18 Août 2008

Permalink 09:38 am, Richard Martineau / Franc-parler, 42 mots  

C'est pas ma faute

Des joueurs compulsifs intentent un recours collectif contre Loto-Québec.

À quand un recours collectif d'alcooliques contre la SAQ et les dépanneurs qui vendent de la bière et du vin?

D'obèses contre MacDo?

Ou d'obsédés sexuels contre Playboy?






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Permalink 08:27 am, Richard Martineau / Franc-parler, 277 mots  

Le lent déclin du cinéma

Selon le réalisateur et scénariste Paul Schrader (qui a écrit Raging Bull et Taxi Driver), les scénarios de télé sont meilleurs que les scénarios de cinéma, car ils s'intéressent d'abord et avant tout aux personnages.

Aujourd'hui, au cinéma, les meilleures répliques sont: "Attention, ils arrivent!" ou "Cours, cours, cours!"

Le cinéma vise un public jeune, qui tripe sur les effets spéciaux, alors que la télé vise un public qui veut se faire raconter UNE HISTOIRE avec des PERSONNAGES...

Je suis tout à fait d'accord. Vous voulez entendre de bonnes répliques, aujourd'hui? Louez The Sopranos, The Wire, Entourage ou Deadwood — oubliez le cinéma.

D'ailleurs, la prochaine mode, au cinéma, sera les films en 3D... Tout dans le contenant, rien dans le contenu.




“The weakest writing in America today is in the movies, the best writing is on TV, in series like The Sopranos.

That’s because scripts for TV are about human beings and human behaviour, not a journey to the centre of the earth.

Movies have become less and less about good writing and more and more about spectacle, so the importance of the screenwriter has declined. The most spirited dialogues in spectacle films are lines like: “Look, it’s coming” or “Run, run, run.”

When I started out in the film business about 30 years ago, there was a crisis of content. Now there is a crisis of form, with films on DTH, internet downloads, and so on. But as screen sizes become small — TV, cable, computers, mobile phones — spectacle will become less important, and the importance of the screenwriter will be re-established.”