20/10/08C'est ma fête, alors...16/10/08Variations sur le Vivolo
On ne parle pas souvent des vins italiens. Ils passent souvent dans l'ombre des vins français, plus nombreux, plus prestigieux, plus pompeux. Pourtant, les vins italiens sont toujours très populaires au Québec. Trois des six vins les plus vendus au Québec sont italiens. Au sommet de ce palmarès rital trône le Vivolo di Sasso, un merlot de Vénétie, qui figure au troisième rang des vins les plus vendus avec plus d'un million de bouteilles.
Le succès des vins italiens passe souvent par la restauration. Il y a plus de restaurants italiens que de toute autre culture et bien souvent, vous ne trouverez dans ces restaurants que des vins italiens. Par exemple, le Bottero (dont il se vend près de 900 000 bouteilles par année) est surtout vendu en carafe dans les restaurants, sous le nom un peu trompeur de «vin-maison». Le Vivolo di Sasso est produit par la maison vénitienne Botter, la même qui met en marché le Bottero. Un peu plus cher, oui, mais à mon avis, un bien meilleur vin. Le style italien Si on voulait stéréotyper les vins italiens, on dirait qu'ils sont vifs, nerveux, fringants. Car les Italiens aiment leurs vins avec une bonne acidité. En Italie, on boit le vin en mangeant. Toujours. L'acidité du vin vient couper le gras de la viande et des fromages. Elle tient tête à l'omniprésente tomate. Elle met en valeur les herbes (sauge, oregano, basilic, etc.) Le merlot n'est pas un cépage typiquement italien, mais il se fait du merlot en Italie, surtout dans le Nord. Et le merlot italien a sa signature: il est plus vif, plus léger, moins gras. Le Vivolo di Sasso est dans ce genre. C’est un vin aux accents de fraises, de cerises avec une note végétale rappelant le poivron mûr. En bouche, il a une vive acidité et des saveurs de fruits rouges. Mais il est un peu maigre, unidimensionnel et manqué un peu de complexité. Pas difficile alors de trouver mieux. SI VOUS AIMEZ... le Merlot Vivolo di Sasso, i.g.t Veneto, Botter (11,25 $) VOUS AIMEREZ AUSSI... 1- Merlot 2005, Bordeaux, Christian Moueix, France Code SAQ : 00369405 16,55$ Le merlot, c’est avant tout une variété de raisin de Bordeaux. On en fait de très grands vins, comme le célèbre Pétrus, mais aussi de plus modesties, comme celui-ci. Évidemment, ce vin est une interpretation française du merlot avec ce que ça comporte d’arômes de sous-bois (terre humide, champignons frais), de cassonnade et d’herbes séchées. 2- Merlot 2005, i.g.t. delle Venezie, Zenato, Italie Code SAQ : 10845904 Prix : 20,95 $ Un merlot de Vénétie, tout comme le Vivolo di Sasso. D’accord, c’est le double du prix, mais c’est au moins deux fois mieux, croyez-moi. Ce merlot regorge de fruit mûr (cerises confites, prunes rouges) avec des tanins souples et doux, une acidité fringante et une belle longueur. À servir frais, comme vous le feriez pour le Vivolo. 3- Château Montaiguillon 2005, Montagne-Saint-Emilion, France Code SAQ : 00864249 24,20 $ Les vins de Saint-Émilion, une ville médiévale à l’est de Bordeaux, et ceux des appellations périphériques comme Montagne-Saint-Émilion sont souvent composés d’une majorité de merlot. Dans sa version 2005, le Château Montaiguillon est particulièrement bon avec ses arômes de cèdre aromatique, de café, de mûres avec des tanins fermes et mûrs et une acidité soutenue. On est loin du Vivolo, mais vous aimerez certainement. 15/10/08Débrouillez-vous sans le Brouilly de Duboeuf
Qui n'a jamais tenu dans ses mains une bouteille de Brouilly de George Duboeuf?
