4 Décembre 2007

Permalink 22:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 61 mots  

Excuse my french

Selon les dernières données, les gens dont la langue maternelle est le français, et qui parlent français à la maison, sont en minorité à Montréal.

Ils forment moins de 50 % de la population de la ville.

Ça vous surprend?

Trouvez-vous que Montréal s'anglicise rapidement? Qu'on se fait servir de plus en plus souvent en anglais dans les commerces?





Permalien 96 commentaires

Commentaires:

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Commentaire de: Marie-Hélene Carignan
Vos sources SVP avec des chiffres. Je doute de vos propos. J'écoutais Jean Renaud le responsable de l'enquête sur la langue et l'immigration et je ne crois pas qu'on puisse tirer de telles conclusions!
Permalien 2007-12-04 22:33:59
Commentaire de: Jacques Gauthier
J'ai vu venir ça depuis belle lurette. Quand je suis arrivé à Montréal en 1973 mes patrons étaient quasi tous unilingues anglophones et bien sûr ils habitaient le ''West Island''.
Est arrivée la loi 101 qui a freiné quelque peu les élans Shakespearéens et qui a dû faire face aux critiques des sensibles de la B'Nai Brith.
Depuis quelques années on a laissé aux immigrants le choix d'apprendre une des deux langues officielles et c'était là une grande erreur.
Qu'on ne se fasse plus d'illusions, la tendance est irréversible et je prédis que dans moins de 10 ans la majorité des montréalais utiliseront l'anglais comme langue de communication.
Permalien 2007-12-04 22:37:52
Commentaire de: Nadine .
Je suis dans Côte St-Luc (près de NDG) et oui, c'est très anglais ici... Quand on descend le Boulevard Cavendish vers le sud, on se croirait aux États-Unis à voir le style de maisons! Et que dire de la rue Westminster... et c'est un coin tranquille! Je dirais que plus de 60% de la population a plus de 60 ans... les personnes âgées ont un guichet spécial pour elles à la banque Royale... :O Comme je dis à la blague des fois, il y a plus de marchettes et de tri-porteurs que de bicyclettes...

Pas besoin de vous dire que je parle maintenant couramment anglais, moi qui vient de St-Georges de Beauce (ben oui, une petite "jarrets noirs")... c'est pas loin des lignes (45 min.), mais c'est juste dans les commerces qu'on entend parler anglais (touristes) et les petites caissières en arrachent des fois. J'avais déjà commencé mon apprentissage de l'anglais avec mon mari Turc... il parle quand même bien français, mais il comprend mieux l'anglais.

Donc, oui, on se fait servir beaucoup plus en anglais dans certains coins de Montréal... plus dans l'Ouest, je dirais. J'étais à Dollard-des-Ormeaux ce matin et ça parlait pas mal anglais là aussi...
Permalien 2007-12-04 23:24:28
Commentaire de: Danny Chamberland
C'est le nombre d'immigrants allophones qui est en cause. La solution serait de les "franciser". Pas besoin de l'indépendance nationale... juste des cours de français !

De toute façon, l'indépendance ne réglerait pas grand chose : nous sommes dans une "mer" d'anglophones et nous y resterons ! L'intégration nord-américaine est là pour rester : notre prospérité en dépend.
Permalien 2007-12-04 23:27:45
Commentaire de: Joe Blow
Bientôt il va vous falloir écrire en anglais M. Martineau...

Sinon, il n'y a plus que le ROQ (Rest of Quebec) qui va vous comprendre.

(Je blague là, parter pas en peur personne.)

Permalien 2007-12-04 23:31:43
Commentaire de: stephane marchand
je crois que tu donne pas la bonne example car des fois tu nous envoye sur des liens qui sont en anglais tu n'aide pas la cause Martineau
Permalien 2007-12-04 23:33:11
Commentaire de: Herménégilde Poitras
C'est normal;

À Montréal, vous êtes cool, in, hot, in the groove.

Vous êtes le real deal.

Vous savez ce qui est le best.

'know what I'm saying!

En tant que métropole du Québec, c'est normal que Montréal soit anglaise. L'Anglais, c'est le MONDE. Et Montréal est ouvert sur le monde. Au point d'oublier que Montréal est au Québec, et qu'au Québec, la majorité parle français.

Mais Montréal, c'est plus gros que le Québec. Montréal est une île indépendant sur un grand continent nord-américain anglophone.

Alors parlez anglais, lâchez pas. Un jour, va falloir être bilingue pour aller à Montréal même en visite. Dans les offres d'emplois, ça va dire: "A reliable French speaking is an asset, but not mandatory."

Je souhaite pas de mal à Montréal, mais c'est juste normal que l'île devienne de plus en plus étrangère au reste du Québec, c'est dans la mentalité montréalaise de se démarquer de n'importe quelle façon, dont en acceptant de vivre de plus en plus en anglais, même pour les francophones qui se font même une fierté de pouvoir parler l'anglais dans leur quotidien, parce qu'ils sont dont bons.
Permalien 2007-12-05 04:59:45
Commentaire de: michael laughrea1
Plus il y a d'immigrants, plus (à moins qu'on ne soit raciste et ne fasse venir du monde que des pays francophones) il y a un fort pourcentage de gens dont la la langue maternelle n'est pas le français. Pas de surprise ici.

Ce qui compte, c'est la langue d'usage chez ceux qui sont nés ici ou, mieux, chez ceux qui sont les enfants de gens nés ici. Ou encore mieux, et plus précis et significatif: la langue d'usage des petits-enfants des Montréalais nés au Canada.

Sinon, on risque de s'énerver pour rien.

28% des gens en Ontario sont nés à l'extérieur du Canada, ce qui veut sans doute dire que 50% des gens à Toronto sont nés à l'extérieur du Canada. Est-ce que les Torontois s'énervent avec la grande montée de leur population dont la langue maternelle n'est pas l'anglais? Bien sûr que non. Les Torontois s'occupent de choses sérieuses: eux comprennent que ce qui compte, c'est non pas la langue maternelle de ceux qui vivent chez eux, mais la langue maternelle des enfants ou des petits-enfants des Torontois qui sont nés au Canada.


Par exemple: la langue maternelle de mon grand-père (petit-fils d'immigrant irlandais; fils d'un Irlandais né au Canada) n'était pas le français, mais la langue maternelle de mon père était le français. Donnez une chance aux immigrants d'immigrer, de s'installer, et d'avoir des enfants, des petits-enfants et des arrière-petits-enfants, que diable! Bien des immigrants ne s'assimilent qu'à la 3e génération. Rien d'anormal là-dedans.
Permalien 2007-12-05 05:09:09
Commentaire de: Kim Jolicoeur
Oui.

Pis?


Permalien 2007-12-05 06:25:16
Commentaire de: Jack Monoloy
C'est normal.

Montréal s'ouvre sur le monde. Partout sur la planète, on parle anglais. Quand un Suédois rencontre un Brésilien en Chine, ils se parlent en anglais.

C'est terminé le gout québécois pour la xénophobie. Les séparatistes et les curés ont essayé de nous lessiver le cerveau en nous faisant croire que l'avenir de la race passait par le ragout de pattes de cochon, le gros gin, Maurice Richard et le francâ.

C'est fini. Le Boeing a remplacé la goélette depuis des lustres.

Have a good day.
Permalien 2007-12-05 06:29:09
Commentaire de: Réjean Asselin
C'est évident que le français perd des plumes dans la région de Montréal et ce n'est pas une surprise en soi .

