27/04/07«Des hommes vivent une grande détresse»
Par Jean Saint-Pierre
Une centaine de personnes participeront au deuxième colloque des réalités masculines sur la Côte-Nord. Hommes Sept-Ils estime qu'il devient essentiel de mieux comprendre les gars. «L'événement de l'école Bois-Joli fait réfléchir. Il y a des hommes chez nous qui vivent une grande détresse. Ça montre l'importance d'un organisme comme Hommes Sept-Ils. Le taux de suicide élevé sur la Côte-Nord indique aussi le besoin. En même temps, les garçons et les hommes bien dans leur peau sont nombreux. Il faut promouvoir une image positive des gars», prétend le coordonnateur d'Hommes Sept-Ils, David Bérubé. Colloque régional La table nord-côtière de concertation sur les réalités masculines a réalisé un premier colloque à Sept-Îles en 2005. Le deuxième se tiendra à Baie-Comeau le jeudi 3 mai. Linda Jacob (589-9845) accepte encore les inscriptions. Le thème «Devenir homme, homme en devenir» indique une préoccupation envers les jeunes. Le conférencier Richard Cloutier traitera de la surreprésentation des garçons dans les statistiques de décrochage et d'inadaptation sociale. Il est professeur à l'Université Laval et directeur scientifique du Centre jeunesse de Québec. Gilles Tremblay présentera les résultats d'une recherche sur la réussite des garçons aux études. Il parlera aussi de la santé des hommes et de l'engagement paternel. Le rôle du Réseau de la santé et des services sociaux face à la réalité masculine sera discuté au colloque. «Le Réseau ne connaît pas très bien la situation des hommes. Rarement leurs souffrances ne sont reçues comme légitimes. Souvent, parler de problèmes masculins occasionne des sourires narquois», déclare le porte-parole de la Table, Yvon Saint-Hilaire du CSSS à Sept-Îles. Un fils courageux
Par Jean Saint-Pierre
Le courage exceptionnel de Daven apporte un peu de réconfort au sein de la famille Jean-Duchesne qui vient de vivre une épreuve qui s'ajoute à la maladie que combat le père. La famille résidente du secteur Clarke à Sept-Îles a vécu un tourbillon médiatique cette semaine. L'histoire du jeune garçon de 9 ans, qui fréquente l'école Bois-Joli, enlevé puis asperger d'essence, a fait le tour du monde. Épreuves «Mon fils est un vrai héros. Son geste de bravoure m'encourage. La vie n'a pas été facile pour nous depuis qu'on m'a diagnostiqué un cancer», exprime Bruno Jean. La sœur de Daven, Christina, a appelé sa mère mardi matin après s'être réfugiée chez la tante d'un ami près de l'école primaire du secteur Ferland qu'elle fréquente elle aussi. «Maman voulait des nouvelles de Daven mais je ne savais pas. Tout le monde s'est sauvé quand le méchant s'est mis à bousculer des élèves et des adultes», dit-elle. «Les policiers m'ont appelé peu de temps après ma fille. Il me demandait de me rendre à la station service. Je croyais que plusieurs enfants s'y étaient réfugiés. Nous avons vraiment compris l'ampleur de l'histoire seulement sur place», résume Nancy Duchesne. Bruno Jean se trouvait déjà à Sept-Îles. Rejoint par sa conjointe, il est arrivé le premier auprès de Daven. «L'agresseur de mon fils est une connaissance d'enfance. Ça fait encore plus mal. Je ne lui pardonnerai jamais», commente-t-il. D'instinct, Daven a su quand il fallait se laisser faire avant de trouver la bonne occasion pour se sauver. Au lendemain de l'épreuve, le garçon trouvait le moyen de blaguer dans les médias. «Il faut qu'il paye l'essence et la clôture qu'il a brisée.» Nancy Duchesne raconte les mésaventures de son fils. Les relations entre IOC et ses employés seront plus cordiales
Par Jean-Guy Gougeon
«Je pense que les deux parties ont appris à se parler et traiteront dorénavant les problèmes de façon plus aisée, plus cordiale», indiquait jeudi Robert Bellevance, le président du local 9344 des Métallos employés chez IOC à Sept-Îles. Ceux-ci venaient d'accepter les offres patronales dans une proportion de 67,4 %. Leurs collègues de Labrador City avaient accepté la proposition de la minière dans une proportion de 60 % la veille. Le contrat de travail de cinq ans comprend des hausses salariales totalisant 3 $ l'heure, incluant la formule d'indexation: l'offre comprend aussi une prime de 5 000 $ lors de la signature, des améliorations au régime de retraite. Ainsi, un employé comptant 30 ans de service en 2012 aura droit à une rente minimale garantie de 3 000 $ par mois. Il y aura aussi bonification des assurances médicales et des frais de déplacement pour les employés du Nord. A Sept-Îles. 236 employés ont voté jeudi matin, sur une possibilité de 288. Le travail devait reprendre graduellement le jour même. Robert Bellavance prévoit que tous les employés seront au travail d'ici deux semaines, compte tenu des horaires de travail de chacun, compte tenu aussi que des employés en grève avaient trouvé du boulot ailleurs. Le président syndical remercie d'ailleurs les entreprises qui ont embauché les travailleurs en grève, sachant pertinent que leur présence ne serait pas permanente. Tant Robert Bellevance que le coordonnateur régional Réal Valiquette et le permanent au dossier, Gilles Ayotte, font valoir que l'entreprise devra se pencher sérieusement sur les relations de travail. «Nous sommes en droit de nous attendre à un meilleur climat de travail. Il n'est pas normal que nous ayons du sortir deux fois (en grève) en trois ans», indique Robert Bellavance. Les Métallos du Nord avaient déclenché l'arrêt de travail le 9 mars, ceux de Sept-Îles dix jours plus tard. Réal Valiquette IOC s'entend avec ses travailleurs
Par Jean-Guy Gougeon
Quarante-huit heures après qu'une entente de principe ait été conclue entre la Minière IOC et ses quelque 900 travailleurs de Labrador City, un accord similaire est intervenu mardi avec les quelque 300 employés syndiqués de la minière à Sept-Îles. «Après d'intenses négociations, le comité considère qu'il a obtenu un bon règlement et recommande aux membres de l'accepter », ont déclaré Réal Valiquette, coordonnateur du Syndicat des Métallos (FTQ) sur la Côte-Nord et Gilles Ayotte, permanent. Les travailleurs à Sept-Îles se prononcent aujourd'hui jeudi sur dernières offres de la compagnie. Ceux de Labrador City ont voté hier. Dans un communiqué, l'entreprise a fait savoir que l'entente prévoit une augmentation de salaire chaque année, des hausses au niveau du foonds de pension, des assurances médicements et des bénéfices de voyages(pour les travailleurs du Nord), de même qu'un boni substantiel à la signature de ce contrat de travail de cinq ans. 26/04/07Le Port de Sept-Îles connaît sa meilleure année
Par Jean-Guy Gougeon
Le Port de Sept-Îles a connu un véritable «success story» en 2006», en plus de dégager un bénéfice net de 3,4 millions$, le meilleur depuis sept ans. C'est ce dont ont témoigné jeudi midi le président directeur général Pierre D. Gagnon et le président du conseil d'administration, Langis St-Gelais, devant plus de 100 personnes du milieu des affaires, lors de l'assemblée générale annuelle de l'Autorité portuaire. Outre les cérémonies du 20e anniversaire du quai de La Relance qui ont amené à Sept-Îles en septembre plus de ministres québécois et fédéraux que jamais et confirmé les engagements des deux paliers de gouvernement dans les travaux d'agrandissements de ce quai, Pierre D. Gagnon assume que plusieurs faits significatifs ont marqué 2006 pour le Port : d'abord l'utilisation à deux reprises du débarcadère du traversier-rail, alors que la Compagnie minière IOC a expédié aux Etats-Unis en juillet sept locomotives pour fins de réparation; et cinq mois plus tard, cinq nouvelles locomotives faisaient leur entrée à Sept-Îles par la même voie, instaurant une nouvelle dynamique dans le transport maritime depuis Sept-Îles. L'année 2006 a aussi connu une entente entre la Minière IOC et le Port pour l'implantation dans les installations portuaires de la base des remorqueurs qui amènent et ramènent du quai de la minière les minéraliers qui y accostent. Par ailleurs, une mission économique dont les dirigeants portuaires faisaient partie s'est rendue en Europe rencontrer les partenaires outre-atlantiques d'Alouette, de même que des promoteurs du dossier de l'apatite dans le Canton Arnaud. La confirmation officielle de l'engagement des gouvernements québécois (1,5 million$) et fédéral (2,4 millions$) dans les travaux d'expansion du Port (8,5 millions$) amorcés en 2005 a contribué à faire de 2006 une année exceptionnelle, tout en confirmant la période de croissance qui prévaut. Car ces travaux qui prendront fin en 2007 par un investissement de 3 millions $ permettront au Port de répondre aux besoins croissants de sa clientèle tout en préparant le terrain pour le futur. Car, pour Pierre Gagnon et Langis St-Gelais, le futur se traduit d'abord par la valorisation de l'autoroute bleue, soit une utilisation de plus en plus grande de la voie maritime plutôt que routière, dans une optique de développement durable et de protection du réseau routier. Des lectures qui font du bien
Par Jean Saint-Pierre
La Bibliothèque Louis-Ange-Santerre a perpétué une tradition internationale lundi soir en proposant des lectures publiques dans le cadre de la Journée du livre. Michelle Cyr a animé une soirée agréable tant pour les lecteurs que le public. Huit mordus de littérature proposaient des textes d'auteurs québécois. Jean-Pierre Del Vecchio offrait son improvisation musicale pour ajouter à l'ambiance. Bons moments L'unique poétesse gréco-amérindienne au monde, Mélina Vassiliou, a ouvert la séance de lecture en proposant son texte "Sundance". Native de Schefferville, cette résidente de Mani-Utenam a livré un message d'espoir. Des célébrités de la littérature québécoise, dont Christine Brouillet, Félix Leclerc, Émile Nelligan, Gabrielle Roy et Gilles Vigneault figuraient à la programmation. Vital Gagnon a fait monter l'émotion par la lecture d'un de ses textes: "Louise", une vibrante page de vie d'une personne atteinte d'Alzheimer. Notons le dynamisme d'une jeune oratrice, Isa-Ève Otis et le ton juste de Céline Lefebvre, Nancy Lévesque, Sylvie Pelletier, Pierre Rouxel et Serge Tremblay. Les extraits des livres choisis nous amenaient en voyage dans différents univers et différentes époques. L'Unesco a proclamé en 1995 que le 23 avril deviendrait la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Des écrivains connus, dont Cervantes (Don Quichotte) et Shakespeare, sont décédés à cette date. La célébration trouve son origine en Catalogne où l'on remet une rose à l'achat d'un livre depuis le Moyen Âge. Les participants à l'activité de la 12e Journée mondiale du livre et du droit d'auteur le 23 avril à Sept-Îles. 25/04/07«J'ai compris qu'il était méchant» -Daven Jean-Duchesne
Par Jean Saint-Pierre
