LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - Le Mirabel

30/11/07

Permalink 13:13 pm, Marc Fradellin / Général, 622 mots  

Les monstres derrière le Net

Par France Poirier

«En cinq minutes sur un site de clavardage, les jeunes reçoivent des propositions d'ordre sexuel ou des offres pour se procurer de la drogue», a indiqué Robin Pouliot de la Sécurité publique de Saint-Jérôme et agent de relations communautaires.

Les policiers ont fait une expérience pour vérifier la véracité de cette affirmation. «Nous sommes allés sur un site de clavardage sous l'identité d'une jeune fille de 13 ans. En cinq minutes, on recevait des invitations à caractère sexuel et, en vingt minutes, l'individu fixait un rendez-vous auquel il s'est présenté. Il est tout aussi facile de se procurer de la drogue sur Internet. À une autre reprise, en se rendant sur un site de clavardage sur le Net, l'individu qui abordait celle qu'il croyait une jeune adolescente a ouvert sa webcam et il se masturbait à l'écran, après quelques minutes de discussion. Nous étions estomaqués. On en entendait parler, mais de voir à quel point c'est facile pour ce genre d'individus d'entrer en contact avec les jeunes, c'est effrayant», explique Robin Pouliot.

Les jeunes se croient invincibles
À l'adolescence, les jeunes pensent qu'ils sont invincibles. Il y a plus de dangers qui les guettent seuls devant leur ordinateur que dans la rue à jouer avec leurs amis. Environ 96 % des jeunes ont accès à Internet et tous font du clavardage où ils sont accessibles à des millions de personnes. Avant, les adolescents écrivaient leur journal intime et s'assuraient que personne ne mette la main dessus. Aujourd'hui, plusieurs écrivent leur journal intime sur des blogues tout en racontant leurs états d'âme et en donnant beaucoup d'informations personnelles. Les personnes malintentionnées étudient ces sites et vont discuter avec les plus vulnérables. «Je vis ce que tu vis et je te comprends.» De grandes discussions s'amorcent et ça peut prendre plusieurs mois avant qu'une rencontre ait lieu, le temps de bien installer la confiance. Certains peuvent se permettre d'être patients puisqu'ils amadouent plusieurs victimes en même temps.
Internet est un excellent outil de communication et d'informations, mais il faut l'utiliser avec prudence. «Si des jeunes reçoivent des invitations d'ordre sexuel ou des menaces sur le Net, il faut enregistrer la conversation ou l'imprimer et ne pas avoir peur d'en parler à un adulte. Le policier explique aussi qu'il ne faut jamais fournir des photos explicites même à son copain actuel parce que, si un jour la relation n'est plus la même, ces photos peuvent se retrouver sur le Net.

Rencontres préventives
C'est dans un but de prévention que les policiers communautaires et d'intervention jeunesse ont mis de l'avant le programme Vous NET pas seul. «Nous sommes heureux de présenter ce programme cette année afin que les élèves, les enseignants, intervenants scolaires, parents et autres soient informés des pièges associés à Internet», explique Robin Pouliot.
Pour cette année, les policiers visent à rencontrer les jeunes de première secondaire et si possible ceux de sixième année au primaire. «Il est prouvé que ce sont les jeunes de 12 et 13 ans qui sont les cibles des prédateurs sur le Net. À cet âge, ils sont plus influençables et nous souhaitons leur faire prendre conscience des dangers sur le Net», poursuit l'agent Pouliot.
De plus, des rencontres ont été organisées en soirée pour informer les parents et leur donner des conseils de sécurité et de surveillance. «Souvent lorsqu'un enfant est dans sa chambre devant son ordinateur, les parents le croient en sécurité plus qu'à l'extérieur à jouer dehors alors qu'il s'agit d'une fausse croyance», souligne M. Pouliot.



L'agent Robin Pouliot a vérifié ses affirmations sur des sites de clavardage. Photo gracieuseté

28/11/07

Melançon : menacé de disparaître

Par Marc Fradellin

Un conseiller municipal de la ville de Saint-Jérôme a soutenu que les jours de l'aréna Melançon seraient comptés. L'amphithéâtre serait remplacé par un complexe deux glaces, près de la polyvalente de Saint-Jérôme. Ce conseiller a affirmé qu'en raison de l'âge des arénas Jacques Locas et Melançon, on devrait se doter d'une nouvelle patinoire.

