19 Janvier 2008La guerre de Charlie Wilson
Si vous avez vu le film Charlie Wilson's War (ou alors lu l'excellent livre qui l'a inspiré), je vous conseille d'aller sur le site de l'émission 60 Minutes.
Vous pouvez y entendre le vrai Charlie Wilson parler de son expérience, et, surtout, déplorer le fait que les États-Unis aient laissé les Afghans à leur sort une fois qu'ils ont réussi à défaire les Russes. Cette erreur stratégique monumentale (typique des Américains) a permis aux Talibans et à Ben Laden de devenir ce qu'ils sont... Une entrevue fascinante... Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
Commentaire de: Danny Chamberland
Le film tourne un peu à la comédie, mais on peut tout de même trouver de la matière à réfléchir, en effet.
Après avoir fourni des armes aux Afghans, on aurait pu leur fournir des choses bien plus utiles à leur développement. Maintenant que nous sommes sur place, nous pouvons nous reprendre. Mieux vaut tard que jamais. Mais l'Afghanistan n'est pas un pays facile, on peut le constater à l'heure actuelle : il y a bien des obstacles et je ne parle pas seulement d'Al-Qaida et des Talibans. La corruption, les Seigneurs de guerre, l'attitude vis-à-vis des femmes... sont d'autres obstacles au développement. Cependant, abandonner à nouveau l'Afghanistan signifierait fort probablement un retour des Talibans et d'Al-Qaida et ainsi, un plus grande menace d'attaques terroristes à travers le monde. Le problème, c'est qu'il y a maintenant une partie du Pakistan qui leur sert de base. Commentaire de: Danny Chamberland
Si les Américains n'avaient pas "abandonnés" les Afghans à leur sort, on les aurait probablement condamnés pour "impérialisme" et "néo-colonialisme".
C'est comme pour Cuba : on accuse les Américains de ne pas pratiquer le libre-échange avec ce pays mais on les condamne aussi pour leur libre-échange envers les autres pays de cette planète. Aucune situation n'est parfaite, mais c'est le propre de toute situation ! Que ce soit l'Afghanistan, Cuba ou tout autre pays, la démocratie, le libéralisme et l'économie de marché sont des incontournables. Ces pays doivent aussi le comprendre. Sinon, la pauvreté et la misère seront toujours là. Commentaire de: Docteur Poitras
Je pense que l'erreur stratégique n'est pas d'avoir laissé les afghans à leur sort une fois les russes défaits mais au contraire d'avoir coopéré avec les afgans pour défaire les russes.
Les USA auraient dû laisser les russes se battre avec les afghans, cela ne leur aurait rien coûté et en plus ils n'auraient pas entrainés, armés ni équipés les futurs talibans. Commentaire de: Docteur Poitras
Et puis, pourquoi les russes n'avaient pas le droit d'aller en Afghanistan mais que les Américains, eux, ont ce droit ?
Me semble qu'on aurait dû laisser les Russes faire la sale besogne. Commentaire de: clement cardin
En 1979, Ben Laden est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secret de l'Arabie saoudite. À l'époque, l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS vient de commencer. Le recrutement de militants islamistes internationaux débute. Ce mouvement est soutenu notamment par l'Arabie saoudite qui y voit une diffusion du wahhabisme, le Pakistan qui se verrait à terme à la tête d'une future internationale islamique et les États-Unis qui y voient un moyen de prêter main forte aux moudjahiddins d'Afghanistan en lutte contre l'envahisseur soviétique.