Regardons simplement le paysage politique , au pouvoir nous avons un PM dont le parti n'a récolté que 15 % du vote francophone , le vote anglophone et allophone maintien ce parti vivant depuis des lustres , alors faut comprendre que Charest ne fera pas de grande vague pour favoriser le fait français a Montréal. Le PLQ est le parti des anglos !

Regardons maintenant du côté de l'opposition officelle avec Dumont et ses deux de pique ! Encore là , ce parti est celui des régions du Québec et Montréal ne représente pas la clientelle de ce parti. Et de plus cet autonomiste n'a t'il pas flirté avec les juif anglophone de Montréal pour ce faire du capital politique ? L'ADQ est le parti des girouettes pour qui le POUVOIR est la seule motivation !

Le projet de loi de l'Identité Québécoise du PQ était le seul qui allait dans le sens d'une protection accrue du français mais les deux autres partis ont fait ce qu'il font de meilleur c.a.d. déniger et chialer sans même proposer autre chose !

Peut-être qu'avec une enveloppe brune contenant beaucoup de $$$$ ces deux chefs de parti serait plus motivé ? Une culture toute canadienne n'est-ce pas !
Permalien 2007-12-05 07:48:43
Commentaire de: Cali Gula
Y a-t-il quelqu'un qui propose une autre solution que l'indépendance pour régler ce problème? Parce qu'à date je ne vois pas autre chose.

On s'est doté de la loi 101, mais les anglos l'ont attaquée en cour suprême du Canada et celle-ci leur a donné raison.

Résultat, cette loi n'a pas le quart du mordant qu'elle devait avoir.

Essayez d'être servi en français dans certains quartiers. Si vous parlez pas anglais vous sèchez.
Permalien 2007-12-05 07:52:50
Commentaire de: pierre tremblay
C'est la catastrophe. On est passé sous les 80% ce qui rend la victoire du prochain référendum à peu près impossible. Alors est-ce que quelqu'un va la poser la question à Pauline: COMMENT ALLEZ-VOUS FAIRE POUR GAGNER LE PROCHAIN RÉFÉRENDUM AVEC MAINTENANT 12% D'IMMIGRANTS QUI VOTENT TOUJOURS NON À 92%, 7% D'ANGLOS QUI VOTENT TOUJOURS NON À 97% ET 1% D'INDIENS QUI VOTENT TOUJOURS NON À 91%?
Allez-vous lui poser la question?
Permalien 2007-12-05 08:05:08
Commentaire de: Gaston LaMotte
C'est malheureux, mais la Politisation du fait Français au Québec, par le PQ, depuis toutes ces années a affaibli notre langue.

Le PQ a réussi a crééer un malaise, voir même un complexe d'identité dans notre Société.

Ce n'est pas parce que je parle parfaitement les 2 langues officielles que je suis un ½ Québécois !

Ce sont tous ces minables comme Duceppe, Marois ou Dion incapables d'exprimer une idée claire dans une autre langue qui font vraiment pitié.

Harper montre encore une fois le bon chemin, quels progrès en Français en si peu de temps, bravro !
Quand on veut on peu !

Les Québécois comme Marois qui recherchent leur identité au travers d'une super protection de l'unilinguisme Français font une grave erreur.

Ils se placent dans un ghetto linguistique qui les isole de la réalité.

C'est quoi parler Français si on communique mal comme la majeure partie des jeunes qui ont subit un mauvais enseignement de Français par la faute des réformes stupides de Marois et du PQ alors au pouvoir à l'époque !

Il faut revoir la qualité du Français et de son enseignement au Québec, n'en déplaise aux Syndicats.

Il faut faire éclater cette tumeur qui nous ronge, nous complexe et nous affaibli en tant que Société.

Les Péquistes n'ont toujours rien compris, ce n'est pas en isolant des petits groupes de Bougons incapables de se trouver un emploi supérieur et en les plaçant en infériorité flagrante dans notre monde actif que le PQ fera proclamer son indépendance... il consacre encore une fois sa bêtise intrinsèque.
L'Anglais aussi a ses problêmes dans plusieurs états US, rien n'est figé sur cette terre, à nous de relever nos défis.

On n'a pas besoin de trouver des coupables ailleurs que chez nous.

Nous avons tous les outils pour redresser la situation, reste la volonté de chacun et la dépolitisation de cet enjeu.

Gaston Lamote
Laval
Permalien 2007-12-05 08:08:38
Commentaire de: Simon Robert
Ça ne me surprend absolument pas car depuis que le Libéraux sont au pouvoir à Québec ils n'ont absolument RIEN fait pour renforcer le français à Montréal. Ils préfèrent mettre leurs lunettes roses et se boucher les oreilles. Oui, il y a eu du progrès mais il reste encore beaucoup de travail à faire! Vivement un leadership politique pour réaffirmer haut et fort le français à Montréal! Il faut arrêter de s'excuser d'exister. Car un peuple qui «survit» est un peuple qui se meurt.
Permalien 2007-12-05 08:25:42
Commentaire de: Roger Nolin
En ce qui me concerne, des mesures draconiennes doivent être prises à ce stage-ci. Sans quoi le fait français disparaîtra en Amérique du Nord à plus ou moins longue échéance.
Permalien 2007-12-05 08:54:30
Commentaire de: andré michaud
Ce sont les québécois eux-même qui ont rejeté la langue française et lui préfère notre dialecte le "joual".Tous ceux qui viennent d'ailleurs réalisent que la langue qu'Ils apprennent à l'école n'est pas du tout celle parlée par les québécois. Les oussé ka lé, kossé tu fais etc...ne sont dans aucun dictionnaire français.Pourquoi les immigrants aimeraient plus la langue française que les québécois qui l'ont reniée pour créer leur propre dialecte?

Imaginez donc le trouble de l'immigré; quel français doit-il parler? le dialecte des québécois ou le français comme on le parle dans le reste de la francophonie? Ou s'apprends le dialecte sinon dans la rue?Il est donc beaucoup plus simple d'apprendre l'anglais, qui de toute façon est LA langue mondiale.Une langue étant un moyen de communication avant d'être une idéologie, l'anglais permet de communiquer avec beaucoup plus d'humains et à travers internet d'avoir accès à INFINIMENT plus...l'utilité décidera en fin de compte.

Il est à prévoir que Montréal deviendra de plus en plus anglophone pour les raisons citées plus haut.Dans les régions, là ou l'enseignement de l'anglais est presque nul, et les résultats aussi tristes que le non apprentissage du français, ce sera plus long. Nous avons déjà comme deux provinces dans une, Montréal et le reste du Québec...

Permalien 2007-12-05 09:04:14
Commentaire de: Hanna Pleinlecasque
Bonjour!


la métropole française du canada a du plomb dans l'aile....


....moi je trouve la situation déplorable et triste.........et continuons a se faire enfirlouaper avec.....Mcdo...bestby...furshop....Canadiantire.....secondcup et vive Montreal...Westmont...Lakeshore.......Canada is the best.....et vive la ministre St-Pierre qui défend si bien ...haut et fort le fait français au Québec!HY!!HY!......
Permalien 2007-12-05 09:30:49
Commentaire de: Annie Lavoie
Je demeure au Saguenay. J'y vais à Montréal depuis 1976 régulièrement. Et Je peux vous dire que je me sens étrangère dans votre ville depuis environ 10 ans, parce que je ne la reconnais plus.

Montréal n'est plus Québec, elle est devenue étrangère. Tout est mélangée et il y a de moins en moins de communication entre les habitants et de plus en plus divisé entre eux.

