant plus que ces centres ont déjà des infirmières en infectiologie et leur travail consiste justement à analyser et vérifier le degré d’infection dans l’hôpital. Ce personnel existe déjà, donc pas de frais supplémentaires. Fier des résultats ainsi obtenus, le gouvernement pourra ensuite élargir aux autres hôpitaux, CHSLD, etc.


Personnellement, je souhaite que l’uniforme avec lequel j’ai donné des soins
toute une journée reste à l’hôpital , en plus je ne risque pas de venir contaminer ma famille à mon retour à la maison .Donc , tous les employés(ées), se présentant au travail en civil ,auraient l’obligation de se changer et de porter l’uniforme ,et des souliers appropriés . Clairement cela veut dire que l’employé .dès son entrée dans l’hôpital se dirige vers son vestiaire et y laisse tous ses vêtements, sacoche et tous autres effets personnels. Ce n’est qu’avec des mesures rigoureuses que l’on pourra éradiquer tous ces bouillons de microbes, et espérer que nos patients soient mieux protégés et se sentent en sécurité lorsqu’ils sont à l’hôpital. Je prêche dans le désert si l’hôpital n’a pas de politique et de volonté de changements, mais j’ai bon espoir que les dirigeants de MON hôpital veulent eux aussi protéger la vie et de ce fait adopter des conditions favorables au rétablissement de la santé.


Être fier de ce que je fais concilie la fierté de ce que je porte. J’aime ma profession. Je veux qu’on me reconnaisse comme infirmière et je prends les dispositions qui s’imposent. Porter un uniforme et notre carte d’identité permettra au patient de s’assurer qu’il s’adresse à la bonne personne pour répondre à leurs questions ou inquiétudes... »


LUCETTE P. inf.B.Sc.

Et oui, Lucette , vous touchez là un point qui rassurerait bien des patients. Être soigné par un personnel soucieux de sa tenue vestimentaire et de son identification ne peut faire autrement que de nous mettre en confiance et à coup sûr, d’éviter bien des problèmes. Et vous, chers lecteurs, qu’en pensez-vous ?







10 Novembre 2007

Permalink 22:49 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 753 mots  

Vous voulez voir ça?

Alors, vous voulez voir ça, le plus gros avion civil au monde? Vous n'êtes pas seul.

Si je me fie à la vingtaine de courriels que je reçois CHAQUE JOUR depuis quelques semaines, je n'ose même pas imaginer le nombre de gens massés autour de l'aéroport lundi.

Alors, ce soir, à la demande générale, voici un petit guide du parfait "plane spotter"! Même que j'ai sorti mes talents de Photoshoppeur et je vous ai concocté une carte qui fera rougir les concepteurs de Google Earth. Oui. Bon. Menfin. Peut-être pas.

En tout cas, la voici cette carte... avec les explications juste en-dessous.

carte

D'abord, vous devez savoir que l'Airbus A380 doit, en principe, se poser durant l'heure du diner autour de 12h30 lundi. Parce qu'il est très gros, il doit à tout prix se poser sur la piste qu'on appelle "06 Gauche / 24 Droite "... c'est-à-dire celle que j'ai souligné en ROUGE. Vous constatez que c'est la piste la plus au nord de l'aéroport.

Maintenant: LA grande question: de quel côté arrivera-t-il sur cette piste? Survolera-t-il l'est de Montréal en se dirigeant vers l'aéroport? Ou encore arrivera-t-il au-dessus du lac St-Louis avant de se poser le nez vers l'est? Ça, impossible de le savoir. Ça dépend des vents. On ne le saura que le matin même.

Mais s'il fait beau (ce qu'on prévoit), de grosses chances qu'il arrive de l'EST vers l'OUEST. Donc, sur la 24 droite.

Ceci étant dit, si vous voulez jouer "safe" comme on dit, je vous conseille fortement de vous rendre sur la rue officielle des "plane spotters": le chemin St-François. Là où j'ai tracé une flèche verte. L'Airbus passera droit devant vous. Vous le verrez ensuite rouler sur la piste et se rendre jusqu'au terminal. Nous mêmes à TVA, on a choisi de poster notre camion de transmission à cet endroit. Vous irez dire un petit bonjour à mes collègues!

