31 Août 2007

Permalink 18:28 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 1035 mots  

Iglou iglou

J'ai reçu des courriels suite à ma chronique sur les beuveries des étudiants de génie.

(Voir aussi le reportage publié dans Le Journal de Montréal)

Premier courriel d'Éric Gervais





Mr. Martineau, je voudrais tout dabord corriger certains fait parus dans votre article sur le DASTRRD:

1 - On ne vide pas la ville au complet, seulement un bar.( préalablement choisi) .. et encore, c'est rare qu'on réussisse... Essayez de boire une bouteillle complète de crème de menthe et vous comprendrez hahaha

2 - Les étudiants de génie civil sont loin de posséder le monopole lorsqu'il est question «d'avoir soif». Les autres génie ne laissent pas leur place

Finalement, je suis étudiant à la polytechnique depuis deux ans et j'étais au DASTRRD d'hier... Je tiens à dire que toute ces activitées sont sur une base VOLONTAIRE et que personne ne ma jamais encouragé à boire de facon déraisonnée.

P.S. Honnêtement, j'espère que votre photographe a pris ses photos au début de la soirée, parce qu'en fin de soirée, les photos risquent d'êtrent un peu moins nette hahaha.





Deuxième courriel de David




Étant moi-même ancien étudiant de l'école Polytechnique, c'est marant mais j'ai l'impression que vous y avez assité avec eux. Vous décrivez bien le DSTRDD!

En tout cas, je suis sur que l'asso étudiante va pas apprécier le mot....

Un ptit reproche, vous tapez sur les étudiants en civil mais tous les génies sont concernés. Ceux de civil ne boivent pas plus que les autres, aller voir du coté de mécanique ou industriel... Mais ca reste entre nous!





Troisième courriel de Bernard Lavoie, ingénieur physicien, étudiant en maitrise en Ingénierie Financière au HEC.





Bonjour M. Martineau,

J'ai vécu et vaincu poly entre 2000 et 2004. Les traditions ne se perdent pas, voilà comment ca se passait, brièvement.

Une des raisons principales de mon courriel concerne " l'état " des gens suites aux beuveries de poly.

Il y a une loi non écrite à poly qu'on nous dit dès notre arrivée.

- Ne jamais laissé une fille faire une folle d'elle, peu importe la circonstance, peu importe où.

Ainsi, jamais à poly vous ne verrez comme en médecine des filles se rouler par terre, souvent en brassière ou torse nu, dégeuler dans un coin en braillant pour rien. ( Et on a vu comment cela pouvait être pire à McGill ! )

Si une fille commence à perdre les pédales, tout de suite vous verrez apparaître 2 ou 3 gars la retirer discrètement et s'assurer qu'elle va bien. Si un gars
incite une fille à faire une action "dégradante", il se fera aussitôt remettre à sa place et assez fermement s'il le faut. Tolérance Zéro !

Sachant cela, voilà comment ca se passe !

Initiation

Toute la semaine : Construction d'un Quartier Général par groupe, histoire de se rassembler et de savoir où dormir en revenant le soir. L'école devient un vaste chantier, les construtions sont parfois étonnantes !

Au cours de la semaine : Le défi ! Quelle groupe réalisera le défi le plus excentrique et " hot " de l'école.

Note : Suite à des mauvaises expérience, il est interdit de peinturer le gazon, de se servir du feu ou d'arracher les pancartes des HEC ou de McGill la nuit.

Nous avions créé une banderole de 50 pieds écrit : Poly Génie- McGill débile. On est monté sur le toit de l'édifice principale de McGill ( celui avec le drapeau ) et avons brandit la pancarte devant une masse d'étudiant réuni sur le parterre pour leur initiation justement. Tout cela filmé bien entendu. 2h sans aucune intervention quelconque de la sécurité !

Certains ont fait des bains de bananes, des publi-reportages, des défilés improvisés sur ste-catherine, etc !

Lundi soir : Rallye des brasseries. Coùts : 20$ environs.

On vous amène en limousine à un premier bar ( dans mon temps le Diable vert ) et le reste du trajet se fait à pied. A chaque bar, une nouvelle facon de caler une
bière. 8 bar plus tard, à moitié mort, les Foufs. Une patente sur deux étages à pression avec un bec qui vous fait ingurgiter environs 2 bières en 10 secondes. On se couche vers 4h dans le QG, histoire d'être à 8h dans nos cours.

Mardi : Acitvités extérieures

Différents concours, rien de "dégeu", par exemple le lancer du 2x4 de 8 pieds.

Mercredi : Le DASTRRD ( Ce dont vous avez parlez dans votre chronique )

Note : Le bar est averti 1h à l'avance environs par Molson qui oblige le proprio à baisser les prix sur la Molson bien entendu.

Les bars ne sont pas si "trous" que ca. Nous avions été à Blainville, je peux vous assurer que nous avons jamais vider la ville !:)

Jeudi : Concours de machine à caler. TOUT les génies doivent être représenter dans la machine. Il faut donc être ingénieux. ( Nous avions réussi à faire sortir la bière par la bouche d'une poupée gonflable..je vous laisse imaginer le scénario ! )

Vendredi : Sortie finale dans un bar " in " de montréal.

Toutes les sorties sont accompagnés d'un service d'autobus qui ramène les gens vers poly. Aussitôt qu'un autobus est plein il part. Ainsi, personne n'est laissé derrière, on peut dormir en paix n'importe où dans l'école.

note : Poly est ouverte 24h sur 24 et à 3h du matin les veilles de remise de travaux, on se croirait en plein jour !