Le prince Turki lui demande d'organiser le départ des volontaires pour l'Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. Le jeune homme est enthousiaste. En effet, la cause est en accord avec sa vision de la foi ; d'autre part, ce combat contre les Soviétiques est extrêmement populaire dans le monde entier, jusqu'en Occident. Enfin, il obéit ainsi aux désirs de la famille royale. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L'amateurisme règne. Ben Laden coordonne l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée Bureau des services. Il met en place une véritable organisation. Il assure la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entraînement, mosquées, écoles…) ainsi que l'approvisionnement en armes avec l'aide des États-Unis (via la CIA) et du Pakistan. Peu à peu, il prend en charge les familles. Il s'occupe des veuves et de l'éducation religieuse des enfants. L'organisation devient alors une véritable fraternité et une nouvelle force politique dans un Afghanistan déjà morcelé. C'est ainsi que le jeune homme timide prend de l'autorité. Il participe lui-même à quelques combats. Bientôt, son prestige devient immense parmi ses hommes. En 1989 son mentor et ami, le Palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Ben Laden se retrouve alors à la tête de l'organisation. Elle est la base (al quaida) logistique du djihadisme international. Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki. Ses voyages en Arabie saoudite sont nombreux. Cependant, la situation de l'organisation est complexe. Beaucoup de moudjahiddins se méfient de cette organisation d'étrangers fondamentalistes. Le commandant Massoud, notamment, refuse toute alliance. Ben Laden se rapproche alors de Gulbuddin Hekmatyar, un chef fondamentaliste local. Ce dernier est à la tête d'une force politique et le Pakistan voudrait le voir à la tête du pays après le départ des Soviétiques. En février 1989 les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu'à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif et l'Arabie saoudite stoppent le financement et le soutien logistique massif. 1989 - 1993 : la rupture Ben Laden se sent trahi, mais à son retour en Arabie saoudite, il est un héros. Il organise des conférences dans les mosquées, dans les écoles, à l'université sur son djihad contre l'armée soviétique. La rupture intervient avec la guerre du Golfe. Ben Laden propose au roi Fahd d'utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l'armée des États-Unis d'Amérique. Pour Ben Laden, le sol sacré de l'Arabie saoudite est souillé par les Infidèles. Il se fait alors de plus en plus critique vis-à-vis de la famille royale. Il va jusqu'à accuser les princes de corruption. Il sera déchu de sa nationalité saoudienne en 1994. Pressé de quitter le pays, il se rend alors à Khartoum au Soudan. Il est accueilli par Hassan el-Tourabi, chef du groupe islamiste Front national islamique soudanais (FNI). Il s'installe dans le pays, y investit et fait quelques affaires (routes, exportations agricoles, acquisitions foncières, activités bancaires en accord avec les principes de la banque islamique) Il reste cependant en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). De même, il garde des relations avec la CIA. Lorsqu'il travallait avec la CIA, son nom de code aurait été "Tim Osman". 1993 - février 1996 : les années troubles Ben Laden suit et finance des groupes islamistes issus du combat contre les Soviétiques et revenus dans leur pays d'origine (ils y sont surnommés les Afghans). Il finance également des camps d'entrainement. Dès décembre 1992 un groupe financé par Ben Laden est responsable d'un attentat au Yémen contre les soldats américains en route pour l'opération Restore Hope en Somalie. La même année, un attentat touche le World Trade Center. Il fait 6 morts. Un groupe lié à Ben Laden est soupçonné. Cependant, l'enquête du FBI est freinée par la CIA. Ben Laden profite en effet de la politique d'une partie de l'administration Clinton, soutenue par le lobby pétrolier. Celle-ci a plusieurs objectifs : le soutien à des régimes stables en Asie centrale afin de permettre l'acheminement du pétrole, la lutte contre l'influence russe dans la région et une politique résolument engagée contre l'Iran chiite. Pour cela, il faut soutenir l'islamisme sunnite issu