Effectivement, je rencontre rarement une personne qui parle le français dans ces commerces. C'est tellement insultant quand on dit que le Québec est francophone et que mes taxes vont directement dans cette ville étrangère qui nous ne ressemble nullement.

Comment une ville comme Montréal ait pu laisser faire ce genre de situation? Pour une fois, ce n'est pas la faute des régions si le français disparaît.
Permalien 2007-12-05 10:06:21
Commentaire de: Martin Pelletier
Nos parents ont connu l'arrogance canadienne-anglaise des employés d'Eaton au centre-ville, nous avons connu la fermeture de ce magasin et un certain florissement du français sur la rue Sainte-Catherine, mais force est de constater que nos enfants connaîtront un centre-ville unilingue anglais.

À l'ouest de la rue Bleury, c'est en anglais que ça se passe maintenant. Il suffit d'aller chez Urban Outfitters, et d'insister pour qu'on nous serve en français, pour comprendre jusqu'à quel point la petite gêne des anglophones, une conséquence de la loi 101 dans les années '80, est bel et bien disparue à jamais.

Mais ce n'est pas qu'au centre-ville. Au Carrefour Laval, vite de même, je dirais que 50% des clients et des commerçants parlent anglais.

Bien sûr, il se trouvera encore des gens de Québec pour venir nous dire ici que tout va bien madame la marquise! Lâchez pas les gens de Québec, vous autres vous l'avez l'affaire!
Permalien 2007-12-05 10:22:50
Commentaire de: Sylvain Bergeron
Je crois que le problème n'est pas la rapidité que s'effectuera la transition. Il y aura toujours des places comme Trois-Rivières ou Chicoutimi qui resteront presque à 100% unilingue français (il n'ont pas la chance de pratiquer comme nous).

Personnellement, je suis content de pouvoir pratiquer mon anglais à Montréal et cela ne me dérange pas. Là où le bas blesse je crois, ce sont les commerces qui vous servent uniquement en anglais. Je penses aux unilingues français qui ont du mal à se faire servir en français. Il y a beaucoup de personnes âgées que cela affecte et malheureusement, rien n'est fait pour obliger les commerces à servir dans les deux langues sinon, une amende.

P.S. Faut bien les attirer avec du fric. C'est tout ce qui les feront bouger de toute façon nos politiciens.
Permalien 2007-12-05 10:40:21
Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
L'Indépendance au Québec est aussi incroyable que la religion alors comme les Québecois ne croient pas à la religion, ils ne peuvent croire à l'Indépendance. Donc, en conséquence, l'Indépendance ne se fera jamais avec la gang d'incroyants actuels.
Permalien 2007-12-05 10:52:07
Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
Ça ne me surprend absolument pas car depuis que le Libéraux sont au pouvoir à Québec ils n'ont absolument RIEN fait pour renforcer le français à Montréal. Ils préfèrent mettre leurs lunettes roses et se boucher les oreilles. Oui, il y a eu du progrès mais il reste encore beaucoup de travail à faire! Vivement un leadership politique pour réaffirmer haut et fort le français à Montréal! Il faut arrêter de s'excuser d'exister. Car un peuple qui «survit» est un peuple qui se meurt. (Simon Robert)

La prédiction du Cardinal Léger est effectivement entrain de se réaliser! Les Canadiens-Français sont bel et bien entrain de disparaître. Par 2035, ils seront aussi rares que les belugas!

Permalien 2007-12-05 10:56:02
Commentaire de: danny mansour
Tien ce sujet, ça me rappelle un crêpage de chignon que j’ai déjà eu avec un chroniqueur du journal de Montréal. Celui qui avait été offusqué de ne se faire servir qu’en anglais à Ottawa.
Je lui avais fait remarquer que pour les québécois, c’est à Montréal qu’il est presque impossible de ce faire servir en français.
Permalien 2007-12-05 11:07:20
Commentaire de: Ciceron Derome
@Réjean Asselin

À vous lire on croirait que, dans un premier temps, vous ne savez pas interpréter les statistiques et que seul le paradis artificiel péquiste peut nous sauver.

Le français est majoritaire. Eh oui! Il est majoritaire. Lisez bien. 49% par rapport à 100% ce n'est pas la même chose que 49% par rapport à l'ensemble des minorités qui, lorsque calculées une à une ont un pourcentage passablement inférieur.

Ceci dit, devons nous protéger notre langue? Bien sûr, d'abord en l'apprenant bien pour la parler et l'écrire correctement et en appliquant les règles en vigueur concernant cette langue au Québec. Ce n'est certainement pas par une loi "révélée" du paradis artificiel péquiste que nous allons conserver notre langue.

L'histoire n'étant pas une série d'instantanés isolés, nous pouvons évoluer très bien à l'intérieur du Canada, autant sur le plan de la langue que sur les plans social et économique. L'isolement péquisse, présenté comme un paradis, artificiel, est beaucoup plus risqué que la solution canadienne sur l'ensemble de ces plans. La langue en est un élément et non pas l'Élément unique. Il y a une interactivité entre ces différents éléments, ce que nous avons tendance à oublier. Je préfère cette ouverture à ce projet péquisse où le "nous" est exclusif plutôt qu'inclusif, un "nous" qui sent l'intégrisme à plein nez.
Permalien 2007-12-05 11:07:30
Commentaire de: Ciceron Derome
@ Gaston LaMotte

Enfin un commentaire intéressant et réaliste.
__________________


Notamment, l'auto-flagellation péquiste où c'est le bourreau anglais qui est dénoncé, faussement, est en train de nous enliser royalement.

Nous avons tous la capacité et les outils pour tailler notre place dans le monde. Le bien vivre ensemble ne doit pas se satisfaire d'un "nous" exclusif. Il y a, dans la philosophie péquiste, un filigrane de xénophobie fort inquiétant, un filigrane qui ne tient pas compte de tous les aspects du bien vivre ensemble dans une société. La société est comme une forêt: la variété des essences est un gage de sa santé et de sa beauté. Ce n'est pas le québécois "de souche" qui fait le Québec. C'est le québécois tout court, qui prend racine ici, qui participe à la vie citoyenne, sociale et économique notamment. Créer des classes de citoyens comme le projet de loi Marois le propose, c'est tirer dans son canot.
Permalien 2007-12-05 11:27:19
Commentaire de: Jean Narrache
Comment brasser de la marde durant cette période d'accomodements raisonnables?

Bof, choisissez ce moment EXACT pour lâcher un sondage sur la progression / régression du français.

Shit in the fan au Québec, on aime tellement ca qu'on en brasse depuis 40 ans anyway.

Et en passant, au BC, les gens se battent pour envoyer leurs enfants dans des écoles francophones et a mon travail, faut faire attention à ce qu'on dit en Francais parce que beaucoup d'entre eux comprennent mais se considèrent trop mauvais pour parler.

Mais ça, les sondages, ça le dit pas hein? C'est mieux quand ca choque et brasse de la marde.

K
Permalien 2007-12-05 11:57:03
Commentaire de: Michel Occasionel
Exception à la règle:

Omar Aktouf qui est un brillant et respectable monsieur, qui parle bien mieux Français que vous et moi et qui s'est présenté aux élections municipales. J'ai eu l'occasion d'écouter son entrevue.

Omar Aktouf je lui décerne la note de passage, même s'il est d'origine arabe il a démontré qu'il était plus civilisé que bien des Québécois de souche.
Permalien 2007-12-05 11:57:28
Commentaire de: Michel Occasionel
@Jean-Claude St-Yves,

Pourquoi ce doit toujours être au gouvernement de régler tous les problèmes ?