La bière à poly

- Partout dans les comités, jamais en manque, 1$ quand je suis rentré en 2000 et 1,25$ à partir de 2004.

- Accepté partout dans l'école, mais dans un verre de plastique. Oui oui, dans les cours aussi ! Je me souviens entre autre d'un cours du vendredi après midi avec un type aussi intrépide que " Caillus Pupus " dans Astérix. 4 bières sur le devant du bureau au début du cours...on a jamais eu de fun de même dans un cours de maths !

Je vous rassure, avec le temps on s'assagit et on regarde les plus jeunes se gaver après un examen et on se dit...m'a allé me coucher moi !


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Permalink 17:30 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 88 mots  

Deux poids, deux mesures?

Le gouvernement vient de s'entendre avec les médecins spécialistes...

Pendant ce temps, les infirmières, qui bossent comme des dingues et qui se tapent RÉGULIÈREMENT des heures supplémentaires (elles travaillent souvent 16 heures d'affilé), ont vu leur salaire gelé par un décret unilatéral...

Les médecins spécialistes jouent un rôle important, je le comprends. On ne veut pas les perdre...

Mais les infirmières (et infirmers) ne méritent-ils pas aussi un traitement décent de la part du gouvernement?


Permalink 17:23 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 200 mots  

Un livre terrifiant




O. J. Simpson vient de publier un livre qui passera probablement à l'Histoire comme étant le bouquin le plus terrifiant, le plus étrange, le plus morbide et le plus bizarre de toute l'histoire de l'édition depuis la Bible de Guttenberg.

Dans ce livre intitulé IF I DID IT (Si je l'ai fait), l'ex-footballeur décrit comment il s'y serait pris pour tuer sa femme... s'il avait effectivement commis le meurtre!

Vous avez bien lu...

Il se confesse, tout en disant que cette confession est hypothétique... Il avoue, tout en laissant planer le doute...

Imaginez, il y a un éditeur qui a accepté de publier cette merde.

Heureusement, les profits n'iront pas dans les poches d'O. J., mais dans celles de ses ex-beaux parents, qui attendent toujours de recevoir l'argent qu'O. J. leur doit...

Ce livre est vraiment étrange...

Si O. J. a tué sa femme, c'est dégueulasse qu'on le laisse décrire son meurtre en long et en large!!!!

Et s'il est innocent, voulez-vous me dire pourquoi il imaginerait qu'il l'ait tuée?

On savait qu'on vivait dans une époque sensationnaliste...

Mais ce livre pose un nouveau jalon dans le voyeurisme, l'indécence et le mauvais goût...


Permalink 15:14 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 7 mots  

La fin d'un mythe


Dernière heure: Michael Jackson est mort!!!!!


30 Août 2007

Permalink 22:58 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 196 mots  

La mort nous va si bien

Tout le monde n'a que de bons mots pour la défunte mairesse de Québec Andrée Boucher.

Pourtant, de son vivant, la dame aux robes multicolores et aux coiffures improbables était l'objet de vives critiques...

Savez-vous quoi? Je pense que j'ai hâte de mourir...

Les gens vont ENFIN avoir de belles choses à dire sur mon compte.

Ils vont dire que j'étais extraordinaire, libre, franc, rafraîchissant...

Vous savez c'est quoi, le paradis?

C'est simple... Quand vous mourez, vous pouvez entendre ce que les gens disent de vous pendant quatre jours.... Après, vous perdez tout contact avec les vivants...

Vous n'entendez que les éloges...

C'est fou comme la mort rend les gens extraordinaires, géniaux, intouchables...

Quand Pierre Bourgault est mort, par exemple, un journaliste a dit que c'était LE DERNIER ESPRIT LIBRE.

Eh oui. Depuis sa mort, aucun éditorialiste ne dit vraiment ce qu'il pense...

La liberté de pensée, au Québec, est morte avec Bourgault...

Depuis sa disparition, c'est le désert... Ne reste plus que des moutons...

C'est comme René Lévesque. C'était le dernier grand politicien... Depuis qu'il est mort, c'est la gerbe...

Bien tiens...


29 Août 2007

Permalink 21:56 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 255 mots  

Le Bonhomme 7 heures

Aujourd'hui, Mario Dumont (par l'entremise de sa députée Sylvie Roy) a annoncé que son parti allait mettre sur pied une consultation publique sur la pédophilie cet automne.

Je suis peut-être cynique, mais j'ai l'impression que le chef de l'opposition utilise la lutte à la pédophilie à des fins bassement électoralistes.

Il chute dans les sondages (il est deuxième derrière le PQ), il s'est mis le pied dans la bouche à propos des immigrants (il a dit qu'on devait plafonner le nombre d'immigrants reçus au Québec alors qu'il y a quatre ans, l'ADQ préconisait plutôt une AUGMENTATION de l'immigration), aucun groupe ethnique n'a exigé des accommodements raisonnables au cours des derniers mois...

Bref, le p'tit Mario n'a plus le vent dans les voiles...

Que faire, dans ce cas? Mais, partons à la lutte aux pédophiles, pardi!

Tout le monde déteste les pédophiles! Tout le monde a peur des pédophiles! Qui ne veut pas voir les pédophiles en prison?

Alors, ouvrons la chasse aux pédophiles! Faisons peur au monde!

Rien de mieux qu'un gros Bonhomme Sept Heures bien gras pour effrayer les électeurs...

Vous y croyez, vous?

