31/03/08Achalandage record au Salon des vins
Vous étiez tellement tannés de l'hiver et de la neige que vous vous êtes rués au Palais des congrès de Montréal pour assister au Salon des vins, en fin de semaine passée.
Le Salon a accueilli 20 000 personnes, 10 % de plus qu'il y a deux ans. Un record, selon les organisateurs. Beaucoup de monde (fallait y être samedi après-midi pour le réaliser!!!), mais aussi beaucoup de vins et de belles rencontres. Bref, un bien beau salon. Et en plus, cette année, on a eu droit à un «off-salon», une sorte de mini-salon parallèle organisé dans un resto pas trop loin du Palais des congrès. Ce «off-salon» était organisé par des agences qui font surtout dans l'importation privée et qui vendent donc des vins que vous ne retrouverez pas à la SAQ. De plus en plus de restaurateurs québécois et d'amateurs de vin passent maintenant par ces agences pour se procurer des vins plus originaux. J'y ai fait de belles découvertes. Je vous en reparle dans un prochain billet très bientôt. Mais vous, avez-vous fait de belles découvertes? Qu'avez-vous aimé du Salon? Ou pas aimé? Y avait-il trop de monde? Partagez votre expérience avec nous! ![]() Bernard Chevarie, président de l’Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS); Mme Claude Marie Bédard, secrétaire générale de l’AQAVBS; Mme Élyse Lambert, sommelière et ambassadrice du Salon et Philippe Duval, président-directeur général par intérim de la Société des alcools du Québec (SAQ). 26/03/0810 conseils pour le Salon des vins de Montréal
(chronique publiée la semaine dernière dans le magazine 7 Jours)
Les passionnés de voitures ont leur Salon de l'auto, les amoureux du lecture ont leur Salon du livre, les bricoleurs ont leur Salon de la rénovation, même les trippeux de chalets ont leur kermesse annuelle. À tous les deux ans, à la fin mars, les amateurs de vin ont aussi leur salon. On vient d'un peu partout au Québec pour assister à cet événement où il est possible de découvrir toutes sortes de vins, de rencontrer des vignerons des quatre coins du monde et d'en apprendre un peu plus sur cet univers fascinant. Pas besoin d'être un grand connaisseur, d'ailleurs, pour butiner d'un kiosque à l'autre. D'ailleurs, voici 10 bons trucs pour mieux tirer profit de votre visite au Salon... 1- Arrivez tôt L'idéal est d'y aller le jeudi après-midi dès 16h ou le vendredi dès 14h. Vous profiterez ainsi de plus d'espace pour déguster et de plus de temps pour discuter avec les vignerons et les représentants. Le pire moment, évidemment, c'est le samedi en milieu d'après-midi où c'est parfois la cohue. 2- Allez-y en métro ou en taxi Le Centre des congrès de Montréal est situé en plein centre-ville, là où trouver du stationnement est presque impossible et très souvent hors de prix. Et il est branché directement sur le réseau de métro (station Place d'Armes). De toute façon, après avoir passé plusieurs heures à déguster du vin, vous risquez de ne pas être en parfait état de conduire. Laissez donc votre auto à la maison. 3- Fixez-vous un budget En plus de votre billet pour le Salon (15 $) qui vous donne droit à un verre de dégustation, vous devez acheter des coupons pour déguster des vins. Un échantillon d'un vin plus cher va vous coûter plus de coupons qu'un vin moins cher. Vous pouvez acheter des liasses de 20 $ de coupons. Je vous suggère de prévoir de 20 à 60 $ de coupons, tout dépendant de vos moyens et du prix des vins que vous goûterez. 