Si le Français ne fonctionne pas à Montréal, c'est que le peuple ne veut pas le parler. Les anglais ne veulent pas l'apprendre et les français acceptent cela.

La démocratie voudrait que justement Charest s'en remette à la volonté du peuple de parler anglais.

Obliger un peuple à parler une langue qu'il ne désire pas parler est de la tyrannie.
Permalien 2007-12-05 12:00:35
Commentaire de: Michel Occasionel
"Les Canadiens-Français sont bel et bien entrain de disparaître."

Vive l'immigration.
Permalien 2007-12-05 12:01:48
Commentaire de: Cali Gula
Y en a qui confondent protection du français et qualité du français.

Partout sur la planète le peuple s'exprime moins bien que son élite. Regardez en France le nombre de dialectes selon la province. Pour vous en convaincre louez l'excellent film "La haine" tourné entièrement en argot (notre joual à nous). Je vous met au défi de comprendre tout les dialogues.

Pour finir, protéger le français ne signifie pas empêcher le monde d'apprendre une deuxième ou même une troisième langue. Ce n'est pas une question de se replier sur soi-même mais de protéger sa culture et son identité.

Il existe une place en ce monde pour une Amérique française et cet endroit est le Québec. À nous de le revendiquer haut et fort.
Permalien 2007-12-05 12:04:19
Commentaire de: Raymond Saint-Arnaud
1.- Il y aura des gens qui s’attaqueront au « mauvais français » des Québécois pour expliquer le recul du français au Québec. Encore de l’autoflagellation! Cependant, dans tous les pays où il y a une langue officielle reconnue internationalement, les gens parlent localement cette langue avec différents niveaux de langage selon leur degré d’instruction, leur milieu social, le degré de familiarité, etc. Ce phénomène existe aux États-Unis, en Angleterre, en France, … , partout. Pourquoi alors stigmatiser le Québec?

2.- Que dire des hauts cris de ceux qui vilipendaient Madame Marois pour son projet d'obliger les immigrants à connaître le français pour obtenir la citoyenneté québécoise ?

L'angélisme des peureux.
Permalien 2007-12-05 12:17:53
Commentaire de: Cali Gula
Il existe plusieurs pays démocratiques et considérés comme respectueux des droits de l'Homme qui ont une loi semblable à celle prônée par Mme Marois.

Qui s'arrache les cheveux avec ça? Personne.

Mais je sais pour quoi Charest en fait tout un plat. C'est que non seulement cette loi oblige à celui qui veut se présenter à des élections de parler français, mais elle oblige aussi quiconque qui veut cottiser à une caisse électorale de parler français...

Charest à peur pour sa caisse, voilà tout. $$$

Va être obligée de continuer à réclamer des enveloppes brunes sous la table. :))
Permalien 2007-12-05 12:36:16
Commentaire de: Ciceron Derome
@Cali Gula

Je vous cite:
"Il existe plusieurs pays démocratiques et considérés comme respectueux des droits de l'Homme qui ont une loi semblable à celle prônée par Mme Marois." (Cali Gula)

Ah Oui! Quels sont ces pays? Quelles sont ces lois afin de VRAIMENT les comparer? Quelles sont vos références?

Quant au deuxième aspect de votre message, il semble que le simplisme est à la mode. En arriver, par un raisonnement tordu, à une caisse électorale, il faut le faire. Avec les lois actuelles concernant le financement des partis ce commentaire ne tient tout simplement pas.
Permalien 2007-12-05 12:55:47
Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
@ Michel Occasionel,

Je suis d'accord avec vous, mais il semble que bien du monde se fie à l'État-Providence. C'est la mentalité d'une des couches de la société et elle semble bien influente.
Permalien 2007-12-05 13:25:04
Commentaire de: Luc Cyr
"""Trouvez-vous que Montréal s'anglicise rapidement? Qu'on se fait servir de plus en plus souvent en anglais dans les commerces?"""""

oui, c,est une indication que nous sommes "un rameau humain en voie d'extinction".

que les grands écologistes du gouvernement québécois et canadien viennent à la rescousse et fasse vraiment du français la langue officielle du Québec
Permalien 2007-12-05 13:41:53
Commentaire de: Donna Talbot
Depuis que la loi 101 n'est plus respectée, il est normal de voir dégringoler le français à Montréal. Dans une société où on vante les mérites de la multiethnicieté, il ne faut pas se surprendre de constater que les francophones de souche québécoise disparaisse peu à peu.
Permalien 2007-12-05 13:46:06
Commentaire de: Luc Cyr
@ JNH alias jean narrache qui écrit:

""""au BC, les gens se battent pour envoyer leurs enfants dans des écoles francophones et a mon travail, faut faire attention à ce qu'on dit en Francais parce que beaucoup d'entre eux comprennent
Mais ça, les sondages, ça le dit pas hein? C'est mieux quand ca choque et brasse de la marde. """"""""""""

Voici la réalité ce que Statistique Canada dit du français en BC:

IL y avait en 2001 58 890 personnes qui ont été recensée comme francophones (soit 1, 5 % de la pop.) en 2006, exactement le même chiffre mais il ne comptait plus que pour 1,4 % de la pop. de BC

Mais ce qui est pire c'est le fait que 72 % de ceux qui ont été recensé comme francophones parlent l'anglais à la maison, il n'y a que 17 500 personnes qui parlent le français à la maison soit moins de un demi de un pourcent...(tableau 9)

La réalité du français en BC, c'est que c'est on ne peu plus marginal... en fait c'est au mieux un petit club social... lorsque 72 % parlent l'anglais à la maison (cela signifie qu'ils ne se reproduiront pas) et que 100 % parlent l'anglais au travail...

le français en BC,,, "it's a charming habit for some", mais c'est mort.

- le passe temps c'est plutôt d,aller boire une bonne "Dead frog" , une bière de la "Dead frog brewery" (allez voir leur site web), il se payent la tête des frogs


Permalien 2007-12-05 13:59:38
Commentaire de: Cali Gula
À ceux qui aiment dénigrer le peuple Québécois :

Une étude démontre que les jeunes Québécois sont parmi les plus bollés au monde dans le domaine des sciences et des maths.

Source : RDI

Voilà qui augure bien et qui devrait replacer les idées à ceux qui souffrent d'un complexe d'infériorité.
Permalien 2007-12-05 14:00:35
Commentaire de: 
Le site de statistiques Canada vous donne toutes les chiffres . Saviez-vous qu'à Toronto, langue maternelle anglaise représente 49% de la population seulement.

En fait le chiffre que vous évoquez est faux, c'est 54% des habitants de Mtl qui utilisent le français à la maison et 65 % de la région métropolitaine.

C'est rendu difficile de se faire servir en anglais dans les banlieus montréalaises.

Moi j'habite un quartier très anglo de l'île et parfois on m'interpelle en anglais, mais je suis toujours, et je répète toujours, capable de me faire servir en français.

Je me demande parfois ou vont tous ces proviciaux qui sont incapables de se faire servir en français à Mtl. Je soupçonne que quand ils se font d'abord interpeller en anglais ils ragent et le commis refuse de faire ce qu'il fait aux plus polis, c-à-d répondre en français.
Permalien 2007-12-05 14:11:21
Commentaire de: Cali Gula
Ciceron Derome

Puisque vous me le demandez si gentiment, je veux bien chercher à votre place. Mais vous savez, la paresse est un bien vilain défaut. Alors voilà pour vous :

Pour étonnante qu'elle soit, cette proposition n'est pas inédite en Occident. On trouve, en fait, des citoyennetés internes plus contraignantes que la proposition de Mme Marois en Finlande, en France, en Suisse et (roulement de tambour...) au Canada.