Un conseil pour vous: arrivez tôt. Je sens qu'il va y avoir du monde là...

Maintenant, il y a un autre bon endroit: la rue Pitfield. C'est un cul-de-sac où les avions vous passent directement au-dessus de la tête. Le point de vue est spectaculaire. Sauf que... c'est bon seulement si les avions arrivent de l'est vers l'ouest. Faudra vérifier le matin même. Et en plus, une fois l'avion passé au-dessus de nous, on ne peut plus le voir sur la piste. Coup d'oeil bref mais intense donc.

Enfin, si jamais les avions arrivent de l'autre côté (de l'ouest vers l'est), il y a la petite rue Picard. Je n'y suis jamais allé. Mais le principe semble le même. Une fois l'avion passé, c'est terminé. Mais quel feeling ce doit être de sentir ces 563 tonnes de métal passer juste au-dessus de soi...

Alors voilà. Je vous ai tout dit. À vous de bien choisir votre lieu.

Et si jamais vous ne pouvez être là, - hum! hum! une plogue ici... - branchez-vous sur TVA ou encore LCN. on sera en émission spéciale autour de 12h15. L'hélico sera dans le ciel et je vous promets des images à couper le souffle. En tout cas, moi, en maniant mes caméras, j'aurai sans doute le souffle coupé! :-)))

*** MISE À JOUR - LENDEMAIN D'ATTERRISSAGE ***

Bon, alors mes espèces d'amateurs de gros oiseaux, vous avez apprécié le spectacle? C'était, de mon point de vue en tout cas, fan-tas-tique.

Ce que j'ai le plus aimé? L'atterrissage bien sûr. Mais surtout le tour de ville qu'a fait l'Airbus. Vous savez, l'équipage aurait très bien pu arriver et se poser fling! flang! merci, bonsoir. Mais non. Les membres du Airbus ont eu la gentillesse de faire un tour de toute la région. Ça a été bon pour l'image d'Airbus. Et je pense que ça a été aussi apprécié par des milliers de personnes.

Parlant de personnes, je n'en revenais pas de voir cette foule massée tout autour de l'aéroport. Wow! Ma gang de trippeux de jet fuel vous autres!

Ah! J'oubliais: pour tous ceux et celles qui se posent la question, l'Airbus redécolle ce matin (mardi) vers 10h en direction d'Orlando. Si jamais vous passez dans le coin...


*** NOUVELLE MISE À JOUR ***
Bon, oubliez ce que j'ai écrit plus tôt... je viens de parler avec la Tour de contrôle. Le départ est maintenant prévu vers 13 heures cet après-midi. Fort probablement sur la même piste qu'hier.

9 Novembre 2007

Jack Bauer rétro

Ce petit billet-léger-du-vendredi s’adresse aux amateurs de la série 24, une série très contemporaine s’il en est une. Tellement qu’elle n’aurait pu être tournée il y a une douzaine d’années à peine. Vous en doutez? Écoutez cette petite parodie rigolote. Pour caricaturer, on pourrait dire que Jack Bauer y évolue dans un univers proche des Pierrafeux. Bienvenue en… 1994!

8 Novembre 2007

Permalink 14:04 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 76 mots  

En attendant la visite...

Plus que quelques jours avant la grande - et grosse - visite à Montréal, celle du Airbus A380!

Et à constater le nombre de courriels que je reçois chaque jour, vous serez très nombreux autour de la piste 06G/24D. Il y a des patrons qui vont se poser des questions sur le taux d'absentéisme élevé... hi! hi! hi!

Bon, eh bien en attendant le gros oiseau, voici un petit quelque chose pour vous faire patienter.

380

7 Novembre 2007

Permalink 08:49 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 350 mots  

Un enseignant espionné par une caméra.

Encore un enseignant en vedette sous la lentille d'une caméra bien dissimulée dans le plafond suspendu de la classe.

1- Cet enseignant avait déjà été suspendu (comme son plafond) pour avoir tenu des propos violents à l'endroit de ses élèves et pour avoir sacré.

