28/09/07Pour Valuev, perdre n'est pas une option
Bergeron veut surprendre le géant russe chez les lourds
Par Marc Fradellin Au cours des derniers jours, les déclarations ont fusé entre le poids lourd Jean-François Bergeron (27-0-0, dont 19 K.-O.) et le champion du monde déchu Nikolai Valuev (46-1-0, dont 34 K.-O.). Du côté du Russe, la défaite n'est pas une option et du côté de Bergeron, on assure que si le K.-O. est possible, il ne manquera pas son occasion. Le prochain face-à-face des deux colosses est ce soir, dans le ring d'Oldenburg, en Allemagne. Bergeron concède six pouces de hauteur au géant Valuev, ainsi que 100 livres. À compter de 22 h 30, au réseau TVA, on pourra assister au plus important combat de la carrière de JF. (Photos gracieuseté) Valuev s'est adressé aux médias allemands en déclarant que son combat contre Bergeron était une excellente occasion de franchir une nouvelle étape pour l'obtention du titre mondial des lourds de la WBA. Il a aussi déclaré qu'avec son nouvel entraîneur, Alexander Zimin, il a modifié, de façon significative, son entraînement pour ne pas perdre une seconde fois en carrière. En entrevue, lors de son entraînement public en Allemagne, le champion NABA a déclaré que «tout est possible dans la boxe. Je me suis entraîné comme jamais auparavant. Je suis dans une forme splendide et je suis prêt à me battre pour 12 rounds avec énergie». Jean-François Bergeron, à l'entraînement avec son entraîneur Pierre Bouchard, muni de ses bottes pour imiter la taille du géant russe dans le ring. «Si JF remporte ce combat, je peux vous assurer que mes bottes vont être à vendre sur eBay», a déclaré Pierre Bouchard. 26/09/07Sa meilleure course en carrière aux États-Unis
Par Marc Fradellin
Le pilote d'endurocross originaire de Saint-Jérôme, Guy Giroux, a réalisé la performance de sa vie avec le huitième rang, lors du championnat national de Unadilla présenté dans le sud des Etats-Unis dimanche dernier. «Cette épreuve est le championnat national des Américains et le plus gros du genre au niveau de la participation. Plus de 2000 quatre roues et motocross étaient sur le parcours, pour l'une ou l'autre des compétitions présentées», a commenté Guy Giroux qui a réussi à se hisser au huitième rang, après trois heures et 16 minutes de compétition. Le départ de la course a été endiablé et le porte-étendard des couleurs de FLM Suzuki Saint-Jérôme s'est retrouvé au 17e rang, au terme du premier tour. «Les gars ont ouvert leur machine a fond. Le rythme était fou dès le départ. J'étais un peu en colère de ne pas pouvoir suivre la cadence, mais je me suis concentré sur la mienne, sachant que la course allait être longue», a relaté Giroux. À chacun des tours, Giroux a repris du terrain pour atteindre le top 10 après son second arrêt aux puits. Dans l'heure de compétition qui a suivi, il a été capable de dépasser deux autres compétiteurs pour atteindre le huitième rang au fil d'arrivée. C'est l'excellente forme physique du pilote, champion provincial, qui lui a permis de connaître autant de succès. «J'avais des doutes avant la compétition. Je suis habitué de compétitionner pendant environ deux heures et demie. Au Québec, c'est moi qui impose le rythme. À cette compétition, je subissais le rythme des autres. Par contre, plus la compétition avançait, plus je me sentais en forme, ce qui était des plus encourageant», a-t-il confirmé. «L'Équipe Suzuki est très fière des performances de son pilote. Ses performances au niveau national, au Championnat du monde d'enduro, ainsi que ce top 10 à la plus importante compétition américaine nous rendent des plus heureux», pouvait-on lire dans une dépêche officielle de Suzuki Canada. ![]() Le champion de la FMSQ Guy Giroux, au guidon de sa RM-Z250F. (Photo gracieuseté) 25/09/07«Les aînés sont inquiêts»
- Marguerite Blais