notamment du Pakistan et de l'Arabie saoudite. C'est pourquoi Ben Laden n'est pas perçu uniquement comme une menace. Cependant, cette stratégie sera infléchie dans les derniers temps de la mandature de Bill Clinton. Mais il sera déjà trop tard. En février 1996, Ben Laden lance un appel à s'attaquer aux intérêts américains partout dans le monde. Il devient dès lors un ennemi officiel des États-Unis. Les Américains obtiennent son expulsion du Soudan. Celui-ci se réfugie alors en Afghanistan, passé sous contrôle des talibans depuis 1992. Les États-Unis épaulés par le Pakistan négocient avec le régime, mais les talibans soufflent le chaud et le froid. L'attentat du 11 septembre 2001 stoppera brutalement cette négociation. Le terrorisme de masse et la traque Les États-Unis le tiennent pour responsable des attentats à la bombe dirigés contre les ambassades américaines de Nairobi (213 morts dont huit Américains) au Kenya et de Dar es Salaam (onze morts, tous Tanzaniens) en Tanzanie le 7 août 1998. Le gouvernement américain offre 25 millions de dollars pour toute information conduisant directement à sa capture, et une prime additionnelle de deux millions de dollars est offerte conjointement par la Airline Pilots Association et la Air Transport Association. À chaque agression, Ben Laden se réjouit des attentats, mais ne les revendique pas. À partir de ce moment, les États-Unis veulent officiellement Ben Laden mort ou vif. En août 2001, le prince Turki est limogé par le régime saoudien. Il est considéré comme le principal responsable des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone. La chaîne qatarie Al-Jazira a publié le 12 novembre 2002 un message sonore reconnu par les autorités des États-Unis comme provenant d'Oussama Ben Laden. Celui-ci mettait en garde et menaçait plusieurs pays occidentaux de nouveaux attentats s'ils continuaient à soutenir « le gang des bouchers de la Maison Blanche ». Après les attentats du 11 septembre 2001, le président des États-Unis George W. Bush déclenche une guerre en Afghanistan dans le but déclaré d'anéantir Al-Qaida. À ce jour, Ben Laden n'a toujours pas été retrouvé. Il semble cependant qu'il soit toujours vivant, si l'on en croit les enregistrements récents authentifiés par la CIA comme provenant de Ben Laden. Mais selon l'Institut Dalle Molle d'intelligence artificielle perceptive (IDIAP) de Lausanne au moins un des messages de Ben Laden authentifiés par la CIA (celui du 12 novembre 2002) serait un faux. Il aurait des reins en mauvais état nécessitant des traitements et serait sous dialyse. D'après Éric Denece, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement , les commandos français en Afghanistan ont eu, pendant la première quinzaine de septembre 2004, Oussama Ben Laden de visu dans leurs jumelles longue distance. Cependant, prévenues, les forces américaines leur auraient demandé de ne pas intervenir. Une vidéo diffusée par la chaîne d'information en arabe Al-Jezira quatre jours avant les élections présidentielles aux États-Unis tendrait à montrer qu'Oussama Ben Laden est toujours en vie malgré les rumeurs persistantes de décès dans les montagnes à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan. Ce dernier renvoie dos à dos les deux candidats, et annonce de futurs attentats. Il affirme que contrairement à la thèse de dirigeants américains, son but n'est pas de lutter contre la liberté, auquel cas il se serait attaqué à des États nordiques. Il estime que les attaques contre le World Trade Center sont une mesure de rétorsion contre les « tueries » organisées par les militaires américains. Le 27 décembre 2004, la chaîne de télévision Al-Jezira a diffusé un enregistrement audio, attribué à Oussama Ben Laden, désignant le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui comme son adjoint en Irak et appelant à un boycott des élections prévues le 30 janvier 2005. Le 19 janvier 2006, après un an de silence, Al-Jezira diffuse un nouvel enregistrement audio où Oussama Ben Laden annonce la préparation de nouvelles opérations terroristes et propose une « trêve » en échange d'un retrait des troupes américaines en Irak et Afghanistan : « Nous n'avons pas d'objection à vous offrir une trêve (hudna) de longue durée dans des conditions justes que nous respecterons, parce que nous sommes une nation à