Le jeune Daven Jean-Duchesne a agi avec courage. Il a posé des gestes qui lui ont sauvé la vie. L'intervention de son professeur de musique a mis fin au drame. L'enfant de 9 ans se trouvait près de son casier à l'école Bois-Joli lorsque son agresseur l'a saisi par le cou. «Je pensais qu'il venait chercher ses enfants. J'ai vu qu'il bousculait tout le monde. J'ai compris qu'il était méchant mais la peur ne donne pas le temps de se sauver», témoigne le garçon. Bravoure L'intrus de 38 ans a enlevé Daven l'entraînant jusqu'à la station de service près de l'école. Guillaume Letendre a gardé contact avec l'élève en suivant l'action et en tentant de le rassurer. Lorsque l'accusé a mis la main dans ses poches après avoir aspergé l'enfant d'essence, le professeur a sauté dessus. «Il disait qu'il allait me tuer. J'ai crié Au secours! à l'école et il m'a frappé. J'ai eu deux bons réflexes. J'ai posé ma main sur ma bouche pour ne pas avaler de l'essence. Puis, je me suis sauvé derrière le comptoir du dépanneur à la première occasion», se souvient Daven. Les policiers sont arrivés sur les lieux alors que le suspect affrontaient l'enseignant Guillaume Letendre et d'autres citoyens embarqués dans la mêlée. Daven reconnaît son présumé agresseur à la Une du Nord-Est. Daven entouré de son père, Bruno, sa mère, Nancy, et sa soeur, Christina. Treize accusations pèsent contre Alain Bérubé
Par Jean-Guy Gougeon
Alain Bérubé, bien connu des milieux policiers, a comparu hier midi devant le juge Michel Parent, au Palais de justice de Sept-Îles. Il fait face à 13 accusations: trois de voies de fait, deux pour enlèvement, deux pour séquestration, deux pour tapage, une pour voies de fait graves une pour menace de mort et deux pour bris d'engagement. Le juge a accédé à la requête des procureurs, Me Michel Savard pour l'accusé et Me Jean-Sébastien Lebel pour la Couronne, à l'effet que l'accusé soit soumis à un examen psychiatrique pour déterminer sa capacité à subir un procès. Il reviendra devant le juge le 18 mai. Tout au long de sa comparution, l'accusé a pleuré, s'est pris la tête dans les mains. Les faits La Sûreté du Québec a arrêté mardi midi l'individu de 38 ans de Sept-Îles, alors qu'il aurait enlevé un élève de l'école Bois-Joli et l'aurait aspergé d'essence à la station-service près du Parc Ferland. Selon les informations, l'homme aurait foncé sur la clôture de la cour de l'école Bois-Joli avec sa voiture vers 10h30, alors que les enfants étaient en récréation. Il aurait ensuite pénétré dans la cour de l'école pour tenter de s'emparer de quelques enfants, mais en vain, alors que six d'entre eux lui ont échappé ; il y aurait eu altercation avec une enseignante avant forcer celle-ci à pénétrer à l'intérieur de l'école. Une fois dans l'établissement, l'individu se serait emparé d'un écolier de neuf ans, Daven Jean-Duchesne, qu'il aurait forcé à monter dans son véhicule, pour prendre la direction de la station-service située à l'angle des Plaquebières et de la route 138, à la hauteur de la seconde entrée du Parc. Il aurait saisi le boyau de la pompe à essence et aspergé l'enfant. Des clients de l'établissement ont porté secours au garçon en s'interposant. Quelques secondes plus tard, les policiers arrivaient et arrêtaient l'individu. Celui-ci a été conduit aux bureaux de la Sûreté du Québec, boulevard des Montagnais, où il a été gardé pour interrogatoire. Isabelle Lafontaine, agente de relations publiques pour la Sûreté du Québec, a indiqué qu'une trentaine de témoins avaient d'abord été vus avant que les policiers n'interrogent l'homme arrêté; des écoliers, des enseignants, du personnel de la station-service devaient préalablement être interrogés par les policiers. L'interrogatoire de l'individu a pris fin au cours de la nuit et il a été conduit au centre de détention de Sept-Îles. Madame Lafontaine a indiqué que l'enfant n'avait pas subi de blessures. Alain Bérubé La bosse des sciences
Par Jean Saint-Pierre
Jessie Beaulieu de l'École Jean-du-Nord a remporté un prix à l'Expo-sciences Bell à Sherbrooke, dimanche. En plus d'avoir la bosse des sciences, cette élève de secondaire II dispose de bonnes habiletés en communication. Ses réponses ont convaincu le jury. Pile H Son projet "Pile H" consiste à fabriquer de l'hydrogène avec une pile solaire. «Beaucoup de gens croient que l'hydrogène remplacera l'essence. J'ai voulu amélioré l'électrolyse de l'eau. Actuellement, on utilise le gaz naturel. La production d'hydrogène demeure très polluante», explique l'élève de Jean-du-Nord. «Plusieurs problèmes se pointent avant l'utilisation d'un moteur écologique. Le stockage, le transport et la fabrication de l'hydrogène sans essence représentent des défis.» Jessie Beaulieu devient l'une des plus jeunes boursières de l'Expo-sciences. Elle a consacré de nombreuses heures à son projet. Elle souhaite poursuivre des études en médecine ou en sciences. Bon encadrement L'idée de ce projet a émergé lors d'une conversation avec son père, Richard Beaulieu. L'adolescente de 13 ans a travaillé dans deux laboratoires, avec un enseignant du Cégep de Sept-Îles, Clément Pouliot, et une enseignante de son école, Marie Bourassa. Cette dernière soutient depuis 1991 les projets scientifiques des élèves. Depuis 12 ans, des jeunes qu'elle supporte remporte la finale régionale et reviennent souvent glorieux de l'Expo-sciences québécois. Deux de ses protégés, Maxime Lelièvre et Mylène Roy, ont tout gagné l'an dernier en se rendent en juillet à l'Expo-sciences internationale. Marie Bourassa et Jessie Beaulieu. Les travailleuses de Ritourn'Ailes acceptent leur contrat de travail
Par Jean-Guy Gougeon
Les travailleuses du CPE Ritourn'Ailes de Sept-Îles se sont prononcées, le 17 avril dernier à 100% en faveur des termes de leur nouvelle convention collective. Après une grève de neuf semaines, amorcée le 6 novembre 2006, les travailleuses avaient repris le travail le 15 janvier dernier, à la suite de l'engagement écrit de l'administrateur du CPE qui acceptait les deux préalables à la négociation, soit une place pour les travailleuses au conseil d'administration et le maintien d'un poste de secrétaire-comptable, couvert par l'unité d'accréditation syndicale. Les travailleuses avaient déclenché la grève après que l'ancien conseil d'administration soit revenu sur ce même engagement pris devant le conciliateur du ministère du Travail. D'une durée d'un an à compter du 1er avril 2007, le contrat de travail des vingt syndiquées, membres d'un syndicat affilié à la CSN prévoit entre autres l'intégration des nouvelles échelles salariales, incluant l'équité salariale négociée au niveau national. Autres gains D'autres gains ont aussi été enregistrés, de faire savoir Lise Robichaud, vice-présidente de la CSN Côte-Nord : une meilleure protection des tâches faites par les travailleuses ; de l'aide à la pouponnière à l'heure du dîner ; le droit d'informer les parents ; la garantie d'être rémunérée pour faire les fiches d'observations des enfants ; la garantie d'une pause santé de 15 minutes ; et la garantie de ne pas être forcée à rentrer travailler en temps supplémentaire lors du congé hebdomadaire ; Madame Robichaud signale que les travailleuses ont nécessairement dû faire certains compromis, entre autres concernant leur demande pour augmenter la désinfection, les délais d'aide à la pouponnière et sur certaines échelles salariales. Les deux représentantes du syndicat à la table de négociation, Fanny Landry et Sonia Denis ont déclaré : « Nous avons atteint une partie de nos objectifs de négociation, et cela, grâce à la solidarité des membres du syndicat, mais surtout nous sentons maintenant que nous sommes respectées et écoutées. Cela nous semble porteur d'un meilleur avenir pour le CPE, pour les enfants et pour les parents que nous desservons.» Le Tournoi Orange-Alouette bat un record de participation
Par Jean-Philippe Langlais
En constante croissance depuis ses débuts, le Tournoi Orange-Alouette de Sept-Îles accueillera cette année un nombre record de 254 formations. Le tournoi voit sa participation augmenter de plus d'une quinzaine d'équipes comparativement à l'an passé. Du nombre, plus d'une centaine sont en provenance de l'extérieur de la région. On compte des formations de l'Outaouais, l'Estrie, Montréal, Québec, Montérégie, Labrador et Nouveau-Brunswick. Les volleyeurs prendront d'assaut les 17 plateaux de jeux situés dans les différentes écoles, au Club sportif Égalité et à l'aréna Conrad-Parent. Programmation variée Au delà du volley-ball de nombreuses activités sociales sont prévues, lors du tournoi qui se tiendra du 3 au 6 mai. Le populaire volley-bar sera en fonction dès le jeudi, sur le site principal de Jean-du-Nord. Le lendemain, à 21h, on procèdera à l'ouverture officielle au gymnase de l'école Jean-du-Nord. Les volleurs participeront au souper samedi soir, qui sera suivi d'une soirée dansante à l'aréna. Le tournoi prendra fin dimanche avec les dernières parties à l'horaire et la remise des bourses et trophées. Les visiteurs pourront se procurer un macaron donnant accès à tous les sites de compétition lors des quatre jours du tournoi, à l'entrée du bloc sportif de l'école Jean-du-Nord, au coût de 3$. Rappelons que la présidente Guylaine Dumont prononcera une conférence sur son cheminement et son expérience, le 2 mai, à l'auditorium de l'école Manikoutai. Les billets sont en vente chez Sport Experts, au coût de 5$. ![]() Le comité organisateur du Tournoi Orange-Alouette est à l'œuvre depuis des mois pour assurer la réussite de l'événement. 24/04/07Il enlève un enfant et l'asperge d'essence
Par Jean-Guy Gougeon
La Sûreté du Québec a arrêté mardi midi un individu de 38 ans de Sept-Îles, après qu'il eut enlevé un élève de l'école Boisjoli et l'eut aspergé d'essence à la station-service Couche-Tard du Parc Ferland. Selon les informations préliminaires, l'homme se serait présenté dans la cour de l'école Boisjoli au Parc Ferland vers 10h30, en pleine période de récréation; il aurait eu une altercation avec un enseignant avant de suivre celui-ci à l'intérieur de l'école. Une fois dans l'école, l'individu s'est emparé d'un enfant de neuf ans, qu'il a forcé à monter dans son véhicule, pour prendre la direction de la station-service située à l'angle des Plaquebières et de la route 138, à la hauteur de la seconde entrée du Parc. Quelques secondes plus tard, les policiers arrivaient et arrêtait l'individu. Celui-ci a été conduit aux bureaux de la Sûreté du Québec, boulevard des Montagnais, où il a été gardé pour interrogatoire. Isabelle Lafontaine, agente de relations publiques pour la Sûreté du Québec, a indiqué qu'une trentaine de témoins devaient d'abord être vu avant que les policiers n'interrogent l'homme arrêté; des écoliers, des enseignants, du personnel de la station-service devaient préalablement être interrogés par les policiers. 23/04/07Près de 6000 personnes visitent l'Expo
Par Jean-Guy Gougeon
Près de 6000 personnes ont répondu ce weekend à l'invitation lancée vendredi soir par le président de la Chambre de commerce de Sept-Îles, Denis Smith, à venir constater que Sept-Îles sait faire. Entre vendredi midi et 17 heures dimanche, plus de soixante-quinze entreprises et organismes de Sept-Îles ont fait connaître leurs produits et services et démontré leur savoir-faire, lors de l'Exposition commerciale et industrielle de Sept-Îles, dans les deux arénas. Au-delà de ceux-ci, leurs représentants ont dispensé l'accueil, la serviabilité et le service de qualité qui fait leur réputation. Prestations offertes par des groupes locaux, spectacle de l'imitateur Michaël Rancourt samedi soir, mascottes et ballons pour les enfants ont aussi composé ce weekend. Des conditions idéales marquent le Triathlon des neiges