Par Caroline Rioux Après avoir fait la visite de dix-sept régions au Québec, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, de passage à Saint-Jérôme, a remarqué que les aînés étaient pour le moins inquiets par rapport à leur avenir. En effet, ils étaient nombreux à être venus témoigner de leur condition, mardi dernier, à l'Hôtel de région dans le cadre de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés qui se terminera le 26 octobre prochain. «L'inquiétude et l'insécurité se fait sentir, entre autres, au niveau de l'accessibilité des services offerts en santé», a affirmé la ministre Marguerite Blais. Selon cette dernière, les aînés en ont gros sur le cœur. «Il faut se responsabiliser soi-même. Les élus locaux ont aussi un rôle à jouer auprès des aînés», a-t-elle mentionné. La ministre croit qu'il faut être à l'écoute de cette clientèle pour développer une vision plus large. «Dans les régions très éloignées, j'ai remarqué que les gens ont moins de ressources mais sont souvent plus créatifs», remarque-t-elle. Avec eux depuis longtemps À la question: «Est-ce que la situation des aînés vous inquiète?», la ministre a répondu que les conditions et les préoccupations des aînés la touche depuis 1979, au moment où elle faisait des chroniques sur les aînés. Elle se dit privilégiée d'avoir été élue ministre responsable des Aînés, car elle se sent à l'aise avec eux. Par ailleurs, la population des Laurentides est invitée à venir souligner la journée internationale des aînés, le dimanche 30 septembre, de 10h à 15h, à la Polyvalente Lavigne, à Lachute. À cette occasion, Marguerite Blais présentera une conférence sur le thème La force de l'âge, c'est de vivre son âge. ![]() Accompagnée de Réjean Hébert, médecin gériatre et enseignant au Département de médecine de famille de l'Université de Sherbrooke, et de Sheila Goldbloom, ancienne enseignante de l'École de travail social de l'Université McGill, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, était de passage à Saint-Jérôme mardi dernier, dans le cadre de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés. (Photo CDM par Claude Cormier) 24/09/07Violence dans les écoles : le personnel épuisé
Par France Poirier
Coups de pied, morsures, bousculades, agressions verbales, intimidation, attaque avec des objets, ce sont toutes des réalités auxquelles sont confrontés les techniciens en éducation spécialisée et le personnel dans les écoles de la région. Gilbert Grenier, technicien en éducation spécialisée (TES) à l'école Saint-Stanislas de Saint-Jérôme, dénonce la violence dont est très souvent victime le personnel dans les écoles. Il est vice-président du Syndicat du personnel de soutien en éducation de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord. «J'ai moi-même été poussé par un jeune de 15 ans en troubles de comportement. À une autre reprise, avec un confrère, on a dû maîtriser un jeune de 5e année ayant le syndrome de Gilles de la Tourette. Puis, un confrère s'est fait lancer une chaise par un élève de deuxième secondaire. Ce ne sont que des exemples d'événements subis par notre personnel», explique Gilbert Grenier. «Comme technicien en éducation spécialisée, nous travaillons avec une clientèle en difficulté d'apprentissage, troubles de comportement, déficience, etc. Un TES peut avoir une clientèle potentielle de 650 jeunes, ce qui est le cas par exemple à la Polyvalente Saint-Jérôme. L'an dernier, tous les techniciens à la polyvalente étaient au bord de l'épuisement professionnel», affirme Gilbert Grenier. Budget 7 fois plus élevé en 5 ans Du côté de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, Marc St-Pierre, directeur général adjoint, affirme que pour la commission scolaire, «les techniciens en éducation spécialisée sont une ressource importante et, depuis cinq ans, nous avons injecté sept fois plus d'argent en