4- Faites-vous un plan Le principe des salons est toujours le même: il y a des kiosques partout et il est très difficile de s'y retrouver. Pour éviter de perdre trop de temps, prenez 15 ou 20 minutes à votre arrivée au Salon pour repérer les kiosques des vignobles ou des pays qui vous intéressent. Avec le guide du Salon, faites-vous un itinéraire. 5- Dégustez dans le bon ordre Consacrez la première heure de votre visite à ne déguster que des blancs. Revenez ensuite pour les rouges. Et vers la fin, optez pour des vins doux blancs (vins de glace, vendanges tardives, sauternes, etc.) ou rouges (portos). 6- Prenez votre temps Pas de presse, prenez le temps de respirer entre les vins dégustés et entre les différents kiosques. 7- Cracher? Pourquoi pas? Si vous voulez déguster plus de vin sans être trop incommodé par l'effet de l'alcool, n'hésitez pas à demander un crachoir, tous les kiosques en ont. Il n'y a aucune gêne à le faire: les professionnels le font tout le temps. 8- Essayez de rencontrer des vignerons Le vin, c'est un produit qui reflète la personnalité de son créateur. Profitez-en pour parler avec les vignerons que vous pourrez trouver: ils adorent ça. Faites-les parler de leurs vins, de leur coin de pays, vous ferez alors un beau voyage. 9- N'ayez pas peur de l'inconnu La pire gaffe que l'on peut faire dans un salon des vins, c'est d'aller vers les vins que l'on connaît bien. Il y a tant de découvertes à faire dans un lieu comme celui-là, allez-y, n'ayez pas peur! 10- Prenez des notes Plusieurs vins en montre au Salon ne sont pas encore disponibles à la SAQ. Prenez des notes sur les vins que vous aimez. Demandez aux représentants quand ils seront disponibles à la SAQ et surveillez leur arrivée prochaine.
19/03/08Cellier: 12 vins à acheter
Ce jeudi, le 20 mars, une deuxième vague de vins italiens va atterrir sur les tablettes de succursales Sélection de la SAQ, dans le cadre de l'opération Cellier sur les vins d'Italie.
Je vous avais parlé dans ce billet de mes vins préférés au sein de la première vague, mise en vente le 6 mars dernier. Les vins sont partis assez vite, mais rassurez-vous: mon enthousiasme est bien plus grand pour cette deuxième sélection qui arrive demain. D'abord, on y trouve de superbes barolos et autres vins de nebbiolo (le cépage-roi du Piémont) à prix abordables. Il faut le souligner, car c'est rare. Depuis des années, il semble que les seuls barolos ou barbarescos achetés par la SAQ sont ceux des grandes maisons réputés qui coûtent la plupart du temps au-delà de 50 $ la bouteille. Or, dans cette opération, vous en trouverez de très beaux à 25, 26 $, ce qui permettra à un plus grand nombre d'amateurs d'apprécier l'originalité des vins produits avec ce cépage unique qu'est le nebbiolo. (Vous verrez, le nebbiolo a beaucoup de caractère et de puissance, mais il donne des vins à la couleur fragile, rouge assez clair tirant sur le tuillé, des arômes intrigants de goudron, de fumée et de fruits rouges et noirs.) J'ai aussi découvert de très beaux vins d'une appellation que je connais peu, Monferrato, qui est située dans le Piémont et qui donne des vins de barbera, souvent assemblés avec des cépages français. Bref, allez-les découvrir vous-mêmes. Mais dépêchez-vous, ça part vite! La SAQ avait annoncé avoir vendu 25 % des vins de la première vague en moins de 24 heures, le 6 mars dernier. 