Finlande: les 27 000 habitants de l'archipel d'Aland, en Finlande, parlent le suédois. La Finlande accorde à cette province à l'identité et l'histoire singulière une citoyenneté interne. Pour l'obtenir, les habitants doivent avoir la citoyenneté finlandaise, avoir résidé pendant cinq ans à Aland et démontrer leur connaissance du suédois. Seuls ces citoyens peuvent se présenter ou voter aux élections locales et provinciales.

France: la France a reconnu en 1998 aux 230 000 habitants de Nouvelle-Calédonie une identité et une citoyenneté spécifique, cumulée à la citoyenneté française. Cette citoyenneté interne distingue entre la totalité des citoyens français -- qui peuvent voter aux élections nationales (présidentielles, législatives) -- et les citoyens résidant en Nouvelle Calédonie depuis plus de 20 ans, qui sont les seuls électeurs pour les élections locales et pour les consultations qui définissent le statut politique de la Nouvelle-Calédonie.

D'autres États souverains ont créé des citoyennetés internes sur la totalité de leur territoire. C'est le cas de la Suisse (on est citoyen d'abord de la municipalité, puis du canton, puis du pays) et des États-Unis. En effet, les Américains sont citoyens de leur État et du pays. Il n'y a cependant pas, dans ces cas, de différence de droit. Intéressant de noter tout de même que le concept de citoyenneté interne n'est pas anathème. Puerto Rico, également, émet depuis cette année des certificats de citoyenneté interne, de portée purement symbolique.

Chacun de ces cas est ancré dans une histoire, un contexte, une démographie et une géographie particulière. Mais chacun nous indique que des États de droit et de grande tradition démocratique n'ont pas hésité à créer une seconde citoyenneté, interne, pour respecter l'identité d'une minorité.

Et au Canada ?

Le cas le plus intéressant, et le plus lourd de sens pour le Québec, est celui du Canada. En 1999, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a signé avec la nation Nisga'a, de Colombie-Britannique, un accord prévoyant la création d'une citoyenneté Nisga'a, cumulée à la citoyenneté canadienne. Aux termes de l'accord, seuls les citoyens Nisga'a ont la certitude d'avoir droit de vote et droit de se présenter lors de l'élection des membres du gouvernement Nisga'a.

Ce gouvernement, s'il le désire, peut accorder le droit de vote aux citoyens canadiens résidents de son territoire qui ne sont pas Nisga'a, mais il peut décider aussi de se contenter de les consulter. Les Nisga'a ne sont que 6000, mais leur gouvernement gère un espace de 2000 kilomètres carrés. La constitutionnalité de l'existence de ces deux niveaux de citoyenneté est actuellement contestée en cour, mais les gouvernements fédéral et de la Colombie-Britannique défendent sa constitutionnalité.

La proposition du Parti québécois est évidemment bien plus acceptable que celle défendue par le gouvernement fédéral en ce qui concerne les Nisga'a, car la citoyenneté québécoise s'acquerrait comme toute autre citoyenneté nationale et serait ouverte à l'immigration de toute origine. La citoyenneté Nisga'a, elle, est liée au sang.

Source : Le Devoir

Satisfait monsieur Derome?

Permalien 2007-12-05 14:12:17
Commentaire de: India G.
@Cali Gula

«Y a-t-il quelqu'un qui propose une autre solution que l'indépendance pour régler ce problème?»

Tiens, tu as encore mis tes lunettes roses à matin ! :P

«Parce qu'à date je ne vois pas autre chose.»

C'est simple : faire des enfants !

Mais c'est sûrement trop simple pour toi qui voit en la séparation le réglement de tout les problèmes existentiels de la Terre...
Permalien 2007-12-05 14:16:56
Commentaire de: Joyeux Noël
Je suis atterrée, déboussolée et en colère. J'ai écouté les commentaires de deux ministres libérales, de Charest, et la position responsable et sensé de 2 partis de l'opposition. Je me permet de traiter ce gouvernement de crétins, d'épais, de sous-bassement d'église et j'en passe. Avec ce discours les Charest et compagnies ne font que dire aux Québecois(ses) qu'ils ne sont rien et de disparaître tout simplement. Je n'ai jamais vu un gouvernement aussi narcissique et rire de son propre peuple de souche que celui-là. GrosLouis commence à avoir raison à mes yeux. Avec ce discours je me sent comme une intrus dans ma propre province et je pense que vous avez la réponse du pourquoi les francophones quittent MTL la sale. Ils ne se sentent tout simplement pas chez eux et ils n'ont pas le droit de le dire. Charest aime plus ses immigrants que nous autres. Lorsqu'acculer au bord des frontières Américaine et sur le bord de l'océan, que pensez vous que le peuple de souche va faire. Moi j'espère que ça n'ira pas jusque là. On se fait tuer et poignarder par un gouvernement de souche et ça, ça ne peut continuer. Des élections au plus vite et que les libéraux débarassent la planète au plus vite.
Permalien 2007-12-05 14:20:15
Commentaire de: Élisa Terrien
Montréal (RMR) source recessement stat can 2006

Langue maternelle
425 635 anglais
2 328 400 français

Vous êtes vraiment dans le champs.
Permalien 2007-12-05 14:27:42
Commentaire de: Joyeux Noël
Commentaire de: Donna Talbot

Depuis que la loi 101 n'est plus respectée, il est normal de voir dégringoler le français à Montréal. Dans une société où on vante les mérites de la multiethnicieté, il ne faut pas se surprendre de constater que les francophones de souche québécoise disparaisse peu à peu.
2007

Et il y a encore pire Mme Talbot, il paraît que l'on ne fait plus d'enfant qui est un choix individuel des Québecois et là les immigrants en font depuis la loi parentale et OUPS elle est DÉFICITAIRE. Une dette de plus encore. Moi à ma retraite je m'en vais tout simplement sois dans une autre province, possiblement les Maritimes et où un autre pays qui est bien content de recevoir les retraités baby boomers québecois pour leur enthousiaste et leur grosse pension gagné à la sueur de leur front. Un de mes amis est déménagé en Ontario et OUPS $10,000.00 de moins d'împot à payer sur son 1e rapport d'împot Ontarien.
Permalien 2007-12-05 14:38:02
Commentaire de: Cali Gula
India

Où as-tu lu que l'indépendance règlerait TOUS les problèmes? Jamais vu un indépendantiste affirmer ça. Cesse de mettre des mots dans la bouche des autres.

C'est drôle, mais quand Bouchard à parlé de faire plus d'enfants, les fédéralistes ont hurlé à la lune.

Tu voudrais qu'on passe une loi pour ça? C'est toi qui a des lunettes roses.

Pour l'instant je ne vois que l'indépendance du Québec pour protéger l'Amérique française.