éducation spécialisée, outre les indexations salariales». «À la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, notre ratio d'éducateurs spécialisés est de 4,58 éducateurs pour 1000 élèves alors que dans l'ensemble du réseau de l'éducation, on en compte 3,30 pour 1000 élèves, ajoute M. Saint-Pierre. Nous sommes conscients que les besoins sont illimités, mais les ressources sont limitées même dans le contexte où l'on embauche plus d'éducateurs spécialisés que les autres commissions scolaires.» Manque de temps pour la prévention «On croit en notre travail, on sait qu'on peut aider les jeunes mais c'est difficile à 25 heures par semaine. On éteint les feux à mesure que les crises surviennent et il y a peu ou pas de disponibilité pour faire de la prévention. Avec plus de prévention, on serait définitivement plus efficaces», estime Gilbert Grenier. La commission scolaire soutient que beaucoup d'améliorations ont été apportées. «Dans toutes nos écoles, c'est tolérance zéro et on travaille en partenariat avec la police de Saint-Jérôme. Il y a un policier éducateur dans chaque école et des plans d'intervention sont mis de l'avant dès que quelqu'un subit toute forme de violence», soutient Marc Saint-Pierre. 21/09/07Un pari la mène à Occupation double
Par France Poirier
Kim, 24 ans de Saint-Jérôme, a relevé le défi d'un confrère de travail au Salon Claudio et s'est présentée aux auditions d'Occupation double. Elle a été choisie. lon Claudio depuis l'âge de 14 ans, elle y était assistante au début. Sa mère est réceptionniste au salon depuis 20 ans. «Kim est une fille déterminée et intense. Elle a une belle force et c'est une belle personne. Je suis certaine qu'elle va bien figurer. Je lui souhaite de réaliser son rêve et d'aller jusqu'au bout», souligne sa mère Line Murray. Un pari Célibataire depuis 2 ans et demi, la belle blonde a relevé le défi lancé par son confrère Alex. «Il y a 18 mois, j'avais dit à Kim: Si tu es toujours célibataire dans un an, tu t'inscris à Occupation double. Et elle l'a fait», raconte Alex. D'après ses confrères et consoeurs de travail, Kim pourrait aller loin dans l'aventure parce que c'est une fille authentique. «Elle aime l'aventure, les sports extrêmes. Pour elle, Occupation double, c'est l'expérience avant l'amour et si l'amour se présente, ce sera tant mieux», explique Alex. L'équipe du Salon Claudio appuie Kim dans cette expérience et compte bien la suivre tout au long de l'émission. «En fin de semaine, nous sommes en congrès et nous allons nous réunir pour écouter l'émission. Nous allons lui envoyer le plein d'énergie», explique l'une des coiffeuses. Avant d'être coiffeuse, Kim a étudié en langues à l'Université de Concordia, puis a suivi un cours en massothérapie. Elle a ensuite pris un cours de coiffure, domaine dans lequel elle a baigné depuis son adolescence. ![]() L'équipe du Salon Claudio appuie Kim. À l'avant-plan, le coiffeur Alex qui tient une photo de Kim, la mère de la concurrente, Line Murray et Claudio propriétaire du Salon. (Photo journal le Mirabel par France Poirier) 18/09/07Le suicide d'un fils, dix ans après
Par Caroline Rioux
Le 23 février 2008, il se sera passé dix ans depuis que Yves Paquette, un résidant de Sainte-Sophie, a perdu son fils Luc, qui s'est suicidé. Il était âgé de 29 ans. «Ça fait bientôt dix ans et c'est comme si c'était hier», lance d'un ton émouvant Yves Paquette, ancien agent correctionnel du Centre de détention de Saint-Jérôme. Luc était revenu à la maison familiale depuis deux ans à la suite d'une séparation. Il avait perdu sa fille, âgée de 33 mois, atteinte de trisomie. Il était aussi père de deux autres enfants qui ont aujourd'hui respectivement 13 et 15 ans. «On savait qu'il avait une tendance suicidaire puisqu'à l'âge de 16 ans, il a fait une tentative. Des professionnels étaient intervenus et Luc