Vous trouvez vraiment qu'il y a une épidémie de pédophiles au Québec? Que c'est l'un de nos problèmes majeurs?

C'est bien beau, les maniaques qui tripotent et kidnapent les enfants. Mais il ne faut pas oublier que dans 85 % des cas, les gens qui agressent les enfants sont des membres de leur propre famille!

28 Août 2007

Permalink 22:40 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 657 mots  

Lost in Translation

On parle beaucoup de langue, ces temps-ci.

Comment on devrait forcer Second Cup, Canadian Tire et Best Buy à traduire leur raison sociale.

Mais il faut faire attention. Parfois, les traductions sont boiteuses... Les subtilités de la langue locale peuvent jouer un vilain tour aux entrepreneurs.

Des exemples?

— Tout le monde connaît l’histoire du film Free Willy, qui racontait l’histoire d’un enfant qui libère une baleine (surnommée Willy) d’un parc d’attractions. Mais quand le film a été lancé en Angleterre, le titre a pris une tout autre tournure. En effet, Willy, dans l’argot britannique, est un pénis, et « Free Willy » veut dire « Montre ta zigounette ».

C’est comme si, pour le marché français, on avait traduit le titre du long métrage The Longest Yard (un film de football qui mettait en vedette Burt Reynolds, un sex-symbol dans les années 70) de façon littérale. Vous imaginez les affiches? « La verge la plus longue, avec Burt Reynolds! »

Un succès instantané auprès de la population gaie!

— Quand Pepsi a lancé une nouvelle campagne de pub en Allemagne, le fameux slogan « Come Alive with Pepsi » a été traduit par « Sortez de votre cercueil grâce à Pepsi ». En Chine, c’était pire : « Pepsi ressuscite vos ancêtres d’entre les morts ».

— Le fabricant d’autos Mercury a remporté un succès respectable avec son slogan « The Big M ». Mais il s’est planté solide quand il a voulu percer le marché sud-américain, car là-bas, « el Grande M » veut dire « La Grosse Merde ».

Idem pour la Chevy Nova (« no va » veut dire « ça ne marche pas ») et la Fort Pinto (« pinto » veut dire « petit appendice »). Ce qui, avouez-le, est un handicap lorsqu’on tente de communiquer une image de puissance…

— Un fabricant de détergent américain a éprouvé aussi quelques difficultés lorsqu’il a voulu brasser de grosses affaires au Moyen-Orient. Sur la boîte, on voyait, à gauche, un tas de vêtements sales, et à droite, un tas de vêtements propres.

Le hic est qu’au Moyen-Orient, on lit de droite à gauche! Les gens avaient donc l’impression que le savon salissait les vêtements propres…

— Le chocolat allemand Zit s’est également fourvoyé aux États-Unis, car en anglais, « Zit » veut dire « bouton d’acné ».

— Quand les crayons à billes Ball Pen ont voulu percer le marché mexicain, ils ont traduit leur slogan : « Ils ne couleront pas dans vos poches pour vous embarrasser », par « Ils ne couleront pas dans vos poches pour vous engrosser ».

— Le fabricant d’aspirateurs scandinave Electrolux a déjà pris d’assaut le marché américain en utilisant le slogan : « Rien ne suce comme une Electrolux! »

— On connaît tous la célèbre campagne « Got Milk? » des producteurs de lait américains. Lorsque les créateurs de cette campagne ont traduit leur slogan en espagnol, ils se sont rendus compte que ça voulait dire « Allaitez-vous? »

De même, quand les brasseurs Coors ont décidé de s’attaquer au marché espagnol, ils ont mal traduit leur slogan, avec le résultat que « Turn It Loose » est devenu « Souffre de diahrée ».

— À leur grand dam, les bonzes de Coca-Cola se sont rendus compte que dans un obscur dialecte chinois, Coca-Cola veut dire « jument remplie de cire ».

— En 1994, la compagnie de télécommunications Orange a lancé une campagne en Irlande du Nord. Le slogan? « Le futur est orange. » Or, dans cette région du globe, le mot « orange » a une signification politique. Il renvoie aux « Orangistes », les Irlandais protestants qui demeurent loyaux à la Reine. Résultat : un scandale a éclaté, et l’entreprise a dû changer son approche.

— Et, finalement, en 2003, la compagnie Buick a dû changer le nom d’une de ses automobiles pour le marché canadien. En effet, le modèle s’appelait la Buick LaCrosse, un nom qui, au Québec, n’aurait pas été « porteur »…


27 Août 2007

Permalink 19:58 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 599 mots  

L'ange de l'enfer?

Il paraît que Mère Teresa doutait de l'existence de Dieu...

Je ne la blâme pas. Si j'avais été à sa place, je me serais posé les mêmes questions...

Car elle n'était pas si pure que ça, la sainte dame...

Elle aurait même été plutôt perfide...

Vous connaissez le journaliste britannique Christopher Hitchens?

Il y a quelques années, Hitchens a rédigé un essai sulfureux sur la célèbre Albanaise (The Missionary Position: Mother Teresa in Theory and Practice). Il a aussi réalisé un documentaire sur la dame. Le titre? Hell's Angel. L'ange de l'enfer.

Ça dit tout.

Hitchens a mené une longue enquête sur Mère Teresa. Il a interviewé des gens qui ont travaillé à ses côtés, est allé sur le terrain, a visité ses léproseries et a feuilleté des milliers de documents la concernant. Ce qu'il a découvert est hallucinant.

