31 Août 2007

Permalink 18:28 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 1035 mots  

Iglou iglou

J'ai reçu des courriels suite à ma chronique sur les beuveries des étudiants de génie.

(Voir aussi le reportage publié dans Le Journal de Montréal)

Premier courriel d'Éric Gervais





Mr. Martineau, je voudrais tout dabord corriger certains fait parus dans votre article sur le DASTRRD:

1 - On ne vide pas la ville au complet, seulement un bar.( préalablement choisi) .. et encore, c'est rare qu'on réussisse... Essayez de boire une bouteillle complète de crème de menthe et vous comprendrez hahaha

2 - Les étudiants de génie civil sont loin de posséder le monopole lorsqu'il est question «d'avoir soif». Les autres génie ne laissent pas leur place

Finalement, je suis étudiant à la polytechnique depuis deux ans et j'étais au DASTRRD d'hier... Je tiens à dire que toute ces activitées sont sur une base VOLONTAIRE et que personne ne ma jamais encouragé à boire de facon déraisonnée.

P.S. Honnêtement, j'espère que votre photographe a pris ses photos au début de la soirée, parce qu'en fin de soirée, les photos risquent d'êtrent un peu moins nette hahaha.





Deuxième courriel de David




Étant moi-même ancien étudiant de l'école Polytechnique, c'est marant mais j'ai l'impression que vous y avez assité avec eux. Vous décrivez bien le DSTRDD!

En tout cas, je suis sur que l'asso étudiante va pas apprécier le mot....

Un ptit reproche, vous tapez sur les étudiants en civil mais tous les génies sont concernés. Ceux de civil ne boivent pas plus que les autres, aller voir du coté de mécanique ou industriel... Mais ca reste entre nous!





Troisième courriel de Bernard Lavoie, ingénieur physicien, étudiant en maitrise en Ingénierie Financière au HEC.





Bonjour M. Martineau,

J'ai vécu et vaincu poly entre 2000 et 2004. Les traditions ne se perdent pas, voilà comment ca se passait, brièvement.

Une des raisons principales de mon courriel concerne " l'état " des gens suites aux beuveries de poly.

Il y a une loi non écrite à poly qu'on nous dit dès notre arrivée.

- Ne jamais laissé une fille faire une folle d'elle, peu importe la circonstance, peu importe où.

Ainsi, jamais à poly vous ne verrez comme en médecine des filles se rouler par terre, souvent en brassière ou torse nu, dégeuler dans un coin en braillant pour rien. ( Et on a vu comment cela pouvait être pire à McGill ! )

Si une fille commence à perdre les pédales, tout de suite vous verrez apparaître 2 ou 3 gars la retirer discrètement et s'assurer qu'elle va bien. Si un gars
incite une fille à faire une action "dégradante", il se fera aussitôt remettre à sa place et assez fermement s'il le faut. Tolérance Zéro !

Sachant cela, voilà comment ca se passe !

Initiation

Toute la semaine : Construction d'un Quartier Général par groupe, histoire de se rassembler et de savoir où dormir en revenant le soir. L'école devient un vaste chantier, les construtions sont parfois étonnantes !

Au cours de la semaine : Le défi ! Quelle groupe réalisera le défi le plus excentrique et " hot " de l'école.

Note : Suite à des mauvaises expérience, il est interdit de peinturer le gazon, de se servir du feu ou d'arracher les pancartes des HEC ou de McGill la nuit.

Nous avions créé une banderole de 50 pieds écrit : Poly Génie- McGill débile. On est monté sur le toit de l'édifice principale de McGill ( celui avec le drapeau ) et avons brandit la pancarte devant une masse d'étudiant réuni sur le parterre pour leur initiation justement. Tout cela filmé bien entendu. 2h sans aucune intervention quelconque de la sécurité !

Certains ont fait des bains de bananes, des publi-reportages, des défilés improvisés sur ste-catherine, etc !

Lundi soir : Rallye des brasseries. Coùts : 20$ environs.