Le plan proposé serait de démolir Melançon, vendre les terrains à des promoteurs immobiliers et se servir de l'argent de la vente pour financer un complexe sportif de deux glaces. Un autre scénario serait aussi possible, toujours selon ce même conseiller, soit de mettre sur pied un partenariat public et privé, avec des investisseurs de la région.
Ce conseiller a affirmé qu'en raison de l'âge des arénas Jacques Locas et Melançon, on devrait se doter d'un nouvel amphithéâtre. Le plan proposé serait de démolir Melançon, vendre son terrain à des promoteurs immobiliers et se servir de l'argent de la vente pour financer un complexe sportif de deux glaces. Un autre scénario serait aussi possible, toujours selon ce même conseiller, soit un partenariat public et privé avec des investisseurs de la région.
Le maire de Saint-Jérôme Marc Gascon, par l'entremise de son directeur des communications, a nié catégoriquement que des projets de ce type étaient à l'étude. «Aucun projet ou scénario n'est présentement à l'étude chez nous. Nous allons présenter notre budget et notre plan d'immobilisation pour les trois prochaines années. Aucun argent ne sera attribué pour ces genres de scénarios», a confié Louis Parent.

Démolition annoncée
Pour sa part, Bill Hattem soutient que la position de la municipalité est de démolir l'aréna Melançon pour en construire un autre de 800 places. «Nous avons entendu parler d'une démolition du domicile des Panthères. Nous n'avons jamais caché que nous voulions investir dans un aréna. Nos relations avec la Ville, dans le dossier d'une nouvelle glace, sont bonnes. Même que nous espérons annoncer quelque chose en janvier.»
Le directeur des loisirs de Saint-Jérôme, Raymond Zizane, n'a pas nié que des discussions avaient eu lieu entre le clan Hattem, propriétaire des Panthères de Saint-Jérôme, et la Ville quant à l'érection d'un nouvel aréna. «Nous avons eu des discussions avec des investisseurs, dont la famille Hattem. Dans le cas des Hattem, nous leur avons fait part de nos besoins et la balle est désormais dans leur camp», a-t-il confié.
Pour le clan Hattem, le nouvel amphithéâtre devrait compter un minimum de 2000 places pour accommoder leur club de hockey junior AAA. «Un nouvel aréna près de la polyvalente de Saint-Jérôme et du centre Notre-Dame permettrait d'accueillir encore plus de personnes aux matchs des Panthères. Le manque de stationnement à l'aréna Melançon fait en sorte qu'il y a des gens qui restent à la maison», a ajouté Bill Hattem.
L'aréna Melançon a vu le jour en 1952. À l'époque, on donnait une espérance de vie d'une cinquantaine d'années à l'amphithéâtre. Cet automne, le problème au niveau des systèmes de refroidissement des arénas Locas et Melançon a relancé le débat quant à la nécessité de renouveler ces équipements sur le territoire de Saint-Jérôme.
On se rappellera qu'avant l'élection du gouvernement de Jean Charest, le ministre péquiste Richard Legendre était sur le point d'annoncer des investissements importants pour la construction d'un complexe multisport à Saint-Jérôme et que, dans le plan proposé, on y retrouvait un nouvel aréna.



Bill Hattem, copropriétaire des Panthères de Saint-Jérôme, est au fait que l'aréna Melançon pourrait être démoli dans un proche avenir. (Photo d'archives)

26/11/07

Permalink 15:17 pm, Marc Fradellin / Général, actualité municipale, 371 mots  

Les parents montent aux barricades

Par France Poirier

Près de 200 personnes ont manifesté devant les bureaux de la Commission scolaire Rivière-du-Nord afin de faire connaître leur mécontentement à l'administration et aux commissaires sur le déplacement des élèves.
Des représentants de divers secteurs sont venus faire entendre leur point de vue et tous s'accordent pour dire qu'ils ne veulent pas que les jeunes soient déménagés d'école pour sauvegarder leur sentiment d'appartenance et ainsi éviter le décrochage.
Ils étaient près de 200 parents et enfants à exprimer leur mécontentement, à l'extérieur. Puis, près d'une centaine de personnes se sont massées dans la salle du conseil des commissaires.
@st:Les parents réclament des écoles
@texte:Un groupe de parents de Prévost manifestaient pour faire valoir que leurs enfants devaient rester à l'école des Hauts-Sommets plutôt que d'aller à la Polyvalente puisque cette école, située à Lafontaine, devait être construite dans le secteur de Prévost.
Par ailleurs, les parents des jeunes de Lafontaine trouvent inacceptable que les marcheurs de l'école des Hauts-Sommets soient véhiculés dans des autobus vers la polyvalente au profit de ceux de Prévost qui voyagent déjà en autobus. «L'école est dans notre cour. Pourquoi envoyer nos jeunes ailleurs?», soutient Isabelle Morin, porte-parole pour les parents de l'école Sacré-Coeur.
D'autre part, des parents de Saint-Canut sont venus exprimer leur crainte face au manque de places dans les écoles primaires et le transport des petits vers Mirabel.
Au niveau de la Commission scolaire, on compose avec un problème de surpopulation et, avec l'ouverture de la nouvelle école à Mirabel, le déplacement de 844 élèves doit être fait, ce qui causera des changements dans plusieurs écoles. La Commission scolaire a été en consultation du 19 octobre au 23 novembre. «À la suite de l'étude des différents dossiers qui ont été déposés par les citoyens et par les conseils d'établissement, on devrait être en mesure de proposer notre plan d'action avant les fêtes», a souligné la directrice générale, Lise Allaire.