2- Lors de son retour en classe, il voit qu'une pièce du plafond a été changée et demande pourquoi. On lui dit à ce moment, que c'est pour les gicleurs. Il n'est pas convaincu et vérifie lui-même. C'est à ce moment qu'il découvre son amie la caméra qui lui fait "coucou".

3- L'arbitre juge que la commission scolaire a violé les droits fondamentaux de l'enseignant et déclare cette façon de faire abusive.


Bon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais de mon côté je me pose les questions suivantes?

1- Je retiens le fait que cet enseignant a eu des propos "violents" envers ses élèves. Toutefois, il a eu sa suspension et a donc été sanctionné pour ces actes.

2- Pourquoi cet enseignant est allé vérifier le plafond? Avait-il l'intention de continuer ses agissements envers ses élèves? Pourquoi tant suspecter qu'on l'observe?

3- L'arbitre parle de procédure abusive. Jusqu'où va l'abus lorsqu'il est question de la sécurité de nos enfants et qu'on veut vérifier s'il n'y a pas récidive? D'un autre côté, pourquoi l'a-t-on remis dans une classe si on croit qu'il va récidiver?
Aussi, on lui a menti lorsqu'il a demandé la raison du changement de la pièce du plafond. La vérité aurait-elle été de mise?

4- S'il y avait eu récidive, j'imagine que les étudiants en auraient parlé. La caméra n'était donc peut-être pas nécessaire.

5- Je suis une enseignante et je suis mère. Je ne suis pas "pour" les caméras en permanence, mais dans un tel cas, je me pose sérieusement la question.


Cet enseignant a des droits, c'est vrai. Cependant ses élèves en ont aussi, dont le droit d'avoir un enseignement approprié et "sécuritaire".

Qu'en dites-vous?

6 Novembre 2007

Permalink 11:07 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 108 mots  

Vie de patrouille

Quand on vous dit qu'il y a toute sorte de numéros qui roulent sur nos routes...

Entendu tantôt de la bouche d'un agent du poste autoroutier de la région de Montréal.

"- Les gars, vous ne me croirez pas. Mais j'ai un tracteur devant moi sur la Métropolitaine!
- Un tracteur? Un tracteur de semi-remorque, tu veux dire?
- Non non! Un tracteur de ferme! Un beau gros New Holland bleu. Il roule à peu près à 30 km/h. C'est quoi déjà l'article de loi pour ça?

Remarquez, la Métropolitaine est tellement congestionnée... rouler en Ferrari ou en tracteur, ça revient au même!
Permalink 06:40 am, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 159 mots  

NBC ne se prend pas trop au sérieux

Danns mon entourage, c'est une émission que nous regardons depuis que nous sommes kids. Chaque fin de semaine, depuis qu'on a 12-13 ans, on se branche sur Saturday Night Live. C'est un culte. Ou presque.

Le culte a, je l'avoue, pris le bord un peu ces dernières années. Moins de temps. Moins d'intérêt. Moins bons comédiens aussi.

Sauf que là, cette année, Saturday Night Live semble reprendre du poil de la bête.

Et samedi dernier, l'invité de la semaine était nul autre que Brian Williams, le lecteur du prestigieux bulletin de NBC News. On dit qu'il a beaucoup hésité avant d'y participer. Finalement, il s'est prêté au jeu.

Un chum vient de m'envoyer une parodie du NBC Nightly News, tirée justement de cet épisode de SNL. Brian Williams ne se prend pas trop au sérieux. Et ça donne une ouverture de bulletin de nouvelles légèrement modifiée...

nbc

5 Novembre 2007

Permalink 15:19 pm, Normand Jolicoeur / Vivre avec le cancer, 774 mots  

De la reconnaissance

Bien souvent, je reçois dans mon courrier des messages, des lettres ou des courriels de gens désireux d’exprimer toute leur reconnaissance envers un médecin, un personnel médical, un proche, un conjoint(e), une famille, des amis(es), etc… que ce soit pour des bons traitements reçus, ou du soutien apporté tout au cours de la maladie et cela autant dans des cas de rémission, de deuil que de guérison. Certains me sont même personnellement adressés pour l’encouragement et l’espoir que je tente de leur apporter par le biais de ce courrier hebdomadaire.