Par Jean-Philippe Langlais
Les 35 athlètes ayant participé au 5e Triathlon des neiges de Sept-Îles ont eu droit à du beau temps et à d'excellentes conditions, dimanche en matinée, pour parcourir les différentes distances en ski de fond, en vélo et en course à pied. L'organisation de l'événement s'est dite satisfaite de la participation des athlètes, qui s'est maintenue à 35 pour une 3e année consécutive. La neige se voulait suffisante pour la pratique du ski, et excellente pour le style patin. Principalement de Sept-Îles, l'événement a tout de même réuni des athlètes de Rimouski, Québec et Baie-Comeau. Le champion en titre de 2006, Réjean Lévesque de Baie-Comeau, a vu Alain Plante de Sept-Îles terminer avec plus de trois minutes devant lui, pour ainsi remporter le grand triathlon masculin. Plante a parcouru les trois épreuves (8 km de ski, 15 km de vélo et 5 km de course à pied) en 1:24.09. Chez les dames, la Septilienne Anne Ross a parcouru la distance en 1:59.49. De son côté, Hubert Cadoret a remporté le petit triathlon (3,5 km de ski, 5 km de vélo et 2,5 de course) en un temps de 0:45.02. Vu le succès de cette 5e présentation unique au monde, le Triathlon des neiges reviendra l'an prochain, toujours à la fin avril, pour une 6e année. Jacques-Cartier sourit à Odyssée
Par Jean Saint-Pierre
La Journée nationale du sourire a permis de recevoir la mascotte des Jeux du Québec et de réaliser une activité spéciale à l'École Jacques-Cartier. L'initiative vient d'un groupe d'enfants de 6 à 9 ans du cours de morale de Jocelyne Fortier. «Nous discutions de la réalisation d'une action de solidarité dans le cadre du cours. L'idée de la Journée du bonjour est venue des élèves. Nous avons coordonné le tout pour l'inscrire dans le cadre de la Journée nationale du sourire et de la tournée de la mascotte Odyssée dans notre école», résume l'enseignante. «Les élèves de 2e année apprennent ainsi à se dépasser, à vaincre la gène et à organiser une activité positive», ajoute l'enseignante. Tous les élèves de l'école primaire se sont regroupés dans le gymnase pour l'occasion. Le groupe à l'origine de l'organisation de la journée du bonjour et Odyssée apprennent à saluer en langage signet. 20/04/07Nouvelles bourses Développement de l'enfance
Par Jean Saint-Pierre
Trois hommes d'affaires dans la trentaine, natif de Sept-Îles, partagent leur succès avec la jeunesse. Ils créent un programme de bourses consacrées au «développement de l'enfance». Louis Duchesne, Serge Morin et Bastien Poirier ont défini les critères pour trois bourses qui seront remises annuellement à des jeunes de moins de 18 ans résidents entre Port-Cartier et Havre-Saint-Pierre. Ils s'associent au Club Richelieu de Sept-Îles pour l'analyse des demandes et la sélection des récipiendaires. Critères «Nous sommes sollicités pour toutes sortes de causes. Nous avons décidé de nous questionner sur ce qui nous touche. À quoi croyons-nous? Notre décision de miser sur les jeunes a semblé évidente», explique Louis Duchesne. Les trois entrepreneurs remettront une bourse en santé de 1500 $ visant à contribuer à la qualité de vie d'un jeune ou d'un groupe. La date limite pour soumettre un projet au Club Richelieu est fixée au 4 mai. La deuxième bourse de 1500 $ touche la persévérance scolaire. Elle vise à prévenir le décrochage. Les projets sont reçus jusqu'au 30 septembre. Enfin, le nouveau programme de bourses Morin-Poirier-Duchesne vise l'élite sportive. Il s'agit de deux bourses de 750 $ (un garçon et une fille) pour encourager des jeunes dans la réussite d'un sport et le maintien de bons résultats académiques. Les premiers boursiers de cette catégorie seront connus en février. Chaque année «Nous avons regroupé les fonds pour les deux premières années du programme. L'idée chemine déjà depuis plus d'un an. L'expertise des Richelieu sera précieuse pour nous. Les jeunes méritent que l'on les aide et que l'on donne un peu de visibilité à leur réalisation», précise Serge Morin. «Nous avons choisi des domaines qui nous tiennent à cœur. Nous croyons en la jeunesse. Nous sommes trois sportifs. Nous voulons encourager les jeunes dans leurs initiatives positives», insiste Louis Duchesne. Les trois entrepreneurs travaillent avec la Financière Banque Nationale à Sept-Îles où l'on retrouve les formulaires des bourses Morin-Poirier-Duchesne. Bastien Poirier, Louis Duchesne, François Turmel (président Richelieu) et Serge Morin. Roy Dupuis tournera à Port-Cartier cet été
Le réalisateur Louis Bélanger et toute une équipe s'installeront près de Port-Cartier pendant huit semaines pour tourner un film en anglais.
Roy Dupuis jouera un rôle de dur dans Timekeeper. Gaston Lepage et Stephen McHattie (qui a joué dans le film Maurice Richard) font partie de la distribution. Le cinéaste Louis Bélanger (Post-mortem, Gaz Bar blues) réalise une adaptation d'un roman de Trevor Ferguson, un anglophone de Montréal. Tournage pleine nature L'histoire se passe en forêt autour de la découverte d'un gisement de zinc en 1964. Une compagnie embauche dans les bars ou à la sortie d'une prison des hommes pour construire un chemin de fer. Fait exceptionnel au cinéma, tout le tournage s'effectue à l'extérieur, sans aucune scène en studio. Lors du repérage, Bélanger a identifié des lieux au lac Walker, à la Base plein air de Port-Cartier et à la chute Manitou. Le réalisateur a surtout découvert la Côte-Nord avec son frère Claude, un ancien employé de la Ville de Port-Cartier, membre fondateur du Café-Graffiti. «Je suis écœuré de tourner à Montréal. L'industrie réalise tous les films dans la métropole. Les producteurs détermineront les limites budgétaires mais l'histoire se passe dans le bois et la Côte-Nord offre de magnifiques paysages», déclarait Louis Bélanger au Nord Est lors de son passage à Sept-Îles, en novembre, pour la présentation de son plus récent film, Le génie du crime. ![]() Louis Bélanger Les Métallos jettent les bases d'un syndicat mondial
Par Jean-Guy Gougeon
Les Métallos et leurs collègues britanniques de Amicus et Transporation & General Workers Union (T&GWU) ont annoncé jeudi la formation d'un groupe exploratoire qui aura pour but de préparer la création du premier syndicat transatlantique. Les représentants des trois syndicats ont signé un accord en ce sens à Ottawa, dans le cadre du congrès national d'orientation des Métallos. Le nouveau syndicat ainsi créé regrouperait 3,4 millions de membres aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. L'accord fait suite à une entente conclue il y a deux ans; dès le premier mai prochain, Amicus et T&GWU deviendront un syndicat unifié de deux millions de membres sous l'appellation Unite. Pour Réal Valiquette, coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, «le temps du syndicalisme mondial est arrivé. Nous avons besoin de stratégies d'organisation transfrontalières afin de protéger les travailleurs contre la mobilité des capitaux, qui ne connaît pas de limite. Les travailleurs veulent que leurs syndicats élaborent des contrats de travail qui tiennent compte des employeurs multinationaux, comme Rio Tinto, actionnaire majoritaire de la Minière IOC, propriétaire unique de QIT Fer et titane, de même qu'Arcelor Mittal, propriétaires de Québec Cartier via Dofasco et Cleveland-Cliffs, actionnaire-opérateur de Mines Wabush. Les travailleurs pourront désormais traiter d'égal à égal, avec les plus gros employeurs». Le temps est à la vente d'actionnariats à des multinationales et les syndicats doivent s'y préparer, assure Réal Valiquette. Au nom des Métallos, l'entente a été signée par le président international, Leo W. Gerard. Réal Valiquette, coordonnateur régional des Métallos. Nos hockeyeurs contribuent au bronze du midget Espoir
Par Jean-Philippe Langlais
Des joueurs de Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre évoluant pour le Dynamo Royal midget Espoir de la Côte-Nord ont eu leur mot à dire dans la conquête de la médaille de bronze, le week-end dernier, au Championnat de la Coupe Dodge. L'entraîneur de la formation, Jean Cormier souligne l'apport de tous les joueurs de son équipe. Plus particulièrement, les performances de Joannie Lebrun, Marc-Antoine Jomphe et Michaël D'Auteuil ont laissé très bonne impression lors du championnat. «Joannie a été exceptionnelle. Elle a multiplié les arrêts et elle nous a permis de nous rendre loin. La détermination est sa principale qualité. Marc-Antoine Jomphe a été utilisé partout. Il a été un joueur-clé dans la formation et a fait du très bon travail. Michaël D'Auteuil a aussi été un bon leader dans l'équipe. Il a été excellent lors du tournoi. On peut dire mission accomplie pour cette année», souligne Jean Cormier. Le bronze L'équipe nord-côtière a offert une solide prestation lors de la Coupe Dodge. Elle a notamment éliminé des formations disposant d'un plus grand bassin de joueurs. Le Dynamo a débuté le tournoi avec deux revers. Les Nord-Côtiers se sont inclinés 4-1 contre la 2e meilleure équipe au Québec, l'Abitibi. Les Étoiles de l'Est ont aussi gagné contre eux, 4-2. L'équipe régionale s'est relevée et a remporté deux victoires contre le Bas-Saint-Laurent, 4-3, et Montréal-Bourassa, 5-2. Le Dynamo a terminé le championnat avec une défaite de 6-3 contre les Grands Ducs de l'école de Mortagne, pour ainsi remporter la médaille de bronze. 18/04/0760 000 $ pour recruter des médecins
Par Jean-Guy Gougeon
L'Hôpital de Sept-Îles pourra compter sur une personne-ressource spécifiquement affectée au recrutement de médecins omnipraticiens. @texte:L'Agence régionale a décidé de verser 60 000 $ pour permettre à l'institution de la rue Père-Divet d'embaucher une ressource dédiée au recrutement de médecins. L'Hôpital est aux prises avec une pénurie chronique d'omnipraticiens. Actuellement, le plan régional d'effectifs médicaux permet de combler 59 % des besoins. L'Hôpital compte actuellement vingt omnipraticiens, sur un besoin de trente-quatre et une quarantaine de spécialistes. L'institution requiert aussi les services de six pharmaciens pour combler ses besoins, selon Charlotte Audet, directrice-adjointe des services hospitaliers. Une somme de 40 000 $ est également versée au Centre de santé et de services sociaux de Manicouagan pour des activités de recrutement. Le CSSS de Manicouagan vit une importante pénurie de médecins spécialistes alors que seulement 42 % des postes en spécialités sont comblés de même que 71 % du plan d'effectifs médicaux en omnipratique. L'imitateur Michaël Rancourt à l'Expo
Par Jean-Guy Gougeon
L'Exposition industrielle et commercialede Sept-Îles présentera le samedi 21 avril à 20 h 30, àa l'aréna Conrad-Parent, un artiste qui par ses imitations d'une qualité remarquable saura charmer son auditoire. Michaël Rancourt possède un talent de chanteur. Il peut reproduire lors de ses imitations de voix féminines. Il lui est tout aussi facile d'imiter la voix d'un baryton que celle d'une soprano. À l'hiver 2002, il crée avec Steeve Diamond et Louis-Philippe Beaulieu, le spectacle Les 3 ténors de l'humour - la suite ! S'étant fait connaître au début des années 90, Michaël Rancourt possède un merveilleux sens de l'humour et surtout une voix puissante aux multiples registres. Il lui est tout aussi facile d'imiter la voix d'un baryton que celle d'une soprano. D'ailleurs, il s'est fait remarquer en étant le premier imitateur masculin à reproduire des voix féminines. On peut dès lors, imaginer l'étendue de son répertoire. Aujourd'hui, il est reconnu pour sa parfaite imitation d'un vieux 45 tours d'Hôtel California etpour sa copie conforme de Il était une fois dans l'Ouest. Le prix d'entrée est de 5$. Des chansons interprétées comme du théâtre