La salle du conseil des commissaires n'étaient pas assez grande pour accueillir tout le monde.(Photo CDM par Claude Cormier)

23/11/07

Permalink 11:48 am, Marc Fradellin / Général, Sports, 395 mots  

Les Titans s'en prennent aux partisans des Panthères

Par Marc Fradellin

Avec un peu plus de quatre minutes à faire au dernier 20, des joueurs des Titans de Trois-Rivières ont tenté de s'en prendre à des partisans des Panthères de Saint-Jérôme, y allant de coups de bâton dans les estrades, mercredi soir dernier à l'aréna Melançon.
Des objets auraient été lancés en direction du banc des Titans, provoquant la réplique des hockeyeurs de Trois-Rivières. L'entraîneur et le soigneur auraient aspergé d'eau les partisans des Panthères pour répliquer aux insultes provenant des estrades, obligeant l'intervention des membres de la sécurité des Panthères de Saint-Jérôme.
Pendant ce temps, le portier de Saint-Jérôme Shouma Geoffroy a répondu à l'invitation de son vis-à-vis et ils en sont venus aux coups sur la patinoire jérômienne.

Intervention policière
L'altercation a obligé la présence des policiers de Saint-Jérôme pour calmer les esprits. «Nous avons dépêché tous nos véhicules disponibles à l'aréna Melançon, après avoir été informés de la situation vers 21 h 45. Nos hommes ont été témoins d'échanges d'insultes entre joueurs, entraîneurs et partisans. Il semblerait qu'un soigneur de Trois-Rivières aurait été atteint d'une canette en plein visage et un joueur des Titans aurait tenté d'atteindre de son bâton des gens dans la foule», a relaté l'agent Robin Pouliot du service de police de Saint-Jérôme.
Pour le moment, aucune plainte n'a été portée, autant de la part des membres de l'organisation des Titans que du côté des spectateurs pris à partie dans le malheureux événement.
Pour sa part, le directeur-gérant et copropriétaire des Panthères entend faire en sorte que de tels événements ne se reproduisent plus. «Depuis quelques semaines, nous avons un groupe de jeunes partisans qui semble avoir du plaisir à insulter les équipes qui nous visitent. Nous allons faire en sorte d'éloigner ce groupe du banc adverse pour que ça ne se reproduise plus. Par contre, chaque équipe se doit de faire preuve de retenue dans de telles situations», a commenté Bill Hattem



Des hockeyeurs des Titans de Trois-Rivières ont tenté de s'en prendre aux partisans des Panthères de Saint-Jérôme dans les dernières minutes de la rencontre de mercredi dernier.(Photo Vincent Éthier)
Permalink 11:43 am, Marc Fradellin / Général, actualité municipale, 525 mots  

Ils rencontrent leur ange

Par France Poirier

Benoît Morin a eu de la veine, le 20 novembre dernier, lorsque son chemin a croisé celui de Marie-Blanche Boily, qui l'a sauvé d'une mort certaine.

L'homme de 30 ans a perdu le contrôle de son véhicule sport utilitaire et a heurté un autobus scolaire sur le chemin Val des Lacs à Sainte-Sophie. Seule la conductrice de l'autobus était à bord et elle n'a pas été blessée.
Le véhicule de Benoît Morin s'est retrouvé dans le fossé. Prisonnier de son auto qui était plongée par l'avant, le conducteur avait la tête dans l'eau et cherchait à se déprendre, mais il n'en avait pas la force à cause de ses nombreuses blessures.
C'est alors que Marie-Blanche Boily est arrivée sur les lieux. «Lorsque je me suis approchée, j'ai vu qu'il bougeait. J'ai paniqué parce que ma phobie est la noyade et je me disais, il ne faut pas qu'il se noie. Le seul moyen de l'atteindre était par la vitre arrière qui était fracassée. J'avais de l'eau jusqu'aux genoux. Je suis passée par la vitre et j'ai pu lui tenir la tête hors de l'eau. Je lui disais, on va s'en sortir, tiens le coup, les secours s'en viennent», a raconté avec émotion Mme Boily.

