10/12/07L'armée recule devant les étudiants
Par France Poirier
Les Forces armées canadiennes ont décidé de renoncer à installer un kiosque d'information au cégep de Saint-Jérôme à la suite de moyens de pression tenus par les Associations étudiantes opposées au recrutement militaire dans les écoles. Le Centre de recrutement des Forces armées canadiennes de Montréal a pris la décision de ne pas se présenter à la journée des portes ouvertes du cégep où différentes universités viennent courtiser les jeunes. L'armée y est invitée, mais cette année, il semble qu'une campagne nationale regroupant plus de 25 associations étudiantes s'opposent au recrutement dans les milieux scolaires. Manifestation éloquente La manifestation qui était prévue à Saint-Jérôme, mercredi dernier, a eu lieu auparavant dans d'autres établissements, soit les cégeps de Sainte-Foy, Maisonneuve et Saint-Hyacinthe et l'Université du Québec à Chicoutimi , avec des activités de die-in. À ces endroits, les étudiants se sont couchés par terre, imitant des victimes de la guerre devant le kiosque de l'armée. «Cette action avait pour but de dénoncer les investissements militaires du gouvernement au détriment de l'accessibilité à l'éducation», explique Alexandre Vidal, responsable du Centre de ressources sur la non-violence. Pour la direction du cégep, il est normal qu'à cause du manque d'intérêt, l'armée ne se soit pas présentée. «Il en est de même pour les universités. Si l'intérêt n'est pas présent pour l'une ou l'autre des institutions, elles peuvent décider de ne pas venir, c'est ce qui est arrivé avec l'armée. Nous les avons informés du peu d'intérêt des étudiants et ils ont pris leur décision», a souligné Jacques Moisan, directeur des communications du cégep de Saint-Jérôme. Le lieutenant Werleigh, officier d'affaires publiques du Centre de recrutement de Montréal, abonde dans le même sens. «Après les dernières manifestations, nous avons décidé d'annuler notre visite au cégep de Saint-Jérôme. Par contre, nous suivons le calendrier de nos événements, mais on ne se rendra pas où il n'y a pas d'intérêt», souligne ce dernier. ![]() Une manifestation a eu lieu dans différents cégeps et universités, dont ce die-in au cégep de Sainte-Foy. (Photo gracieuseté) 07/12/07La région des Laurentides se porte candidate
JEUX DU CANADA 2013 AU QUÉBEC
Par Marc Fradellin Un comité formé de membres des secteurs municipal et sportif, parrainé par Loisirs Laurentides, a l'intention de déposer une candidature pour la région des Laurentides, dans le but d'obtenir la présentation des Jeux du Canada d'été en 2013. «Depuis octobre, notre comité a multiplié les rencontres afin de déposer une candidature régionale pour l'obtention de ces Jeux», a commenté Richard Leduc de Loisirs Laurentides. Aucune ville hôte pour les Laurentides n'a encore été confirmée. «Aucun choix n'a encore été arrêté. Notre principal critère est que la ville centre des Jeux doit être à moins de 90 kilomètres de l'aéroport de Dorval», a confié M. Leduc. Au sein de cette ville hôte, on présenterait la majorité des 19 disciplines au programme, appuyée de municipalités satellites qui accueilleraient des épreuves telles que la voile, l'aviron, le golf, le canoë-kayak, le cyclisme et le vélo de montagne. «La philosophie des Jeux du Canada est de bâtir le pays. Le territoire des Laurentides, en constante progression démographique, pourrait bénéficier de l'ajout d'infrastructures sportives totalisant plus de 100 M$. À Loisirs Laurentides, nous sommes tous conscients que la région a un besoin important d'équipements pour permettre le développement sportif de la population. L'obtention de ces Jeux serait une belle occasion de le faire», a ajouté M. Leduc. La vision d'un homme L'idée d'une candidature laurentienne est venue de Michel Rochon, président de la Fédération québécoise de ski acrobatique qui, lors des Jeux du Canada à Whitehorse en février 2007, avait échangé avec la présidente-directrice générale du Conseil des Jeux du Canada, Sue Hylland, sur les démarches à suivre pour obtenir les Jeux, tout particulièrement sur l'aide financière apportée aux villes hôtes pour l'aménagement d'un centre multisport et d'un village des athlètes. Le 31 janvier, le Conseil des Jeux du Canada procédera au lancement officiel du processus de mise en candidature, pour la tenue de ces Jeux qui seront présentés au Québec. Les divers comités organisateurs ont jusqu'au 28 mars pour déposer les documents nécessaires. Après le 30 juin, trois municipalités ou régions seront sélectionnées pour passer à la seconde phase d'évaluation des candidatures. La Jérômienne Sonia Paquette a pris part aux Jeux du Canada en 1989, à Saskatoon. (Photo archive) 06/12/07«Les médecins n'ont aucun moyen de dénoncer l'ivresse au volant»