12 coups de coeur Le Serre Nuove 2005, Bolgheri, Tenuta dell'Ornellaia, Toscane, Italie57 $ (Cellier, SAQ - 10223574) Le Serre Nuove est le second vin du célèbre domaine Ornellaia. C'est un assemblage bordelais (50 % de merlot, 35 % de cabernet sauvignon, 10 % de cabernet franc et 5 % de petit verdot). Le 2005 a un nez puissant évoquant le café, les fruits noirs, la fumée, les épices. C'est un vin plein et généreux avec des tanins souples et fins, une belle complexité de saveurs et une longue finale gourmande rappelant les bleuets, la menthe et l'eucalyptus. ![]() Mompertone 2005, Monferrato, Prunotto, Piémont, Italie 25,50 $ (Cellier, SAQ - 10862616) Nez intense de prunes, d'encre, de réglisse noire. Attaque boisée en bouche, très concentrée avec une finale sur le fruit mûr et la fumée (notes de tabac à cigare). Très beau vin, impressionnant. 60 % de barbera et 40 % de syrah. Centobricchi 2005, Langhe, Mauro Sebaste, Piémont, Italie25,95 $ (Cellier, SAQ - 10857391) Arômes puissants de fumée, de goudron, de poivre et de fruits noirs. Très beau nez, on y resterait pendant des heures. Belle présence en bouche, suave, concentrée sans rudesse (étonnant pour un vin de nebbiolo si jeune), les tanins sont mûrs et sages, le boisé est très bien intégré au fruit. J'ai adoré. Parigi 2005, nebbiolo d'Alba, Mauro Sebaste, Piémont, Italie 25,95 $ (Cellier, SAQ - 10858094) Un vin qui s'impose dès le premier abord. Boisé, massif, avec des notes de tabac, de café, de cerises noires et d'herbes fines (thym, sauge). En bouche, c'est tout aussi massif, mais tout de même équilibré. Des tanins un peu rudes et une touche d'amertume en finale. À laisser vieillir plusieurs années. ![]() Le Volte 2005, i.g.t. Toscana, Tenuta dell'Ornellaia, Toscane, Italie 27,95 $ (Cellier, SAQ - 878322) Contrairement à Le Serre Nuove, qui est produit dans le même vignoble que le grand vin d'Ornellaia, Le Volte provient d'une autre parcelle située pas très loin. C'est un vin à majorité de sangiovese (50- %) avec du merlot (30 %) et du cabernet sauvignon (20 %). IL est évidemment moins intense que Le Serre Nuove, davantage porté sur les fruits rouges (fraises cuites, cerises) avec même des notes de bananes et de bonbon anglais. Ça s'accompagne toutefois de notes de sauge et d'épices très intrigantes. Bel équilibre en bouche entre fruit, alcool et tanins. Finale assez longue qui rappelle les fines herbes et les fruits rouges. Perbacco 2005, nebbiolo, Langhe, Vietti, Piémont, Italie 25,95 $ (Cellier, SAQ - 10861031) D'abord discret, les arômes de dégourdissent lorsqu'on agite le verre pour oxygéner le vin. Notes de fumée, de goudron, de fruits noirs, bref c'est un vin de nebbiolo. On y décèle aussi des notes de cuir et de sueur. Solide en bouche, c'est un vin musclé avec des tanins serrés. ![]() Nizza 2004, barbera d'Asti superiore, Bersano, Piémont, Italie 24,95 $ (Cellier, SAQ - 10859821) Voilà un beau barbera, boisé, qui montre des arômes de café, de vanille, de prune et de bleuets. Simple mais agréable et vif en bouche avec beaucoup de fruit et une finale boisée. Tutti Per Uno 2004, Monferrato, Vinchio-Vaglio Serra, Piémont, Italie 26,95 $ (Cellier, SAQ - 10872961) Ce vin, assemblage de barbera, merlot et cabernet sauvignon montre un nez assez