s'en était sorti. On le surveillait beaucoup, mais ce n'est pas évident de déceler les signes et encore moins de dire à quelqu'un qu'il a besoin d'aide. On a essayé de le soutenir autant qu'on a pu. Malheureusement, l'inévitable s'est produit», raconte le père. «Je vous aime» Le jour du suicide, Luc avait laissé un message à sa famille, écrit en rouge sur une serviette de table, «Je vous aime». «Quand on a appris la nouvelle, c'était comme si on vivait dans l'irréel. Je ne veux pas que personne vit ça», témoigne-t-il. Pendant six mois, tous les membres de la famille ont souffert. C'est à ce moment que ceux-ci ont fait appel au Faubourg afin de surmonter cette épreuve pénible. «Sans eux, c'est impossible d'y arriver. Cela a sauvé notre couple. Ma femme a vécu cette épreuve difficilement puisqu'il était souvent avec elle», confie-t-il. Message à retenir «Il ne faut pas attendre pour aller chercher du soutien. Les hommes sont souvent gênés de recevoir de l'aide. C'est la santé mentale et physique qui en dépendent», souligne le père. M. Paquette croit qu'il faut en parler, même si le suicide est encore un sujet tabou aujourd'hui. Par son témoignage, il désire aider d'autres gens qui vivent ou qui ont vécu la perte d'un être cher par suicide. «Si je peux sauver la vie de quelqu'un, alors tant mieux. C'est ce que je souhaite en m'impliquant auprès du Faubourg», s'exclame-t-il. M. Paquette est président du conseil d'administration de l'organisme depuis six ans. Ce dernier tient à remercier et à souligner le courage des policiers qui ont souvent la tâche ingrate d'annoncer la nouvelle aux proches. ![]() «Il y a des journées où je suis capable d'en parler. Il y en d'autres où c'est plus difficile», confie Yves Paquette. (Photo Journal le Mirabel par Marc Fradellin) 17/09/07Bergeron a rendez-vous avec Vidéotron et TVA
Face à Valuev le 29 septembre en Allemagne
Par Marc Fradellin Le poids lourd Jean-François Bergeron (24-0-0, 15 K.-O.) n'est plus qu'à deux semaines de relever le défi de sa vie, lui qui combattera contre le champion du monde déchu de la WBA, Nikolai Valuev (46-1-0, 34 K.-O.). Le Jérômien pourra compter sur un appui de taille, soit le groupe TVA et Vidéotron. «C'est autant une bonne nouvelle pour moi que pour le groupe InterBox. Grâce à la diffusion du combat d'Adrian Diaconu, de Lucian Bute et le mien, nous allons pouvoir rejoindre des gens qui ne sont pas nécessairement des amateurs naturels du noble art», a commenté JF. Présentement dans les derniers milles de sa préparation pour son combat contre le géant russe de sept pieds, Bergeron se dit dans une excellente forme physique. «Il me reste encore quelques entraînements fort intenses à franchir, avant de poursuivre sur le plan stratégique dans le ring. Je vais être prêt à donner 12 rounds de qualité contre le Russe», a ajouté Bergeron. C'est le 22 septembre que le poids lourd va prendre la direction de l'Allemagne, afin de s'habituer au décalage horaire entre ce pays et le Québec. «Je connais bien ça. Quand j'ai été combattre en Roumanie il y a quelques années, tout s'était bien passé. Rendu en Allemagne, des entraînements sont prévus aux mêmes heures que le combat, pour vraiment me permettre de m'adapter», explique le boxeur. Partout en province Le combat de Bergeron, ainsi que celui d'Adrian Diaconu pour le Championnat du monde des mi-lourds de la WBC, le 29 septembre, et de Lucian Bute pour le titre mondial des super-moyens de l'IBF, le 19 octobre, seront diffusés sur les ondes du Réseau TVA, dans les restaurants La Cage aux sports du Québec, rediffusés sur la Vidéo sur demande d'illico télé numérique et en diffusion simultanée sur les sites Internet tva.canoe.ca et sur videotron.com. «Une telle association avec le Groupe TVA est bonne pour le monde de la boxe, pour notre organisation et pour le télédiffuseur. Grâce à une telle visibilité, nous allons pouvoir rentrer dans bien des maisons de la province. Quand j'ai combattu en Allemagne, ce sont 1,7 million d'amateurs qui étaient rivés au petit écran pour l'occasion», a confié au Mirabel le président d'InterBox, Éric Lucas. ![]() Jean-François Bergeron (24-0-0, 15 K.-O.) en préparation du combat de sa vie contre le Russe Nikolai Valuev (46-1-0, 34 K.-O.). (Photo gracieuseté) 14/09/07Stéphanie Valois décroche un rôle dans un film américain