Selon Hitchens, le but des fameuses léproseries de Mère Teresa n'était pas de guérir ou de soigner les malades, comme le répètent aveuglément ses adeptes (dont le journaliste français Dominique Lapierre): c'était de propager sa vision intégriste du catholicisme aux habitants du Tiers-Monde. Les soins offerts par Mère Teresa dans ses cliniques étaient rudimentaires, pour ne pas dire anti-scientifiques. La médecine que l'on y pratiquait était digne du Moyen-Âge. Mère Teresa ne soignait pas les lépreux: elle les convertissait au catholicisme avant qu'ils ne crèvent. Grosse différence.

Pour Hitchens, ce fait est d'autant plus ironique que lorsque la religieuse tombait malade, elle était soignée par les plus grands spécialistes et bénéficiait des meilleurs soins disponibles.

Hitchens a interviewé une femme qui s'occupait des finances de Mère Teresa. C'est elle qui était chargée de déposer les nombreux chèques que la religieuse recevait chaque jour. Selon cette femme, Mère Teresa avait plus de 50 millions de dollars en banque. Avec cet argent, elle aurait pu construire une clinique hyper-sophistiquée à Calcutta, et offrir des soins de première qualité à ses chers lépreux. À la place, elle les soignait dans des léproseries minables.

Christopher Hitchens croit que ces 50 millions de dollars qui dormaient dans un compte en banque à New York ne représentent qu'une infime partie de la fortune de Mère Teresa. Il demande d'ailleurs que l'on vérifie l'état de ses finances à la loupe, chose qui n'a jamais été faite jusqu'à présent.

Selon Hitchens, Mère Teresa n'était pas seulement pingre. Elle était facho.

Au cours de sa brillante carrière, le religieuse la plus connue et la plus vénérée au monde n'a cessé de vanter les vertus des pires dictateurs de la planète. Elle a chanté les mérites du dictateur albanais Enver Hoxha, affirmé que Jean-Claude Duvalier était un ami des pauvres (!), et a pris la défense de Charles Keating, l'un des pires fraudeurs de l'histoire des États-Unis, lorsqu'il a été reconnu coupable d'avoir arnaqué des milliers d'honnêtes citoyens avec le fameux scandale du Lincoln Savings and Loans.

Normal: Keating avait donné plus d'un million de dollars à la communauté de Mère Teresa.

Comme on dit: gratte mon dos, je vais gratter le tien.

Ne reculant devant rien, Mère Teresa utilisait aussi une partie de sa fortune pour financer des groupes qui militaient contre l'avortement aux quatre coins du monde.

Pas mal pour une sainte, non?

Pas étonnant qu'elle se posait des questions sur l'existence de Dieu...





24 Août 2007

Permalink 20:38 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 216 mots  

La mairesse Boucher: une femme unique

Comme vous le savez, la mairesse Boucher de Québec est décédée à 70 ans d'une crise cardiaque...

On a beaucoup ri de la dame. Ses coiffures échevelées, ses robes multicolores...

Reste qu'elle était une femme exceptionnelle, qui avait des couilles grosses comme ça...

À une époque où chaque politicien est vendu comme une canne de soupe,

où l'image est reine,

où nos élus ne disent jamais un mot sans consulter une armée de spécialistes en marketing et en communication,

où l'on ne fait jamais un pas sans d'abord organiser deux ou trois focus groups,

où les politiciens coulent des centaines de milliers de dollars dans leur campagne,

où chaque ride est gommée, effacée, photoshopée,

madame Boucher était unique.

Une femme indépendante d'esprit, qui se foutait des critiques comme de sa première robe-soleil, et qui n'avait aucun ascenseur à retourner.

Une politicienne ÉLUE qui ne devait rien à personne...

Elle ne voulait pas passer à l'Histoire en construisant des monuments ou en donnant des cadeaux à ses amis artistes, elle voulait juste bien gérer et bien administrer sa Ville.

Certains disaient qu'elle manquait d'ambition...

Était-ce vraiment le cas?

Elle ne voulait pas s'acheter une pérennité sur le dos des contribuables, c'est tout.

Selon moi, c'est assez ambitieux comme programme, non?


23 Août 2007

Permalink 22:51 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 225 mots  

Le pied dans la bouche

Que pensez-vous des propos de Gérard Bouchard, co-directeur de la Commission Bouchard-Taylor?

Est-il méprisant quand il critique les "auditeurs de TQS et de TVA"?

Selon vous, l'élite est-elle effectivement plus ouverte à la pluralité et à la diversité que le "pauvre monde"?

Pas sûr...

Car ce sont les quartiers populaires qui accueillent les immigrants, pas les banlieues riches! Ce sont les ouvriers qui fréquentent les nouveaux arrivants, pas les membres de l'élite!

Quand j'ai entendu les propos de Bouchard, j'ai tout de suite pensé au film La Crise, de Colline Serreau, avec Vincent Lindon.

Vous vous rappelez ?

Un bourgeois demande à un ouvrier s’il est raciste.

« Bien sûr que je suis raciste, répond-t-il doucement. C’est beaucoup plus facile d’être contre le racisme quand on habite un quartier bourgeois que lorsqu’on habite un quartier ouvrier. Les trois-quarts de la planète sont dans la merde, et ils viennent chez nous pour améliorer leurs conditions. Il faut bien que quelqu’un se pousse pour leur faire de la place. Or, qui est-ce qui se pousse ? Les gens des quartiers riches? Non : les gens des quartiers pauvres… Et il faut qu’on se pousse avec le sourire, parce que sinon, c’est immoral… »

Facile d’être ouvert quand on ne côtoie que des gens qui nous ressemblent…
Permalink 22:29 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 108 mots  

Cachez ces poignées

Afin de ne pas entacher l'image publique de Sarkozy (le chef d'État en super forme, qui ne cesse de faire du sport...), l'hebdomadaire français Paris-Match a retouché des photos du Président, histoire de faire disparaître ses poignées d'amour...