laquelle Dieu interdit la traîtrise et le mensonge ». Une trêve aussitôt refusée par la Maison Blanche. L'absence d'images alimente de nouvelles spéculations selon lesquelles Oussama Ben Laden serait malade ou blessé et peut-être même mort. Dans un autre enregistrement audio diffusé le 23 avril, Oussama Ben Laden évoque pour la première fois la situation au Soudan en appellant ses partisans à "se préparer à une guerre de longue durée au Darfour". Les méthodes utilisées par Ben Laden Ben Laden a besoin de recruter des personnes prêtes à se sacrifier. Il utilise pour cela le ressort religieux. Le choix de cibles particulièrement spectaculaires, dans le cadre de ses opérations terroristes, montre tant un sens de la préparation tactique que de l'utilisation des médias. Le vrai cerveau d'Al Qaida pour la conceptualisation du terrorisme et le volet « idéologique » du groupe est Ayman al-Zawahiri et non Ben Laden . Les attentats du 11 septembre n'ont pas été organisés par Ben Laden, qui les a seulement financés. L'opération a été proposée et montée par Khalid Cheikh Mohammed. Al Qaida fonctionne comme une franchise du terrorisme islamiste. Des groupes comme celui d'Abou Moussab Zarqaoui en Irak ou ceux responsables des attentats de Bali, Casablanca, Madrid, Istanbul, Londres ou Charm el-Cheikh, se revendiquent d'Al Qaida mais ont une existence autonome. Il n'y a pas de hiérarchie pyramidale, on parle plutôt d'une nébuleuse. L'organisation de Ben Laden aurait ainsi financé de nombreux groupes terroristes islamistes sans s'impliquer dans leur fonctionnement. La transmission du message médiatique est une méthode fondamentale pour Ben Laden. Les cassettes enregistrées et diffusées, souvent par la chaîne Al Jazira en exclusivité, poursuivent plusieurs objectifs : maintenir la hantise du terrorisme chez les démocraties occidentales, parfois en s'immiscant dans le jeu politique comme lors des élections américaines en 2004. rappeler son existence aux opinions publiques des pays musulmans en abordant des thèmes qui les touchent, pour faciliter le recrutement d'Al Qaida. réactualiser les objectifs du djihad d'Al Qaida. On suppose que les cassettes de Ben Laden sont acheminées depuis sa cachette au Pakistan ou ailleurs, après un trajet long et compliqué, et ne sont diffusées que plusieurs jours ou semaines après l'enregistrement. Paradoxalement, cet isolement n'empêche pas l'exploitation des ressources de la mondialisation des communications. Les motivations de Ben Laden Ben Laden condamne l'évolution du monde musulman depuis la suppression du Califat (le dernier calife était le sultan ottoman jusqu'en 1924) . Cet objectif passe par un renversement des gouvernements arabes "laïcs" et "impies" protégés par les États-Unis. La plupart des actions terroristes revendiquées ou probablement exercées par Al Qaida visent à déstabiliser ces régimes. Parmi les positions politiques de Ben Laden se retrouve la lutte contre ceux qu'il considère comme les « croisés occidentaux », en premier lieu les Américains. Ce fut l'une des raisons principales de son rejet par la famille royale d'Arabie saoudite. Lors de son interview par le journaliste Robert Fisk en 1996, il avait notamment déclaré : « Le peuple comprend maintenant les discours des oulémas dans les mosquées, selon lesquels notre pays est devenu une colonie américaine. Il agit avec détermination pour chasser les Américains d’Arabie Saoudite. […] La solution à cette crise est le retrait des troupes américaines. Leur présence militaire est une insulte au peuple saoudien. » Pour Ben Laden, les bases militaires présentes en Arabie saoudite ne sont pas acceptables. Il souhaite que la présence américaine au Moyen-Orient disparaisse, afin, selon sa rhétorique, de recouvrer la « liberté » du peuple musulman. En fait, si en 1991 Ben Laden s'insurge contre le pouvoir royal saoudien qui accepte l'installation des militaires américains, c'est parce que le territoire saoudien est considéré comme sacré (avec les lieux saints Médine et La Mecque) et que la présence de troupes « infidèles » sur son sol natal est donc un sacrilège pour tout islamiste radical. À l'origine ces bases américaines devaient être provisoire, le temps de remporter la guerre contre Saddam Hussein. Lors de la dernière guerre en Irak, l'état-major américain n'a pas fait partir l'offensive US d'Arabie saoudite, Riyad ayant refusé pour éviter des manifestations d'hostilité de la part des mouvances islamistes locales. Commentaire de: clement cardin