discret, mais joli. Notes de cerises, d'humus, de mine de crayon. Moyennement corsé avec une belle acidité qui le rend agréable et digeste. ![]() Damilano 2001, Barolo, Damilano, Piémont, Italie 36 $ (Cellier, SAQ - 10783432) Un vin qui montre déjà des signes d'évolution. À l'oeil, on constate des rebords tuilés. Bouquet enivrant de prune, de rose fanée, de poivre avec des notes animales. C'est un vin prêt à boire: ses tanins sont assouplis et soyeux. Moyennement corsé en bouche, mais très distingué. ![]() Amorino 2005, i.g.t. Colline Pescaresi, Podere Castorani, Abruzzes, Italie 22,95 $ (Cellier, SAQ - 10859265) Un autre vin du pilote Jarno Trulli. Décidemment, on se demande quelle «plogue» il a à la SAQ puisque ses vins entrent à pleihe caisse. Il faut admettre que Trulli propose de beaux vins, à commencer par son très joli Majolica inscrit au répertoire général de la SAQ. Celui-ci, Amorino, est un assemblage de syrah, cabernet sauvignon, de merlot et de montepulciano. Ça donne un vin au nez un peu exotique, très épicé avec des notes animales. En bouche, c'est tendre et fruité, les tanins sont assez souples. Un joyeux vin. ![]() Barolo 2003, Barolo, Beni di Batasiolo, Piémont, Italie 26,95 $ (Cellier, SAQ - 10856777) Un barolo qui montre de légers signes d'évolution, des arômes épicés, un tantinet végétaux. Belle acidité, tanins assez costauds en milieu de bouche. Finale sur les épices. Plus traditionnel que moderne. ![]() San Rocco 2003, Dolcetto d'Alba, Cantine Giacomo Ascheri, Piémont, Italie 18,50 $ (Cellier, SAQ - 10856700) Un dolcetto au bouquet intense de fruits noirs, de violettes et de café. Ferme en bouche, assez musclé pour un dolcetto. On sent la présence du bois, surtout en attaque (le magazine Cellier nous apprend que le vin a séjourné dans des barriques de chêne slovène). Finale un peu amère et vive. 18/03/08Les joueurs de hockey aiment le vin
Les gens qui ont beaucoup beaucoup d'argent aiment le vin cher. Et ils aiment ça subitement, tout d'un coup. Combien de fois ai-je conseillé un avocat, un médecin ou un homme d'affaires qui voulait, comme ça, se «bâtir une belle cave à vin» en achetant 600 bouteilles d'un coup ?
Les cas les plus spectaculaires sont certainement les joueurs de hockey. De jeunes garçons dans la vingtaine qui n'ont bien souvent jamais bu autre chose que de la bière, du Coke et du Seven-Up. De toute façon, c'est tout ce à quoi ils avaient accès pendant leurs longs voyages en autobus dans les ligues junior. Puis, du jour au lendemain, ils deviennent millionnaires, ils frayent avec des «big shots», ils fréquentent les gros restaurants. La bière prend vite le bord. Bonjour le champagne, les gros cabernets californiens, les grands crus classés de Bordeaux... Chez les joueurs de hockey de la LNH, avoir une grosse cave à vin est devenu presque un must. Martin Lapointe, un ex-joueur du Titant de Laval, qui a beaucoup roulé sa bosse avant d'atterrir chez les Sénateurs d'Ottawa, récemment, en a une belle: 1400 bouteilles, a-t-il raconté à mon collègue Sylvain Saint-Laurent, du Droit. Je ne suis pas jaloux. Non, non. ... Ok, j'avoue: juste un peu. Le vin endommage le cerveau plus que la bière
Si vous êtes un alcoolique fini, vous êtes mieux de boire de la bière, selon une étude de l'université de Göttingen (la ville qui a inspiré une si belle chanson à Barbara), en Allemagne.