Par Marc Fradellin
L'athlète de Saint-Jérôme qui s'est fait connaître par ses prouesses en patinage artistique sur les scène nationale et internationale, Stéphanie Valois, a décroché un rôle au cinéma pour incarner une patineuse de calibre mondial dans la production américaine Cutting Edge III. «Ce qui m'arrive présentement va au-delà de toutes mes attentes. J'étudie présentement en communications à l'université et je me serais contentée d'annoncer la météo à la télévision un jour. Ce qui m'arrive est un rêve et je suis sur un nuage», a expliqué Stéphanie Valois. Au début, elle auditionnait seulement pour assurer la doublure des acteurs qui ne savaient pas patiner. L'entraîneur de la Jérômienne avait entendu parler qu'on offrait des auditions à Montréal pour ce film. De doublure à un rôle parlé «À la fin août, j'ai passé une première audition pour simplement doubler une actrice sur glace. Trois jours plus tard, on m'offrait une audition pour un rôle parlé, à ma grande surprise.» Elle s'est présentée aux auditions avec aucune attente et a côtoyé plusieurs comédiennes professionnelles qui convoitaient le rôle. À sa grande surprise, on lui a confié un rôle important dans Cutting Edge III. Stéphanie Valois incarne Cindy Hallas, une patineuse en couple faisant partie de l'élite internationale. «Je joue le rôle d'une méchante qui ne veut pas laisser de chances au couple et héros du film. Le point culminant de l'histoire est le Championnat du monde présenté à Paris. L'histoire tourne autour d'un patineur qui doit se trouver une nouvelle partenaire et c'est au sein d'une équipe de hockey féminin qu'il fait la rencontre de la patineuse recherchée», a-t-elle confié. Elle avoue que de prendre part à une production américaine est exigeant. «Une journée de tournage peut durer 14 heures. On peut reprendre une scène une vingtaine de fois pour qu'elle soit au goût des producteurs. Le tournage se terminera vers la fin septembre», ajoute la nouvelle actrice. Ce film produit par MGM devrait être porté à l'écran au printemps. ![]() Stéphanie Valois, qui patine pour le Club de patinage artistique de Saint-Jérôme, interprétera une athlète de calibre mondial dans Cutting Edge III. 11/09/07La qualité des services en santé reconnue
Par Caroline Rioux
Le réseau de la santé sur le territoire jérômien a vu récemment la qualité de ses services reconnue en recevant la mention d'établissement agréé par le Conseil canadien d'agrément des services de la santé. Même si elle existe depuis longtemps, c'est seulement depuis trois ans environ que tous les hôpitaux au Québec doivent se soumettre à une démarche d'obligation d'agrément. Chose qui était facultative auparavant. Pour les établissements en santé de la région, cette façon de faire n'est cependant pas nouvelle. «Depuis sa fondation en 1950, l'Hôpital régional de Saint-Jérôme s'est toujours, sur une base volontaire, astreint à cette démarche», a précisé M. Gaétan Ruel, président du conseil d'administration de l'hôpital. Un processus ardu C'est pourquoi, ce n'est pas la première fois que l'hôpital obtient une telle mention. Il faut comprendre que cette reconnaissance a été octroyée à la suite d'un long processus portant sur les normes de qualité en matière de services : auto-évaluation des différents secteurs dans l'établissement, proposition d'un plan d'action et visite des lieux par