«Tout m'a dirigé vers l'accident»
«Ce matin-là, tout me retardait à la maison. J'ai barré la voiture avec les clés à l'intérieur, puis avec trente minutes de retard, j'ai quitté la maison. Je suis retournée parce que j'avais oublié quelque chose. En repartant, je suis arrivée sur les lieux de l'accident où j'étais passée cinq minutes plus tôt. Sans hésiter, je suis allée au secours de la victime», raconte Mme Boily.
«On ne fait pas ça pour les honneurs. J'ai réalisé l'ampleur de mon geste le lendemain matin quand j'ai parlé à sa mère. Elle m'appelait pour me remercier d'avoir sauvé son fils. Je me suis dit que j'aimerais que quelqu'un en fasse de même pour moi. J'ai trois enfants à peu près du même âge que Benoît et j'ai compris ce qu'elle a pu ressentir», souligne l'héroïne.

Une rencontre émouvante
C'est avec une certaine anxiété que Mme Boily se rendait à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme pour rencontrer celui qui lui devait la vie. Lorsqu'elle est entrée dans la chambre, la mère de Benoît, Diane Thiboutot, l'a accueillie à bras ouverts. Elle a dit à son fils : «Ton ange est ici». Tout de suite, l'héroïne s'est rendue au chevet de Benoît et, avec émotion, lui a raconté le fil des événements. Il ne se souvenait pratiquement de rien. Il n'avait pas de mots et était très heureux de rencontrer sa bienfaitrice. Pour Marie-Blanche Boily, cette rencontre était aussi très importante. «J'avais besoin de le voir, de savoir qu'il se portait mieux, ça m'a fait du bien», a-t-elle confié au journal à l'issue de la visite à l'hôpital.



Diane Thiboutot, la mère de la victime, était très heureuse de rencontrer Marie-Blanche Boily. (Photo CDM par Claude Cormier)

19/11/07

Permalink 13:18 pm, Marc Fradellin / actualité municipale, 351 mots  

Un soutien aux personnes atteintes d'hépatite C permet un traitement efficace

Par Caroline


Oeuvrant dans un milieu communautaire, dont la clinique Santé Amitié de Prévost, le Dr Jean Robert a mis sur pied un programme d'encadrement pour les patients atteints d'hépatite C, afin de les guérir efficacement de cette maladie qui, rappelons-le, se transmet au même titre que le VIH.

Considérant que l'hépatite C touche 60 000 personnes au Québec, soit 5 fois plus de gens atteints du VIH, et environ 700 sur le territoire de Saint-Jérôme et des environs, et que c'est l'une des premières causes du cancer du foie, il faut prendre conscience que cette maladie est bel et bien présente. «La bonne nouvelle est que l'hépatite C se traite et se guérit dans la grande majorité des cas», a mentionné le Dr Jean Robert, spécialiste en microbiologie, infectiologie et en santé.
Par sa méthodologie utilisée, ce dernier a participé à l'une des plus grandes études canadiennes chez des patients souffrant d'hépatite C, soit Prospective Optimal Weight-based dosing Response. Cette étude a d'ailleurs confirmé que les patients pouvaient être traités avec autant d'efficacité et de succès dans la collectivité qu'en milieu hospitalier universitaire. On évalue à 25 000 $ le montant annuel pour traiter l'hépatite C chez une personne. «Je reçois des personnes qui viennent d'aussi loin que Sorel sur la rive sud.»
Endroits ciblés
«Sans porter de préjugés, en grande majorité (95 à 98 %), les personnes atteintes sont marginalisées, c'est-à-dire toxicomanes, prisonniers, travailleuses du sexe», a précisé le docteur. Pour inciter davantage les personnes atteintes à se soigner, le Dr Robert a développé une relation de confiance avec ses patients leur laissant ainsi la liberté de choisir quand et comment ils souhaitaient être traités. «Je me sens très privilégié de pouvoir accompagner les patients atteints d'hépatite C dans leur traitement», a-t-il conclu.