Dans leurs manuels d’histoire, les élèves des écoles américaines apprennent que les méchants Soviétiques, en 1979, ont envahi l’Afghanistan en faisant preuve d’une force écrasante. Les Etats-Unis se seraient ensuite « portés au secours » de la résistance afghane. En effet, selon la version officielle, la CIA aurait commencé à fournir de l’aide aux moudjahidin en 1980, c’est-à-dire après l’invasion de l’Afghanistan par l’armée soviétique le 24 décembre 1979. En réalité, la CIA avait mis sur pied dès 1977 des réseaux de propagande islamiste destinés à infiltrer les mouvements nationalistes musulmans en Asie centrale afin de les dégager de l’influence soviétique de l’époque. Des exemplaires du Coran et de la littérature interdite par Moscou (qui avait fait détruire 70′000 mosquées par l’armée rouge), sur les héros de guerres anciennes contre les Russes, furent introduits en masse, ainsi que des armes. Ces réseaux furent organisés sous l’autorité du patron du NSC (National Security Council), Zbigniew Brzezinski, qui parvint à convaincre Carter de jouer la carte islamique pour affaiblir l’Union soviétique. La CIA a aidé les moujahidîn, en rébellion contre Najibullah, dès le 3 juillet 1979, soit six mois avant l’invasion soviétique. Ils ont en fait, à travers cette opération clandestine, provoqué l’invasion soviétique. Le soutien américain des moudjahidin en Afghanistan visait clairement de se placer dans un conflit indirect contre les Soviétiques, et de leur faire connaître un « Vietnam » dans le but de réduire au maximum leur influence dans la région.
Entre-temps, en avril 1979, Zulficar Ali Bhutto, Premier ministre élu du Pakistan, était renversé par un coup d’Etat militaire et condamné à mort par le général Zia ul-Haq. Là aussi, les relations entre la CIA et l’ISI (les services secrets militaire pakistanais), s’étaient réchauffées juste avant le coup d’Etat. L’entraînement et le financement de la guérilla afghane par la CIA a intégré la création de millier de madrasas, permettant ainsi l’essor du mouvement fondamentaliste Taliban. Anecdote qui démontre à quel point les liens entre fondamentalistes islamistes et CIA étaient étroits : la « porte-parole officielle » du régime taliban à l’ONU n’était autre que Laili Helms, petite-fille de Faïz Mohammed Zikira, dernier ministre des Affaires étrangères du régime Taliban, et surtout épouse de Richard Helms, numéro 2 de la CIA à l’époque. C’est en 1982 que le prince Turki Ibn-Fayçal issu du clan ultra-puissant des Sudaïri, et chef des services secrets saoudiens, mandate Oussama Ben Laden pour créer la «Légion islamique afghane», milice qui sera ensuite directement soutenue par la CIA l’ISI et Riyad. Au début des années quatre-vingt, 3’000 volontaires arabes étaient venu pour combattre en Afghanistan. En 1985, ils seront 16’000 auprès de Hekmatyar et Ben Laden. En avril 1982, le premier centre de recrutement pour combattants islamistes, le « El-Kifah Center », à été ouvert sous le patronage de la CIA et avec la bénédiction de William Casey, à Brooklyn, USA. La direction en avait été confiée à l’Egyptien Mustafa Shalabi. Les volontaires recrutés dans ce centre iront ensuite s’entraîner au High Rock Shooting Range de Naugatuck dans le Connecticut. Dix-sept centres semblables au « El-Kifah Center » seront ouverts par la suite aux USA. Le rôle de Ben Laden et de ses lieutenants était de faire le lien entre les services secrets saoudiens, américains, pakistanais et les combattants. C’est pour cela qu’il a créé Al-Qaeda, qui était la base de donnée qui faisait le pont entre les différents services et qui répertoriait les noms, fonctions et états de services des moudjahidin. Al-Qaeda n’a jamais été ce nom comme définissant un groupe d’action ou d’organisation. Ça n’a jamais été qu’une base de donnée, entre les mains de la CIA, de l’ISI et des services secrets saoudiens. Le nom d’Al-Qaeda est apparu pour la première fois dans un rapport du congrès US en 1998. C’est alors devenu un slogan pour désigner une partie des combattants qui avaient servi contre les Soviétiques en Afghanistan. Spencer Delane Commentaire de: Mario Goyette
Bonjours M.Martineau.