Le célèbre flacon en forme de quille figure depuis des années au palmarès des vins les plus vendus au Québec. L'an dernier, elle s'est classée 8e. Pas si mal, pour une bouteille qui se vend près de 18 $, de se retrouver dans un palmarès de vins de 8 à 12 $. Fait à noter: à cause de son prix assez élevé pour un vin vendu en si grandes quantités, le Brouilly de Duboeuf a longtemps été le vin dont les ventes (en dollars) ont rapporté le plus à la SAQ. Mais parlons plutôt du vin. Comment le Brouilly de Duboeuf a-t-il pu charmer autant les Québécois? La réponse est simple: avec du fruit, du fruit et encore du fruit. Les vins du Beaujolais (Brouilly est un villages de la région du Beaujolais) s’expriment surtout avec des arômes et des saveurs fruités. Ce sont des vins légers, sans agressivité ni rudesse, souples et débordant de fruit tout en étant très secs. Et le Brouilly de Duboeuf en est l'exemple parfait avec ses arômes assez nets de fraises, de prunes, de cerises et sa belle fraîcheur. Pas de tanins rudes et asséchants, pas de gros arômes boisés, pas non plus de taux d’alcool excessif qui alourdissent le vin. Non, du fruit et de la fraîcheur. Donc, si le Brouilly de Duboeuf est l’un de vos vins préférés, il y a fort à parier que vous apprécierez un autre vin, en autant qu’il soit fruité, souple, non-boisé et frais. On pourrait donc simplement vous proposer d’autres beaujolais (Saint-Amour, Morgon, Moulin-à-Vent, Côtes-de-Brouilly ou simplement Beaujolais-villages), Mais ces qualificatifs valent aussi pour de petits pinots noirs de Bourgogne ou du Nouveau-Monde, des dolcettos ou valpolicellas italiens et plusieurs vins du Sud de la France. Si vous aimez... ...le Brouilly de Georges Duboeuf (646 555) 17,90$ Vous aimerez aussi... Château des Tourelles 2006, Costières de Nîmes, France Code SAQ : 00387035 prix: 12,75 $ Un beau vin du Sud des Côtes-du-Rhône, au fruité mûr, souple et rond avec des nuances parfumées de violettes et de réglisse. Servez-le frais après un séjour de 15 à 20 minutes dans le frigo et hop!, vous ferez des heureux. Combe aux Jacques 2007, Beaujolais Villages, Louis Jadot, France Code SAQ : 00365924 prix: 15,90 $ L'un de mes beaujolais préférés à la SAQ. Du fruit, oui, on y sent la fraise mûre, mais il y a plus: ce vin a de la matière et une belle acidité. À servir frais avec des charcuteries. Pinot noir 2007, Marlborough, Sherwood Estate, Nouvelle-Zélande Code SAQ : 10384061 prix: 19,10 $ Les pinots noirs de Nouvelle-Zélande font de plus en plus tourner les têtes. Ce sont de beaux vins souvent très fruités avec une concentration assez intense qui les rend presque confiturés. Celui-ci est aussi tout en finesse. Servez-le avec des filets de porc rosés. 14/10/08Confuzion
Juste une note au sujet de mes billets sur l'infidélité.
Certains lecteurs me reprochent de proposer, pour remplacer le Fuzion (à 8,10 $), des vins plus chers (à 13$, 16$ et 17$). Je comprends qu'il serait intéressant de trouver des vins similaires au Fuzion tant au niveau du goût que du prix, mais l'objectif de ce petit jeu est de vous proposer des vins MEILLEURS, mais dans le même style, pas nécessairement au même prix ou moins cher. Par exemple, demain, pour remplacer le Brouilly du Duboeuf, je vous suggèrerai des vins MOINS CHERS, mais à mon avis bien MEILLEURS. Bon, cela dit, si vous cherchez un vin dans la même fourchette de prix que le Fuzion, et qui s'en rapproche un peu, allez-y pour le malbec-syrah de Santa Florentina, qui est à 7,45 $. Plus confituré, moins acide, donc moins charpenté que le Fuzion, mais tout de même agréable compte tenu du prix ridicule. Fuzion, fusion, défusion...
