01/11/07Le Comité de survie forêt veut des résultatsLe préfet Roger Lapointe et le président du comité de survie forêt Laurentides, Serge Brisebois. Même si elle estime que la situation critique des Hautes-Laurentides a été bien saisie des trois représentants ministériels rencontrés à Québec le 25 octobre dernier, la délégation du Comité de survie Forêt Laurentides veut maintenant des résultats concrets. @texte:C'est avec un plan de diversification économique sous la main et des demandes précises que les représentants du Comité de survie Forêt Laurentides se sont pointés à Québec pour ces trois importants rendez-vous. Le groupe se composait du préfet Roger Lapointe, le président du CLD Michel Adrien, le député de Labelle Sylvain Pagé de même que le président du Comité de crise, Serge Brisebois. Ils ont rencontré les délégués politiques de Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l'innovation et de l'exportation; de Claude Béchard, ministre des Ressources naturelles et de la Faune ainsi que de Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des régions. La délégation déplore toutefois qu'aucun des ministres n'était présent à la rencontre. «Je pense que nous avons bien réussi à faire passer notre message : si le sud des Laurentides est en croissance, la situation est totalement différente dans notre sous-région. Nous avons besoin d'une aide immédiate. Nos gens sont fiers et dignes; ils ne veulent pas perdre ce qu'ils sont mis toute une vie à amasser», a fait valoir Michel Adrien. Actuellement, le taux de chômage dans les Hautes-Laurentides serait d'environ 20%. Des résultats C'est pourquoi le Comité de survie demande aux ministères concernés et à l'ensemble du gouvernement d'investir 30 millions sur trois ans dans un plan de relance qui permettra de réaliser les projets qui sont prêts à voir le jour. D'autre part, des actions concrètes peuvent être prises dès maintenant, avant même la mise sur pied du plan de relance. «En accélérant le remboursement des crédits d'impôts accordés pour la construction de chemins forestiers, nous pourrions immédiatement remettre 600 personnes à l'ouvrage et aussi relancer la Scierie Max Meilleur et fils», affirme Michel Adrien. D'autant plus que devancer ces crédits d'impôts n'engendre pas de nouveaux déboursés pour le gouvernement. «Cela se traduirait par des travaux de construction et de rénovation de chemins et de ponts forestiers de l'ordre de 11 millions dans notre région d'ici la fin mars et autant pour le prochain exercice financier», note Benoit Bisaillon, de MC Forêt. Échéancier Le Comité de survie se donne un mois pour obtenir une réponse de la ministre Normandeau quant à l'aide financière liée au plan de diversification économique. «Pour ce qui est des crédits d'impôts pour les chemins forestiers, nous souhaitons une réponse d'ici le 2 novembre», précise le préfet Lapointe. Des camions sur la colline Si aucune réponse concrète n'est émise du gouvernement, le Comité de survie entend prendre les moyens de se faire entendre. La population, les travailleurs, les entrepreneurs, les syndicats et les décideurs pourraient au besoin, être appelés à faire front commun pour faire avancer la cause. «S'il le faut, nous mobiliserons un contingent de camions sur la colline parlementaire», conclut Serge Brisebois, président du Comité de survie. Commentaires:Cet article n'a pas de commentaires pour le moment... Laisser un commentaire:
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