La famille Laden a financé les campagnes électorales du père Bush et les puits de pétrole du fils, celui qui parle avec le plafond en mangeant des pretzels à la Maison Blanche. En Afghanistan, les américains avaient promis à Ben Laden qu'il construira le fameux pipeline, laissé en plan depuis ce temps. Sauf que la bande de faucons à Georges ont jugé de rompre cette promesse cavalièrement à leur avantage pécunier, ce qui a irrité Bim Laden et provoqué ses sautes d'humeur. Toujours sous la protection de Georges W. Bush, Ben Laden coule des jours tranquilles à Camp David, prêt à tourner les clips menaçants sur fond de montagne dans le désert, qui font frissonnés les amaricains à chaque fois qu'on veut augmenter le budget de la défense, au Pentagone. Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
C'est vrai que la famille Bush et Bin Laden sont de grands amis.
Commentaire de: stephane gaudette
@clement cardin
merci pour le ptit cours d'histoire...t'as juste donne les faits et pas pris de position et je trouve ca tres bien Commentaire de: Fernand Cloutier
Danny Chamberland
www.voltairenet.org/article153897.html Depuis plus de 40 ans que CASTRO dirige Cuba malgré toute l'OPPOSITION des USA et de leur FRIC. Actuellement Cuba possède un système d'éducation et un système de santé comparables à n'importe quel pays au monde et MIEUX que le Canada et le Québec................ Les USA essaient TOUJOURS de détruire ou de voler ce qui appartient aux AUTRES. Les USA veulent TOUJOURS imposer leur philosophie aux AUTRES de GRÉ ou de FORCE. Je ne suis pas un anti-américain, mais je n'accepte pas l'IDÉE d'envier ou de voler les autres. Je suis certain que la population américaine en générale ( j'ai des amis et des parents aux USA ) pense comme moi. Commentaire de: nabila jaloul
Et maintenant?!
Voir Putin-OsamaConnection By Jamie Glazov FrontPageMagazine.com january,16 2008 La guerre froide se réchauffe! Les pauvres islamikazes, des pions? Commentaire de: Danny Chamberland
Fernand Cloutier
Cuba est un échec total. Depuis que Castro est au pouvoir, l'île a vécu des subventions de l'URSS, puis maintenant, survit avec celles du Vénézuela. Le tourisme contribut principalement à enrichir un barbu sanguinaire. "Le socialisme ou la mort" disait-il... Cuba aura eu les deux ! Je suis certain que la population cubaine pense comme moi... (ça fait du bien à l'égo ce genre de phrase... mais un jour, on aura peut-être la chance de le savoir !). La santé et l'éducation, d'ailleurs pas aussi rose à Cuba qu'on voudrait bien le croire, ce n'est pas tout... la liberté et la prospérité, c'est bien aussi ! Le socialisme conduit TOUJOURS à la faillite. Castro est TOUJOURS un dictateur. Cuba est une île charmante et sa population est généralement très sympathique. Anti-socialiste, anti-castriste mais pas anti-cubain. L'Afghanistan a aussi subi un régime socialiste aidé en cela par l'URSS, comme Cuba, ce qui a conduit ce pays à la faillite, à la division, à la guerre et à l'intégrisme islamique. Les USA ne sont pas responsables de tout ce gâchis ! Les USA, dans son appui à l'Afghanistan contre l'URSS a surtout aidé de véritables résistants afghans. N'oublions pas que l'URSS ne faisait pas dans la dentelle et n'hésitait pas à tuer massivement les civils. Il était important de les soutenir.
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
Pour lui écrire, cliquez ici! Pour lire sa biographie, cliquez ici! Pour lire ses chroniques, cliquez ici! Participer au blogue10 derniers articles10 derniers commentaires
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