L'histoire d'amour des Québécois avec le Fuzion de Zuccardi est fascinante. Il s'en vend près de trois millions de bouteilles par année, ce qui en fait le vin le plus populaire, presque trois fois plus que son plus proche rival. Ce n'est pas étonnant. C'est un vin vraiment pas cher qui n'a aucun des défauts qui ont longtemps caractérisé les vins bon marché: acidité agressante, maigreur, manque de tenue ou sucre excessif.
Non, le Fuzion, c'est même tout le contraire: un bon vin sec, au fruit bien net et bien concentré, d'une belle rondeur et avec une finale épicée. C'est un vin qui s'apprécie autant en apéro qu'avec un repas, bref le passe-partout idéal. Mais à ne boire que ça, on finit vite par se lasser. Malgré ses qualités, le Fuzion est un vin simple, pas très complexe. Il est possible de trouver des vins du même genre qui ont une palette aromatique un peu plus large, qui ont davantage de saveurs et qui persiste plus longtemps en bouche. Le Fuzion est un assemblage de deux variétés de raisins: 70 % de shiraz (qu'on appelle syrah en France et qui est largement cultivé en Australie) et 30 % de malbec (cépage dominant de la région de Cahors en France et qu'on retrouve massivement en Argentine maintenant). Le shiraz apporte au vin ses arômes de fruits rouges (cerises notamment) mais surtout son caractère épicé (réglisse, poivre, cannelle, etc.) Le malbec contribue au vin avec sa couleur dense et profonde, ses saveurs de fruits noirs (mûres, bleuets). C'est donc un vin qui porte son nom, une sorte de fusion entre le shiraz australien et le malbec argentin. Avec évidemment un soupçon de France, car les deux cépages sont à l'origine bien français. SI VOUS AIMEZ... ...le Fuzion Shiraz/Malbec, Mendoza, de Zuccardi (8,10$), VOUS AIMEREZ AUSSI... 1- Chatons du Cèdre 2005, Cahors, Château du Cèdre, France Code SAQ : 00560722 prix: 13,50 $ Le Chatons du Cèdre, c'est un peu le Fuzion de Cahors: un vin passe-partout qui a énormément de succès. Moins rude que ne le sont souvent les Cahors, c'est un vin plaisant, aux accents de cerises noires, de mûres, de cacao, de thym séché. Assez ferme en bouche. Si on le compare au Fuzion, il a évidemment un style plus français, avec un peu plus d'acidité, mais sans excès. Il a aussi plus de charpente, ce qui le rend meilleur à servir avec de la viande rouge, par exemple. Une belle coche au-dessus. 2- Malbec Broquel 2005, Mendoza, Trapiche, Argentine Code SAQ : 10318160 prix: 16,90 $ Trapiche est l'un des plus importants producteurs de vin d'Argentine. Ils font des vins de toutes les gammes (vous connaissez certainement l'Astica). La gamme Broquel réunit des vins de plusieurs cépages (malbec, bonarda, cabernet, etc.) Le malbec Broquel est intense, beaucoup plus riche que le Fuzion, mais avec la même signature de fruits mûres, (confitures de mûres, de bleuets), de fumée et de poivre, avec peu d'acidité et une longue finale fruitée et légèrement boisée. 3- Shiraz/Cabernet Element 2005, Western Australia, Sandalford, Australie Code SAQ : 00904482 prix: 17,45 $ Un autre assemblage particulier, cette fois de shiraz avec du cabernet sauvignon, le roi des cépages de Bordeaux. Comme le Fuzion, ce vin se boit tout seul, mais il offre des arômes plus variés (eucalyptus, menthe, cerises, cannelle notament) et plus de concentration et de longueur. Vous aimerez à coup sûr. 13/10/08Massaya: le vin libanais sous un autre angle
Il y a deux ans, quand les bombes israëliennes tombaient au Sud-Liban (et que les roquettes du Hezbollah filaient vers le Nord d'Israël), je vous avais recommandé une série de vins libanais à consommer en solidarité avec les victimes innocentes de la guerre.