Comme l'indique le Dr Robert, l'hépatite C est un virus qui se loge dans le foie et qui, s'il n'est pas traité à temps, peut se transformer en cancer du foie. (Photo journal Le Mirabel par Caroline Rioux)

16/11/07

Permalink 14:27 pm, Marc Fradellin / actualité municipale, 491 mots  

Dans l'attente d'un diagnostic

Par Caroline Rioux

Madeleine Roy vit dans l'angoisse depuis une semaine sachant que son mari, Laurent Baril, 49 ans, pourrait avoir contracté la bactérie C. difficile à l'Hôpital régional de Saint-Jérôme après avoir séjourné dans la même chambre qu'un patient qui était contaminé.
Dans les faits, selon la conjointe de M. Laurent Baril, le 10 novembre dernier, son mari est entré d'urgence à l'hôpital souffrant de symptômes semblables à ceux de la C. difficile (vomissements, diarrhées, crampes abdominales). Comme l'a confirmé l'hôpital à Mme Roy ainsi qu'au journal, l'établissement a fait un test à savoir si M. Baril avait bel et bien la C. difficile trois jours après son admission, soit le 13 novembre. «On peut connaître les résultats du test après 24 ou 48 heures», a mentionné Nathalie Nolin, au service des communications à l'Hôpital régional de Saint-Jérôme.
Cependant, au moment d'écrire ces lignes, le 16 novembre, Mme Roy ne savait toujours pas si son mari avait contracté vraiment la C. difficile. Alors que depuis les deux derniers jours, Mme Roy a passé son temps à l'hôpital pour rencontrer différents membres du personnel, dont une responsable de la protection des infections qui lui aurait mentionné que son mari présentait les anticorps dans son système, mais qu'il n'avait pas encore contracté la maladie, autrement dit, qu'il a 50 % de risque de la développer. M. Baril est toutefois en isolement et sa conjointe doit prendre des dispositifs nécessaires lorsqu'elle va le visiter, c'est-à-dire, le port de blouse et de gants.
La dame porte plainte
Il faut savoir que M. Baril a subi une opération pour un cancer à l'œsophage le 22 octobre dernier à l'Hôpital régional de Saint-Jérôme. Selon sa conjointe, c'est lors de son transfert des soins intensifs à la chambre 653 que son mari aurait contracté la bactérie puisque que l'autre patient était atteint de la C. difficile. Il aurait fallu trois demandes de la part de Mme Roy avant que l'on déplace enfin son mari dans une autre chambre. La dame a d'ailleurs porté plainte à l'hôpital, car elle déplore les moyens de prévention et le protocole de fonctionnement. Des membres du personnel infirmier auraient approuvé son geste.
Éric Goyer, médecin-conseil en maladie infectieuse à la direction de la santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides, affirme qu'il peut arriver parfois que deux patients, dont l'un n'a pas la bactérie, soient dans la même chambre. «À ce moment, on s'assure que le plan d'action soit suivi à la lettre pour qu'il n'y ait pas de contagion.» Pour sa part, même si l'hôpital ne veut plus commenter l'état de santé du patient étant donné que c'est confidentiel. Mme Nolin a déclaré : «Le protocole d'intervention a été respecté, et ce, même si advenant que M. Baril ait la bactérie».
Permalink 14:06 pm, Marc Fradellin / Général, 451 mots  

La tristesse envahit l'église de Saint-Hippolyte

Par France Poirier

C'est dans une ambiance de grande tristesse que les proches de Synthia Cousineau s'étaient réunis pour les funérailles de la jeune collégienne de 18 ans hier, en l'église de Saint-Hippolyte.
Synthia Cousineau est décédée accidentellement, le 8 novembre dernier, quand sa voiture est entrée en collision avec un autre véhicule sur le chemin des Hauteurs.
La petite église était bondée. De nombreux étudiants, parents, amis et membres de la communauté assistaient à la triste cérémonie présidée par le prêtre Jean Dion.
Un message d'espoir
Le prêtre a livré un beau message d'espoir aux nombreux fidèles présents. Il a rappelé que malgré toute l'incompréhension qu'un événement comme celui-là suscite, on doit garder espoir. «Même si son départ a été brutal, on ne doit pas chercher à savoir le comment et le pourquoi, mais seulement célébrer sa rencontre avec Dieu. On ne peut pas contrôler ces départs. Il faut se rappeler que dans la vie, certains partent jeunes alors que d' autres quittent plus vieux. Pour Dieu, ce n'est pas le nombre d'années qui comptent mais la valeur de ce qu'on en fait», a souligné le célébrant.
Plusieurs personnes nous ont témoigné de la joie de vivre de la jeune fille, de son plaisir à travailler dans le public et de sa passion pour ses études en technique de soins infirmiers. «Elle voulait tellement aider les gens avec sa future profession, un geste noble», nous a confié le prêtre à l'issue de la cérémonie.
Des jeunes qui travaillaient avec elles ont souligné combien elle était enjouée et qu'il était agréable de travailler avec elle. «Quand je rentrais au travail et que je voyais que Synthia était là, je savais qu'on aurait du plaisir à travailler. Elle aimait jouer des tours. Ça fait réfléchir, moi je viens d'avoir mon permis de conduire, on n'est pas à l'abri de ça», confiait Marc-Antoine Roy, un confrère de travail chez Bonichoix.
Rencontré sur le perron de l'église, le maire de Saint-Hippolyte, Gilles Rousseau, s'est dit attristé par ce tragique événement. Quand on est parent, on comprend que perdre un enfant est la pire chose qui puisse arriver. Je sympathise avec les membres de la famille. C'est toute la communauté qui est touchée par un événement comme celui-là», a confié celui-ci visiblement ému.