Par Jean Saint-Pierre
Vital Gagnon signe un spectacle bien ficelé avec "En passant rue des artistes" qui revient pour deux représentations demain et samedi soir au Petit Théâtre du Centre socio-récréatif. Homme de théâtre et auteur, Vital Gagnon se dévoile maintenant comme poète. L'artiste Septilien réalise une suite de 22 mises en scène bien réussies en s'inspirant de textes d'une grande richesse. Valeurs sûres et découvertes Le spectacle propose beaucoup de poèmes qui ont fait leur preuve comme ceux de Charles Aznavour, Daniel Bélanger, Georges Brassens, Francis Cabrel, Renaud et Zachary Richard. Le public découvre aussi les chansons de Vital Gagnon. Une chanson parole et musique de la Septilienne Sylvie Pelletier et les interprétations livrées avec émotion par Marie-France Touzel s'inscrivent parmi les moments appréciables. Ces deux chanteuses apportent une grande contribution par leur voix justes. Les interprètes masculins ne bénéficient pas d'autant de capacités vocales mais se rattrapent avec leur jeu théâtral. La mise en scène, le décor et le talent des musiciens soutiennent de belle façon "En passant rue des artistes". Il s'agit d'une des productions artistiques septiliens les mieux réussis de la dernière année. Scène bien remplie Neuf artistes se partagent la scène du Petit théâtre aménagé comme un cabaret. La soirée de théâtre et de chants propose quatre chansons du metteur en scène sur des musiques de Glen Todd qui participe au spectacle. Jean-Pierre et Louis Del Vecchio complètent l'équipe de musiciens. Jean-François Albert, Francine Cummings et une jeune chanteuse de 10 ans, Doriane Henry, s'ajoutent à la distribution. Le récit d'un poème comme Audace de Vital Gagnon, ajoute de l'intensité. Chaque chanson, chaque poème bénéficient d'une présentation théâtrale pertinente qui constitue la force de l'événement. Le public peut réserver (961-5115) et apporter vin, bières, jus ou autres consommations. Les filles: Sylvie Pelletier, Marie-France Touzel, Doriane Henry et Francine Cummings. Les gars: Jean-Pierre et Louis Del Vecchio, Glen Todd, Jean-François Albert et Vital Gagnon. 16/04/07Quinze élèves deviennent commissaires
Par Jean-Guy Gougeon
La structure scolaire comprend des parents commissaires. Vendredi soir dernier, on comptait des élèves-commissaires lors des réunions de L'exécutif et du conseil des commissaires de la Commission scolaires de Sept-Îles. Afin de développer l'intérêt pour la démocratie chez les jeunes et les sensibiliser à leur futur rôle de citoyens, toutes les écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire du fer ont nommé ou élu un(e) délégué(e) qui a été jumelé avec un commissaire. Au cours de l'année, les commissaires ont rencontré l'élève avec lequel ils étaient jumelés, afin de se présenter et l'informer sur leur rôle. Les élèves devaient écrire un texte qui fut présenté à la séance de vendredi dernier, 13 avril. Quinze élèves de Fermont, Port-Carier et Sept-Îles ont donc participé aux délibérations vendredi soir. Préalablement, ils avaient dîné avec les commissaires, reçu en après-midi des informations sur la commission, sur ses activités de formation et d'échange; ils s'étaient préparés à la réunion du soir, disposant des mêmes documents que les commissaires. En matinée samedi, les jeunes ont dressé le bilan de leurs expériences. Ces photos témoignent de cette activité. Dans notre édition de jeudi, des jeunes témoigneront de leur expérience. Luc Turcotte prend la relève au Végétarien
Par Jean Saint-Pierre
Après 33 ans à la tête d'une entreprise devenue une véritable institution à Sept-Îles, Denise Aubin et Réjean Gosselin planifient une retraite méritée. Ils vendent Le Végétarien à Luc Turcotte. Le jeune de 26 ans entend opérer avec la même passion que les fondateurs qui ont prouvé aux Septiliens qu'il était possible de cultiver des légumes et de faire pousser des fleurs au Nord du 50e parallèle. Une institution «Pour l'instant, j'offre exactement les mêmes services et je garde les mêmes employés en place. Il s'agit d'une entreprise bien établie, connue de tous. Nous avons des bons contrats avec les villes de Sept-Îles et Port-Cartier. La saison commencera comme par le passé, pour la Fête des mères», précise le propriétaire depuis le 1er avril, Luc Turcotte. Il bénéficie du soutien de ses prédécesseurs pour les prochains mois. Luc a travaillé pour Le Végétarien l'an dernier, en vue de l'acquisition. «J'atteins un genre de but dans la vie en devenant propriétaire du Végétarien. J'ai des projets pour l'entreprise qui serons initiés plus tard. Nous offrons déjà une centaine de variétés de plantes et de légumes.» Premiers fermiers Denise Aubin et Réjean Gosselin ont été élevés sur des fermes dans la région de Saint-Nicolas, près de Québec. À leur arrivée à Sept-Îles dans les années '70, fleurs, plantes et jardins se faisaient rares dans la ville industrielle du fer. «Nous avons commencé avec un petit jardin, une première serre et un kiosque de fruits et légumes. Les gens ne croyaient pas tellement à notre projet. Nous disposions de beaucoup d'espace. La demande pour les fleurs a augmenté rapidement. Les gens appréciaient de trouver ce qu'ils cherchaient chez nous. Mêmes les touristes sont impressionnés de voir nos jardins où poussent salade, radis, brocolis et autres légumes à l'extérieur l'été», remarque Denise Aubin. Luc Turcotte devant ses plans de tomates. Les Basques pee-wee BB encore champions
Par Jean-Philippe Langlais
Les Basques pee-wee BB de Sept-Îles ont mis la main sur une 2e Coupe Dodge en autant d'années, à l'occasion du Championnat provincial de hockey qui était disputé ce week-end, dans la région du Richelieu. «C'est le summum. Tout le tournoi a été serré. On a affronté les meilleures équipes au Québec. Les joueurs ont suivi le plan de match à la lettre. C'est une victoire d'équipe, à la hauteur de la saison que nous avons connu. Nos vétérans, qui ont remporté la Coupe l'an passé nous ont fait gagner», affirme l'entraîneur, Alain Chevarie. Danick Poirier, Joey Chevarie, Jonathan Otis, Jean-Philippe Lebrasseur et Simon Lemieux étaient les cinq vétérans de l'équipe. L'équipe de Sept-Îles a soulevé le précieux trophée, en vertu d'une victoire de 3-2 contre les Braves d'Ahuntsic, dimanche. «Le pointage n'est pas à l'image du match. On a vraiment été meilleurs qu'eux lors de la rencontre. On a dominé au chapitre des tirs au but dans plusieurs matchs», dit Alain Chevarie Tournoi serré Les Basques ont débuté le tournoi, contre une équipe qu'ils connaissent bien, le Grizzly de Sainte-Julie, puisqu'ils ont participé au Tournoi Fer-O. Les Septiliens ont montré toute leur domination en l'emportant 6-2. Leur second match contre le Tembec de Ville-Marie s'est avéré plus serré. Les Abitibiens ont gagné au compte de 5-4. Les Septiliens devaient absolument l'emporter à leur prochaine rencontre pour espérer aller plus loin. Les Basques se sont repris contre le Turbo de Suroît, qui était classé 2e au Québec. Sept-Îles a remporté le match 3-1.Lors du match suivant, les Basques affrontaient les Prédateurs de Saint-Jérôme. Leur victoire de 4-3 leur a confirmé une place pour la finale. ![]() Après avoir savouré un Championnat régional, les Basques pee-wee BB ont remporté une 2e Coupe Dodge consécutive. 13/04/07Vandalisme à l'église St-Joseph
Par Jean-Guy Gougeon
Des voleurs se sont introduits dans l'église St-Joseph de Sept-Îles dans la nuit de lundi à mardi et y ont commis plusieurs actes de vandalisme, dans le but évident de découvrir de l'argent. Il n'y en avait pas. Les inconnus ont néanmoins laissé moult traces de leur passage, un tabernacle a été saccagé, des troncs éventrés, des portes fracturées. Bref, toutes les portes susceptibles de leur donner accès à quelqu'argent que ce soit ont subi l'assaut des inconnus. Les individus se sont ensuite rendus dans la sacristie où ils ont jeté par terre tous les vêtements sacerdotaux se trouvant dans les vestiaires, de même que tous les objets de culte: calice, ciboire, patène, etc. Selon les premières constatations, ils ont quitté les lieux en n'emportant qu'une burette et un micro-cravate. La Sûreté du Québec enquête sur cette affaire. L'absence de fracture sur les portes extérieurs porte à croire que le ou les vandales se sont introduits dans le temps religieux pendant la messe de lundi soir. L'abbé René Théberge examine, désolé, le tabernacle attaqué par les vandales. Danny-Philippe publie La flamme et l'abîme
Par Jean Saint-Pierre
À peine un an après Le Sicarier, le Septilien Danny-Philippe Desgagné lance au Salon du livre 2007 son troisième roman. Le quatrième est déjà bien amorcé. L'écriture de La flamme et l'abîme s'est faite entre 2001 et 2003, soit avant celle du deuxième roman de l'auteur. Le projet initial impliquait une collaboration qu'il a avorté avec un artiste en art visuel. Polar fantastique Danny-Philippe croit que ses lecteurs retrouveront le style de ses deux polars même si la nouvelle publication se veut plutôt un conte fantastique. «Nous retrouvons des personnages animaliers dans une aventure humaine du Moyen Âge. Comme en politique, batailles, intrigues et traîtrise animent l'histoire», annonce l'écrivain. La démarche littéraire demeure particulière considérant qu'elle partait d'une création sur des images. «J'avoue que je suis heureux du travail que je publie. J'avais besoin de compléter ce projet. Je déteste laisser une oeuvre inachevée. Le fantastique ne s'inscrit pas dans mes goûts littéraires mais j'ai conservé mon écriture métaphorique dans un livre qui va plaire aux amateurs de Donjon et Dragon.» Danny-Philippe a réalisé une recherche historique exhaustive sur les batailles de l'époque, le vocabulaire d'antan, les châteaux, les pièces des armures... «Il y a une bonne part de journalisme médiéval dans le texte. L'humour occupe encore une place de choix comme dans mes autres romans.» Le quatrième Le prochain livre du Septilien, "Konvention", pourrait être édité dans un an. Il adapte un scénario de son frère Robin. Comme Irimi et Le Sicarier, il s'agit d'un roman policier mais l'action se déroulera dans une grande ville nord-américaine et non à Sept-Îles. Les deux premiers livres de Danny-Philippe Desgagné ont connu des ventes comparables aux best-sellers en région. Les Éditions Triskèle tente de les mettre plus en évidence dans les grands centres. Le lancement de La flamme et l'abîme s'effectue le jeudi 26 avril à 20h en ouverture du Salon du livre de la Côte-Nord au Cégep de Sept-Îles. Danny-Philippe Desgagné Audrey Vaillancourt est choisie par Patinage Canada
Par Jean-Philippe Langlais
