24 Janvier 2008Mes films de l'année
Quel est votre film préféré de l'année?
Moi, je suis déchiré entre le film d'animation Persépolis et la comédie douce-amère Juno... J'ai aimé l'audace esthétique de I'm Not There, mais en général, j'ai trouvé ce portrait imaginaire de Bob Dylan prétentieux, trop intellectuel et, finalement, assez ennuyant. Au risque de paraître complètement idiot, je n'ai absolument rien compris au sketch mettant en vedette RIchard Gere, dans le rôle d'un cowboy perdu dans un village qui ressemble à un cirque... J'ai admiré la réalisation lyrique de There Will Be Blood, mais j'ai trouvé que le film de Paul Thomas Anderson était le plus long court métrage de l'Histoire du cinéma. Et, comme dans Gangs of New York, Daniel Day-Lewis cabotine comme ce n'est pas permis. On dirait un personnage tiré d'un film muet des années 20 — vous savez, le méchant moustachu qui attache des filles sur des rails de chemin de fer, avec une grosse mailloche dans les mains... Et c'est quoi, cette musique atonale qui ne "fitte" absolument pas avec les images? Pour ce qui est du film des frères Coen, No Country For Old Men, les images sont magnifiques, mais on a déjà vu ça mille fois. Le vent qui souffle dans le désert, le méchant à la mine patibulaire qui marche hyper lentement et qui ne cligne jamais des yeux, le gars qui trouve une valise pleine d'argent et qui se retrouve avec la mafia à ses trousses (A Simple Plan racontait exactement la même histoire), etc. Been There, Done That, Bought The T-Shirt... Alors que Persépolis et Juno sont, à mon humble avis, des films complètement originaux. Quant à Charlie Wilson's War, l'histoire est fascinante, mais ce n'est pas vraiment un film. Plus un long épisode de la série The West Wing... Toute l'information passe par les dialogues. Visuellement, le film est inodore, incolore et sans saveur... Commentaires:Commentaire de: Jean-Philippe Mailloux
Pour ma part j'ai adoré le film The Departed. En version original (Anglais).
Malgré le langage peu pratique en version de tout les jours, ce film met l'emphase sur une série d'acteur ensemble qui en font une réussite selon moi. Commentaire de: Melissa Belanger
Charlie Wilson's War, est un film ui sera compris et aime seulment par les americains,Les canadiens ne conprennent rien de cette parti de l'histoire americaine,,
Oui Charlie Wilson's War est un excellent film.. Commentaire de: Alain Berthiaume
J'ai bien aimé "Eastern Promises", de Cronenberg. Pour avoir su rendre le tissage complexe des relations pleines de duplicité de ce milieu, la dialectique de la violence et de l'héroisme sur fond de refoulement des affects divers de la sexualité, le jeu immense de stoicisme de Mortensen, subtil de Cassel (au bord de la psychose), si fin de Mueller-Stahl, et cet hyperréalisme du film qui joue à sa manière de contrepoids l'opposé à la tonalité imaginaire de la vie contemporaine.
Aussi, un peu à contre-courant cette fois, le très joyeux "Goya's Ghosts" de Milos Forman, avec un Javier Bardem presque rabelaisien dans son manichéisme. Ce film dépeint joyeusement les vices cachés de toute orthodoxie et cette propension très humaine pour un extrémiste de changer de camp tout en camapnt la même position. Comme quoi l'esprit critique n'est pas obligé d'être déprimant et peut savoir s'amuser et rire! Une finale très réussie dans le style des films historiques francais des années soixante-dix. Et pour la si belle et touchante Natalie Portman... :-) Commentaire de: Alain Berthiaume
Petite erreur d'importance, je corrige mon post précédent:
- après vérification, comme hélas "Goya's Ghosts" date en fait de 2006 (je l'ai vu au cinéma Du Parc à l'été 2007), je le remplace donc par "Elizabeth: The Golden Age". Pour la parti-pris psychologique et formel, esthétique du film. La beauté à la fois personnelle et vestimentaire de Cate Blanchett. Film historiquement infidèle sur la fidélité à soi-même, sur la fragilité individuelle, même au sommet du pouvoir. Ce film regorge de travellings ingénieux, explore les jeux châtelains de l'ombre et de la lumière, stylise les batailles au point de voir une Jeanne d'Arc en cette Elizabeth et même un clin d'oeil à Erroll Flynn dans certaines scènes navales de Clive Owen. Il dépouille, également formellement, le formalisme du réseau de convenances et de protocoles de la reine jusqu'à la nudité de la femme sous le personnage, en un éventail d'émotions génialement rendues à travers une exploration des jeux de la perspective qui n'est pas sans rapport avec la peinture de l'époque. Parti-pri, bien sûr, sûrement pas très orthodoxe, mais ô combien sublime! Commentaire de: clement cardin
Persépolis
Des dessins simplistes pour attendrir et de l'humour permettent de mieux faire passer la dure réalité de la guerre et de l'oppression en Iran de 1978 à 92. Pourtant on ne peut que regretter des relans de propagande; pour la bonne cause, certes, pour défendre la liberté, mais pour quoi de mieux? La révolution communiste et les pensées anarchistes, les femmes qui jurent comme des charretiers et qui fument la pipe - une vulgarité d'ailleurs dérangeante et lourde pour représenter les élans féministes, qui contraste avec la finesse des dessins. Commentaire de: Gerald Synnott
Comme meilleur film, j'ai beaucoup aimé We own the night.
Comme plus long court métrage de l'histoire du cinéma, Death Proof de Tarantino est un bon concurrent. Commentaire de: Danny Chamberland
Mes films préférés ? Je vais y aller avec Into the Wild, 4 mois 3 semaines deux jours (Roumanie), Children of Men (sorti en salle en janvier, il me semble), El Violin (Mexique), Ratatouille et Persepolis.
Ce n'est pas évident de choisir lorsque l'on va au ciné 2 fois par semaine environ ! p.s. La musique du film There Will Be Blood s'écoute super bien sans le film... Commentaire de: Renaud Letellier
Le meilleur de film de l'année est sans aucun doute Lumière Silencieuse de Carlos Reygadas. Il ne sortira en salle ici qu'en 2008 (j'ignore quand exactement) mais il a été projeté au Festival du Nouveau Cinéma et, franchement...quel film extraordinaire.
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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