une équipe de professionnels du milieu de la santé. «Nous sommes fiers d'avoir reçu ce statut d'établissement agréé pour une durée de trois ans, surtout quand on sait que ce ne sont pas tous les établissements qui peuvent l'obtenir», a mentionné M. Claude Blais, directeur général de l'hôpital. Au centre des préoccupations Malgré un manque de médecins et un temps d'attente à l'urgence relativement long, le centre des préoccupations du personnel de l'hôpital (2800 employés) est l'amélioration de la qualité des soins et services offerts à la clientèle. «Nous avons déjà certaines pistes d'amélioration qui figurent au plan de recommandation», a fait savoir le directeur. ![]() Gaétan Ruel et Claude Blais montrant fièrement le certificat d'établissement agréé qu'a reçu récemment l'Hôpital régional de Saint-Jérôme. 07/09/07Haute surveillance dans les zones scolaires
Par Nathalie Nolin
La police de Saint-Jérôme est passée en mode offensive depuis la rentrée scolaire, mardi dernier, afin de faire respecter la limite de vitesse des automobilistes qui circulent près des écoles. Ils sont plus de 14 000 jeunes étudiants à déambuler dans les rues de Saint-Jérôme depuis le 4 septembre. À la suite de plaintes provenant des brigadiers, des directions d'école et des chauffeurs d'autobus, la police de Saint-Jérôme en collaboration avec les autobus Transcobec, un des transporteurs scolaires de la région, a monté une campagne de sensibilisation. «Quand on voit ce qui est arrivé aux jeunes filles à Mirabel récemment, ça fait réfléchir. Les écoliers circulent à pied et un accident est vite arrivé, explique Robin Pouliot, agent des relations communautaires et policier à Saint-Jérôme. Cette année, nous voulons rappeler aux automobilistes que la limite de vitesse est de 30 km/h dans une zone scolaire.» Pour développer le réflexe chez les conducteurs de relâcher la pédale à gaz quand ils entrent dans une zone scolaire, un autobus scolaire muni d'une banderole affublée du slogan Ralentissez, notre vie n'a pas de prix sera stationné aux abords des écoles. «Notre présence policière est augmentée et on va être très sévère. On ne peut pas être tolérant pour ça», a ajouté Pierre Bourgeois, directeur du Service de police. Dès le premier avant-midi, le 4 septembre, une vingtaine de contraventions ont été données. L'autobus de prévention est déplacé autour des 17 écoles primaires et des 5 écoles secondaires de la région. «La plupart des contrevenants, ce sont les parents. On rappelle que les billets d'infraction coûtent de 200 $ à 300 $ et que dépasser un autobus scolaire arrêté peut vous faire perdre 9 points d'inaptitude», précise M. Pouliot. L'an dernier, aucun incident n'a eu lieu dans une zone scolaire du territoire et cette campagne vise à maintenir ces mêmes résultats pour l'année scolaire qui commence. La campagne durera jusqu'au 21 septembre. ![]() Les policiers de Saint-Jérôme, en collaboration avec la Ville et les autobus Transcobec, ont entrepris une campagne de sensibilisation auprès des automobilistes pour protéger les écoliers qui circulent à pied. (Photo CDM par Élaine Nicol) 06/09/07Première au monde en kata musical
Surprise pour la Jérômienne Tina Lepage
Par Marc Fradellin La Jérômienne Tina Lepage vient tout juste de décrocher les médailles d'or et d'argent des derniers Championnats du monde de karaté kempo dans les disciplines du kata musical et du kata traditionnel présentés en Allemagne. «Je ne m'attendais pas à décrocher l'or en kata musical. Par contre, après les rondes des qualifications, j'étais classée seconde, ce qui m'assurait de décrocher l'or ou l'argent, avant même la finale», a commenté la Jéromienne de 18 ans. Elle avoue qu'elle avait entrepris cette compétition avec le but de s'amuser et de faire tout un spectacle pour la galerie. «Voilà un bel exemple qui prouve que, du moment