On vous amène en limousine à un premier bar ( dans mon temps le Diable vert ) et le reste du trajet se fait à pied. A chaque bar, une nouvelle facon de caler une
bière. 8 bar plus tard, à moitié mort, les Foufs. Une patente sur deux étages à pression avec un bec qui vous fait ingurgiter environs 2 bières en 10 secondes. On se couche vers 4h dans le QG, histoire d'être à 8h dans nos cours.

Mardi : Acitvités extérieures

Différents concours, rien de "dégeu", par exemple le lancer du 2x4 de 8 pieds.

Mercredi : Le DASTRRD ( Ce dont vous avez parlez dans votre chronique )

Note : Le bar est averti 1h à l'avance environs par Molson qui oblige le proprio à baisser les prix sur la Molson bien entendu.

Les bars ne sont pas si "trous" que ca. Nous avions été à Blainville, je peux vous assurer que nous avons jamais vider la ville !:)

Jeudi : Concours de machine à caler. TOUT les génies doivent être représenter dans la machine. Il faut donc être ingénieux. ( Nous avions réussi à faire sortir la bière par la bouche d'une poupée gonflable..je vous laisse imaginer le scénario ! )

Vendredi : Sortie finale dans un bar " in " de montréal.

Toutes les sorties sont accompagnés d'un service d'autobus qui ramène les gens vers poly. Aussitôt qu'un autobus est plein il part. Ainsi, personne n'est laissé derrière, on peut dormir en paix n'importe où dans l'école.

note : Poly est ouverte 24h sur 24 et à 3h du matin les veilles de remise de travaux, on se croirait en plein jour !

La bière à poly

- Partout dans les comités, jamais en manque, 1$ quand je suis rentré en 2000 et 1,25$ à partir de 2004.

- Accepté partout dans l'école, mais dans un verre de plastique. Oui oui, dans les cours aussi ! Je me souviens entre autre d'un cours du vendredi après midi avec un type aussi intrépide que " Caillus Pupus " dans Astérix. 4 bières sur le devant du bureau au début du cours...on a jamais eu de fun de même dans un cours de maths !

Je vous rassure, avec le temps on s'assagit et on regarde les plus jeunes se gaver après un examen et on se dit...m'a allé me coucher moi !


Permalien 9 commentaires

Commentaires:

Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
Commentaire de: Zach Gebello
Rien n'a changé.

C'était exactement la même chose pour moi il y a 40 ans.

Le Anglais et anglaises étaient de véritables animaux. Aucune civilité, aucun charme, pas la moindre imagination.

Les femmes en souffraient beaucoup et préféraient les Québécois plus romantiques et créatifs.

Je ne suis pas étonné que ce soit pareil aujourd'hui.
Permalien 2007-08-31 22:02:15
Commentaire de: Paul Zurich
Et bien, pour ne pas descendre aussi bas que le jugement de valeur abondamment employé par notre cher journaliste, je vais plutôt user de la logique des lecteurs et préférer croire que ceux-ci sauront tirer leurs propres conclusions à travers ce ramassis d'informations de piètres qualités.

Le DASTRRD est une activité qui ne date pas d'hier comme vous l'avez remarqué. Pourtant, il semblerait qu'en 2007, cette activité est plus alarmante qu'en 2006 (serait-ce à cause d'un manque de nouvelles davantage pertinentes dans l'actualité?). Il s'agit d'abord d'un activité pour les nouveaux étudiants qui arrivent du Québec entier. Comme la majorité des universitaires ont pu le vivre, la rentrée est une étape stressante. On ne connait presque personne, on est timide, etc. Ces activités d'initiation permettent de détendre l'atmosphère, de socialiser et de se lier d'amitié parfois plus solide qu'on le croierait.

À la polytechnique, la priorité numéro un des organisateurs est le respect des étudiants et leur sécurité. Toutes les activités proposés sont entreprises par les nouveaux sur une base totalement volontaire. On n'incite pas à la débauche : on propose un but original, un but dont on sait avec logique que l'on atteindra pas. Le but réel est, je vous le rappelle, l'oublie du stress de la rentrée, la socialisation entre les étudiants, la fraternité, etc.