Aujourd'hui, par hasard, je suis tombé sur une bouteille de Massaya Classic 2005, un vin libanais vraiment hors de l'ordinaire, issu d'un partenariat entre les gens du Vieux-Télégraphe, à Châteauneuf-du-Pape, ceux du château Trianon, à Saint-Émilion, et le domaine Tanaïl au Liban. Le vin lui-même est un assemblage de cinsault (60 %), cabernet sauvignon (20 %) et syrah (20 %). On est loin des vins à la bordelaise majoritairement composés de cabernet sauvignon qu'on retrouve souvent au Liban. C'est un vin qui respire le soleil, la chaleur et qui le fait avec classe, comme un bon vin du Rhône. ![]() Massaya Classic 2005, vallée de la Bekaa, Tanaïl, Liban Code SAQ : 10700764 16 $ Le résultat, pour 16 $, est franchement réussi: un vin au bouquet assez intense de fruits noirs (mûres, cassis), de cerises séchées, de violette et de goudron, avec un équilibre irréprochable en bouche. Malgré un taux d'alcool plutôt élevé, le vin reste vif avec une belle acidité et des tanins souples. Parfait avec le gigot d'agneau au thym et au romarin que j'avais préparé pour l'Action de grâce en famille. Il semble qu'on trouve à la fois du 2005 et du 2006 sur les tablettes. À ma succursale de la Rive-Sud, il n'y avait que du 2005. ![]() Massaya Sélection de Tanaïl 2004, vallée de Bekaa, Tanaïl, Liban Code SAQ : 00904102 19,80 $ On trouve aussi à la SAQ le grand frère du Massaya Classic, le Massaya Sélection de Tanaïl. Plus ample, l'assemblage comporte aussi du carignan, en plus du cinsault, du cabernet et de la syrah. Épicé à souhait et long en bouche. Comme pour le Classic, deux millésimes se chevauchent actuellement, le 2004 et le 2005. Éloge de l'infidélité
La fidèlité est peut-être bonne pour les couples, mais quand il est question de vins, croyez-moi, mieux vaut courir la galipotte et être infidèle. C'est beaucoup plus agréable et, contrairement à l'infidèlité amoureuse, ça ne coûte pas beaucoup plus cher et c'est sans risque.
Nous sommes au Québec des buveurs de vin assez fidèles. Beaucoup de gens adoptent une bouteille et achètent la même invariablement chaque fin de semaine depuis des années. «Au moins, je suis sûr que je vais l'aimer», m'a un jour répondu un ami qui ne buvait que du Mouton-Cadet. Depuis deux ans, le Fuzion, un assemblage argentin de shiraz et de malbec, fait un malheur. Il s'en est vendu près de 3 millions de bouteilles au cours de l'année 2007-2008! (voir tableau ci-contre) Je connais des gens qui vivent pratiquement en fusion avec ce vin depuis qu'il est arrivé sur les tablettes. Plus question d'acheter autre chose. Que c'est dommage! Mangeriez-vous du pâté chinois tous les jours, simplement parce que vous aimez ça? Sommes-nous aussi constants par simple souci d'être fidèle à une marque? J'en doute. En fait, c'est bien plus par peur de faire des mauvais choix qu'on se rabat toujours sur les mêmes bouteilles. Alors, voici ce qu'on va faire: au cours des prochaines semaines, je vais choisir une bouteille parmi les plus vendues à la SAQ et vous proposer d'autres choix, des vins dans un style similaire que vous devriez aimer. Bref, je vais vous pousser à l'infidèlité, sans trop changer vos bonnes vieilles habitudes gustatives.
