19/01/08

Permalink 11:43 am, Jean-Marc Tremblay / Général, 424 mots  

L'absence d'un anesthésiste se fait sentir à l'Hôpital de Chicoutimi

Par Dominique Savard

L'absence d'un anesthésiste depuis le mois de mai dernier explique en grande partie l'augmentation de 32 % du nombre de personnes en attente d'une chirurgie à l'Hôpital de Chicoutimi entre le 31 mars et le 16 décembre 2007.

C'est ce qu'a révélé au Réveil, Rémi Brassard, le nouveau directeur du programme de chirurgie et de traumatologie de l'Hôpital régional.
«Le nombre total est passé de 1 721 à 2 545. L'absence de l'anesthésiste pour cause de maladie se fait grandement sentir puisque ça représente une salle de chirurgie en moins. L'impact est majeur si l'on tient compte du fait qu'il se fait environ 1200 chirurgies par année dans une salle. L'impact se mesure autant pour les chirurgies d'un jour que pour celles avec hospitalisation», souligne M. Brassard qui est de retour de la région depuis quelques mois seulement. Pour les amateurs de hockey, il faut se rappeler qu'il a porté l'uniforme des Saguenéens à la fin des années '80.
Le directeur précise, d'autre part, que sur les 2 545 patients en attente au CSSC, 245 d'entre eux ont fait savoir qu'ils n'étaient pas disponibles pour subir leur chirurgie. «Il faut noter aussi que nous respectons les directives du ministère de la Santé en ce qui touche les chirurgies de cataractes, genoux et hanches». En effet, le nombre de personnes en attente pour l'opération de cataractes a diminué de 137 à 119 entre mars et décembre; alors que celles pour les genoux et des hanches connaissent des hausses de 46 à 75, et de 13 à 15 respectivement.
AUTRES DONNÉES
Évidemment, cette situation à Chicoutimi a des répercussions sur les statistiques régionales. En date du 8 décembre, on retrouve 4 710 patients en attente d'une chirurgie d'un jour et avec hospitalisation, comparativement à 3 684 le 31 mars dernier (+22 %). L'hôpital de Roberval connaît une situation similaire à celle de sa grande sœur de Saguenay avec une augmentation de 30 % du nombre de personnes en attente entre les mois de mars (883) et décembre (1268).
En ce qui concerne les délais raisonnables (six mois et moins), il faut souligner une légère amélioration sur la scène régionale avec 83 % des chirurgies effectuées à l'intérieur de la norme en décembre, comparativement à 80 % neuf mois plus tôt. Malgré une détérioration de 30 % dans le nombre de personnes en attente à Roberval, soulignons toutefois que la situation est tout autre lorsqu'il s'agit des délais. En effet, de 80 % qu'ils étaient à être opérés en six moins et moins en date du 31 mars, le pourcentage a grimpé à 99 % en décembre.
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18/01/08

Permalink 19:09 pm, Jean-Marc Tremblay / Général, 445 mots  

Cessez de fumer grâce à un cyber bras virtuel

Une technique révolutionnaire
Par Jean-Marc Tremblay

Vous avez essayé toutes les méthodes pour arrêter de fumer sans y parvenir? Un cyber bras pourrait enfin régler votre problème. Cette technique révolutionnaire, on la doit à une entreprise de Jonquière dirigée par Bruno Girard et le docteur Benoît Girard.