La jeunes patineuse de Sept-Îles, Audrey Vaillancourt, a récemment été sélectionnée par Patinage Canada afin de prendre part au Camp national de la jeunesse 2007, présenté le mois prochain, à Ottawa. Audrey fait partie des 20 patineurs les plus prometteurs de tout le Canada à être considérés pour ce camp. Seul un autre patineur du Québec a aussi été choisi. «J'ai très hâte de participer au camp. Ce sera plaisant. Je pourrai en apprendre beaucoup sur les techniques. Je suis certaine que sera ma plus belle expérience», indique la patineuse âgée de 10 ans. Le camp réservé à la jeune élite consiste à une série d'ateliers sur glace et hors glace. Audrey a répondu à tous les critères de sélection qui s'imposaient pour la camp, ce qui est tout de même rare pour une athlète de son âge. Le comité de sélection de Patinage Canada du camp s'est basé sur la prestation sans faille d'Audrey, lors de la finale régionale tenue à Havre-Saint-Pierre. «Ce sera une belle occasion pour elle d'en apprendre davantage sur le sport qu'elle aime. Il y aura un bon encadrement pour les athlètes sur place, tout comme les parents et entraîneurs», indique sa mère, Colette Guillemette, qui assistera au camp national. L'entraîneuse d'Audrey, Marie-Josée Bergeron est aussi invitée à l'événement. Le Camp national de la jeunesse se tient les 4 et 5 mai. Saison exceptionnelle Audrey Vaillancourt, qui devait évoluer jusqu'à l'an prochain dans la catégorie pré-juvénile, a fait sa marque chez les juvéniles à l'échelle provinciale cette saison. Elle s'est classée 2e aux Championnats d'été, 2e à la compétition Georges-Éthier, mais n'a pu participer au provincial à Rivière-du-Loup, en raison d'une fracture au pied. Elle a poursuivi avec une 1re place à Rimouski, puis une pôle position à la finale régionale à Havre-Saint-Pierre. Une médaille d'or aux Jeux du Québec d'hiver couronnait sa saison remarquable. ![]() Audrey Vaillancourt s'envolera vers Ottawa pour un camp destiné à l'élite du patinage canadien. 12/04/07Une opération anti-drogues conduit à des arrestations
Par Jean-Guy Gougeon
Quarante policiers de la Sûreté du Québec ont mené, tôt mercredi matin, une opération anti-drogues en investissant six résidences, dont cinq à Sept-Îles et une à Port-Cartier. Une dizaine de personnes ont été arrêtées dont quatre pour lesquelles les policiers détenaient déjà des mandats d'arrestation. A Sept-Îles, les policiers ont investis des résidences,notamment dans des édifices à logements, sur les rues Giasson, Cartier, Champlain, Franquelin, Falkan, de même que sur la rue Arbour, à Port-Cartier. Les policiers ont arrêté neuf personnes, six hommes et trois femmes de Sept-Îles, dont un homme et une femme de Port-Cartier, tous âgés de 42 à 54 ans. Ils devaient comparaître hier après-midi au Palais de justice de Sept-Îles sous des accusations de possession de stupéfiants dans un but de trafic, trafic de stupéfiants, complot, entreposage illégal d'armes à feu. L'opération d'hier matin était l'aboutissement de six mois d'enquête menée par les policiers de l'escouade régionale d'enquête de Sept-Îles. Elle visait des trafiquants et des revendeurs de cocaïne, de phencyclidine(PCP) et de marijuana. Les policiers ont saisi des quantités de cocaïne, de marijuana, de phencyclidine(PCP) et de haschich, de même que de l'argent et des véhicules. En fin d'après-midi une autre perquisition à Sept-Îles a conduit à d'autres arrestations. La Société SP poursuit sa Marche
Par Jean Saint-Pierre
Réunis récemment dans le cadre de son activité Cabane à sucre du printemps, les membres de la Société de la sclérose en plaques de la Côte-Nord planifient leurs activités. «Notre rencontre sociale au Restaurant Marie-Hélène nous permet surtout d'échanger et de faire le point sur d'autres activités à venir», indique la coordonnatrice de l'organisme, Lucie Gaudreau. L'organisme profitera de la fête des mères pour réaliser sa campagne de l'oeillet SP du 10 au 13 mai. La chef d'antenne à TVA Édition réseau, Sophie Thibeault, agit comme porte-parole nationale de cette activité. La Marche de l'eSPoir, présidée cette année par Anthony Detroio, constitue la principale activité de financement de la Société de la sclérose en plaques. Elle se déroulera le 3 juin à 11h à Sept-Îles et à 13h à Port-Cartier. Pour l'instant, une quarantaine d'équipes sont inscrites. Nouveauté La Société de la sclérose en plaques offre pour la première fois un camp de vacance gratuit pour les jeunes dont un parent est atteint de SP. Il se tiendra à Val Morin en août. Les inscriptions se poursuivent jusqu'au 27 avril. Récemment, le batteur tatoué du groupe rock rebelle Billy Talent, Aaron Solowoniuk, a dévoilé qu'il était atteint de sclérose en plaques. Il a caché son secret pendant des années. Il a d'abord nié avant d'engager le combat. Un nouveau médicament lui permet de continuer les tournées et les spectacles sous les chaudes lumières de la scène. La Société de la sclérose en plaques regroupe 110 membres sur la Côte-Nord. André Dumont, Jerry Cormier, Lucie Gaudreau, Germain Lauzier et Anthony Detroio participaient au repas de type Cabane à sucre. La Ligue de beach volley attend des nouvelles sur l'ajout de terrains
Par Jean-Philippe Langlais
À la suite d'une rencontre en automne avec les autorités de la Ville de Sept-Îles, la Ligue de beach volley Amitié d'Été est toujours en attente de nouvelles quant à l'ajout d'aires de jeu. Le comité espérait doubler son nombre de terrains pour le début de la saison 2007. Le responsable de la Ligue a rencontré en septembre le maire Ghislain Lévesque, le directeur général Claude Bureau et le directeur du Service des loisirs, Denis Saint-Pierre. Il attend toujours des suites. «Il y avait une bonne volonté de la Ville. Nous avons observé la possibilité d'ajouter quatre terrains derrières les écoles secondaire. On a aussi discuté de la tenue d'une autre réunion qu'on pourrait y avoir avec la Commission scolaire du Fer, mais elle n'est jamais venue», fait valoir le coordonnateur de la Ligue Amitié d'Été, René Gamache, qui dit vouloir entrer en contact prochainement avec la Commission scolaire. La saison d'activité de la ligue débutera sur les quatre terrains existants. «Je suis conscient que les efforts actuels sont mis sur la présentation des Jeux du Québec. C'est une très bonne chose que les Jeux s'en viennent, ce sera très bénéfique pour la Ville. Je sens cependant que les amateurs de beach volley sont mis de côté», soutient René Gamache. Sport populaire Tout indique que la ligue recevra encore de nombreuses inscriptions. L'an passé un nombre record de formations ont participé aux activités de la ligue. «On aimerais accepter tout le monde, mais c'est impossible avec les quatre terrains. C'est certain qu'on devra refuser des équipes. Les places vont partir vite», dit M. Gamache. Les inscriptions pour la saison qui s'en vient s'amorcent à la fin du mois. Les formulaires seront disponibles chez les commanditaires habituels dès le 30 avril et lors du Tournoi Orange. La saison, qui sera écourtée en raison de la présentation des Jeux, devrait débuter aux alentours du 23 mai. Les amateurs peuvent consulter le site Internet de la ligue au http://www.microex.net/beachvolley/. ![]() Les amateurs de volley-ball de plage sont en attente de nouveaux plateaux. 10/04/07Des passionnés d'ornithologie observent la Côte-Nord
Par Jean Saint-Pierre
L'observation d'un oriole de Baltimore, le passage samedi à Sept-Îles de 3000 jaseurs boréals ou une invasion de chouettes épervières il y a deux ans, retiennent l'attention du Club d'ornithologie de la Côte-Nord. L'organisme participe au Festival de l'environnement à partir de jeudi, à l'école Manikoutai. Fondé en 1983, il publie une revue deux fois par année et organise des dizaines de sorties d'observation. Quelque 330 espèces d'oiseaux différents ont été aperçus sur la Côte-Nord au fil des ans. «Chaque année, nous observons environ 240 espèces et nous en enregistrons toujours une ou deux nouvelles. Il y a des cycles chez les oiseaux mais leur passage dépend surtout de la disponibilité de la nourriture, du climat et de l'habitat», précise l'un des experts du Club, Bruno Duchesne. Le regroupement régional d'ornithologues vend un guide des site intéressants sur la Côte. Une des périodes les plus actives, celle de la migration printanière, s'amorce et se poursuit jusqu'à la mi-juin. Ce printemps, les fruits abondent encore dans les cormiers à Sept-Îles. Cette situation exceptionnelle favorisera le séjour des oiseaux. «Ce n'est surtout pas un loisir monotone. L'observation diffère d'une année à l'autre. Avec un printemps plus froid, on s'attend par exemple à voir plus de canards et de bernaches dans la baie. La migration des passereaux sur le bord du littoral s'en vient. Chaque espèce a ses habitudes. Les sternes de la Minganie, par exemple, parcourent 25 000 kilomètres par année», remarque M. Duchesne. «Le Club permet surtout un partage de connaissance. Nous remplissons des fiches pour chaque observation importante. Ces informations sont aussi transmises à l'Association des ornithologues du Québec. Un forum Internet nous fournit beaucoup de réponses», affirme la relationniste du Club, Lucie Dubé. Christophe Buidin (président), Lucie Dubé (membre) et Yann Rochepault lors d'une randonnée d'observation du Club d'ornithologie en Minganie le 31 mars. Manikoutai reçoit le Festival de l'environnement
Par Jean Saint-Pierre
Le deuxième Festival de l'environnement de Sept-Îles débute ce soir avec la projection de «Phoque, le film», suivi d'une conférence. Kiosques, spectacles et autres activités s'ajoutent demain, samedi et dimanche. Le réalisateur septilien, Raoul Jomphe a acquis une notoriété avec son passage à Tout le monde en parle et le succès de son film documentaire. Il revient à Sept-Îles pour la projection à 19h45 aujourd'hui à l'auditorium de Manikoutai. Lui et le chercheur spécialiste Mike Hammill animeront une discussion par la suite. Exposants Une dizaine de kiosques seront aménagés à partir de demain midi près de la cafétéria de l'école secondaire. La clientèle scolaire sera d'abord abordée, puis tout le public aura accès gratuit au Festival pendant trois jours. Les deux Septiliens gagnants de l'Expo Science pan-canadienne, Maxime Lelièvre et Mylène Roy y installe leur kiosque «Le jardin de Kyoto» avant leur départ en juillet pour l'exposition internationale en Afrique. Aluminerie Alouette, le Cercle des mycologues, le Conseil des loisirs scientifiques, le Conseil régional de l'environnement, la Corporation de protection de l'environnement, Hydro-Québec, le ministère du Développement durable et ZIP Côte-Nord exposent au Festival. Programmation variée «Le film de l'ONF, Les réfugiés de la planète bleue, celui de Katherine Giguère sur la coopération internationale, deux ciné-conférences nord-côtiers s'annoncent très intéressants. Le spectacle de samedi soir promet un moment agréable», estime la coordonnatrice du Festival de l'environnement, Katy Langlois. La conférence de la poétesse de Mingan, Rita Mestokosho, aussi pharmacienne spécialisée dans les traditions innues, suscite de l'intérêt. Le festival aménage une halte-garderie au deuxième étage de l'école. Télé-Québec y projette des émissions pour enfant. D'autres activités jeunesses, comme L'heure du conte écolo, seront proposées. Des activités plein air s'organisent sur les milieux littoraux et au Petit Havre de Matamec. Le spectacle de musique gratuit mais sur réservation à l'Auberge Le Tangon (962-8180) inclut la participation de Katia Rock et Alain Landry. Technicien de la faune et guide, Danièle Morin anime la conférence sur Anticosti à l'auditorium de Manikoutai dimanche à 16h15. Steve Dubreuil et Serge Asini Goupil proposent l'activité de type Grands explorateurs sur la région de Mushuau-Nipi, au Nord de Shefferville vendredi 20h. Les paroisses ont besoin de soutien