Le père Synthia, Gilles Cousineau était inconsolable à sa sortie de l'église.
(Photos CDM par Élaine Nicol)



Le maire de Saint-Hippolyte, Gilles Rousseau, s'est dit attristé par le décès tragique de la jeune fille.

12/11/07

Permalink 14:25 pm, Marc Fradellin / Général, 532 mots  

Trois ans d'attente

Par Caroline Rioux

Une mère et sa fille vivent un calvaire comme une centaine d'autres familles à Saint-Jérôme qui sont en attente de traitements spécialisés pour des jeunes ayant des problèmes du langage, appelés aussi la dysphasie.
Chantal Sylvain a commencé à consulter des spécialistes pour sa fille, Florence, âgée de près de 7 ans, atteinte de dysphasie dès l'âge de 2 ans et demi. Mais elle était trop jeune pour que l'on décèle ce type de handicap. «C'est alors que Florence a attendu 18 mois avant d'être évaluée pour que l'on constate qu'elle avait réellement besoin de soins spécialisés en trouble du langage», a témoigné sa mère.
Pendant un an, les spécialistes de l'Hôpital régional de Saint-Jérôme ont accepté de la suivre pour ensuite la diriger au Bouclier, un centre de réadaptation en déficience auditive, langagière, motrice, visuelle et physique, desservant les Laurentides et Lanaudière. «Faute de ressources et de personnel, Florence est sur une liste d'attente au Bouclier depuis février 2005 et elle attend toujours des traitements», a lancé Chantal.
Malgré son handicap
Florence va tout de même à l'école primaire régulière Dubois. Pour combien de temps? Le fait qu'elle soit consciente de son handicap, la jeune fille a développé des stratégies, par exemple, des gestes ou des mots simples qu'elle connaît pour se faire comprendre de ses camarades.
Après des évaluations de spécialistes soulignant que Florence avait un sérieux besoin d'avoir un suivi et considérant le temps d'attente pouvant aller jusqu'à 24 mois au Bouclier, Mme Sylvain se tourne vers le privé afin d'obtenir plus rapidement des traitements pour sa fille. «Les traitements sont dispendieux, soit 80 $ l'heure.
Malheureusement, ce n'est pas tous les gens qui peuvent se payer des soins en clinique privée», a-t-elle expliqué.

Le décompte est amorcé
La dysphasie est un trouble primaire du langage qui affecte tant les sphères expressives que réceptives. C'est pourquoi il est important d'agir rapidement lorsqu'un enfant présente ce genre de handicap. «Certes, ma fille accuse un retard au niveau de son apprentissage scolaire et dans son quotidien. Avec ce temps d'attente interminable au Bouclier, Florence est à la limite de se faire comprendre par les étrangers et je crains pour son avenir, car je ne sais pas quand j'aurai enfin les services nécessaires», a déclaré la mère.
Selon cette dernière, l'obtention de soins spécialisés pour Florence est d'autant plus urgente quand on sait qu'après l'âge de 8 ans, la progression est très lente, voire quasi nulle, et que les services offerts au Bouclier cessent après l'âge de 12 ans. «En aucun temps, je ne veux passer en avant de quelqu'un d'autre sur la liste d'attente, mais je veux tout simplement que ma fille soit prise en charge et dénoncer cette situation que bien des parents vivent aussi», a conclu Chantal.



