29/11/07Des chasseurs offrent la Réserve faunique des Chic-Chocs
Malgré la grogne de plusieurs chasseurs, les discussions se poursuivront au cours des prochaines semaines avec la proposition faite par Martin Poirier, de New Carlisle, qui a proposé lundi soir dernier à la réunion de Bonaventure, d'offrir toute la Réserve faunique des Chic-Chocs aux autochtones.
Alain Lavoie Le facilitateur Rémi Bujold a demandé à plusieurs reprises des idées afin d'améliorer le projet de pourvoirie pour les autochtones que les chasseurs refusent carrément depuis plusieurs semaines. Bujold lance aux chasseurs : « Dire que c'est mon trou de chasse, que je suis là depuis 15 ans et ma famille aussi et je ne paierai pas 500 $... ce n'est pas une solution », explique Bujold. Martin Poirier, de New Carlisle, croit que la porte est ouverte aux propositions avec le secteur du Lac Sainte-Anne qui est intégré au projet de pourvoirie autochtone. « On a parlé tout à l'heure des Chic-Chocs. Vous avez cassé la glace en donnant une partie de la Chic-Chocs aux amérindiens. C'est très bien. Si la glace est cassée, il faudrait que tout s'en aille sur la Chic-Chocs. À ce moment, ça ne « bâdrait » plus les chasseurs. Vous allez avoir besoin d'aide parce que ce n'est pas vous qui décidez mais bien le gouvernement. Si les autochtones gèrent la Chic-Chocs, ils vont arriver. Si on arrive avec une autre nation à l'Est, ils s'en iront sur une autre réserve (Parc Forillon). Si cela fonctionne bien, on pourrait travailler ensemble, monter des projets ensemble. Il faudra pousser très fort », explique Martin Poirier. M. Poirier propose en effet que tout le secteur de la Réserve faunique des Chic-Chocs soit inclus dans le « nouveau » dossier de la pourvoirie des autochtones de Gesgapegiag. En retour, ces derniers ne toucheraient pas au territoire de la Réserve Baldwin et du Canton Lemieux. En clair, cela signifie que les autochtones auraient un véritable petit paradis à gérer avec la complicité de la SÉPAQ et que les chasseurs blancs poursuivraient leurs activités de chasse dans les deux territoires. Rémi Bujold a laissé entendre que les (éventuelles) discussions devant mener au rapatriement des 1 129 km2 de la Réserve faunique des Chic-Chocs seront très difficiles... Chasse de subsistance De son côté, M. Martial Henry, de St-Siméon, croit qu'il serait temps de revoir tout le principe de pêche et de la chasse de subsistance. « Je crois que la chasse et la pêche de subsistance, en 2007, ça devrait être revu (le principe). La chasse et la pêche de subsistance, je ne vois pas pourquoi ça fonctionne encore, surtout quand ça été signé en 1600... » M. Henry a demandé à la porte-parole de la bande, Catherine Johnson, quel est le quota d'orignaux pour la réserve. Mme Johnson a répondu entre 40 et 50 bêtes par année. « Si tous les membres des réserves autochtones chassaient avec les mêmes règles que les chasseurs blancs, vous n'auriez pas cette grogne (mécontentement) ce soir et votre projet irait un peu plus vite. Nous sommes en 2007... et la chasse de subsistance, on pourrait s'en passer... » a jouté M. Henry. Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
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