Plusieurs d’entre eux souhaiteraient même voir leur message publié dans mon courrier et ainsi faire preuve de leur grande sincérité, mais il y en a beaucoup et je ne peux malheureusement tous les faire paraître. En voici, tout de même, quelques-uns reçus récemment et qui rejoignent bien, je suppose, la pensée de chacun.

Tu as énoncé la solution

Diane, qui a subi l’ablation d’un sein suite à un cancer, écrivait à son médecin Bernard et je résume : “ Cinq ans se sont écoulés depuis octobre 2002, alors que tu m’apprenais que la maladie m’attaquait. Tu as fait preuve de sang-froid, de chaleur, de compassion, mais tu ne t’es pas arrêté là.

Tu as énoncé la solution, tu as proposé l’action et tu m’as laissé la décision. Dans ta bonté et ta générosité, tu m’as guidé dans ma décision et cette décision était la bonne. Tu t’es dévoué et tu m’as supporté dans mes angoisses et mes tourments.

Aujourd’hui, si je suis vivante c’est grâce à toi. Je suis en santé, je suis en forme, je mords dans la vie, j’en profite… Comment te dire Merci…” et elle termine en signant: “Merci du plus profond de mon être, avec toute ma reconnaissance pour l’éternité”. Diane.

À tous

Avec toute son affection,elle adressait aussi une autre lettre à chacune des personnes qui ont croisé son chemin tout au cours de cette épreuve en les remerciant pour toutes leurs attentions particulières portées à son égard et en les associant ainsi à sa guérison.

Merci à un frère

Jean-Marie, lui souffrait d’un miellofibrose et a reçu de son frère Pierre-André, compatible à 6/6 et de même groupe sanguin, une greffe de la moelle osseuse. Il me racontait son expérience réussie et tenait particulièrement à remercier ce frère pour ce don de vie ainsi que tous les donneurs en général.
Dans cette même lettre, un autre paragraphe est réservé à tout le personnel médical et hospitalier qu’il a côtoyé et il fait aussi référence aux bons soins reçus au 5e CD de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont où, dit-il avoir été traité par un personnel des plus professionnel.

Puis il termine par sur ces mots: “Gardez espoir et profitez-en, car la vie est super belle”.

Claudine, quant à elle, suite à ma récente hospitalisation, s’adressait directement à moi sur mon blogue en soulignant la force et le courage qui m’amène à persévérer autant. Elle m’écrit: “ Merci au nom de tous ceux qui vous lisent (et je sais qu’ils sont nombreux) et qui n’osent pas vous laisser un commentaire. Je vous souhaite de nombreux paysages d’automne et de nombreux merveilleux moments en famille. Je souhaite à tous ceux qui vous lisent de saisir cette opportunité que vous offrez, soit celle de réaliser à quel point il est important de s’arrêter aux vraies choses et aux vraies valeurs…” Et d’ajouter: “Merci pour ces textes dans le Journal de Montréal et merci pour vos écrits sur ce blogue. C’est un grand honneur que de partager ces tribunes avec vous.” Cet honneur, Claudine, est tout aussi réciproque pour moi, et tant mieux si je peux apporter, à ma façon, un peu de réconfort et de compassion à tous ceux et celles qui en ont tant besoin.

Conclusion

Il est tout à fait naturel de vouloir crier haut et fort sa gratitude quand on reçoit autant, de part et d’autre, surtout dans la souffrance. On ne sera jamais assez reconnaissant envers tous ces gens et c’est la raison pour laquelle, en mon nom personnel et en celui de tous ceux et celles qui désirent publiquement remercier ces personnes si généreuses, je dis: “Merci à vous tous qui saurez, bien sûr, vous reconnaître!”


Permalink 09:15 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 219 mots  

Élections scolaires "désertées"...

Hier c'était les élections scolaires. Il n'y avait pas un chat dans les bureaux de votes.
Des millions utilisés pour de la foutaise!