Selon l'étude, qui vient d'être publiée dans le magazine britannique Alcohol & Alcoholism et dont on peut lire des résumés ici et là, la consommation intense de vin endommagerait davantage le cerveau que la consommation importante de bière ou de spiritueux. Concrètement, selon l'étude, les individus observés qui consommaient beaucoup de vin avaient un hippocampe (une partie du cortex, dans le cerveau) plus petit que les gens qui consommaient beaucoup de bière ou de spiritueux. L'hippocampe est une partie du cerveau qui contrôle notamment des fonctions de mémoire, de perception spatio-temporelles et de navigation. Le genre de truc qui ne fonctionne plus du tout quand on est très saoûl et qui nous fait voir les jolies filles comme ça: 17/03/08Tango et Bordeaux![]() Depuis que j'organise des dégustations avec mes amis de Tango Libre, on me demande une soirée sur le thème de Bordeaux. Bordeaux suscite encore la fascination des amateurs de vin. Malgré toutes les critiques que l'on adresse aux vins de Bordeaux, surtout sur les prix, il suffit qu'on annonce un millésime exceptionnel (comme c'est le cas pour 2005) pour voir tout le monde s'exciter. Mais bon, Bordeaux, c'est avant tout un terroir exceptionnel, celui que toute la planète essaie de copier depuis des décennies. C'est une région bénie par les dieux, mais très diversifiée. On ne fait pas les mêmes vins dans le Médoc qu'à Pomerol ou à Saint-Émilion. On y fait de grands vins rouges, de grands vins blancs secs, de grands vins blanc liquoreux. Bref, c'est tout un monde à explorer. Je vous invite à venir découvrir avec moi le monde de Bordeaux. C'est un peu l'histoire du vin que vous découvrirez. Avec en prime, une soirée de tango pour danser ou simplement regarder. Ça vaut le coût, je vous dis. C'est samedi le 29 mars, dans deux semaines. Le coût est toujours aussi bas, à 35 $ (ça comprend 5 vins, quelques pâtés, du pain et la soirée de danse. Vous pouvez réserver en envoyant un courriel à Tango Libre à l'adresse info@tangolibre.qc.ca (mettez-moi en copie à l'adresse mechantraisin@gmail.com). Vous pouvez aussi réserver par téléphone au 514-527-5197. Voici la liste des 5 vins qui seront en dégustation: - Château de Parenchère 2005, Bordeaux supérieur (18$) - Château Candelaire 2005, Canon-Fronsac (30$) - Réserve de la Comtesse 2004, Château Pichon-Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac (53$) - Château Coutet 2002, grand cru classé, Barsac (75$) - Château Clinet 2003, Pomerol (113$) 13/03/08Du vin contre la mafia
On parle beaucoup de vins italiens ces jours-ci. La SAQ mutliplie les opérations pour mousser la vente de nouveaux vins de l'Italie, dont plusieurs de Sicile, berceau de la Cosa Nostra, la puissante mafia italienne.
La mafia contrôle encore beaucoup de territoire en Sicile. Et beaucoup de vignes, de vignerons, de paysans, qui se retrouvent esclavbes de cette organisation criminelle. Mais la résistance s'organise. Les policiers italiens confisquent depuis quelques années les terres des criminels mafieux, qui produisent du vin, des olives et d'autres produits du terroir sicilien. Pour éviter que ces terres ne retombent dans les mains de la Cosa Nostra, des coopératives sont nées pour exploiter et vendre les produits issus de ces propriétés confisquées. Jetez un coup d'oeil à ce très intéressant reportage de France 24. Vous verrez comment les Siciliens utilisent le vin et l'huile d'olive pour se débarrasser de la mafia. 08/03/08Cellier: les vins d'Italie s'envolent!
Les opérations «Cellier», lancées par la SAQ il y a près de deux ans pour dynamiser la vente de vins de spécialités, commencent à fonctionner réellement.