Est-ce le rôle des médias de "soigner" l'image publique des politiciens?

Si vous étiez rédac chef d'un magazine, et que vous tombiez sur une photo d'un ministre avec le doigt dans le nez, la diffuseriez-vous?

Cela dit, ça s'est déjà fait... Tous les journaux canadiens ont publié la photo de Stephen Harper en habit safari, avec sa grosse bedaine en 3D...





Permalink 22:22 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 73 mots  

Les faux mamelons

Une compagnie américaine a mis en vente des petits trucs en silicone qui, lorsque insérés dans le soutien-gorge des filles, donnent l'impression qu'elles sont constamment "sur les hautes"...

Raison? "Les mamelons sont in!" (Nipples are in)

Les gens croient que la fille est constamment super excitée...

Ça colle parfaitement à l'époque: il faut toujours avoir le goût, être prêt, être sur les hautes du matin au soir...





21 Août 2007

Permalink 20:43 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 105 mots  

Vive ze french

Extrait d'une dépêche de la Presse Canadienne




Menacée par l'anglais au Québec, la langue française doit aussi se défendre contre l'anglais... en France.

Le prestigieux mensuel Le Monde diplomatique lance d'ailleurs un cri d'alarme à cet égard dans son dernier numéro. Il y dresse la liste des obstacles que la langue de Molière a rencontrés récemment en territoire français.




Quoi?

La langue française est menacée en France?

Pourtant, on parle très bien français, là-bas... On dit parking, pressing, shopping, footing, clubbing, booking, mailing, dvd collector, trash...

De quoi ont-ils peur?


20 Août 2007

Permalink 17:30 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 225 mots  

Tout petit la planète

Les altermondialistes manifestent devant le Château de Montebello.

Vous êtes contre la mondialisation, vous? Vous trouvez que l'ouverture des frontières exploite les travailleurs étrangers?

Dites ça aux Chinois et aux Indiens... Si ce n'était de la mondialisation, ils seraient encore en train de tirer le diable par la queue...

L'Inde et la Chine sont les deux économies qui connaissent la plus forte croissance, présentement. Et c'est dû à quoi, selon vous?

L'acupuncture? Le yoga? Le Kama Sutra?

Dites ça aux Indiens et aux Chinois, que la mondialisation, c'est mauvais...

Les réformes entreprises par la Chine (c'est-à-dire l'abandon des dogmes communistes) lui ont permis d’enregistrer le taux le plus élevé de réduction de la pauvreté du monde. Le nombre des pauvres y a chuté de 250 millions en 1978 à 34 millions en 1999.

Quant à l'inde, ce pays a réduit de moitié l’incidence de la pauvreté au cours des deux dernières décennies.

Mauvais, la mondialisation? Un péché, une maladie, une peste?

Bien tiens...

C'est vrai que des Chionois qui se promènent en auto et qui habitent dans des tours de verre, on n'aime pas ça. On préfère les voir vivre dans des huttes en paille, et manger des p'tit bols de riz à moitié nus.

Comme ça, quand on va les voir, on se sent dépaysé...

19 Août 2007

Permalink 12:08 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 143 mots  

Mort au combat

Un premier soldat du Royal 22e Régiment est mort dans une attaque à l'explosif.

Il avait 23 ans.

Je sais, c'est triste. Mais cela ne fait-il pas partie des risques du métier?

Quand on accepte d'entrer dans l'armée, ce n'est pas seulement pour faire des noeuds ou creuser des puits. L'armée, ce n'est pas les scouts. L'armée, c'est la guerre, et dans une guerre, il y a des morts. Des deux côtés.

Un soldat québécois est mort. Ce n'est pas le premier à mourir au combat, et ce ne sera malheureusement pas le dernier.

J'espère que si la population demande au Canada de retirer ses troupes d'Afghanistan, ce ne sera pas seulement parce qu'un Québécois est mort.

La mort d'un soldat québécois n'est pas plus triste que la mort d'un soldat canadien...

17 Août 2007

Permalink 11:04 am, Richard Martineau / Franc-parler, 13 mots  

Séparés à la naissance?

Voici un montage-photo hilarant qui m'a été envoyé par un lecteur, Mario Flibotte!







Permalink 10:42 am, Richard Martineau / Franc-parler, 209 mots  

Jour de canicule dans le train

Il y a quelques jours, j'étais dans un train entre Rome et Venise.

Un couple entre dans le wagon.

La dame est voilée. Long voile, genre: habit d'apiculteur, avec juste une p'tite fenêtre pour les yeux.

Il faisait chaud, c'était étouffant, je pissais littéralement de la sueur par toutes les pores de ma peau...

La dame, visiblement, crevait sous son uniforme. Elle a donc commandé un jus. Lorsqu'elle l'a reçu, elle a placé son verre sous son voile facial, et a tenté tant bien que mal de boire, sans dévoiler son menton (ce qui aurait été un blasphème épouvantable, imaginez, un bout de menton à l'air libre, tous les hommes présents dans le wagon auraient eu envie de la violer)...