Savez-vous qu'il y a des endroits où des élus y sont depuis des années et où ils n'ont eu aucune opposition?
Savez-vous que la majorité des gens votent en faisant "pile ou face"? Certains même se font aider par la petite vache qui a mal aux pattes.
C'est vrai que ça ira mieux dans un jour ou deux, lorsqu'on aura déjà oublié ces bêtises.


Hier, j'avais des amis qui y travaillaient. Sur 2000 personnes inscrites sur les listes, seulement environ 70 se sont rendues pour aller voter. Contrairement aux autres élections où on leur donne environ 400 noms par table, on leur donne des listes totalisant 2000 noms pour les élections scolaires.
Cela en dit long sur la participation convoitée.

Voilà le vrai problème. Plusieurs dénoncent l'utilité des commissions scolaires ou désapprouvent ce que certains présidents font une fois élus. Cependant, les gens ne se déplacent pas pour faire changer les choses et faire valoir leurs opinions.
Continuons donc à payer et à critiquer tout en restant dans le confort de nos foyers.


Que pensez-vous des commissions scolaires et de leur utilité?
Que dites-vous de ces élections "désertées"?

1er Novembre 2007

Un Top-100 très... «canadian»


Comme ça, sur les 100 meilleurs disques canadiens de tous les temps, seulement deux sont d’artistes francophones du Québec: Jaune, de Jean-Pierre Ferland se mérite la 71e position, alors que les trois albums de Harmonium se trouvent en 49e, 56e et 77e place. Aucune trace de Robert Charlebois, de Beau Dommage, de Jean Leloup et des autres sur cette liste établie par l'auteur Bob Mersereau, après avoir consulté 600 personnalités – dont à peine 5% de francophones - de l’industrie musicale canadienne. Ca vous étonne?

En tout cas, ça a fait passablement jaser aujourd’hui. Lors d’une de ces conversations, dont j'ai été témoin, il a même été question de cette fameuse manifestation de Canadiens anglais à Montréal, lors du référendum de 1995. Vous savez lorsqu’ils étaient venus nous dire à quel point ils ne voulaient pas qu’on parte et à quel point ils nous aimaient...

Question: comment peut-on aimer quelqu’un qu’on ne connaît pas et qu’on ignore?
Permalink 12:32 pm, Maxime Landry / En direct de l'hélico TVA, 291 mots  

Mourir à 3 ans

Un parent va porter son enfant à la garderie. Garderie en milieu familial parce que les parents veulent toujours ce qu'il y a de mieux pour leur petit. Un endroit sain, idéal pour une petite fille de 3 ans qui grandit à vue d'oeil.

Le parent lui donne deux gros becs. Lui dit bye bye. Lui promet de revenir la chercher plus tard. "On ira même passer l'Halloween ensemble. Tu verras, y'aura plein de bonbons!" La petite a les yeux grands comme ça. Gros sourire. Tout va bien.

Le parent s'en va. C'était la dernière fois qu'il voyait son enfant vivant.

C'est terrible, hein. Je l'écris et j'en suis encore tout bouleversé.

L'histoire de cet accident à L'Île-Perrot ne me sort pas de la tête depuis hier.

À la limite, tu vois un enfant courir après son ballon, traverser la rue sans regarder et se faire frapper par une voiture. Et tu te dis: "Bon, c'est triste. C'est épouvantable. Mais c'est un enfant qui a couru un risque bien malgré lui. Il a perdu la vie."

Or hier, la fillette n'a pas perdu la vie. Elle s'est fait tuer.

Vous saisissez la nuance?

Merde! Elle était en train de jouer dans sa cour. DANS SA COUR! Y a-t-il un endroit plus normal, pour une enfant, que de se trouver là?

Et il a fallu que deux... deux inexpérimentés du volant (retenons-nous et disons ça comme ça pour le moment)aboutissent avec leurs gros chars DANS LA COUR de la petite.

Certains tuent avec un couteau, un fusil, un revolver. D'autres avec une voiture.