Par Jean-Guy Gougeon
La plupart des paroisses du diocèse de Baie-Comeau réaliseront leur campagne de financement du 25 avril au 6 mai 2007. Lors d'une conférence de presse tenue hier matin à Sept-Iles et àa Havre Saint-Pierre ce matin, Mgr Pierre Morissette a lancé cette campagne sous le thème « Parce que j'y tiens » : « Les communautés chrétiennes jouent un rôle irremplaçable dans les milieux. Elles ont un urgent besoin de soutien pour poursuivre leur mission. » Le pasteur diocésain ajoute:« C'est au cœur des communautés chrétiennes que des jeunes et des adultes découvrent Jésus et s'initient à la foi, que des croyants de tous âges se réunissent pour écouter et méditer la Parole de Dieu, pour prier et vivre la fraternité. Au cœur des communautés chrétiennes, des couples se préparent au mariage chrétien et au baptême de leur enfant; les familles qui vivent un deuil sont réconfortées, les personnes souffrantes sont accueillies et les personnes malades visitées. » Dans la région de Sept-Iles, les paroisses qui participent à cette campagne sont : Port-Cartier, Gallix, Marie-Immaculée de Sept-Iles, L'Ange-Gardien de Sept-Iles et Fermont. En Minganie, les paroisses participantes sont : Rivière-au-Tonnerre, Rivière-Saint-Jean, Longue-Pointe-de-Mingan, Havre-Saint-Pierre, Baie-Johan-Beetz, Aguanish et Natashquan. Mgr Morissette a indiqué « Pour réaliser leur mission, les paroisses doivent payer des salaires, des équipements, du matériel d'animation, sans oublier les frais de chauffage, d'entretien et de réparation des bâtiments. Comme elles ne vivent que de dons, cette campagne de financement est vitale pour les paroisses.» « Faire un don à sa paroisse est une expérience de coresponsabilité dans l'Église, a poursuivi l'évêque. C'est la mise en commun de ce que chacun et chacune peut donner à sa communauté chrétienne. C'est aussi un geste de foi et une expérience d'appartenance à notre Église. » Les personnes désireuses de contribuer à cette campagne peuvent faire parvenir leur don directement à leur paroisse. L'information sur les finances est publique et accessible aux personnes qui en font la demande à leur paroisse. 09/04/07Imagiterre rayonne au Québec et intéresse la France
Par Jean-Philippe Langlais
L'ancienne vedette de Starmania dirige Sélection Fabienne Thibeault. Elle met en marché et réalise la promotion de produits québécois pour la grande distribution française. Elle s'est présentée à Barbara Morneau au Salon international de l'Alimentation (SIAL) de Montréal. Quelque 703 exposants de 28 pays participaient à l'événement du 28 au 30 mars. Le kiosque d'Imagiterre a retenu l'attention de plusieurs visiteurs. «Fabienne Thibeault a adoré l'originalité de nos produits du terroir. Elle apporte d'abord des échantillons», résume la présidente d'Imagiterre, Barbara Morneau. Mme Thibeault et son conjoint dirigent un projet qui rallie l'agroalimentaire, la culture et les communications pour offrir aux consommateurs français des produits originaux. Enraciné au Québec Avec 300 points de vente au Québec, Imagiterre offre ses produits typiquement nord-côtiers dans plusieurs régions. Barbara Morneau et Mario Sévigny ont profité du voyage au SIAL pour visiter une cinquantaine de clients. «Nous discutons des forces et des faiblesses de nos produits avec nos partenaires. Nous avons repositionné nos produits au Marché des saveurs du Marché Jean-Talon à Montréal. Le caractère original s et haut de gamme est apprécié. Nous devons améliorer le marketing et la promotion.» Imagiterre invite les gens de la Côte-Nord à lui soumettre des recettes qui incluent ses produits. L'entreprise reçoit les suggestions en 2007, entre autre au Salon du livre à Sept-Îles du 26 au 29 avril. Elle publiera un livre de recette au Salon 2008. ![]() Barbara Morneau et Mario Sévigny entourent la chanteuse Fabienne Thibeault, qui envisage de distribuer les produits d'Imagiterre en France. Deux équipes atteignent la finale aux Inter-régionaux
Par Jean-Philippe Langlais
Parmi les quatre équipes de hockey simple lettre de Sept-Îles à s'être qualifié pour les Championnats inter-régionaux du week-end dernier, deux d'entre elles ont atteint la finale du tournoi, qui réunissait des hockeyeurs de la Côte et du Bas-Saint-Laurent. Le mauvais temps de vendredi a perturbé le départ des équipes nord-côtières vers la Rive Sud. Les équipes Septiliennes ont dû attendre le lendemain matin, avant d'arriver à Amqui, destination du Championnat. Même s'ils n'ont pu mettre la main sur le titre de leur catégorie, les équipes de Sept-Îles ont offert de bonnes prestations. L'atome A et le pee-wee B se sont inclinées en grande finale. De leur côté, les formations bantam B et féminine ont tout de même atteint la demi-finale. «C'est quand tu sors de la région que tu t'aperçois du calibre des autres équipes. On n'avait pas vraiment d'attentes aux Inter-régionaux. De très bonnes équipes y participaient», résume le président de l'Association de hockey mineur de Sept-Îles, Normand Côté. Les finalistes Les Stars atome A ont offert une solide prestation. À leur premier match, ils l'ont emporté 5-3 contre les Ducks de Rimouski. Leur partie nulle de 2-2 à leur second match contre les Trashers de Mont-Joli leur a garanti une place en finale. L'ultime rencontre les opposait à ces mêmes Ducks de Rimouski. Les Septiliens se sont inclinés au compte de 4-1. Le Lightning pee-wee B a aussi bien fait à Amqui. Après un verdict nul de 3-3 contre les Grizzly de Cabano et une défaite par blanchissage de 4-0 contre les Trois Saints des Basques, les Septiliens n'avaient plus droit à l'erreur. Ils ont remporté la demi-finale 2-1 contre Cabano, avant d'accéder à la finale. Sept-Îles s'est inclinée 4-3 devant l'équipe des Basques. Demi-finale Les Canadiens bantam B et les Alouettes féminin ont atteint la demi-finale du tournoi. L'action des Canadiens de Sept-Îles a débuté par un festival offensif. Ils ont baissé pavillon contre les Patriotes du Bic, 10-5.Les Septiliens ont ensuite livré un verdict nul de 3-3, contre les Mooses de Matane. Ils se sont inclinés contre ces mêmes Mooses, 3-2, en demi-finale. De leur côté, les Alouettes ont amorcé leur parcours contre les Patriotes du Bic avec un match nul de 2-2. Elles ont affronté l'Inter-Sport de Causapscal lors de leur second match. Ces dernières ont blanchi les Septiliennes au compte de 5-0. Les deux équipes ont remis ça en demi-finale. L'équipe de Causapscal a de nouveau dominé, dans un match plus serré, 3-2. Les Stars atome A ont bien fait en atteignant la grande finale. Le Lightning pee-wee B a disputé une chaude finale, 4-3, contre les Trois Saints des Basques. 06/04/07«IOC nous fait perdre notre temps» -Wayne Fraser
Par Jean-Guy Gougeon
«La compagnie nous fait perdre notre temps et met davantage de pression sur les travailleurs en quittant la table de négociation», indiquait cette semaine le directeur des Métallos pour l'Ontario et les Maritimes, Wayne Fraser, qui a assisté aux discussions en début de semaine à Labrador City. «La compagnie truque la vérité et met en danger la qualité de vie des travailleurs», de dire Wayne Fraser. Celui-ci ajoute que les Métallos n'ont pas modifié leur position et négocient à la table. «Le seul fait pour l'entreprise de quitter la table de négociation démontre son manque de respect, tant pour le processus de négocation que pour les employés». Wayne Fraser ajoute que l'écart entre les deux parties n'est pas grand «en autant que l'entreprise s'engage à demeurer à la table de négociation et travaille sur les points en litige, soit la reconnaissance de l'ancienneté, le maintien des bénéfices sociaux aux employés et la parité de salaire avec les employés de la Compagnie minière Québec Cartier. Le président du local 5795 des employés de Labrador City, George Kean ajoute:«Ce n'est pas trop demander que IOC parle le même langage que ses négociateurs. Si quelqu'un d'autres tire les ficelles, il devra être à la table de négociation. On ne peut pas négocier avec un fantôme qui disparaît quand les choses deviennent sérieuses». Robert Bellavance Robert Bellavance, président du local des Métallos de Sept-Îles, parle d'une négociation à sens unique:«Ils t'arrivent avec une proposition qu'ils refusent de discuter. On n'a aucune écoute de leur part; dès qu'on veut discuter de leurs propositions, ils menacent de quitter la table. Ce qu'ils ont fait cette semaine, après que nous ayions passé deux jours à préparer de nouvelles discussions». ![]() Wayne Fraser, directeur des Métallos pour l'Ontario et le Canada atlantique, participait aux discussions cette semaine à Labrador City. Des adultes découvrent le théâtre à l'école
Par Jean Saint-Pierre
Le Centre A.-W. Gagné innove avec un cours de théâtre mené par une enseignante passionnée: Denise Rioux. Le projet local, qui donne quatre crédits en français, a été approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec. L'enseignante a transmis sa passion au petit groupe énergique et enjoué. Retour motivant Le cours propose un survol historique du théâtre au Québec et amène les étudiants à produire, créer et interpréter. En quatre mois, ils auront lu sept pièces, assisté à trois spectacles, produit un portfolio et préparé des mises en scène qu'ils joueront devant public. La clientèle se compose surtout d'anciens décrocheurs qui apprécient cet enseignement. «Le cours nous aide en français. Nous découvrons la culture québécois», se réjouit Jessy Maher. «Nous apprenons à connaître nos limites et à les dépasser à travers cette formation», ajoute Hélène Normand. «Le théâtre apporte un enrichissement personnel. Nous sommes moins gênés. Personne ne regrette d'avoir choisi ce cours», renchérit Jézabel Hamilton. Exigeant L'initiative de Denise Rioux ne semble pas une façon d'obtenir des crédits faciles pour un diplôme d'études secondaires. «Nous travaillons fort. Je m'attendais à un cours facile mais j'apprécie la dynamique du groupe. Nous consacrons du temps à la maison pour apprendre les textes par exemple», déclare Kathy Deschênes. «J'ai trouvé ici une motivation pour mon retour à l'école. Nous gagnons en maturité en décidant de notre sort», philosophe Denis Lanoue. L'enseignante réalise ce projet pour une deuxième année. Son groupe a eu l'opportunité de recevoir la comédienne et auteure professionnelle Marie-Christine Lê-Huu. Les étudiants ont lu et discuté des trois pièces de théâtre qu'ils ont vu à la Salle de spectacle. «Nous vivons une belle aventure à travers cette formation. Les commentaires des étudiants m'encouragent. Le travail diffère avec des étudiants adultes dans un cours optionnel. La direction du Centre A.-W. Gagné nous apporte un soutien exemplaire», affirme l'enseignante Denise Rioux. Ce groupe étudie le théâtre à l'éducation aux adultes. Millennium a deux mines exploitables