Son mari, lui, était partfaitement confortable. Chemise à manches courtes, short, aucun chapeau sur la tête, il buvait son verre sans aucun problème, regardait par la fenêtre de façon débonnaire, la vie était belle, tout allait bien...

Le gars aurait attaché sa femme avec une chaîne que je n'aurais pas été plus scandalisé...

Mais que voulez-vous, c'est sa culture, on n'a pas le droit de juger...

Et pendant ce temps, que disent les féministes? Rien...

16 Août 2007

Permalink 10:55 am, Richard Martineau / Franc-parler, 137 mots  

Le couscous à Mario

Que pensez-vous de ma chronique d'aujourd'hui?

Je ne critique pas le texte de mon ami Lagacé, mais la décision de Mario Dumont d'avoir accepté son invitation...

Il me semble que lorsque les enjeux sont aussi élevés, tu pèse chacun de tes mots, et tu contrôles ton message au max.

Si tu as des choses à dire sur l'immigration (surtout si tu dis qu'il faut plafonner le nombre d'immigrants), tu le fais dans un contexte officiel, lors d'un point de presse, par exemple, ou d'une rencontre avec des éditorialistes, ou tu attends la Commission Bouchard-Taylor, mais tu ne sors pas ça lors d'une entrevue-souper avec un chroniqueur d'humeur qui peut te revirer comme une crêpe le lendemain matin!

Tout cela fait très amateur...

Les adversaires de Dumont vont en faire leur chou gras...
Permalink 10:41 am, Richard Martineau / Franc-parler, 38 mots  

Pourquoi pas "Delete"?

Un couple de Chinois veulent appeler leur bébé @...

Entre vous et moi, tous les enfants qui ont été afflubés de noms stupides par leurs parents (Spatule, Rivière, etc.) devraient être en droit de les poursuivre...

15 Août 2007

Permalink 16:57 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 128 mots  

Mauvaise cible

Mario Dumont dit qu'Il ne faut pas augmenter le nombre d'immigrants reçus au Québec, car "le gouvernement Charest a coupé dans les budgets de francisation et dans l'aide aux organismes pour l'intégration..."

Au lieu de dire qu'il faut plafonner le nombre d'immigrants (ce qui est une erreur, étant donné que nous sommes en DÉFICIT DÉMOGRAPHIQUE), pourquoi ne pas dire que le gouvernement devrait investir plus d'argent dans la francisation et l'intégration des nouveaux arrivants?

Pourquoi Mario Dumont ne change-t-il pas de cible?

Au lieu de viser les IMMIGRANTS, il devrait viser le GOUVERNEMENT, non?

La solution n'est pas de plafonner le nombre d'immigrants reçus chaque année, mais de débloquer plus de fonds pour les accueillir et les intégrer!

14 Août 2007

Permalink 16:54 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 271 mots  

Tourne la page

Il fut un temps où le cinéma était une question de vie ou de mort.

Les gens pouvaient se quereller pour le dernier film de Jean-Luc Godard, et des amitiés se sont brisées à propos du dernier Antonioni ou du dernier Rohmer...

Aujourd'hui, Antonioni, Bergman, Kurosawa, Truffaut, Fellini, Ferreri, Tarkovski, Sautet, Fassbinder et compagnie sont morts... Les ciné-clubs n'existent plus, les cinémas de répertoire ont un pied dans la tombe, et les "multiplex" font plus d'argent en vendant du pop-corn que des billets pour le cinéma...

Et Léo Bonneville et Luc Perrault sont morts...

Je ne veux pas passer pour un vieux nostalgique, je sais qu'il reste des cinéastes comme Lars Von Trier et Wong Kar-Wai, mais j'ai l'impression que la cinéphilie est morte...

Une façon de voir et d'envisager le cinéma est disparue... Le septième art agonise, plus personne ne se querelle à propos d'un film, le cinéma n'est plus au centre de notre culture, il a été remplacé par la télé, les séries, la musique, le showbizz...

Je ne pleure pas, c'est comme ça, c'est tout...

Moi, je suis un gars de cinéma. Les artistes qui m'ont aidé à grandir meurent les uns après les autres...

Ceux qui restent (Wenders, Bertolucci, Woody Allen, Friedkin, etc.) ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils ont été...

J'avoue que cela me rend down... Heureusement, il reste les DVD.

Je profite d'ailleurs de mon séjour en Italie pour compléter ma collection de livres, de CD et de DVD consacrés à Pasolini, l'une de mes idoles...

13 Août 2007

Permalink 16:48 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 144 mots  

Pow! Pow!

Extrait d'une dépêche de l'Agence France-Presse




Un groupe d'étudiants de l'État américain de Virginie réclame la légalisation du port d'armes sur les campus universitaires afin d'éviter selon eux des tueries comme celle de Virginia Tech qui avait fait 33 morts en avril, annonce lundi le Washington Post.




Quelle bonne idée! Les bandits se baladent avec des armes, alors nous allons nous balader avec des armes itou!

Fallait y penser, non?

Chacun son fusil, sa ceinture, ses munitions...

Mais à bien y penser: si les bandits ont des fusils, il faut avoir des mitraillettes, non? Sinon on risque de se faire tuer!

Et pourquoi pas des cours de maniement d'armes à l'école? Des stands de tir dans les gymnases? Des miradors dans les cours d'école? Des rabais pour les familles?

C'est la NRA qui doit être contente!

12 Août 2007

Permalink 17:06 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 153 mots  

Vive la laïcité!