Hier, ce n'est pas une vie qui a été perdue. C'est une vie qui a été fauchée. La différence est importante.

accident

fillette
Permalink 10:20 am, Claudine Potvin / Éducativement vôtre..., 697 mots  

Une dictée finalement corrigée...par le public.

Mardi de cette semaine, dans l’émission Tva en direct, on offrait de faire une dictée aux téléspectateurs.
Cette dictée a été donnée par un dirigeant de l’organisme « Allo Prof » qui est aussi un enseignant du français au secondaire.

Hier, on a dû revenir sur la dictée car finalement il y avait des erreurs.....dans la correction.
Ce sont les téléspectateurs qui ont finalement corrigé la dictée, en soulignant par de nombreux courriels les erreurs commises.
L’enseignant présent à l’émission a avoué en toute humilité et à la blague, qu’il n’avait pas fait d’erreur, mais qu’il voulait plutôt vérifier si les téléspectateurs étaient bien attentifs.
Bref, les téléspectateurs ont eu raison de souligner trois erreurs sur quatre.


L’enseignant soulignait que l’organisme avait reçu plusieurs courriels à cet effet. J’imagine que certains parents qui utilisent l’organisme pour aider leurs enfants dans leurs travaux scolaires étaient inquiets. Allo Prof offre du soutien scolaire par internet aux élèves qui ont besoin de quelques explications lorsqu’ils font leurs travaux.

Dans cette histoire je souhaite souligner trois points :

1- Cette situation doit faire comprendre aux gens qu’avant tout l’enseignant est humain et qu’il n’est pas à l’abri des erreurs. Les gens portent des jugements très rapidement, surtout lorsqu’un enseignant fait une erreur. Ce que je trouve dommage, c'est que cet homme s'est présenté avec toute sa bonne foi et son bon vouloir de pédagogue, et il s'est malheureusement trompé. Qui ne se trompe pas? L’organisme pour lequel il travaille, se voit aussi en prendre pour son rhume. Pourtant je suis certaine que cet organisme doit aider de nombreux élèves et que plusieurs ont réussi des examens grâce à leur aide. Soyons donc tolérants! Je vois plusieurs blogueurs enseignants dénonçant la piètre qualité du français de leur collègue, en omettant de regarder dans leur propre cour.
2- Dans les médias, il n’y a pas de place à l’erreur. J’ai déjà entendu Monsieur Pierre Bruneau dire « Rigueur, rigueur et encore de la rigueur », et c’est très vrai. Le monde des médias peut vous propulser, comme il peut vous placer en pleine tourmente. On appelle cela un « tsunami » médiatique. Il est plus facile d’essuyer une erreur en classe devant ses élèves, que devant des centaines de milliers de téléspectateurs. L’émission de François est très humaine et près des gens. Je crois qu’ils ont bien récupéré la situation.
3- Ce que je trouve le plus dommage dans cette histoire, c’est que cet enseignant a loupé la possibilité qu’il avait de parler de cette « non place » à l’erreur qu’a un enseignant au sein d’une classe et dans sa profession en général. Il a préféré dire à la blague qu’il voulait vérifier si les téléspectateurs étaient attentifs. Je crois que ça aurait été une bonne opportunité pour parler de la performance demandée aux enseignants, de l’importance de souligner à nos jeunes que « oui » tout le monde peut faire des erreurs et que l’important est de « corriger » ces erreurs et d’admettre notre manque de vérification, de rigueur ou d’attention. Je ne crois pas qu’il est très pédagogique de dire à ses élèves que nous voulions vérifier s’ils étaient attentifs à ce que nous faisions en classe lorsqu’ils s’aperçoivent qu’un verbe écrit au tableau a été mal conjugué.
Je vois mal un fiscaliste dire à son client que les résultats financiers de son entreprise ne sont pas exacts car il voulait vérifier si son client était à son affaire et vérifiait bien s’il (son fiscaliste) faisait bien son travail.


Aucun être humain ne peut prétendre à la perfection, sauf Martin Matte bien sûr.

Que pensez-vous de cette situation? Seriez-vous du style intransigeant ou plutôt conciliant? Jusqu'où les enseignants ont-ils droit à l'erreur?

Collaborateurs réguliers