11/12/08Quelques arpents de glace
Après avoir roulé aujourd'hui d'un bord à l'autre de Montréal, je vous pose la question politique de l'heure: est-ce qu'on devrait circuler en patins plutôt qu'en voiture dans les rues de l'île?
Ce ne sont plus des rues, ce sont des patinoires. Je roule depuis six ans à Montréal et je n'ai jamais vu ça. Mon collègue Martineau a écrit qu'il y a plus de sel sur les frites du McDo que sur l'asphalte glacé de l'île. Il a bien raison. Chaque hiver, ça recommence. La Ville se fait prendre les culottes à terre dès qu'il tombe 2 centimètres de neige. De la neige en décembre, quelle surprise! Question: c'est quoi le problème? Connaissez-vous un endroit où les rues sont déneigées (et déglacées) correctement? 9/12/08Réflexions sur les élections
Bon, me revoilà après une pause de quelques jours. S'cusez mon silence radio, mais ça débordait de partout, à Québec comme à Ottawa. J'ai eu le syndrome de l'écran blanc.
Quelques réflexions sur le scrutin provincial: — Un taux de participation de 57,33%: aouch, ayoye, la démocratie a un oeil au beurre noir. M. Charest refuse de prendre tout blâme, il dit qu'il faisait trop froid pour que les petits vieux aillent voter, mais la vérité c'est que les gens lui ont envoyé un message pour ces élections dont ils ne voulaient pas. — Pour réparer sa faute, le gouvernement Charest devrait accorder du temps de parole et un budget de recherche aux deux tiers partis à l'Assemblée nationale. C'est une bonne chose que l'ADQ et Québec Solidaire aient fait élire des députés au Parlement. C'est sain pour la démocratie. Qu'on soit d'accord ou non avec les idées généralement marginales des deux petits partis, il faut reconnaître leur contribution à la vie publique. Le Québec en a bien besoin. Jean Charest affirme qu'il tend la main aux partis d'opposition. Souhaitons qu'il passe de la parole aux actes. 3/12/08Folie à Ottawa
Pas très réjouissant ce qu'on voit à Ottawa.
Les élus, tous partis confondus, font passer leurs intérêts partisans avant ceux de la nation. Au pire moment imaginable, à la veille de la plus grave crise économique depuis un siècle. Depuis 18 ans que je suis journaliste, je n'ai jamais reçu autant de lettres ou de courriels de lecteurs en colère contre un gouvernement, quel qu'il soit. Il faut vraiment fermer le Parlement jusqu'à la fin de janvier pour laisser retomber la poussière et permettre aux députés de revenir à la raison. On a besoin de n'importe quoi sauf de nouvelles élections ou d'une coalition aussi solide qu'un château de cartes. 2/12/08Réveil brutal à Ottawa
Après l'euphorie, la réalité. Ce matin, le Canada se réveille en état de choc.
Les réactions au projet de coalition Dion-Layton-Duceppe sont mauvaises partout au pays. Quelques constatations: — Le Canada anglais, et surtout l'Ouest canadien, digère mal qu'un «perdant» comme Stéphane Dion renverse le gouvernement élu en s'alliant avec les «socialistes» du NPD et les «séparatistes» du Bloc québécois. — Les conservateurs sont les premiers responsables de la crise, mais les trois chefs de l'opposition partagent à leur tour le rôle de vilains qui mettent en péril la stabilité du Canada en temps de crise mondiale. — Tout le monde se demande comment Stéphane Dion pourrait mener un gouvernement de coalition deux mois après avoir subi la pire défaite électorale de l'histoire du Parti libéral, et alors qu'il a eu d'énormes difficultés à gérer son propre parti. — Le gouvernement Harper a les genoux par terre, un œil au beurre noir et le moral dans les talons. Les conservateurs ont gaspillé en quelques heures toute la crédibilité qu'ils avaient acquises depuis trois ans. Les conservateurs critiquent sévèrement Stephen Harper pour ce gâchis. 28/11/08Vidéos rigolos |
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