Par Jean-Guy Gougeon
La Société New Millennium Capital (NML), dont la découverte du site Kémag à Schefferville, a porté à cinq milliards de tonnes son potentiel de minerai de fer, compte mener cet été une campagne de forage sur ce second site. L'entreprise a maintenant le choix entre deux sites exploitables La société a annoncé début avril qu'elle avait reçu de Système Géostat le rapport technique sur Kémag. Millennium avait antérieurement fait savoir que les premiers résultats de l'évaluation de la propriété KéMag, en territoire québécois, représentaient 1 milliard 349 millions de tonnes de ressources minérales indiquées, auxquels il faut ajouter 992 millions de tonnes de ressources minérales inférées. Ajoutée à la propriété de minerai de fer LabMag, en territoire labradorien, cette découverte porte à présent les ressources totales de NML en minerai de fer dans la région à 5 milliards 14 millions de tonnes (dont 3 milliards 545 millions de réserves minérales prouvées et probables), en plus de 2 milliards 467 millions de tonnes de ressources minérales inférées. Ces formations minérales sont distribuées sur une longueur de 37 kilomètres, identifiée sous le nom de Chaîne ferrifère Millennium. Robert Martin, président et chef de la direction de Millennium, a fait savoir que la société compte produire un rapport de préfaisabilité sur la propriété de minerai de fer KéMag avant la fin du mois de juin 2007. À cette date, une décision sera prise quant à savoir lequel de ces deux projets de classe mondiale passera en premier lieu en phase de faisabilité. «La planification d'une campagne de forage pour l'été 2007 sur la propriété KéMag est déjà bien avancée », a indiqué monsieur Martin. Championnat du monde et nouveaux records pour Serge Charest
Par Jean-Philippe Langlais
L'athlète en dynamophilie de Sept-Îles, Serge Charest, a inscrit de nouvelles marques au Championnat canadien, le week-end dernier, à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Il obtient du même fait un laissez-passer pour le Championnat du monde. Arrivé sur place, il a appris qu'il évoluerait dans une autre catégorie. L'athlète a gradué dans la classe Maître 3. Il a offert de solides prestations lui permettant non seulement de décrocher la médaille d'or, mais d'établir de nouvelles marques à l'échelle canadienne dans sa catégorie. Il a fait passer le record du total des levées de 480, à 495 kg. À la flexion des jambes (squat), la marque canadienne passe de 374 à 400 livres. «Je suis très heureux de mes performances. L'arbitrage était sévère. Mon objectif sera de battre mes propres records. Lorsque j'ai appris que je changeais de classe, ça m'a calmé. Cette compétition me fait énormément de bien psychologiquement. Je suis motivé pour la prochaine étape», de dire M. Charest, qui était le moins lourd du groupe. Championnat du monde Fort de sa prestation à Dartmouth, Serge Charest pense déjà au Championnat du monde qui aura lieu en novembre, en République Tchèque. Il souhaite se tailler une place parmi les trois premières positions de sa catégorie. D'ici là, il entend mettre toutes les chances de son côté. «Je vais m'entraîner sérieusement. Je vais probablement prendre deux semaines de pause en juillet, question de me refaire des forces. Dès la fin du mois d'août je m'entraînerai de façon intense, afin d'être prêt pour la grosse compétition», précise Serge Charest, qui tient à remercier ses commanditaires et le Club de dynamophilie de Sept-Îles pour leur support. ![]() Serge Charest a battu des records dans sa catégorie, au Championnat canadien, le week-end dernier. 05/04/07Myriam Caron réfléchit sur le suicide
Par Jean Saint-Pierre
Journaliste, cinéaste et auteure, la Septilienne Myriam Caron lance une deuxième édition de son livre «Génération pendue». Elle souhaite aussi publier une pièce de théâtre et un film sur le suicide. L'oeuvre est construit à la fois comme un essai, une biographie et un roman. L'auteure a commencé l'écriture à 14 ans. Elle était confrontée à un premier suicide. Elle se promettait de compléter l'exercice littéraire pour l'an 2000, ce qui fut fait avec une première version. Sujet lourd Maël, l'héroïne du roman, questionne son existence et cherche une raison de vivre. Elle décrit sa révolte et son rejet du modèle classique de société. «Le bonheur loge au fond de moi-même», pense-t-elle comprendre. Mais, elle est régulièrement confrontée au suicide de ses proches. «Est-ce mon état d'âme qui attire la peine ou le temps gris qui embrume ma vision», se demande Maël qui en vient à une sérieuse tentative. Myriam Caron a connu une quinzaine de personnes qui sont passées à l'acte. «J'avais le goût de mourir à 17 ans lorsque j'ai vécu le suicide d'un proche. Je tenais un journal personnel et j'ai eu le goût de publier quelques choses avec ça.» Message d'espoir L'auteure constate que le taux de suicide sur la Côte-Nord et au Québec est plus élevé que la moyenne. Celle qui a travaillé avec l'organisme Tel-Aide croit que l'entraide de la famille et de l'entourage manque dans un monde devenue trop individualiste. «La pomme pourrie dans nos écoles et dans la société est tassée pour ne pas contaminer les autres. Moi, j'entretenais une vision noire. D'autres pensent au suicide pour des raisons bien différentes comme la violence, le viol, une séparation ou d'autres épreuves. Il n'y a pas qu'un type de suicidaire mais souvent, l'estime de soi, l'amour propre et la confiance se situent à zéro.» Myriam Caron croit qu'il faut travailler pour atteindre le bonheur. «C'est un devoir de citoyen d'apprendre à être heureux. Ça s'acquiert avec l'effort.» Son roman se termine d'ailleurs sur une période joyeuse pour Maël. La nouvelle version de «Génération pendue» sera disponible au Salon du livre à Sept-Îles. Dans le scénario qu'elle souhaite monter au théâtre et au cinéma, des "surcidés" seront confrontés à des épreuves de plus en plus difficiles dans un processus de réincarnation. ![]() Myriam Caron Les traîneaux à chien se font plus rare en Basse Côte
Par Jean Saint-Pierre
Les Septiliens Marc Fafard et Marie-Josée Desrosiers demeurent les seuls à voyager tirés par des chiens sur le vaste territoire de Natashquan à Blanc-Sablon en 2007. Pourtant, les cométiques ont connu leurs heures de gloire dans la région. Les aînés se souviennent de la course du centenaire de la Confédération en 1967. L'Association Jos-Hébert organisait une compétition en cométique de Forteau Bay au Labrador jusqu'à Sept-Îles. Chiens croisés aux loups Les cométiques tirés des chiens constituaient le moyen de transport pendant plusieurs mois pour les habitants de la Côte-Nord avant la motoneige. Spécialiste des chiens pour l'expédition de 1000 kilomètres aller-retour, Marie-Josée Desrosiers a apprécié les connaissances des aînés rencontrés sur sa route. «Ils comparaient beaucoup nos installations aux équipements et aux techniques différentes de l'époque. Ils savaient comment se comporter avec les chiens pour la sécurité des enfants par exemple. Ces gens prétendent que les chiens étaient plus gros jadis, qu'ils étaient croisés avec des loups», raconte Mme Desrosiers. Portrait de la région Certaines traditions sont conservés en Basse-Côte-Nord. Les deux aventuriers de Sept-Îles ont assisté à un mariage où la danse en set carré est maintenue. «La solidarité et l'entraide comme l'organisation de corvée pour construire une maison. L'importance de la météo qui définit les départs ou les activités d'une journée. Les habitudes de chasse et de pêche demeurent bien présentes. Les communications rendent les transports sécuritaires en Basse-Côte. Lorsqu'une personne quitte un village en motoneige, il prévient quelqu'un qu'il recontacte à son arrivée à destination. S'il tarde, des gens s'organisent pour le trouver», de constater Marc Fafard. Ce dernier invite les gens à profiter des dernières années de la route blanche entretenue l'hiver par le ministère des Transports. Il craint qu'elle disparaisse avec l'ajout de tronçons de route. Le Triathlon des neiges revient pour une 5e année
Par Jean-Philippe Langlais
Devenu une tradition printanière depuis les quatre dernières années, le Triathlon des neiges revient clôturer la saison de ski de fond et lancer celle du vélo, le 22 avril. L'activité, qui comporte les disciplines de ski de fond, de vélo de montagne et la course à pied, se déroulera sur le site du Centre Multisports, près du lac Rapide. Signe que le triathlon est en évolution, quelques modifications ont été apportées comparativement à l'an passé afin d'assurer le bon fonctionnement de l'événement. «Les conditions s'annoncent bonnes pour cette année. Nous avons devancé l'événement de six jours. On prévoit que la neige sera suffisante. La course a pied devrait aussi être présentée sur la neige», affirme l'organisateur, Gaétan Simard. Accessible Selon M. Simard, l'activité n'est pas réservée à l'élite. Le triathlon présente deux catégories, à des degrés de difficulté différents. L'itinéraire peut être parcouru seul ou en équipe, toutes les combinaisons sont possibles. La classe masculine (18 ans et plus), féminine (18 ans et plus) et familiale est constituée de 7 km de ski, 15 km de vélo et 5 km de course à pied. La catégorie jeune espoir (18 ans et moins), familiale et initiation compte 3,5 km de ski, 5 km de vélo et 2,5 km de course. «Tout le monde y trouve son compte. C'est une belle activité familiale. C'est accessible à tous et on n'a pas besoin d'être de véritables athlètes pour y participer», indique M. Simard. ![]() L'an passé, 35 personnes ont pris part au Triathlon des neiges. 04/04/07Havre Saint-Pierre et Sept-Îles préparent le terrain pour les croisières internationales
Par Jean-Guy Gougeon