Le GRAP, clinique de psychologie du travail, est à l'origine de ce projet de recherche de plus de deux ans qui a nécessité un investissement de quelques centaines de milliers de dollars, estime Bruno Girard.
Le logiciel développé dans la région fonctionne comme un jeu vidéo. La personne revêt des lunettes qui le plongent dans un univers virtuel. À l'aide d'une manette, il est amené à écraser une cigarette tout aussi virtuelle. Après quatre séances d'une heure environ, elle aura perdu le goût de fumer. Le suivi est assuré par un médecin et une infirmière.
Le GRAP a testé le programme sur une première cohorte de sujets et veut pousser plus avant son expérimentation avec un deuxième groupe plus important (voir autre texte) avant d'en présenter les résultats au Cybertherapy and Behavior à San Diego. On semble très optimiste sur le taux de réussite.
Des universités américaines et espagnoles planchent également sur des projets similaires, et même l'Université du Québec à Hull, responsable de la chaire canadienne sur le tabagisme, est dans le coup.
TECHNIQUE ÉPROUVÉE
M. Girard explique que la cyberthérapie fait des progrès immenses, non seulement pour arrêter de fumer, mais pour bien d'autres problèmes que peuvent éprouver les gens. Depuis plus de dix ans, le GRAP applique le programme NICOT avec un succès relatif. Le taux de réussite est de 50% ...mais les échecs sont aussi nombreux.
«Parmi nos clients, nous travaillons avec Alcan depuis 1996. On s'est rendu compte qu'il y a des personnes qui ont essayé toutes sortes de moyens traditionnels de cesser de fumer, sans succès malheureusement. La cyberthérapie leur vient en aide. Le fait qu'ils vont écraser avec leur bras virtuel des cigarettes fait en sorte qu'Il développent un réflexe conditionné et quittent cette mauvaise habitude.
«La cyberthérapie est utilisée pour de nombreuses autres applications. Je me rappelle d'un camionneur qui avait subi un accident et qui n'était plus capable de reprendre le volant. Avec un programme informatique qui le replongeait dans la réalité virtuelle, il est parvenu à vaincre sa phobie. Autre exemple de réussite, on traite des cas de peur des hauteurs.»

Bruno Girard est convaincu de l'efficacité du système informatique
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12/01/08

Permalink 11:00 am, Jean-Marc Tremblay / Général, 563 mots  

Un violon en aluminium

Une invention de Daniel Fortin
Par Jean-Marc Tremblay

Daniel Fortin a patenté toutes sortes de choses dans sa vie. Certaines inventions sont en train de se tailler une place dans l'univers des camionneurs, lui rapportant des dividendes en droits d'inventeur. Mais le plus captivant fruit de son imagination est sans aucun doute ce violon en aluminium qu'il vient tout juste de façonner.

Ça lui trottait cependant en tête depuis la fin des années 70. Il en joue quelques notes pour nous montrer sa sonorité. Surprenant! Sans posséder une oreille avertie, on se rend compte que ça n'a pas la riche sonorité d'un violon de bonne facture, encore moins d'un stradivarius. Mais le son demeure fort intéressant et Daniel Fortin continue de l'améliorer.
«Écoutez, j'ai terminé le prototype au début de décembre. Il sonne encore un peu trop métallique à mon goût, il y a sûrement des calibrages à faire et des modifications mineures à apporter. Je joue de la guitare et j'ai dû apprendre en quelques semaines le violon pour faire des tests. Je l'ai essayé durant les partys du temps des fêtes et les gens ont été très étonnés du résultat.
«Je travaille en ce moment à améliorer la sonorité et je suis persuadé d'être sur le bon chemin. Je ne compte pas les heures quand une idée germe. Vous savez, pour moi, une semaine de vacances, c'est ...travailler quarante heures. Et une journée normale au boulot débute à 7 h et se termine passé 23 h.»
ORCHESTRE
Dans les prochaines semaines, en compagnie de Sylvie Aubin, il veut faire le tour des écoles de musique pour proposer aux élèves et au professeurs d'essayer ce nouvel instrument qui possède d'indéniables qualités. Il est indestructible, ne coûterait pas cher à fabriquer et s'adapte à toutes les conditions tout en étant recyclable.
Après le Quatuor Alcan, on pourrait donc bien avoir l'Orchestre Alcan.
«Vous avez entre les mains un violon. Qui nous dit que bien d'autres instruments ne pourraient pas avoir une excellente sonorité en étant en aluminium et à prix abordable? Je sais que je m'attaque à un milieu très conservateur. Ça ne m'empêchera pas d'essayer.»
L'ÉCONOMIE
M. Fortin poursuit: «Nos penseurs économiques parlent souvent de la deuxième et de la troisième transformation de l'aluminium comme nouveaux débouchés. Mon violon est un exemple parfait de ce type de transformation. Avant de dire que ça n'a pas de bons sens, essayons de voir si ça ne pourrait pas se commercialiser.
«Je parle de mes inventions, mais il y a ici plein de gens qui ont aussi des idées formidables qu'ils sont incapables de développer parce qu'on ne croit pas en eux. On dirait qu'il faut que ça arrive d'ailleurs pour trouver que ça a du bon sens et que ça fasse un malheur. En Chine, ils ont peut-être la main-d'oeuvre à bon marché, mais nous, nous avons les idées et c'est une richesse inestimable que nous n'exploitons malheureusement pas. Mon père est un «patenteux» comme moi et il va sans doute mourir avec des idées plein la tête qui n'auront pas vu le jour. Le même sort m'attend j'imagine...»