- Dre Catherine De Montigny
Par Caroline Rioux La Dre Catherine De Montigny, urgentologue à l'Hôpital régional de Saint-Jérôme, qualifie de situation frustrante le fait que les médecins n'ont aucun moyen de dénoncer une personne en état d'ébriété avancée qui a conduit son véhicule. Ce propos a fait l'objet plus tôt cette semaine d'une lettre ouverte écrite par l'urgentologue dans le quotidien La Presse. «Je suis surprise de constater l'ampleur que cela a pris dans les médias», a souligné la Dre Catherine De Montigny. Cette dernière déplore l'impuissance des médecins face à de tels cas qui surviennent régulièrement. «Pratiquement chaque semaine, des conducteurs en état d'ébriété sont soignés dans les hôpitaux et bénéficient du secret professionnel», a-t-elle témoigné. Selon l'urgentologue, la loi stipule que tout ce qui est écrit et dit entre le médecin et le patient ne peut être dénoncé. Pourtant, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) fournit un formulaire, un certificat d'inaptitudes, aux médecins dans lequel ils peuvent y inscrire si la personne est atteinte d'une démence, d'une perte de vision ou de maladies chroniques mal contrôlées, par exemple, l'épilepsie. Alors pourquoi les médecins ne pourraient pas faire la même chose dans le cas d'une personne qui a pris le volant en état d'ébriété avancé et qui a eu un accident? C'est ce que se demande la Dre De Montigny. «Je crois que la personne ivre devrait avoir une note à son dossier.» «Pas d'état policier» En revanche, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, s'est montré catégorique en ce qui a trait à la possibilité des médecins de dénoncer ce genre de cas. «On ne veut pas avoir un état policier», a-t-il répliqué. À cette réponse, l'urgentologue a répondu : «En tant que professionnelle de la santé, c'est pire d'accepter cette situation que de ne pouvoir la dénoncer afin d'éviter les récidivistes.» «C'est frustrant de constater semaine après semaine ce genre d'incidents et de ne pouvoir rien dire», a lancé la Dre Catherine De Montigny. (Photo journal Le Mirabel par Caroline Rioux) 03/12/07Deux entreprises et producteurs écopent d'amendes
Par Caroline Rioux
Deux entreprises de Saint-Jérôme et deux producteurs agricoles de Sainte-Sophie ont payé des amendes pour avoir commis des infractions environnementales. En effet, la Cour du Québec a condamné, le 28 mars dernier, la compagnie Introflex de Saint-Jérôme à payer une amende au montant de 22 800 $. Il semblerait que l'entreprise ait contrevenu à l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement en poursuivant l'utilisation d'un procédé industriel susceptible d'émettre des contaminants dans l'environnement, et ce, sans détenir de certificat d'autorisation. Aux dernières nouvelles, Introflex aurait déménagé ses installations à Montréal. Selon le Centre de contrôle environnemental du Québec, le 14 décembre 2004, Introflex a omis de tenir et de conserver pendant deux ans un registre des vérifications des équipements d'entreposage de ses matières dangereuses, contrairement à l'article 39 du Règlement sur les matières dangereuses. L'entreprise aurait aussi entreposé des contenants de matières dangereuses résiduelles à l'extérieur d'un bâtiment en l'absence d'un conteneur ou d'un abri et, en plus, d'omettre de les identifier et d'inscrire la date du début de l'entreposage, enfreignant les articles 44 et 46 du même règlement. Maestro-Jet reconnaît ses torts La compagnie jérômienne Équipements de sablage Maestro-Jet a reconnu sa culpabilité à des infractions environnementales commises à quatre reprises au cours du mois d'octobre 2004. L'entreprise a omis de réduire, par l'utilisation d'un enclos ou d'un paravent, les émissions de poussières provenant des opérations de nettoyage à sec par jets abrasifs, contrevenant à l'article 20 du Règlement sur la qualité de l'atmosphère. Elle s'est donc vu contrainte à payer une amende de 1900 $. En vertu de l'article 22 du Règlement sur les exploitations agricoles, M. Yvan Chaumont a procédé à l'épandage de matières fertilisantes de manière non conforme à son plan agroenvironnemental de fertilisation sur le lot 14 à Sainte-Sophie. Par conséquent, il a dû payer une amende de 2000 $. Pour sa part, sur le même lot, M. Robert Valiquette a procédé à l'épandage de matières fertilisantes dans un fossé et à l'intérieur d'une bande de un mètre de ce fossé en contrevenant aux articles 30 et 26. Ce dernier s'est vu imposer une amende de 4000 $. ![]() La compagnie jérômienne Équipements de sablage Maestro-Jet a payé une amende de 1900 $ pour des infractions environnementales commises à quatre reprises en octobre 2004. (Photo CDM par Élaine Nicol) 30/11/07Les monstres derrière le Net