Si t'as une autre solution (sérieuse) elle est bienvenue. Sinon laisse moi tranquille, j'ai droit à mon opinion sans me faire niaiser par quelqu'un qui n'a pas d'arguments.
Permalien 2007-12-05 14:47:58
Commentaire de: Joyeux Noël
@Commentaire de: India G
C'est simple : faire des enfants

Le système est en déficit. Même faire des enfants entraîne un déficit. Pourquoi les 2 parents travaillent??????? C'est pour arriver et joindre les deux bouts tout simplement. Trouvez d'autre solution, tous les programmes rattachés à la famille sont déficitaire. Ben drôle ça. FAITES DES ENFANTS ET ON S'APPAUVRIT Commencez donc par apprendre à la société de consommer intelligemment et de ne pas dépenser plus qu'il ne gagne. Arêter d'engraisser les banques et soyez plus réalistes et équitables.
Permalien 2007-12-05 14:48:10
Commentaire de: nabila jaloul
@Gaston LaMotte
2007-12-05 08:08:38

Entièrement d'accord avec vous!
________________________________

A chaque fois que des questions importantes se posent dans notre société, on part sur des faux problèmes et on brandit la souveraineté comme l'anti-dote...
Au lieu d'examiner les problèmes réels, on nous fait "la peur d'avoir peur" de perdre le français!! A la moindre statistique.
Quand Marois avait taxée l'échec et voulez serrer la vis pour obliger, je dis obliger la réussite, les jeunes finissait par abandonner l'institution. Par contre elle ne donnait pas les cours gratuits pour ceux qui réussissaient de peine et de misère.
Il y a un vrai bordel dans le système d'éducation, comme dit Julius Grey, c'est un système d'apprentissage! Pas d'éducation, il faut faire la différence!
Personnellement, je crois que c'est des nouveaux arrivants à Montréal qui ne parlent pas encore le français québécois, mais leurs enfants vont à l'école est parlent français.
J'ai vu, dans un restaurant chinois de Chinatown, deux couples d'origine chinoise, avec deux garçons d'une dizaine d'années, les parents se parlaient en chinois et les deux petits garçons parlaient le français du Québec et parlaient de hockey...
Il ne faut pas généraliser, car ça devient presque des épouvantails...
Pourquoi les COFI ont fermé, c'était un excellent programme, justement pour les allophones qui ne peuvent pas aller dans les établissements d'enseignements.
Il faut donner du temps au temps et s'occuper des vrais problèmes.

L'anglais est la langue de la science contemporaine.
C'est pas en abolissant l'anglais que le français va aller mieux. Il faut tout simplement donner des cours de français gratuitement.
L'anglais est un + .

Une question à 0.2 cents:
Que pensez-vous de M. Ahmadinejad
président d'Iran, il a proposé mardi l'établissement d'un tribunal islamique international. Il s'exprimait devant la conférence du pouvoir judiciaire des pays islamiques...
source:Cyberpresse.ca, Agence France presse

Il n'a pas dû aimé les 3 "fatwas" non islamiques de l'ONU contre son pays.

Permalien 2007-12-05 15:08:20
Commentaire de: Alexandre Armont
On se colonise nous-mêmes en fait avec tout de nouveau et frais des artistes. Le monde se fiche du français maintenant et quand on voit que le Français au Canada n'a plus d'importance, ben on fait comme Céline et on va à Las Vegas dans l'espoir de faire de l'argent.

On a saboté nous-mêmes la Loi 101, nous nous sommes laissés piétiner dessus par le Trudeauisme, etc. Bref, on se met dans la merde tout en ayant peur de perdre notre identité. Je m'excuse, mais l'identitié, ça passe par le français... c'est pas compliqué. Si on avait pas peur de tout ce chaos, on serait déjà souverains avec une plus forte société, économie, démocratie, etc.

Sommes-nous en train d'en faire rentrer plus pour un prochain Non à 50,5%?
Permalien 2007-12-05 15:12:10
Commentaire de: Joyeux Noël
@Commentaire de: Élisa Terrien
Langue maternelle
425 635 anglais
2 328 400 français

Mame Therrien, OUPS, qui a pris le champs???????
2,754,035 personnes à MTL????????????????
HEY à part toutes les autres langues maternelles non comptées. ????????????
MTL a grossie tout d'un coup!!!!!!!
Permalien 2007-12-05 15:38:53
Commentaire de: Jason Gogal
Le langue français ne va pas jamais mourir. Cela c'est vrai. Alors, porquoi pas apprendre vivre avec les deux langues officiels? On ne peux pas vivre sans anglais ou sans français. Both languages are here to stay.

Comme personne à dit plus haut, Montréal est different que le plupart de la Québec parce qu'elle ouvrit ses portes à la monde.

When I traveled to Montreal in May 2007, I met a really cool guy who spoke perfect english, although he was francophone by birth. He was able to cross easily between the french-speaking world and the english-speaking world. I really admired that. If I ever lived in Quebec, I would be sure to learn French as well as possible as the first thing. J'aimerais parler le français presque completement parfait.

Au Canada on a deux langues officiels. C'est le meilleure idée à savoir parler les deux autant que c'est possible!!! Ca portera le meilleurs resultats pour tout le monde.

Encore: le langue française ne pas jamais mourira. French will never die. Those who refuse to learn English may be marginalized to an extent, but it will be their choice in so doing.

Promote bilingualism, not tunnel vision.
Permalien 2007-12-05 15:43:23
Commentaire de: Aéro planeur
La loi affirme que, au Québec, la langue commune, celle l’espace public, demeure le français.

On s’entend aussi pour dire que la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables est un espace publique de discussion.

Alors quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi, l’autre soir, tous les exposés se déroulaient en anglais ?

Certains pensent que cette commission a ainsi commit un acte illégal. Aussi, une plainte aurait été formulée à l’Office de la langue français.

Permalien 2007-12-05 15:44:31
Commentaire de: Joyeux Noël
@Commentaire de: Jason Gogal
Au Canada on a deux langues officiels. C'est le meilleure idée à savoir parler les deux autant que c'est possible!!! Ca portera le meilleurs resultats pour tout le monde

Non, M. Gopal
Si on accepte les 2 langues officielles le français va mourir c'est certain. Oubliez pas que nous sommes unique en Amérique du Nord et cette identité peut disparaître si on ne fait rien. Ça fait longtemps que le ROC veut voir disparaître notre langue.
Permalien 2007-12-05 15:58:14
Commentaire de: Joyeux Noël
Questions aux immigrants?
Avant de venir ici est-ce que vous connaissiez le Québec où si vous connaissiez le Canada avant le Québec.
Permalien 2007-12-05 16:00:38
Commentaire de: India G.
@Cali Gula

«Où as-tu lu que l'indépendance règlerait TOUS les problèmes?»

Relisez-vous !

«C'est drôle, mais quand Bouchard à parlé de faire plus d'enfants, les fédéralistes ont hurlé à la lune.»

T'as des preuves ? Ça doit faire longtemps, je ne m'en souviens pas...

«Tu voudrais qu'on passe une loi pour ça?»

Pourquoi une loi ? Pourquoi il faut toujours tout réglementer au Québec ?

«Sinon laisse moi tranquille, j'ai droit à mon opinion sans me faire niaiser par quelqu'un qui n'a pas d'arguments.»

Te faire niaiser ? Oh, ce n'est pas très gentil. Entk, je te l'ai dit mon argument mais tu le rejettes du revers de la main. L'indépendance serait mieux...





@Joyeux Noël (et bonne année)

«Le système est en déficit. Même faire des enfants entraîne un déficit.»

C'est ça que ça fini de donner les trop nombreux programmes sociaux dont nous nous sommes dotés comme si nous serions riches.

«Pourquoi les 2 parents travaillent??????? C'est pour arriver et joindre les deux bouts tout simplement.»

Il y a bien des familles qui font plusieurs enfants avec un seul qui travaille. Suffit de revoir son budget.

«commencez donc par apprendre à la société de consommer intelligemment et de ne pas dépenser plus qu'il ne gagne.»