Le violon de Daniel Fortin n'est pas conventionnel mais il respecte les proportions des instruments en bois.
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11/01/08

Permalink 18:34 pm, Jean-Marc Tremblay / Général, 600 mots  

Deux fils de la région sur le spectacle Saltimbanco

Yannick Blackburn et Pierre-Luc Bouchard
Par Dominique Savard

Victime d’une fracture cervicale le 20 décembre au Centre Bell à Montréal, Yannick Blackburn sera tout de même en mesure de participer à quelques numéros du spectacle Saltimbanco du Cirque du Soleil, cette semaine au centre Georges-Vézina.

En effet, l’acrobate de Chicoutimi l’a échappé bel en faisant une chute de 40 pieds lors d’un numéro à la balançoire russe.
«C’est la première fois que je suis victime d’un accident aussi grave, et je me croise les doigts pour que ça soit la dernière fois. J’ai fait une erreur en quittant trop tôt la barre, mais c’est une question de fraction de seconde. Ça fait partie du métier. Le tout s’est fait tellement vite que je n’ai pas eu le temps d’avoir très peur. Je dois une fière chandelle à mon ami et maître de piste James Clowney qui m’a sauvé la vie en m’attrapant au vol. Ma chute lui a causé deux fractures à une jambe. Ça montre comment on peut compter l’un sur l’autre en tout temps. C’est la magie de la troupe», avoue le Chicoutimien de 25 ans.
Suite à cette blessure, Yannick devra se contenter d’un rôle plus sobre dans les prochaines semaines. Devant les siens, il participera à la présentation, l’animation, en plus d’assumer le personnage Baroque et le ver masqué.
ANCIEN DE SAGYM
Le spécialiste en mats chinois a amorcé sa carrière comme gymnaste au club Sagym de Chicoutimi. Après un passage de six ans au spectacle Ecce Mundo et un cours de 3 ans à l’École nationale du cirque, le jeune homme a passé une année avec une troupe de cirque en Suisse.
«J’ai posé ma candidature au Cirque du Soleil et j’ai été embauché le printemps dernier. La tournée de Saltimbanco en Amérique du Nord est prévue au moins jusqu’à la fin de 2009. Jamais je n’aurais pensé à mes débuts de faire partie de cette prestigieuse organisation qu’est le Cirque du Soleil».
3500$ DE BILLETS
De son côté, le sonorisateur Pierre-Luc Bouchard travaille avec le Cirque du Soleil depuis quatre ans. «Auparavant, j’ai œuvré avec la Fabuleuse Histoire d’un Royaume pendant six ans. J’ai travaillé aussi au centre musical GD et lors de spectacles dans la région. Après des études en génie électrique, j’ai choisi de faire mon stage au Cirque du Soleil et j’y suis resté par la suite. J’ai trois passeports remplis depuis mes débuts. J’ai notamment parcouru l’Europe pendant trois ans avec le spectacle «Dralion». Bien sûr que je suis content de revenir travailler pendant quelques jours dans ma région. Mon père a acheté pour 3 500 $ de billets».
HUIT SPECTACLES
Rappelons que Saltimbanco sera présenté à huit reprises soit deux fois par jour à 15 h 30 et 19 h 30 du 16 au 19 janvier au centre Georges-Vézina.
«L’accueil dans la région est phénoménal. Dès l’annonce de notre venue, il s’est vendu 11 000 billets en trois jours. C’est mieux qu’à Montréal. Outre le centre Bell et Québec, Chicoutimi est le seul endroit en région où nous pouvons nous produire en raison de la dimension de l’aréna (hauteur). Notre équipe est composée de 95 personnes, y compris les chauffeurs des 12 vannes de matériel, les traiteurs et les techniciens», indique l'attachée de presse Marie-Josée Gagnon.


