29/10/07Les pêcheurs veulent sauver la pêche traditionnelle aux homards
L'Association des pêcheurs de homards de Saint-Godefroi amorce cette semaine son projet visant à augmenter les populations de ce crustacé dans les trois zones comprises entre Shigawake et Paspébiac.
Alain Lavoie Confrontés depuis plusieurs années à une baisse des prises, les 32 pêcheurs de l'organisme n'ont plus le choix, ils doivent innover pour conserver leur mode de vie. « De 1999 à 2006, la quantité de homard par pêcheur pour le secteur se situant entre Shigawake et Paspébiac a diminué de 22 %. Le projet permettra de retenir les homards dans les sous-zones les plus affectées et, par conséquent, d'augmenter la quantité de homard pêché », a déclaré la ministre Normandeau au quai de St-Godefroi. « Nous récoltons entre 4000 à 5000 livres de homards présentement, comparativement à 10 000 livres il y a plusieurs années. Plusieurs capitaines ont quitté la région pour travailler et nous, les homardiers, nous devons nous expatrier du côté nord de la Gaspésie pour gagner notre croûte à la pêche au hareng. Nous avons de la misère à arriver. La plupart d'entre nous a deux et trois emplois », explique le porte-parole de l'Association des pêcheurs de homards du secteur St-Godefroi, Jeffrey Vaultier. Il y a beaucoup de pêche qui a été faite ces dernières années avec des chaluts qui ont brisé le fonds (de la baie), explique Vaultier. « Il y a huit ans, quand on a monté notre mesure pour le homard, on est parti de 76 millimètres à 81 millimètres. Nous avons aussi remarqué que l'habitat pour le gros homard n'est plus là. Bien sûr, il y a encore un habitat pour le petit mais pas pour le gros homard. C'est pour cette raison que nos prises ont baissées au cours des huit dernières années. Si, avec ces récifs, nous pouvons augmenter les homards d'une certaine taille alors on pourra augmenter nos prises », poursuit M. Vautier. Le projet Ce projet est d'immerger 3000 blocs de ciment (déjà utilisés au Nouveau-Brunswick) dans certains secteurs de leur zone. Ce ciment, avec fibre de verre, est similaire à celui utilisé dans la fabrication du pont de la Confédération entre l'Île du Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick. Ces récifs placés en eaux côtières pourront créer un espace abrité qui favorisera l'aquaculture et la pêche. Ils peuvent avoir trois fonctions différentes, soit la production, la protection ou l'amélioration paysagère. Le coût total du projet s'élève à 220 181 $. ![]() @BV:Jeffrey Vautier en compagnie de la ministre Nathalie Normandeau lors de la conférence de presse, lundi dernier, sur le quai à Saint-Godefroi. (Photo: Alain Lavoie) Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
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