22/08/06Les faux vins d'épicerie
Bon papier ce matin du chroniqueur Yves Boisvert de La Presse.
Il parle d'un sujet dont je vous ai déjà entretenu, c'est-à-dire la ridicule réglementation québécoise qui oblige les consommateurs québécois à se faire vendre du mauvais vin, mal identifié, dans tous les dépanneurs et épiceries de notre belle province. Boisvert revient sur cette chicane juridique entre Vincor, un grand embouteilleur de vins d'épicerie, et la Maison des Futailles, autre grand embouteilleur de vins d'épicerie, dont la SAQ est en partie propriétaire. Une bataille RI-DI-CU-LE. Chacun voulant avoir l'exclusivité de faire croire aux consommateurs que ses vins sont bons, alors que ce ne sont que de vulgaires produits industriels achetés en vrac ou fabriqués en usine. Tout ça sans aucun souci pour le consommateur. Vous le savez. Contrairement à Boisvert, je crois qu'il y a du bon à ce que la SAQ existe. Mais elle doit donner aux Québécois le service qu'ils méritent. Sortons ces faux vins de nos épiceries. Laissons entrer les vrais vins avec leurs vraies appellations, leurs vraies origines, leurs vrais cépages, leurs vrais millésimes. Ça presse. Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
Ya plus de pilote depuis le départ de Jocelyn Tremblay...
« Fait à noter, la Société des alcools du Québec (SAQ) avait approuvé les étiquettes controversées, ce qui en faisait une co-défenderesse aux côtés de Vincor dans cette cause. Rappelons que la SAQ est toujours propriétaire de la moitié des intérêts de la Maison des futailles.»
Donc, si l'on résume : D'une part, la SAQ — co-actionnaire de la Maison des futailles — approuve les étiquettes. D'autre part, la Maison des futailles entame une bataille juridique à propos de l'étiquetage, déjà approuvé par sa partenaire, la SAQ. Doit-on conclure que cette guerre juridique — et ce manque flagrant de communications entre les 2 actionnaires — a coûté quelques (dizaines de milliers) dollars en frais juridiques, dont une partie provient des poches des contri-buvables ? Non mais, faut l'faire !!! Y'a-t-il un pilote dans l'avion ??
@Carole:
Effectivement, pour avoir vécu un an sur Paris, je suis entièrement d'accord avec toi. Même dans la grande chaîne de Supermarché Monoprix, on pouvait retrouver du très bon vin de table à 2 euros. Je rêve du jour où je pourrai aller discuter vin avec le Marchand de vin du coin de ma rue. Où il me sera possible de vraiment vivre cette passion du vin sans qu'une Société d'état ajoute de l'eau dans ma coupe.
On a beau parler de taxes et transport etc., moi je suis sidérée de voir la différence de prix ex; entre la France et ici...
Je n'en reviens pas encore, même leur vin bas de gamme m'a surprise... Et puis d'acheter du bon vin en faisant son marché, c'est le pied ! ;-)
J'ai vécu longtemps en Outaouais et à Ottawa. Ne voyez pas l'herbe du voisin trop verte.
En Ontario aussi, il y a un monopole d'État. Et aucun vin dans les épiceries et les dépanneurs. (Pas même de bière, imaginez.) Et beaucoup moins de succursales de la LCBO. Encore moins de succursales pourvues d'une bonne section Vintages (l'équivalent de nos Spécialités)... Alors, à moins de vivre au centre d'Ottawa ou de Toronto, le choix n'est pas très varié chez nos voisins.
Re: S.Hébert
Et bien oui, tu as mis le doigt sur le bobo! Le syndicat! Au Québec on n'est pas capable de péter sans avoir l'accord du syndicat! Syndicat décide ceci, syndicat décide celà! Peut pas faire ceci, peut pas faire celà! Et nous les moutons ...et bien nous allons en Ontario! Rikkideal!
Je peux me compter parmi les chanceux (qui restent près de l'Ontario). C'est un peu moins cher (dépendant ce qu'on cherche) & la sélection est différente.
D'accord, je donne de l'argent aux Ontariens mais si je suis pour me faire fou***, autant que ce soit pas trop douloureux! Si je vais pas en Ontario (car je n'y vais pas JUSTE pour le vin), je vais à la SAQ, qualité oblige... Les vins d'épicerie? J'en achète parfois, quand il faut déboucher l'évier de la cuisine! Si on avait la chance d'aller acheter notre vin ailleur que dans le monopole du Québec, vous croyez pas qu'ils devraient traiter leurs consommateurs plus "honnêtement" et justement.
Vous avez oublié un truc fort important :
le SYNDCAT !! ;-) Davantage de «bons» vins dans les épiceries = achalandage moindre dans les succursales SAQ = mises à pied = syndicat en colère = grève = ...
Bien d'accord avec vous,si le consommateur est pret à payer pour boire du bon vin,pourquoi pas du bon vin en épicerie...le gouvernement ne perd rien??
Il y a quand même quelques produits potables.
@ Mathieu :
Tu as oublié quelque chose néammoins important ! Avec les VRAIS PRIX !!!!
J'ai aussi lu avec intérêt l'article d'Yves Boisvert ce matin et je suis parfaitement d'accord avec vous!
Il faudrait faire une marche (et être certain q'il n'y ait pas de drapeau d'un ou l'autre des beligéerants ;p) pour protester en tant qu'amateurs de bons vins qui veulent autre chose qu'un de ces horribles "excellent vin rouge sec bon pour toutes occasions" Non sérieusement, il n'y aurait pas un moyen pour nous pauvres consommateurs d'exprimer notre envie d'avoir le droit à de bons vins en allant faire le marché?
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