Jeudi dernier, une première vague de 23 vins de la plus récente opération «Cellier» sur les vins d'Italie est arrivée sur les tablettes des succursales Sélection. En moins de 36 heures, 25 % des 85 000 bouteilles se sont envolées. À plusieurs endroits, des amateurs de vin, magazine Cellier en main, attendaient de pied ferme l'ouverture des magasins. Ils savaient ce qu'ils voulaient. Déjà, quelques-uns des vins les mieux cotés ne sont plus disponibles, notamment ceux de la maison Podere Sapaio, de Bolgheri (le Volpolo et le Sapaio) qui avaient été encensés par le Wine Spectator (et dont il n'y avait que 900 et 600 bouteilles). Bref, ça fonctionne. Ceux qui connaissent un peu l'Ontario savent à quel point les «releases» de Vintages sont populaires. Je trouve ça génial de permettre aux amateurs de vins de voir à l'avance la liste des vins qui s'en viennent, de leur permettre de faire des recherches, de faire des choix et, le jour venu, d'aller les acheter rapidement avec la satisfaction du collectionneur qui a mis la main sur un objet convoité. Mais revenons à cette nouvelle opération sur les vins d'Italie. Dans la première vague, la société d'État a surtout choisi des vins provenant de régions et d'appellations et issus de cépages moins connus. Il y a bien quelques chiantis et barolos, mais on y voit surtout des dolcettos du Piémont, des barberas, des montepulcianos des Abruzzes. Je suis en retard pour vous parler de la première vague, mais j'avour ne pas avoir été emballé par beaucoup de vins de cette série. Par exemple, les deux vins de Sapaio dont je vous parle plus haut, ne m'ont pas épatés. Et, heureusement, il reste encore plusieurs bouteilles des sept vins coups de coeur que je voulais vous recommander. Je vous suggère de consulter le site de la SAQ pour être vous assurer de la disponibnilité exacte de ces vins dans les succursalres près de chez-vous. 7 coups de coeur Il Bruciato 2005, Bolgheri, Tenuta Guado al Tasso, Toscane, Italie 26,95 $ (Cellier, SAQ - 10468241) Belle couleur violacée très opaque. Arômes boisés de cacao, de café avec des notes de poivre et d'épices et un fond de fruits noirs (mûres, bleuets). Belle concentration de saveurs en bouche. C'est un vin ample et généreux, bel équilibre entre les tanins, le fruit et l'acidité. Finale longue, boisée. Très bon. (Assemblage: 60 % de cabernet sauvignon, 30 % de merlot et 10 % de syrah.) **** Pairolero 2005, Barbera d'Alba, Sottimano, Piémont, Italie 29,50 $ (Celleir, SAQ - 10856531) Belle couleur. Nez de fruits confiturés (fraises, cerises), presque sucré, avec des notes de bois de santal, de poivre. Bouche tendre mais aux saveurs très intenses, concentrées. Finale vanillée. Miam. **** Basciano 2005, Chianti Rufina, Toscane, Italie 14,95 $ (Cellier, SAQ - 10858326) Deux vins de la maison Basciano figurent dans cette opération Cellier. Celui-ci est le «petit» vin du domaine. Et, à l'aveugle, il a obtenu dans mon carnet de notes le même score que son grand frère (le riserva décrit ci-après). À moins de 15 $, c'est l'aubaine de cette vague. Ce n'est pas le meilleur du lot, mais il donne beaucoup de plaisir: des arômes toastés avec des notes de fumée, de café, de tabac. En bouche, l'attaque est fruitée (cerises, fraises cuites). Pas très long, mais très bon. *** à *** 1/2 Basciano riserva 2004, Chianti Rufina, Toscane, Italie 22,95 $ (Cellier, SAQ - 10858393) Voici le grand frère, pas beaucoup plus cher pas beaucoup meilleur non plus. Ça reste un très beau vin: un peu plus de matière aromatique (plus de fruit: fraises, notes de cèdre). Même chose en bouche. Beau vin. *** 1/2 Marina Cvetic 2004, Montepulciano d'Abruzzo, Masciarelli, Abruzzes, Italie 31 $ (Cellier, SAQ - 10863766) Le plus cher et le meilleur de deux vins de la maison Masciarelli présentés dans cette offre. C'est un vin dense, aux arômes de fruits noirs (cassis, bleuets) avec des nuances de raisins séchés, de pain grillé, de cendres. En bouche, le vin est serré avec des tanins fermes mais mûrs. Seul hic, à 31 $, c'est quand même cher. *** 1/2 Dolcetto Visadi 2006, Langhe, Dominico Celrico, Piémont, Italie 21,95 $ (Cellier, SAQ - 10861120) Le dolcetto ne donne pas que vins au fruité primaire. Il peut aussi doner des vins très sérieux, comme celui-ci aux arômes de cerises noires, de fraises. Tanins fermes, mais gourmands. *** Vigna del Pilone 2006, Dolcetto di Dogliani, San Romano, Piémont, Italie 17,50 $ (Cellier, SAQ - 10863740) Joli vin au nez parfumé de violettes, de mûres, de cassis. Texture soyeuse, ample avec des notes de fumée en finale. *** J'ai beaucoup plus aimé la deuxième vague de cette opération qui