Ça commence à l'école et depuis longtemps, des biens-pensants ont décider d'éliminer tout les cours sur l'économie... après, on s'étonne que les gens ne savent pas calculer. Bravo !
Permalien 2007-12-05 16:16:53
Commentaire de: Roger Nolin
@ Jason Gogal

Je vous félicite pour votre effort. Cependant, n’oubliez pas dans votre équation que le fait français est noyé dans une mer anglophone. De ce fait, il a besoin d’un peu plus de soin que l’anglais.
Permalien 2007-12-05 16:43:51
Commentaire de: Sébas Paquin
Les Québecois avaient le choix en 1995; Souveraineté ou assimilation.
Permalien 2007-12-05 16:48:47
Commentaire de: 
D. Lépine

Est-ce qu'on peut parler des vrais chiffres , ceux du dernier sondage pour la région métropolitaine:

Sur 3 588 520 habitants, 1 404 915 parlent seulement français et un autre 1 861 930 parlent anglais et français, pour un total de 91% de la population qui parle français. Les même chiffres en 2001 donnaient 86% . Comment donc tirer la conclusion que Mtl s'anglicise? C'est sûr que si on se limite à analyser ceux de langue maternelle, on peut paniquer vite, mais en francisant les immigrants, la deuxièeme et surtout la troisième génération deviendront assimilés.
Permalien 2007-12-05 17:22:25
Commentaire de: Jack Monoloy
Pourquoi est-ce un crime de laisser les Québécois choisir la langue qu'ils désirent? Pourquoi l'État devrait-il imposer une langue? Pourquoi est-ce si important de conserver la culture de ses ancêtres, le gout pour le ragout de pattes de cochon ou le rigodon? Si toute la planète parlait la même langue, est-ce que ce serait si dramatique que cela?

Durant des décennies, les femmes se sont battues pour avoir le libre choix d'avorter ou non, alors au nom de tous les Québécois qui en ont assez des quétaineries linguistiques, je réclame le droit de parler et d'écrire la langue de mon choix.
Permalien 2007-12-05 17:32:09
Commentaire de: Michaelle Martel
Personnellement, je serai pour un Québec bilingue. Fini les querelles, la loi 101 et tout le bordel qui vient avec.

Ceux qui chérissent passionnément le français pourraient encore le parler entre-eux, sans problème. On ne peut imposer une langue. Si une langue doit survivre, elle survivra uniquement parce que certains continueront de la parler avec respect et amour. Aucune loi ne permettra la survivance d'une langue. C'est comme dans l'amour, vous ne pouvez obliger quelqu'un à vous aimer et encore moins avec une loi. On aime ou on n'aime pas. Une langue se conserve par l'amour et non par des lois.
Permalien 2007-12-05 17:40:38
Commentaire de: Annie Lavoie
Voulez-vous vraiment savoir la raison de la perte de notre langue française? C'est parce que nous sommes tellement mous comme des mollusques qui n'arrivent pas à s'affirmer de peur de déplaire aux autres pour ce que nous sommes.

Sincèrement, nous sommes très mous. Comme Richard Martineau le dit, nous sommes des moumounes et on en paye le prix de notre manque de courage pour défendre notre identité québecoise francophone.

En réalité, on veut juste être hot devant le reste du Canada et du monde, alors ce qui n'est pas le cas, parce que nous sommes la risée du monde entier, parce que pour eux, on n'a pas de colonne et ils ont raison.
Permalien 2007-12-05 17:52:52
Commentaire de: Charles Magne
Quand t'as pas assez de couilles pour t'imposer, tu te fais tasser.

On n'a pas su faire notre loi, on ne l'a pas faite respecter, et on va le regretter.

Y'a pas 101 raisons ou excuses pour expliquer ça.

Le plus fort finit toujours par gagner.

Le plus fort ou le plus tenace.

Le peuple québécois n'a foncièrement ni l'une ni l'autre de ces qualités.

On n'a eu l'impression de mener notre propre barque que grâce à un concours de circonstances.

Les riches anglos avaient ralenti le rythme de faire des enfants parce qu'ils travaillaient plus à accumuler luxe, richesse et pouvoir.

Pendant ce temps-là, les francophones prolétaires procréaient comme des souris blanches. C'est bien connu, les pauvres se reproduisent en masses, ils n'ont que ça à faire.

Quand les montréalais francophones ont finalement acquis l'aisance financière et la puissance du nombre, les anglos sont devenus une minorité, pour un temps.

Mais la multiplication des "montréalais de souche" étant devenue inversement proportionnelle à celle des immigrants, ces derniers étant majoritairement anglophones par choix, par paresse et par opportunisme, la population de la région de Montréal s'est par le fait même outrageusement anglicisée.

Et la cavalerie ne viendra pas à notre secours.

Et on n'a que nous à blâmer.

Pas assez tenaces et "agressifs" pour forcer, "Oui! Oui!", "FORCER!", les immigrants à s'intégrer et à apprendre et PARLER le français, on a laissé les gouvernements abattre le seul rempart que nous avions pour protéger notre langue et contraindre les nouveaux arrivants à apprendre notre langue de communication et d'expression.

On a manqué le bateau, et on coule à pic...

À défaut d'avoir su défendre notre langue, on devrait se rabattre sur le latin:

"Mea culpa! Mea culpa! Mea maxima culpa!"

(Tiens! Une autre langue morte...)
Permalien 2007-12-05 17:53:15
Commentaire de: Jeff B.
@Joyeux Noel,

Dans le champ? Ca dépend...

Si on parle de la région métropolitaine de Montréal (RMR: région métropolitaine de recensement), voici les chiffres que l'on trouve sur le site de statistique Canada concernant la langue maternelle

Anglais 425 635
Français 2 328 400
Autre 760 445

et environ 74 000 qui ont plus d'une langue maternelle.

Quand on parle de la région métropolitaine il ne s'agit pas uniquement de l'île.


Pour Montréal, la ville les chiffres sont:

Anglais 306 560
Français 889 956
Autre 577 880

et environ 50 000 qui ont plus d'une langue maternelle.

Permalien 2007-12-05 17:56:51
Commentaire de: Jason Gogal
À mon avis, c'est incroyable que le francais serait noyé dans le monde anglais. C'est vrai, je n'habite pas au Québec. Mais c'est trés difficile à voir le Canada sans le français.

I wonder if it is really possible that French could disappear or become marginalized, or if this is perhaps something that is based on irrational fear fostered by self-serving politicians.

Seriously, Canada without French? Montreal without French? Vraiment, c'est presque impossible à voir! Pensez honnêtement.
Permalien 2007-12-05 18:23:52
Commentaire de: Jason Gogal
@ Roger Nolin:

Sure, it requires a bit more care, but perhaps the situation is not as grave as it is portrayed sometimes. Vive le français Canadien.
Permalien 2007-12-05 18:26:02
Commentaire de: Jason Gogal
@Joyeux Noel

"Ça fait longtemps que le ROC veut voir disparaître notre langue."

Ça c'est exactement le peur...mais c'est simplement pas vrai.

French is here to stay. Promote it, for sure...but you need not be so worried about protecting it!
Permalien 2007-12-05 18:30:16
Commentaire de: Michaelle Martel
@ Tous ceux qui paniquent:
Lire l'excellent article de Rima Elkouri, qui est rempli de statistiques époustouflantes, aujourd'hui sur:.
cyberpresse.ca/article/20071205/CPOPINIONS05/712050700/5034/CPOPINIONS

EXTRAIT:

"... Submergée par une gadoue de chiffres, j'ai fini par trouver LE tableau incriminant. Il s'agit du tableau qui concerne la langue maternelle dans l'île de Montréal, incluant donc les villes de banlieue anglophones, mais excluant la couronne nord et la Rive-Sud francophones. On y indique que 49,8% des Montréalais compilés de cette façon sont de langue maternelle française contre 32,6% de langue autre et 17,6% de langue anglaise.