Par France Poirier
«En cinq minutes sur un site de clavardage, les jeunes reçoivent des propositions d'ordre sexuel ou des offres pour se procurer de la drogue», a indiqué Robin Pouliot de la Sécurité publique de Saint-Jérôme et agent de relations communautaires. Les policiers ont fait une expérience pour vérifier la véracité de cette affirmation. «Nous sommes allés sur un site de clavardage sous l'identité d'une jeune fille de 13 ans. En cinq minutes, on recevait des invitations à caractère sexuel et, en vingt minutes, l'individu fixait un rendez-vous auquel il s'est présenté. Il est tout aussi facile de se procurer de la drogue sur Internet. À une autre reprise, en se rendant sur un site de clavardage sur le Net, l'individu qui abordait celle qu'il croyait une jeune adolescente a ouvert sa webcam et il se masturbait à l'écran, après quelques minutes de discussion. Nous étions estomaqués. On en entendait parler, mais de voir à quel point c'est facile pour ce genre d'individus d'entrer en contact avec les jeunes, c'est effrayant», explique Robin Pouliot. Les jeunes se croient invincibles À l'adolescence, les jeunes pensent qu'ils sont invincibles. Il y a plus de dangers qui les guettent seuls devant leur ordinateur que dans la rue à jouer avec leurs amis. Environ 96 % des jeunes ont accès à Internet et tous font du clavardage où ils sont accessibles à des millions de personnes. Avant, les adolescents écrivaient leur journal intime et s'assuraient que personne ne mette la main dessus. Aujourd'hui, plusieurs écrivent leur journal intime sur des blogues tout en racontant leurs états d'âme et en donnant beaucoup d'informations personnelles. Les personnes malintentionnées étudient ces sites et vont discuter avec les plus vulnérables. «Je vis ce que tu vis et je te comprends.» De grandes discussions s'amorcent et ça peut prendre plusieurs mois avant qu'une rencontre ait lieu, le temps de bien installer la confiance. Certains peuvent se permettre d'être patients puisqu'ils amadouent plusieurs victimes en même temps. Internet est un excellent outil de communication et d'informations, mais il faut l'utiliser avec prudence. «Si des jeunes reçoivent des invitations d'ordre sexuel ou des menaces sur le Net, il faut enregistrer la conversation ou l'imprimer et ne pas avoir peur d'en parler à un adulte. Le policier explique aussi qu'il ne faut jamais fournir des photos explicites même à son copain actuel parce que, si un jour la relation n'est plus la même, ces photos peuvent se retrouver sur le Net. Rencontres préventives C'est dans un but de prévention que les policiers communautaires et d'intervention jeunesse ont mis de l'avant le programme Vous NET pas seul. «Nous sommes heureux de présenter ce programme cette année afin que les élèves, les enseignants, intervenants scolaires, parents et autres soient informés des pièges associés à Internet», explique Robin Pouliot. Pour cette année, les policiers visent à rencontrer les jeunes de première secondaire et si possible ceux de sixième année au primaire. «Il est prouvé que ce sont les jeunes de 12 et 13 ans qui sont les cibles des prédateurs sur le Net. À cet âge, ils sont plus influençables et nous souhaitons leur faire prendre conscience des dangers sur le Net», poursuit l'agent Pouliot. De plus, des rencontres ont été organisées en soirée pour informer les parents et leur donner des conseils de sécurité et de surveillance. «Souvent lorsqu'un enfant est dans sa chambre devant son ordinateur, les parents le croient en sécurité plus qu'à l'extérieur à jouer dehors alors qu'il s'agit d'une fausse croyance», souligne M. Pouliot. ![]() L'agent Robin Pouliot a vérifié ses affirmations sur des sites de clavardage. Photo gracieuseté |
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