Aux États-Unis aussi, on commence à en avoir ras le bol des accommodements raisonnables...




A school opening this month in Florida is named for a Jewish high priest, is directed by a rabbi, will have kosher food and will teach Hebrew. It's also a public school, funded by public tax dollars and following state curriculum guidelines.

Ben Gamla Charter School, billed as the nation's first publicly funded Hebrew-English school, has prompted fears of religion creeping into public schools and has even drawn criticism from groups that defend Jewish causes.

Similar criticisms have been raised against Arabic-language charter schools elsewhere, with some saying those schools teach Islam. (...)

New York City has a new public high school centered on Arab language and culture due to open next month. The Khalil Gibran International Academy has prompted concerns that Islam will seep into the curriculum. Critics have even suggested it could become a breeding ground of militant Islam.





11 Août 2007

Permalink 16:40 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 117 mots  

Mes vieux...

À Rome, tout est vieux.

Un cliché? Peut-être. Mais à Paris, au moins, le moderne côtoie le vieux. il y a la pyramide du Louvres, les colonnes de Burenne, la Défense, Beaubourg, la Villette... Même l'affreuse Tour Montparnasse (le plus beau point de vue de Paris, comme le veut le diction, car du haut de la Tour Montparnasse, on ne voit pas la Tour Montparnasse...)

Mais à Rome, tout est vieux. TOUT.

L'Histoire étouffe les gens. Pas moyen de faire un pas sans tomber sur une ruine vieille de deux siècles...

Après une semaine à Rome, j'ai des rêves de béton, de métal, de verre...

J'ai des rêves de Présent.

10 Août 2007

Permalink 16:14 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 72 mots  

Une offre qu'on ne peut refuser

Bizarre...

À Rome, l'image de la mafia est partout: dans les librairies, les boutiques de DVD, les vendeurs d'affiches...

Pas moyen de faire deux pas sans tomber sur une photo du Pape ou un livre sur la mafia...

Ça fait partie du paysage culturel de la ville. On dirait qu'ils en sont fiers!

Et après, les Italiens disent qu'ils sont écoeurés de voir les médias associer la mafia à l'Italie.

Duh!
Permalink 16:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 150 mots  

Quelle bonne décision!

La Ville de Montréal a donné le feu vert au projet du CHUM au centre-ville, mais craint un impact monstre sur la circulation pendant et après les travaux de construction.

Ah ben... Quelle surprise!

La Ville pouvait construire le CHUM sur un vaste terrain facilement accessible aux autos (la gare de triage d'Outremont). Mais non! C'était trop près des méchants "bourgeois" bourrés de fric!

Ils ont donc construit le CHUM sur un terrain hyper étroit, accessible par vélo (ce qui est vraiment utile quand on est malade), pris en sandwich entre l'autoroute Ville-Marie et le Palais des Congrès, et renfermant dans son sous-sol toutes sortes d'artefacts historiques (trois pipes en plâtre et deux cuillères rouillées) susceptibles de faire baver les archéologues — donc, par le fait même, de ralentir la construction...

Bravo! Félicitations!

Dieu qu'on l'a, l'affaire!!!

9 Août 2007

Permalink 13:46 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 92 mots  

I$lam

Tous ceux qui croient que la "croisade" islamiste est la vengeance des pauvres contre les riches devraient lire ce texte très intéressant paru dans le New York Times.

Les banquiers islamistes qui financent le Jihad sont gonzillionnaires.

Que dis-je — trigonzillionnaires...

Ils chient littéralement des lingots d'or.

Marianne Pearl, le veuve de Daniel Pearl, le journaliste du Wall Street Journal qui a été décapité, poursuit d'ailleurs l'une de ces banques islamistes, affirmant qu'elle a financé les terroristes qui ont tué son mari...

La vengeance des pauvres, l'islamisme?

Faites-moi rire!!!!!

8 Août 2007

Permalink 13:17 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 303 mots  

Un peuple d'Elvis Gratton?

Selon le journaliste Martin Patriquin, qui travaille au magazine Maclean's, les souverainistes québécois sont frustrés et amers de voir leur option planter du nez, et ils se défoulent en "bashant" le bon peuple, en traitant le Québécois moyen d'inculte, de peureux, de paresseux et d'imbécile heureux...




Pierre Falardeau wants his fellow Quebecers to know that they are lazy, stupid and far too self-satisfied for their own good.

For Falardeau, Canada is an evil and stifling place, and the filmmaker and stalwart separatist has made a career of cataloguing the country's "neo-colonialist" treatment of French Quebec -- often with generous subsidies from Telefilm Canada. These days, though, the rusty-throated polemicist has another, somewhat surprising, target: the ever-increasing number of Quebecers who have effectively turned their back on sovereignty.

"Quebecers have become imbeciles," Falardeau barks over the phone. "This is a population that lives in the suburbs and shops at Wal-Mart. It's a collective problem. Where are the intellectuals? Where are the artists? Where are the thinkers, the ones who are meant to make us reflect?"




Partagez-vous cette analyse?

Croyez-vous que les indépendantistes purs et durs méprisent effectivement le peuple?

Croyez-vous, comme Pierre Falardeau, que les Québécois sont des pissous qui ne pensent qu'au PH de leur piscine?

Bizarre, ce mépris, quand même...

Quand le peuple vote Oui, le peuple est génial. Mais quand le peuple n'embrasse pas chaleureusement l'option séparatiste, le peuple est con...

Comme si la "connerie du peuple" était la seule et unique raison susceptible d'expliquer la chute du sentiment séparatiste!