Dit sans autres renseignements, 2900 bières et 1200 shooters peuvent paraître énorme. On appelle cela du sensationalisme. Mais dans un contexte de 500 étudiants sur une période de 6 heures, cela revient à moins 1,4 bières par heure. Ceci, malheureusement, c'est à vous, chers lecteurs, de faire le calcul parce que le but d'un journaliste n'est pas de tout vous dire de A à Z, mais simplement de dire ce qui choque.

Pour le passage suivant, je prend l'entière responsabilité pour les éventuelles réprimandes. Je trouve déplorable qu'en 2007, la liberté d'expression nous ait amené à avoir des articles dans un journal aussi répandu et reconnu d'une si mauvaise qualité. On nous montre seulement un côté de la médaille. L'autre reste dans l'ombre. Et je présume que dans le processus de sélection du journal, mon article sera sûrement sensuré également pour faire plaisir à l'opinion publique. Si quelqu'un a quelque chose contre les ingénieurs (civile en particulier), la convenance serait de dire son opinion avec franchise et diplômatie plutôt que d'essayer d'entraîner une masse de gens vulnérable dans un chemin sans réfléchir. Ceci fait la différence entre des gens de qualités de ceux qui n'ont aucun autre objectif que de chercher le trouble.

Sincèrement vôtre,

Paul Zurich
Permalien 2007-08-31 22:59:42
Commentaire de: Le numérologue
Petite blague comme ça à tous les intervenants...

J'espère que vous êtes meilleurs en "génie" qu'en français...

Sans rancune... :D
Permalien 2007-09-01 03:11:47
Commentaire de: Alexandre Lahos
1,4 bières l'heure ! C'est presque éliminé au fur et à mesure !!

Sans vouloir faire macho man, rien là dedans n'est à l'épreuve d'un vrai homme...

J'ai écouté deux secondes de l'émission de Fançois Paradis à ce sujet. Le pauvre type avait l'air frustré de ne pas être en mesure de trouver une bagarre par ci ou une intervention policière par là...
Permalien 2007-09-01 03:42:58
Commentaire de: 
chose que je remarque, ils s'assurent qu'une fille trop saoule pour se controler se fait mettre a l'ecart pour eviter le trouble.

qu'en est-il des gars? ils restent la et se font rire d'eux?

en tout cas, en assumant qu'ils mettent les filles a l'ecart sur une base honnete, qu'on viennent pas dire apres que les gars sont tous crosseurs.

me semble juste que tant qu'a passer le 3/4 du temps a verifier que les filles soient pas trop chaudes, ils seraient aussi bien d'envoyer les gars dans un bar et les filles dans un autre.

comma ca y pourant se defoncer le foie autant qu'y veulent et il y aura pas de trouble de ce cote la.

de toute facon, les horaires ce ces ecoles la ont beaucoup plus de flexibilite que les ecoles secondaires pour permettre des activite extracuriculaire (voire, du "sociale").
Permalien 2007-09-01 20:10:22
Commentaire de: Jean Marc cote
sont completement ridicules et con
Permalien 2007-09-02 13:38:27
Commentaire de: René Bouthillette
Juste une réflexion comme ça .

Sont-ce les mêmes qui '' z-yeutent'' les étapes de construction des ponts et viaducs de notre beau Québec ?

A voir les dissertations savantes et intérêt marqué sur la bière et autres formes d'alcool , ils devraient plutôt aller frapper à la porte des brasseries Molson ou Labatt !!!

Ils seraient alors plus efficaces et surtout moins dangereux ...

Permalien 2007-09-03 15:23:25
Commentaire de: Charles Magne
Le calage d'alcool, c'est débile.

Ç'a toujours été débile, quel que soit le lieu, la raison et les circonstances.

Une des moins édifiantes manifestations de la bêtise humaine.

Mâle ou femelle.

C'est ça qui est ça.
Permalien 2007-09-04 17:26:19
Commentaire de: Sophie Guévin
Ils n'y sont pas obligés. Il y vont de leur plein gré et croyez le ou non il y en qui dise NON, tout simplement, et leur vie n'en est pas plus *plate*!
Permalien 2007-09-05 11:45:59