Alors que seul le port de Saguenay a été officiellement dévoilé comme point d'accueil pour les croisières internationales, Havre Saint-Pierre et Sept-Îles sont à l'oeuvre afin d'obtenir elles aussi la reconnaissance officielle. À Havre Saint-Pierre, la Corporation de gestion et de développement du quai, qui a obtenu l'an dernier la cession du quai local de Transports-Canada, planche sur le dossier. Pour permettre l'accostage des bateaux de croisière, il faut un tirant d'eau supérieur à l'actuel. Aussi, l'organisme a-t-il déposé une demande de subvention auprès du gouvernement fédéral pour une contribution à ce projet estimé à 1,6 millions $; le projet est susceptible d'être financé conjointement par trois paliers: le gouvernement fédéral, celui du Québec et la Corporation, a indiqué l'agente de développement des croisières internationales., Charlotte Cormier. En augmentant de 8,5 à 9,5 mètres l'actuel tirant d'eau, le port pourrait accueillir des bateaux de plus de 2500 passagers. Les administrateurs souhaitent donc un apport provincial et fédéral pour concrétiser ces travaux Rappelons que dans une étude remise en fin d'année à Développement économique Canada et Tourisme Québec, le groupe Desjardins Marketing Stratégique signalait que le contexte international des croisières est favorable au développement de nouvelles escales dans l'axe du St-Laurent. Alors que les ports de Baie-Comeau, Gaspé, Québec, Montréal et Saguenay ont accueilli des croisières internationales en 2006, Cap-aux Meules, Havre Saint-Pierre, Matane, Sept-Îles et Trois-Rivières ont formulé le souhait de pouvoir en faire autant à compter de 2011. Sept-Îles À Sept-Îles, le milieu socio-économique est on ne peut plus intéressé par ce créneau de développement. Il est à noter que Sept-Îles possède déjà certaines infrastructures susceptibles d'accueillir des navires de croisières, transportant jusqu'à un millier de passagers. Au cours des quinze dernières années, les quais de Pointe-aux Basques et Mgr Blanche ont accueilli, sporadiquement il va sans dire, plus d'une dizaine de bateaux de croisière. Le Vieux-Quai a aussi accueilli des bateaux de moindre envergure. Les navires de plus grande envergure nécessiteront des travaux de draguage. Les agents économiques du milieu veulent aussi établir clairement un ou des produits d'appels susceptibles d'intéresser hautement les visiteurs internationaux. La dualité de deux cultures en est un, d'autres sont en voie d'être examinés. Tous ces éléments font l'objet de réflexions en vue d'un consensus susceptible d'être dévoilé au cours des prochains mois. ![]() Charlotte Cormier, agent de développement de croisières à la Corporation du Port de Havre Saint-Pierre. La station de ski présente un projet de développement
Par France Poirier
Afin d'optimiser tout le potentiel de la Station de ski Gallix, les dirigeants ont présenté à ses partenaires et ambassadeurs un projet quinquennal. L'activité se tenait dimanche dernier. Le projet de développement sur cinq ans, vise l'ajout et l'amélioration d'activités au coût de 564 000$, l'amélioration du domaine skiable pour 324 000$, l'acquisition d'équipements mobiles comme une nouvelle dameuse au coût de 365 000$, des travaux sur les routes d'accès et le stationnement au coût de 320 000$, des équipements pour l'enneigement artificiel pour 276 000$, les infrastructures d'accueil 2 052 000$ et l'ajout d'une remontée-double. «Tous ces changements et ajouts s'élèveront à 3 900 000$. Nous comptons demander l'appui des membres, des PME, des grandes entreprises, des municipalités et des deux paliers de gouvernement. Déjà, certains projets ont été réalisés et nous souhaitons progresser dans notre plan de développement au fur et à mesure que les argents seront disponibles», explique Keven Gagné, directeur de la station. À l'issue du projet de développement, la station de ski deviendra une station récréo-tourisique qui pourra offrir différentes activités selon les saisons et ainsi permettre de maximiser nos installations», explique Keven Gagné. C'est lors d'un tour de familiarisation que les représentants des municipalité de Port-Cartier, Sept-Îles et des intervenants touristiques ont été à même de constater les besoins de la station de ski et de mieux comprendre la réalité de la direction. Le maire de Sept-Îles Ghislain Lévesque, les conseillers Martial Lévesque de Sept-Îles, Mary Corbey, Henriette Lapierre et Roger Chenard de Port-Cartier, Marie-Soleil Vigneault de l'ATR de Duplessis et Valérie Kimper de la Corporation touristique de Sept-Îles ont pu constater les besoins de la Station. Depuis 1998, année au cours de laquelle la station a été relancée, grâce à l'implication des municipalités, beaucoup d'améliorations ont été apportées. La Côte-Nord se connecte sur la littérature
Par Jean Saint-Pierre
Présenté au printemps pour une deuxième édition, le Salon du livre amène à Sept-Îles une quarantaine d'auteurs et beaucoup d'animation. Les organisateurs levaient le voile mardi sur la programmation de la grande fête du livre prévue du 26 au 29 avril. François Avard (Les Bougon), Roméo Bouchard (ancien président de l'Union Paysanne), le Baie-Comois François X. Côté (Prix Robert-Cliche 2006), Tristan Demers, Josélito Michaud, Richard Petit, Anne Robitaille (800 000 exemplaires vendus de Les Chevaliers d'Émeraude) et Patrick Sénécal prennent part au Salon. On relie la Côte Avec une nouvelle affiche mais le même slogan, les dirigeants du Salon misent, comme l'an dernier, sur l'ambiance plus chaleureuse et intimiste du Cégep de Sept-Îles. «Si on se fie aux commentaires en 2006, le public a apprécié le déménagement de l'événement. Le changement de date lui, facilite le recrutement d'auteurs intéressés à venir», résume la présidente Mychèle Montreuil-Smith. L'organisation nolise des autobus de Baie-Comeau et Havre-Saint-Pierre. Elle ajoute cette année des caméras Web pour permettre à des classes d'élèves de la Basse-Côte-Nord de voir ce qui se passe au Salon. Le thème «On relie la Côte» prend tout son sens. Kiosques et animation Le 23e Salon du livre de la Côte-Nord accueillent les principales maisons d'édition du Québec. On y retrouve des milliers de titres différents. Il devient un lieu privilégié pour sélectionner nos lectures des prochains mois. Visites scolaires et des enfants des CPE, spectacles jeunesses, concours, conférences, entrevues avec des auteurs et causeries permettront d'aborder plusieurs sujets. Six lancements de livres se planifient dont ceux des auteurs Danny-Philippe Desgagné, Dominique Elsliger, Fernande Porlier-Forbes et Rolland Thirnish. Deux expositions, Des forêts et des hommes et Nunavik Québec Arctique, seront présentées au Café lettré et à la Bibliothèque. «Nous profitons du retour de plusieurs précieux partenaires comme Air Labrador, Alouette, IOC et Mines Wabush. L'apport des bénévoles devient essentiel pour une organisation comme la nôtre», de dire la directrice France Murray. ![]() 02/04/07Les discussions reprennent à Labrador City
Par Jean-Guy Gougeon
Interrompues depuis le début de la grève, les négociations ont repris dimanche après-midi à Wabush, entre la Minière IOC et les Métallos, qui représentent les travailleurs en grève à Labrador City et à Sept-Îles. La rencontre a été convoquée par le conciliateur terre-neuvien Cliff Wells et son homologue québécois, Réjean Bercier. Hier encore, les discussions de poursuivaient toujours entre les parties, par l'entremise des conciliateurs. Le coordonnateur régional des Métallos, Réal Valiquette, dirige le comité syndical de négociation qui regroupe notamment les représentants du groupe de Sept-Îles et de Labrador City; les accompagnent, Ken Dawson, coordonnateur pour les provinces atlantiques et Wayne Fraser, directeur du district 6. Le vice-président aux Ressources humaines chez IOC, Dave Porter, dirige le comité patronal de négociation. Rappelons que les travailleurs de Labrador City ont débrayé le 9 mars dernier; leurs collègues de Sept-Îles les ont imité, dix jours plus tard; ils n'avaient pas droit de grève légal avant cette date. Les grévistes maintiennent la ligne de piquetage à la barrière d'IOC, sur la route 138. Débrayage à l'OMH
Par Jean-Guy Gougeon
Les employés de l'Office municipal d'habitation de Sept-Îles ont débrayé lundi matin et ont dressé des pancartes devant les bureaux de l'Office sur le boulevard Laure. Membres du Syndicat canadien de la fonction publique, les quelque dix employés de l'Office négocient présentement leur première convention collective. Plus de détails dans notre édition de jeudi. Nos cadettes sont les meilleures au Québec
Par Jean-Philippe Langlais
La formation cadette B de l'Association de ringuette de Sept-Îles a récolté rien de moins que la médaille d'or, lors du Championnat provincial, tenu le week-end dernier, dans la région des Laurentides. Quatre équipes représentaient Sept-Îles au Championnat. En plus de la victoire des cadettes, l'équipe atome B a mérité l'argent et les juniors A se sont classées 3e. Les benjamines ont eu moins de chance en compilant une fiche d'une victoire de deux revers. Championnat émotif Les cadettes ont connu un championnat dont plusieurs vont se souvenir longtemps. L'équipe qui compte 11 joueuses verra quitter plusieurs d'entre elles au terme de l'événement. «Le match de la finale devenait pour la plupart, leur dernier match en carrière. Elles ont joué avec beaucoup d'émotions. Elles se sont dévouées pour l'équipe. Ce sont des filles passionnées», souligne l'entraîneur, Denis Dionne. Les championnes ont connu un tournoi sans faille disposant coup sur coup de Vallée du Richelieu 4-0, de Lac-Saint-Louis 6-0, d'Ancienne-Lorette 5-3 et de Deux-Montagnes, en finale, 3-2. «Notre plan de match de miser sur la vitesse et d'éviter les punitions a été respecté à la lettre», dit M. Dionne. D'autres médailles Les autres formations ont aussi connu un tournoi prolifique. Les joueuses atome B ont mis la main sur la médaille d'argent. Après avoir remporté leurs trois premiers matchs du tournoi, elles se sont inclinées contre l'équipe de Saint-Hubert, 4-3, en finale. Pour leur part, les juniors, ont aussi connu une bonne fin de semaine, disputant de chauds matchs contre des formations de haut niveau. Celles qui évoluent normalement dans le 'B', ont disputé leur championnat dans le 'A'. Elles ont obtenu la médaille de bronze au terme du championnat. L'équipe benjamine B a eu moins de chance. Après avoir gagné le premier match contre Vallée du Richelieu, elles se sont inclinées contre Quatre-Cités et Blainville. L'équipe, qui compte de jeunes joueuses dans ses rangs misent sur l'avenir. ![]() Les cadettes montrent leur bannière de championnes provinciales. Il s'agit d'une 2e récolte en autant de saison pour elles. ![]() L'équipes junior a remporté la médaille de bronze, devant des équipes de fort calibre. La saison de pêche débute
Par Jean Saint-Pierre
Le premier débarquement de crevette s'effectuait dimanche au Port de pêche de Sept-Îles. Les pêcheurs de crabe prennent la mer demain. La négociation se poursuit concernant le prix versé aux crevettiers. Cette industrie se retrouve loin de la période lucrative du milieu des années '80. Vendu aux Innus Deux autres pêcheurs de crevette vendent leur bateau au Conseil de bande de Uashat. La rentabilité de la capture se complique. Joseph et Luc Lavoie travaillent dans l'industrie de la crevette depuis 48 ans. Cette saison, Luc devient capitaine pour le Conseil. Avec 42 cents la livre en 2006, l'entreprise de pêche transmis de père en fils, générait des pertes. «Le problème, ce n'est pas de prendre de la crevette mais bien de se faire payer un prix normal.» Luc Lavoie se souvient qu'il recevait 1,20 $ la livre en 1987. «Les coûts ont augmenté. Le "fuel" coûte deux fois le prix au débarquement. Nous payons pour Biorex, pour les peseurs à quai et pour les permis. Les assurances, la CSST et les salaires de l'équipage augmentent. Avec 400 000 $ de revenus, je ne couvre pas tous ces frais.» Le pêcheur de crevette estime qu'il faut au moins 75 cents la livre pour réaliser un profit. Les conseils de bande sauvent quelques frais comme fiduciaire du gouvernement fédéral. Crabe La saison de pêche au crabe en Moyenne Côte-Nord s'annonce plus intéressante. Les 39 crabiers traditionnels profitent d'une hausse de quotas. Les spécialistes anticipent un prix à la hausse comparativement à 2006. La pêche au crabe débute le 5 avril et se termine le 12 juillet.
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