qu'on s'amuse, les performances suivent.» En kata traditionnel, elle a aussi bien fait qu'aux mondiaux présentés en Espagne en 2006. «Tout en étant heureuse d'avoir terminé au second rang de la compétition, je ne suis pas complètement satisfaite. L'an passé, c'était la meilleure qui avait été sacrée championne. Cette fois, j'ai l'impression que j'aurais pu faire mieux que la médaillée d'or», a-t-elle soutenu. Selon son père Denis Lepage, Tina a une principale qualité à titre d'athlète. «Tina réussit à dépasser son talent en travaillant constamment pour améliorer tout ce qu'elle fait en karaté. C'est la principale force qui lui permet de connaître du succès en compétition», a-t-il relaté. Parcours vers les mondiaux C'est lors des derniers Championnats canadiens de karaté kempo que Tina Lepage a confirmé sa présence aux mondiaux d'Allemagne. Lors de la compétition de mai, présentée en Ontario, elle avait remporté deux fois la médaille d'argent dans ses deux spécialités. Cette athlète, qui s'entraîne sous la gouverne de Pierre Saulnier, septième dan, se consacre désormais à temps plein à son art. Quand elle n'est pas à l'entraînement, elle enseigne le karaté kempo au dojo de karaté Sunfuki de Saint-Eustache. ![]() Tina Lepage, double médaillée des Championnats du monde de karaté kempo dans les disciplines du kata musical et du kata traditionnel. (Photo gracieuseté) 04/09/07De Saint-Jérôme à Kandahar
Par Nathalie Nolin
«Surveille tes fesses.» Plein de bisous suivent cette recommandation parentale envoyée par Internet quotidiennement à Kevin Godmer, présentement en mission à Kandahar. Vingt jours après son départ de la base militaire de Valcartier, les parents de Kevin, Michel et Diane Godmer, gardent le moral malgré les très mauvaises nouvelles qui arrivent d'Afghanistan ces jours-ci. Le militaire jérômien de 23 ans débarquait de l'avion à Kandahar lorsque la mort du soldat Simon Longtin était annoncée. «Lorsqu'il a vu passer le corps devant lui, ça lui a fessé dans le dash, comme il dit», raconte son père, rencontré dans le confort de la demeure familiale. «On lui parle tous les jours par MSN. L'ordinateur est ouvert du matin jusqu'au soir et quand on entend un message rentrer, on se jette sur l'ordi pour voir si c'est lui», ajoute sa mère. Un cadran est placé près de l'appareil, indiquant l'heure locale de Kandahar. «Il nous dit qu'il fait très chaud. Surtout dans le blindé, la température monte à 60 degrés», rapporte son père. La fiancée de Kevin, Angélique, évite quant à elle d'écouter les nouvelles. «Je ne veux pas trop en savoir parce que c'est démoralisant. Je ne veux pas m'inquiéter encore plus, raconte la jeune femme de 21 ans. Ce qui me rassure c'est de lui parler au téléphone ou par Internet.» Sa grand-mère la réconforte aussi, ayant elle-même attendu son amoureux pendant trois ans lors de la Seconde Guerre mondiale. Un simple soldat Le soldat patrouille en blindé au sud de Kandahar. «Il est entré dans un village de 2000 personnes l'autre jour. Mais il ne sort pas souvent du blindé. Il dit qu'ils doivent toujours se surveiller», mentionne M. Godmer. Si les troupes doivent garder le moral en Afghanistan, les familles des soldats doivent aussi rester positives aussi, répète la mère de Kevin. «Ils font leur job.» À travers les sourires, on voit toutefois briller les larmes au coin des yeux, lorsqu'on évoque les anniversaires et l'absence de Kevin. L'attente durera encore sept semaines, jusqu'à temps que le soldat revienne en sol québécois pour ses vacances. Il doit repartir ensuite jusqu'en février 2008, pour terminer sa première mission au sein des Forces armées canadiennes. ![]() Les quelques mots échangés sur Internet presque chaque jour nourrissent l'attente de la famille et de la fiancée du soldat Kevin Godmer.
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