La dysphasie est un trouble primaire du langage qui affecte tant les sphères expressives que réceptives. (Photo CDM par Élaine Nicol)

09/11/07

Permalink 11:02 am, Marc Fradellin / Général, 284 mots  

Une jeune étudiante perd la vie sur le chemin des Hauteurs

Par France Poirier

Une résidante de Saint-Hippolyte âgée de 18 ans a péri dans un accident de la route impliquant deux véhicules sur le chemin des hauteurs à l'intersection du Domaine de l'Érablière.
L'accident est survenu vers 7 h 30, alors que deux véhicules se sont frappés de plein fouet. Le véhicule de la jeune fille, une Suzuki Swift, s'est retrouvé à l'envers dans le fossé.
Très sérieusement blessée, la jeune fille a été secourue par des passants dont le répartiteur médical, Alain Labelle, qui se rendait à son travail. Avec l'aide de confrères ambulanciers et pompiers de Saint-Hippolyte, ils ont réussi à extirper la victime de son véhicule. Elle a été transportée à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme où malheureusement son décès a été constaté.
Le second conducteur, un homme de 64 ans de Pierrefonds, a aussi été conduit à l'hôpital pour des blessures mineures. Pour des raisons encore inconnues, la minifourgonnette que conduisait l'homme a percuté la Suzuki. «L'enquête est présentement en cours. Pour l'instant, on ne peut pas confirmer les causes exactes de l'accident. Les policiers de la Régie intermunicipale de la Rivière-du-Nord, en collaboration avec des spécialistes de la Sûreté du Québec en scène d'accidents, enquêtent sur les circonstances du drame», souligne Aldé Pelletier de la police de Rivière-du-Nord.
La route 333 a été fermée à la circulation entre 7 h 30 et 13 h 45, le temps de faire l'enquête. Au moment d'écrire ces lignes, l'identité de la victime n'était pas encore divulguée.



L'impact a été fatal pour une jeune étudiante de 18 ans. (Photo CDM par Élaine Nicol)

05/11/07

Permalink 10:22 am, Marc Fradellin / Général, actualité municipale, 511 mots  

Ils doivent vendre leur maison pour le bonheur de leurs enfants

Par France Poirier

Même à proximité de l'école primaire, des familles sont contraintes de vendre leur résidence pour éviter que leurs enfants se rendent à l'école à St-Janvier à 45 minutes d'autobus de chez eux.
«C'est pour nous impensable qu'un petit de maternelle quitte la maison à 7 h le matin pour revenir vers 16 h quand il y a une école à proximité», explique Annie Gagnon, maman d'un garçon de 4 ans et d'une petite puce de 18 mois.
«Nous demeurions dans le secteur de l'école Sainte-Anne à St-Canut puis nous avons décidé de vendre pour nous installer dans le nouveau développement en 2003 dans le secteur de l'école La Volière, école que devaient fréquenter les enfants de ce secteur. Nous avons emménagé en novembre 2005. Puis en septembre 2006, on apprenait que la Commission scolaire voulait déplacer des élèves à l'école de St-Janvier. Les parents se sont mobilisés et ont obtenu gain de cause pour ceux qui fréquentaient déjà l'école ou qui avaient un frère ou une soeur plus âgés déjà à l'école. Pour les nouveaux, ils devaient aller à St-Janvier», explique madame Gagnon. Elle ajoute que d'autres familles pensent aussi à vendre à cause de cette problématique. D'ailleurs, Le Mirabel a rencontré une autre famille qui s'apprêtait à mettre aussi sa maison à vendre.

Remplir toutes les écoles
À la Commission scolaire, on nous a répondu que l'obligation du ministre de l'Éducation était de permettre à tous les enfants d'avoir accès à l'école à l'intérieur de son territoire. «Il n'y aura pas de construction d'école s'il reste des places à combler dans certaines écoles», expliquait Claude Pouliot.
Pour le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, «la situation est complètement ridicule, ça n'a pas de bon sens, les Commissions scolaires ne respectent pas les milieux de vie des enfants. Il n'y a rien à faire avec ce monde-là. La Ville de Mirabel a demandé à la Commission scolaire Rivière-du-Nord de bouger dans le dossier. Quand des écoles sont vides, il ne faut pas avoir peur de les fermer pour en faire autre chose, mais il faut en ouvrir où il y a un besoin. Les Ministères ne suivent pas le développement. Ça fait cinq ans qu'on voit venir ce problème démographique. Les Commissions scolaires sont incapables de s'adapter, elles manquent de planification et de vision», conclut le maire de Mirabel.
De son côté, le député adéquiste de Mirabel, François Desrochers, critique en matière d'éducation, soutient que, depuis l'an passé, certaines actions ont été entamées avec les parents pour aller aux sources. «C'est évident que notre comté cause un problème à cause de sa croissance démographique. D'ici la fin du mois, je dois rencontrer la direction de la Commission scolaire afin d'évaluer différentes pistes de solution, comme l'agrandissement de certaines écoles», souligne le député.



