12 Août 2008

Permalink 07:28 am, Richard Martineau / Franc-parler, 151 mots  

Trop durs envers les flics?

Exige-t-on l'impossible de la part des policiers?

D’un côté, on leur demande d’être durs envers les criminels. De l’autre, on veut qu’ils fassent preuve de tolérance, d’ouverture et de compréhension.

Vous imaginez leur situation ? Ça ne doit pas être drôle tous les jours d’être pris en sandwich entre des criminels qui rêvent de vous foutre une balle entre les deux yeux (afin de gagner le respect de leurs potes) et des groupes de pression qui montent aux barricades dès que vous utilisez un peu trop vos muscles.

Ça doit être dur pour les nerfs en maudit.

Pas étonnant que certains craquent.

Surtout qu'ils n'ont parfois que une demi seconde pour prendre une décision quand ça commence à chauffer.

C'est facile de les critiquer et de jouer le gérant d'estrade. Mais que feriez-vous, à leur place? Feriez-vous un meilleur boulot?




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Permalink 07:23 am, Richard Martineau / Franc-parler, 498 mots  

Loin d'être un saint

Un saint, le Dalaï lama?

Pas selon Patrick Hutin.

Dans un texte cinglant publié dans le webzine français Rue 89, ce romancier affirme que le Dalaï lama est loin d'être un champion des libertés.



"ll est sidérant de voir, à de rares exceptions près, nos beaux esprits français, d’ordinaire si sourcilleux sur le respect de la laïcité, si prompts à la défendre même quand elle n’est pas menacée, tomber en pamoison devant le chef d’une des « Eglises » les plus obscurantistes sur terre. (...)

Jusqu’à 1950, le Tibet était une théocratie obscurantiste maintenant le peuple dans un état d’ignorance et d’aliénation invraisemblables. Il faut être bigrement aveugle pour ne pas reconnaître l’oppression du système mis en place par les religieux au Pays des Neiges, et sa perversité, tenant entre autres à ceci : si l’on est mal en point dans cette vie, c’est qu’on a fait quelque chose de mal dans une existence précédente ; pour améliorer son sort dans une incarnation future, il faut accumuler des bienfaits ; or, le meilleur des bienfaits, celui qui rapporte le plus de « points », consiste à nourrir les moines. Malin. (...)

Les fans du Dalaï lama savent-ils qu'il condamne l’homosexualité (une « mauvaise conduite ») et l’avortement ? Savent-ils que dans l’idyllique société tibétaine sur laquelle il régnait avant l’arrivée des Chinois, on traitait (et on traite encore) les aveugles et autres handicapés en parias pour la raison que leur état est le signe qu’ils sont possédés par des démons ou qu’ils ont commis des péchés dans une autre vie ? Savent-ils que la merveilleuse justice tibétaine coupait les mains ou les pieds des voleurs récidivistes, par compassion et pour leur éviter de commettre de plus grands péchés ?"



Pour Hutin, le Dalaï lama est en grande partie responsable des maux que subit son pays.




"Le cœur de la tragédie tibétaine, c'est que Pékin et le dalai lama ne peuvent se passer l’un de l’autre.

Les Chinois ne pouvaient rêver de meilleur ennemi que le dalai lama. De moins dangereux, de plus inefficace. Ils ont tout intérêt à le conserver. En s’en prenant à lui, ils confortent son autorité et son empire sur les esprits, à l’intérieur comme à l’extérieur du Tibet. Ils empêchent l’émergence d’une révolte armée qui couve dans les rangs de la jeunesse tibétaine.

Le dalai lama, quant à lui, a intérêt à ce que Pékin s’en prenne à lui. C’est la seule façon qu’il a de pérenniser son pouvoir et de demeurer le « pape » du bouddhisme, qu’il n’est pas, sauf en Occident.

Un « jeu » qui, depuis des siècles, a toujours le même perdant : le peuple tibétain."




Un texte éclairant, à lire sans faute...