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10/01/08

Permalink 17:24 pm, Jean-Marc Tremblay / Général, 473 mots  

Au tour de Jeanne Blackburn de livrer ses mémoires!

Ex-ministre et députée de Chicoutimi
Par Dominique Savard

Après Jean-Noël Tremblay de l’Union Nationale et le Libéral Gérald Harvey, c’est au tour de l’ex-ministre et députée péquiste Jeanne L. Blackburn de représenter la région à l’émission «Mémoires de députés». Cette entrevue sera diffusée les 13 et 20 janvier à 19 h au Canal de l’Assemblée nationale.

Au cours de son entrevue, Mme Blackburn parlera de son engagement qui l’a amenée en politique «pour faire avancer les choses». Nouvellement élue, elle se rappelle la difficulté à s’organiser, à rendre fonctionnel son bureau de comté puisqu’il n’y avait rien à l’Assemblée, en 1985, pour accueillir les nouveaux députés. Elle se remémore aussi le premier geste de solidarité entre les femmes députées des caucus libéral et péquiste, peu nombreuses à cette époque, à l’occasion du dépôt du projet de loi sur le patrimoine familial, puis celui sur la perception des pensions alimentaires. Comme ministre de la Sécurité du revenu et ministre responsable de la Condition féminine dans le cabinet Parizeau, son premier réflexe est de tenter de modifier la perception que la société a des assistés sociaux et de lutter contre la pauvreté des enfants. Elle parraine aussi un avant-projet de loi sur l’équité salariale. De plus, au cours de son entretien, Mme Blackburn se souvient de M. Jacques Parizeau comme d’un «chef d’état» et relate avec émotion la main qu’il a tendue à l’ex-premier ministre Robert Bourassa au lendemain de l’échec du lac Meech. Elle parlera également de la stratégie ayant mené au référendum de 1995 et le sentiment qui lui revient est «qu’on se battait avec des épées de bois et eux avec des épées de fer». Elle conclut sur sa perception de la fonction de député, l’importance des valeurs et tente une explication sur les réticences des femmes à se lancer en politique.
LA SÉRIE
Chacune des émissions «Mémoires de députés» donne la parole à un ancien parlementaire québécois, qui commente avec sensibilité et humour des épisodes mémorables de sa carrière. La série est entièrement réalisée par une équipe de l’Assemblée nationale, en collaboration avec le journaliste Gilles Morin, correspondant parlementaire à Québec durant plus de 30 ans, et avec l’Amicale des anciens parlementaires du Québec. Les émissions sont accessibles dans le site de l’Assemblée nationale à l’adresse www.assnat.qc.ca/memoires dès le lundi suivant leur première diffusion. Elles sont également diffusées en reprise sur les ondes du Canal de l’Assemblée au cours de la semaine.
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