Inquiétant? Ce le serait si tous ceux dont la langue maternelle n'est pas le français ne parlaient pas la langue de la majorité au Québec. Or, ce n'est pas le cas. On peut très bien avoir comme langue maternelle l'italien, l'arabe ou l'espagnol et être francophone. En ce sens, dire que les francophones sont minoritaires à Montréal en se basant sur le seul critère de la langue maternelle, c'est dire un peu n'importe quoi ou encore insinuer que seuls sont de vrais francophones ceux dont la langue maternelle est le français..."
Permalien 2007-12-05 18:54:47
Commentaire de: michael laughrea1
Jack Monoloy a raison. Si j'ai bien compris, au Québec, on a le droit d'éduquer son enfant à la maison, on a le droit d'avorter un enfant, mais on n'a pas le droit d'envoyer son enfant dans une école anglaise!

Chercher à faire acquérir un enseignement en anglais à votre enfant, c'est un peu, en somme, comme chercher à lui faire acquérir un armement nucléaire. C'est non. Question sécurité nationale.

Heureusement que "nos ancêtres" les Gaulois ne se sont pas comportés comme les Québécois PQistes, car alors le français n'aurait jamais été créé.
Permalien 2007-12-05 19:22:51
Commentaire de: Katherine Kelly
@ Jean Narrache
Comme c'est bien dit...

Je n'habite pas Montréal mais ce que je sait, c'est que PLUSIEURS m'envient d'envoyer mes enfants à l'école anglaise... Je viens d'y voir un avantage de plus: Il pourront se débrouiller pour communiquer avec les marchands quand ils irons magasiner là bas!!!
Farces à part, c'était exactement pareil il y'a quinze ans quand moi j'y allais pour magasiner au centre-ville, je me suis rarement fait servir en français, et à l'époque, ça ne semblais surprendre que moi...
Permalien 2007-12-05 20:28:08
Commentaire de: Ciceron Derome
@Cali Gula

Mais non je ne suis pas satisfait cher monsieur Cali Gula et voici pourquoi :

• L’archipel D’Aland

Je suis étonné de constater que vous comparez des pommes et des oranges. J’imagine que vous savez très bien que l’histoire de cet archipel est en quelque sorte unique sur cette planète, ne serait-ce qu’en remontant seulement au début des années 1800. En effet, en 1808 cet archipel, composé de 6,500 îles dont environ 80 sont habitées, a été occupé par la Russie qui, l’année suivante l’a rattachée à la Finlande qui était alors sous sa tutelle. Par la suite, en 1856, suite à la capture de la forteresse de Bomarsund par une escadre britanique, cet archipel fut déclaré zone démilitarisée. Elle est d’ailleurs actuellement la seule zone démilitarisée de l’Europe. En 1918, la Finlande, dans ce contexte, accorda l’autonomie à l’archipel D’Aland sous la pression de cette population qui souhaitait être rattachée à la Suède, une autonomie qui a été reconnue lar la Société des Nations en 1922 dans le contexte particulier que nous connaissons. Souvenons nous qu’ils ont été liés de force à la Finlande par la Russie. Cette autonomie, renforcée au cours des années, en 1951 et en 1993, en est une, actuellement, ethnocentrique ce la citoyenneté, ce qui paraît évident compte tenu de son histoire, et de sa situation géographique. Il est d’une évidence crasse que leur situation ne ressemble en rien à la nôtre.

• La Nouvelle Calédonie

Encore là, nous sommes dans les modalités de comparaison pommes et oranges. En effet, l’histoire et la situation géographique de la Nouvelle Calédonie et des îles polynésiennes créent un environnement unique générateur d’une adaptation du droit positif, notamment sur la question des groupes. Donc, notamment, la loi du 20 juillet 1998 a permis l’apparition d’un droit préférentiel au profit des Calédoniens, même si c’est en contradiction avec le principe général d’égalité citoyenne.

À l’article 4 on institue une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie dont bénéficient les personnes de nationalité française qui remplissent les conditions fixées à l’article 188. Ces conditions sont les suivantes : être de nationalité française, avoir résidé dix ans au moins en Nouvelle-Calédonie.
Les conséquences de cette situation légitimée sont la limitation de l’accès à la citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie aux citoyens français n’ayant pas rempli les conditions sus mentionnées. Par ailleurs, la préservation de l’emploi local constitue une des conséquences de ladite citoyenneté. Le droit de vote local est réservé aux seuls citoyens français de la Nouvelle-Calédonie. Il existe, par conséquent, deux degrés dans la citoyenneté française. Mais il faut bien comprendre que ces deux degrés sont reliés à cette histoire du bout du monde. À ce que je sache, au Québec, nous ne sommes pas, mais alors pas du tout dans la même situation. Il s’agit d’aller un peu plus loin dans l’histoire de la Nouvelle Calédonie, ce que je ne peux faire ici au risque de m’éterniser.

• Le Canada

Ici, je n’en reviens tout simplement pas de vous voir jouer allègrement cette carte de la citoyenneté à deux vitesses, ce que propose le projet de loi Marois, dans un contexte totalement différent, c’est à dire en comparant le contexte amérindien, un contexte à toutes fins pratiques d'apartheid, qui, à la Chambre des Communes, a créé des remous fort importants, au contexte québécois. D’ailleurs, parlant d’apartheid, il faut souligner, c'est une digression, que cela a aussi des effets particuliers : dans la réserve de Kanahwake il faut avoir le sang « pur » pour y travailler. Comment déterminer la pureté de sang? C’est bien indiqué dans cet accord avec les Nisga'a. Au Québec, à ce que je sache, nous ne sommes pas, surtout pas dans un contexte d’apartheid avec ses lois afférentes. Le Québec n’est tout de même pas une réserve, même si les péquistes aiment bien s’auto-flageller afin de mieux accuser l’autre « peuple fondateur » afin de se « libérer ». Nous sommes déjà libres monsieur, et égalitaires malgré cette anomalie concernant les réserves. La proposition péquiste, dans ce sens, est contraire à la Charte des droits et libertés de la personne. De plus elle veut nous placer en quelque sorte devant le paradis de la « libération » sans cette Charte ou le « joug » de cette dernière dans le Canada. Je préfère, en toute liberté, le « joug » de notre Charte canadienne plutôt que le marasme de ce projet de loi délibérément présumément viable que dans la seule séparation, un projet irresponsable qui ne tient pas compte de toutes les conséquences néfastes qui s’y rattachent.

Sources
• La citoyenneté dans les collectivités ultramarines de la république française : de l’unité nationale au pluralisme juridique -2-.
• Gouvernement de la Colombie-Britannique; Integrated Land Management Bureau

• Gouvernement de la Colombie-Britannique; Energy, Mines and Petroleum Resources

Satisfait monsieur Cali Gula?
Permalien 2007-12-05 20:34:11
Commentaire de: Cali Gula
J'ai lu l'article de Rima Elkouri et elle ne fait que jouer avec les chiffres pour soutenir son point de vue. Les seuls chiffres qui comptent est que le français est en recul partout au Canada y compris au Québec.

Monsieur Laughrea,

J'aurais cru que vous auriez le courage de vous rétracter au sujet de Victoria Kaspi suite à mon message du 2007-12-04 21:53:31, dans la