arrivera en magasin le 20 mars. Je vous promets mes notes de dégustation autour du 17-18 mars. Revenez voir. 05/03/08Amazon veut vendre du vin sur Internet![]() Le magasin virtuel Amazon a révolutionné la vente de livres dans le monde depuis une dizaine d'années. On peut maintenant acheter presque de tout sur Amazon, mais toujours pas de vin. Ça pourrait changer d'ici peu. Le géant mondial du commerce Internet s'attaque au vin. Et ils «pensent gros», comme dirait Elvis Gratton. Le géant du commerce sur Internet cherche un acheteur de vins pour lui procurer «une sélection massive de nouveaux produits». Si Amazon ne vend pas de vin actuellement, ce n'est toutefois pas la première fois qu'elle essaie de le faire. En 1999, elle avait investi dans le site Wineshopper.com, une entreprise qui n'a jamais réellement décollé. Évidemment, si les projets d'Amazon prennent forme, les lois de certains États américains devront être éventuellement révisées car la mobilité de l'alcool entre certains États est restreinte par des lois datant parfois de la Prohibition. Par contre, rien ne dit qu'Amazon veut se limiter aux États-Unis. Au Canada, ça ne sera pas possible, mais en France, dans plusieurs autres pays européens, en Amérique du Sud: le potentiel est très très grand. Les détails dans ce texte du Financial Times de ce matin. 04/03/08Petite révolution à la SAQ
Une petite révolution se prépare dans les succursales de la SAQ. Et cette fois, c'est une bonne nouvelle pour les amateurs de vin, en fait... trois bonnes nouvelles.
1- Des vins de spécialités plus originaux et moins chers D'abord, on risque de voir bientôt des vins plus originaux, plus rares et moins chers dans la sections des spécialités des succursales de la SAQ. Vous savez peut-être que la SAQ vend ses vins sous deux répertoires: le répertoire courant (où l'on retrouve les vins de consommation courante disponibles en tout temps dans toutes les succursales) et le répertoire des spécialités (où l'on retrouve des vins disponibles en plus petites quantités, souvent plus chers et de meilleure qualité). Depuis quelques années, il y a une aberration dans ce système: les vins vendus dans le répertoire des spécialités DOIVENT être au moins 25 % plus chers que les vins du même genre (ou de même appellation) vendus dans le répertoire courant. Par exemple, actuellement, si la moyenne des vins de Cahors vendus au répertoire régulier de la SAQ est de 15 $, un vin de Cahors proposé en spécialités doit obligatoirement être vendu à 18 ou 19 $. Pas de place pour les aubaines. Cette absurdité tire heureusement à sa fin. Bientôt, les vins qui trouveront leur place sur les tablettes des spécialités devront répondre à l'un ou l'autre de ses critères: - notoriété - rareté - qualité - découverte (originalité) 2- Des vins réputés accessibles rapidement Un autre aspect intéressant de cette révolution profitera particulièremenjt aux amateurs de vins réputés, encensés par la critique. Actuellement, la SAQ doit absolument passer par des appels d'offre pour se procurer des vins. C'est un processus bureaucratique long et fastidieux qui empêche la SAQ de bouger rapidement. Par exemple, quand le critique américain Robert Parker ou le magazine Wine Spectator accordent une note de 95 à un vin, tout le monde se jette dessus et veut s'en procurer. La SAQ, elle, doit faire des appels d'offres. Résultat: les vins convoités ne sont plus disponibles ou leurs prix ont augmenté de façon déraisonnable. 3- Des succursales plus flexibles Enfin, les succursales de la SAQ pourront davantage se coller au profil de leur clientèle en choisissant elles-mêmes une plus grande quantité de vins. Les succursales situées dans un quartier à forte population italienne par exemple, pourront avoir une plus grande sélection de vins italiens, une succursale dans un quartier plus aisé pourra avoir une sélection de vins plus chers, etc. Bref, de bien belles nouvelles. Mon collègue Jacques Benoît m'a devancé dans son journal ce matin. Voici son article.
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Le Serre Nuove 2005, Bolgheri, Tenuta dell'Ornellaia, Toscane, Italie