Si vous regardez attentivement le tableau de vins les plus vendus, vous constatez d’abord que ce ne sont que des vins rouges. Il y a une vingtaine d’années, on buvait légèrement plus de blanc que de rouge. Maintenant, le rouge domine outrageusement. On remarque ensuite que les vins argentins se sont taillés une place de choix dans le cœur des Québécois. Si on additionne les ventes des trois vins argentins de la liste, on frôle les 5 millions de bouteilles. Évidemment, le prix y est pour quelque chose. Les vins argentins bon marché se vendent autour de 8 $ (un autre shiraz/malbec argentin, de Santa Florentina, vient d’arriver sur le marché à 7,45 $ la bouteille). On aime donc les vins à très bons prix. La plupart des vins de cette liste sont de très bons rapports qualité-prix, mais vous verrez que, parfois, pour à peine quelques dollars de plus, on peut doubler le plaisir. On commence la semaine prochaine avec le top du top : le Fuzion. (Note aux lecteurs du blogue: Dans le magazine 7 Jours, j'ai publié cette série de chroniques à une semaine d'intervalle chaque fois, mais comme je suis pas si Méchant que ça, je vais vous offrir sur le blogue ces quatre chroniques dans la même semaine. Rendez-vous demain lundi pour la chronique sur le Fuzion...) 04/10/08Grande dégustation de Gruaud-Larose à Montréal
Je vous ai déjà expliqué que le jour de la naissance de chacun de mes trois enfants, je leur ai acheté une bouteille de vin que j'ai soigneusement placée dans ma cave pour la leur donner 18 ans plus tard, le jour de leur anniversaire.
Rare sont les cadeaux qui peuvent se bonifier au fil du temps et devenir de véritables bijoux. Comme le temps file à une vitesse folle, j'ai peine à croire que c'est dans moins de quatre ans que je donnerai à ma fille sa bouteille de riesling icewine de Mission Hill, dans la vallée de l'Okanagan (je sais, c'est un drôle de choix, mais à l'époque, j'avais eu une longue discussion avec le winemaker de ce domaine qui m'avait juré que les vins de glace de riesling avaient un potentiel de garde étonnant, à l'image des autres grands vins liquoreux. On aura la réponse à cette énigme en 2012...) J'ai choisi pour mon fils une bouteille de Côte-Rôtie La Landonne de Guigal, un choix vivement conseillé par Yves, un ami ex-gérant de la Maison des vins de Hull. Quand mon dernier, Olivier, est venu au monde, je venais tout juste de rencontrer Georges Pauli, le directeur technique du Château Gruaud-Larose, un grand cru classé de Saint-Julien, où il oeuvre depuis les années 1970. J'avais eu un coup de foudre pour ce bonhomme et j'avais décidé que c'était son vin qui reposerait dans ma cave en attendant les 18 ans de mon fils. J'en avais même fait une chronique à l'époque... Rares sont les personnages - surtout dans le monde très classy des Bordelais - qui dégagent autant d'authenticité, de chaleur. Tout ça pour vous dire (avec un peu de retard, comme bien souvent) qu'un autre artisan du Château Gruaud-Larose, rien de moins que son directeur David Launay, est à Montréal ces jours-ci pour faire la promotion des vins du domaine. Demain dimanche aura lieu à l'UQAM une superbe dégustation organisée par Stéphane Hébert dans le cadre de sa très intéressante série Hommage aux vignerons. Ça coûte 85 $, mais ça vaut le coût. Les chanceux qui y seront tremperont leurs lèvres dans sept vins vraiment exceptionnels: les millésimes 1982, 1989, 1996, 1998, 2000, 2005 du Château Gruaud-Larose, de même qu’un nouveau venu sur le marché québécois, le Larose de Gruaud 2001.
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