Et si le peuple avait raison de ne plus triper sur le OUI? Et si c'était les tenants du OUI qui étaient déconnectés? Et si c'était Falardeau qui était dans le champ?
Permalink 13:02 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 76 mots  

Il Duce

Je suis présentement à Rome.

Dans chaque rue, ou presque, on croise des bouquinistes qui vendent des affiches. Toutes les mêmes: le pape, Pacino dans Scarface, Marlon Brando dans Le Parrain, La Dolce Vita, Audrey Hepburn dans Roman Holliday...

Mais il y a une heure, j'ai vu un bonhomme qui vendait des portraits de... Mussolini!

Vous imaginez ça, vous, marcher dans les rues de Berlin et croiser un homme qui vend des photos de Hitler?

7 Août 2007

Permalink 14:57 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 212 mots  

Retour aux années 70

Avez-vous entendu la nouvelle concernant La Gazette des femmes, le journal féministe publié par le Conseil du Statut de la femme?

La rédactrice en chef et son adjointe ont claqué la porte. Raison: elles ne sont pas d'accord avec le virage que le CSF veut faire prendre au magazine.

En effet, il semble que la nouvelle présidente du Conseil, Christiane Pelchat, trouve La Gazette des femmes trop tiède, pas assez militante, trop à l'écoute des hommes, trop centriste, trop molle...

Elle voudrait un magazine plus "rigide", genre Féminisme 1970.

Comme l'a dit la journaliste Danielle Stanton au Devoir:




«D'après les échos que j'ai eus, ils veulent retourner à un féminisme plus dogmatique qui, à mon sens, n'est plus adapté à 2007. Claire Gagnon et Annie Savoie avaient réussi à faire une revue qui dénonçait des choses tout en ralliant les hommes. J'ai peur qu'on les perde comme lecteurs, qu'on perde les jeunes.»




Un féminisme plus dogmatique... Comme si on avait besoin de ça!

Il me semble que l'ère est à la solidarité et au dialogue, pas à la confrontation vaine et stérile, non?

On a l'impression que les dinosaures s'ennuient, et qu'ils veulent retouner à la Préhistoire... Les gars d'un bord, les femmes de l'autre...

Oh boy...

5 Août 2007

Permalink 23:58 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 150 mots  

La forêt des bien-aimés

Je viens de voir le spectacle en plein air de Pierre Lapointe aux Francofolies de Montréal...

Génial, vraiment...

Des dizaines de milliers de personnes qui se tiennent sagement debout pendant des heures pour écouter de la chanson française à la Barbara...

Pas du jazz cubain, pas de la musique salsa, pas du funk, pas des rythmes qui font bouger, mais de la bonne vieille chanson française avec des arrangements classiques!!!!

C'était vraiment bizarre....

Le succès populaire de Lapointe vous surprend-il? Comment l'expliquez-vous?

Car entre vous et moi, Pierre Lapointe (qui n'arrête pas de jouer le dandy snob et prétentieux) est loin du Top 40!!!! C'est l'anti-Dany Bédard, l'anti-Annie Villeneuve, l'anti-Marie-Élaine Thibert...

Pourtant, ils étaient des dizaines de milliers à l'applaudir et à chanter de tout coeur avec lui...

Le bon peuple aimerait-il les bonnes "affaires"? Les gens sont-ils plus ouverts qu'on ne le croit?


Permalink 13:49 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 149 mots  

Nitro

Selon ce chroniqueur américain, la course de NASCAR d'hier (qui s'est déroulée à Montréal) ressemblait au Jerry Springer Show...




It was shameful, preposterous and borderline barbaric. It also was suspenseful, chaotic and wildly entertaining.




Que pensez-vous du NASCAR?

C'est à la Formule Un ce que Marie-Chantal Toupin est à Andrea Boccelli, vous ne trouvez pas? Moins snob, moins prétentieux, plus "peuple", plus bouzeux...

Ça touche notre côté "country", notre côté "marché aux puces", pick-up truck, cassettes huit pistes, gros rock rudimentaire, filles en jeans et en talons hauts, gars en bedaine...

Le gros Québec rural, qui boit de la grosse bière à même la bouteille...

Alors que la Formule Un, c'est de l'aristocratie de bas étage, des péteux, des parvenus...

La Formule Un contre le NASCAR, c'est l'euro-trash contre le White Trash, la grosse Mol tablette contre la bière importée...









1er Août 2007

Permalink 23:45 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 160 mots  

Contre la "Pipolisation" du politique

Selon ce député socialiste français, les politiciens qui jouent la carte "people" participent à scier la branche sur laquelle ils sont assis...




Le dévoilement de l’intimité d’un élu n’a rien à voir avec sa profession de foi ou l’exercice du mandat dont il se trouve investi.

Pour un acteur, dont le métier est la mise en scène, cela fait partie de son métier de cultiver le spectacle de son intimité ou, disons, de son intériorité.

Les détenteurs d’un mandat public travaillent sur la dure réalité, défendent des projets, des idées qui les transcendent. Il n’est pas excessif de dire que tout cela participe d’une certaine sacralité qu’il n’est pas utile de dévoyer.

La pipolisation des politiques accélère la question récurrente de leur perte de crédibilité.




Qu'en pensez-vous? Les politiciens devraient-ils fuir les talk-shows et la presse "people"?


Permalink 23:41 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 12 mots  

London Bridge Is Falling Down, Falling Down...

Il n'y a pas que les ponts de Montréal qui tombent...


Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.

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