Certains parents préfèrent vendre puisque leurs enfants ne peuvent fréquenter l'école du quartier et doivent voyager 45 minutes en autobus. (Photo CDM par Élaine Nicole)

02/11/07

Permalink 10:17 am, Marc Fradellin / Général, culture, 428 mots  

Kim termine son aventure à Occupation double

Par France Poirier

Après sept semaines à Occupation double, la coiffeuse jéromienne, Kim, a retrouvé sa vie lundi dernier.
«Pour moi, ça c'est la vraie vie, la famille et les amis, je suis contente de tous les retrouver», a confié Kim à son arrivée à la maison où plus d'une soixantaine de personnes l'ont accueillie à son retour.
La jeune femme de 24 ans assure ne pas sortir de cette expérience avec amertume, mais se dit plutôt déçue. «J'ai eu de très belles conversations avec les filles et aussi avec les gars, lors d'activités, mais lorsque j'ai regardé les émissions, ça m'a déçue. On a montré mes pires moments. J'ai eu une journée plus difficile et j'ai pleuré et on a diffusé cet extrait, alors que d'autres filles pleurent tous les jours et on n'a jamais vu ces moments. Ça dépend quel rôle la production désire te donner, soutient Kim. Le fait d'avoir eu à jouer l'espionne au début, m'a tenue à l'écart des autres durant les trois premiers jours. Il m'a fallu faire ma place.» Elle raconte avoir eu de bons moments à Occupation double. «J'ai fait le clown en faisant rire les filles, je me suis beaucoup amusée, mais on n'a montré que le côté sérieux de moi», explique Kim. «Comme mère, j'ai trouvé ça difficile de ne pas pouvoir l'aider et la soutenir lorsqu'elle était dans l'aventure parce que nous sommes habituellement très proches», souligne la mère de Kim.

La frustration de Carl
Sur plusieurs tribunes, le dernier candidat sorti chez les gars, Carl, a fait mention que Kim était responsable de son élimination. «Je ne sais pas pourquoi il dit ça, puisque des cinq filles, quatre ont choisi de l'éliminer. Ça a été le choix le plus facile de tous les soupers. Plusieurs filles ont émis leurs opinions, mais ce sont mes paroles qui sont ressorties lors de l'émission, encore là ce sont les choix du montage.»
«C'est tout de même un beau défi, il faut assumer ses choix et ce que l'on fait dans la vie, je n'ai pas de regret. Par contre, à l'issue de cette aventure, je ne peux pas dire que ça m'a apporté beaucoup, mais c'est une expérience de vie qui s'ajoute. J'ai comme ligne de pensée que, dans la vie, rien n'arrive pour rien et que les choses ont l'importance qu'on leur donne», conclut Kim.



Kim d'Occupation double a quitté l'aventure la semaine dernière.
(Photo CDM par Claude Cormier)

01/11/07

Permalink 18:11 pm, Marc Fradellin / Général, 351 mots  

Claude Blais démissionne

Le directeur général du Centre de santé et de services sociaux de Saint-Jérôme prend sa retraite

(C.R.)Le directeur général du Centre de santé et de services sociaux de Saint-Jérôme, Claude Blais, a annoncé dernièrement qu'il quittera ses fonctions le 4 janvier prochain pour prendre sa retraite.
L'annonce a été faite lors de la séance régulière du conseil d'administration qui a eu lieu le 31 octobre. «Je quitte mes fonctions pour prendre ma retraite. J'ai besoin de retrouver un meilleur équilibre dans ma vie personnelle. Cela dit, je fais un travail qui me plaît énormément, mais qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour réaliser autre chose», a précisé M. Blais.
Ce dernier assumait le rôle de directeur général du CSSS de Saint-Jérôme depuis janvier 2005. Les membres du conseil d'administration ainsi que les cadres et le personnel de l'organisation ont reçu cette nouvelle avec tristesse. Ils ont toutefois tenu à remercier le directeur général pour le travail accompli au cours des trois dernières années.

Son remplacement
Le directeur général a, entre autres, contribué au succès de la fusion du centre hospitalier, du CLSC et des centres d'hébergement en un centre de santé et de services sociaux, amorcée en 2004. Pour sa part, Me Gaétan Ruel, président du conseil d'administration du CSSS de Saint-Jérôme, a mentionné qu'il s'agissait d'une grande perte pour le CSSS et a souligné les grandes compétences, la rigueur, le leadership et surtout les qualités humaines de M. Blais.
Les démarches visant à pourvoir au remplacement de M. Blais sont déjà entreprises auprès du ministre de la Santé et des Services sociaux afin d'obtenir l'autorisation d'ouvrir le concours de manière à combler, dans les meilleurs délais, le poste qui deviendra ainsi vacant.



Claude Blais a annoncé récemment son départ à titre de directeur général du Centre de santé et de services sociaux de Saint-Jérôme. (Photo archives)

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