06/08/08Français langue seconde : Madeleine Dubé dénonce le « pas dans la mauvaise direction »![]() Par Michel Gourd Par voie de communiqué, Madeleine Dubé, affirme le 6 août n’être aucunement satisfaite de l’annonce faite la veille par le ministre de l’Éducation, Kelly Lamrock, concernant l’enseignement du français langue seconde. « C’est encore un pas dans la mauvaise direction », déclare la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Éducation. « C’est également une occasion manquée pour les jeunes Néo-Brunswickois qui désirent parler couramment une deuxième langue ». Madeleine Dubé dénonce le fait que les jeunes élèves commençant l’école en septembre n’auront pas accès à des cours de français langue-seconde. Ils devront plutôt attendre en 2010, alors qu’ils entreront en troisième année. « Nous sommes d’avis que les jeunes doivent baigner dans une langue seconde à un très jeune âge », déclare-t-elle. Les changements annoncés par le ministre ne vont pas dans ce sens. Le ministre n’a fait que limiter davantage l’accès à l’immersion en bas âge ». Pour la porte-parole, Lamrock y est allé d’une décision hâtive en mars 2008, quand il a annoncé la fin des programmes existants de français langue seconde. Cette décision a été déclarée « injuste et déraisonnable » par un juge de la Cour du Banc de la Reine. Lamrock a été contraint de procéder à une consultation plus exhaustive. « Ces consultations n’avaient rien à voir avec l’idée qu’il faille écouter les gens du Nouveau-Brunswick », affirme Madeleine Dubé. « Ce fut tout simplement un simulacre de consultation pour respecter une ordonnance de la Cour. Le ministre fait encore fausse route ». Toujours selon Madeleine Dubé « Le soi-disant compromis démontre de l’irrespect à l’égard des nombreux experts qui ont reconnu l’importance de commencer l’immersion dès la première année ». Selon elle, « le ministre Lamrock faillit aussi à la tâche de résoudre le problème de la ségrégation qu’il considère si important. Il semble que la ségrégation existera toujours, mais à partir de la troisième année. L’annonce faite par Lamrock n’améliorera pas la formation linguistique dans une seconde langue, elle n’aidera pas non plus à améliorer la fondation du système d’éducation ». Madeleine Dubé conclut en affirmant que « le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue au Canada et le gouvernement doit fournir suffisamment d’opportunités pour les étudiants d’apprendre une deuxième langue ». Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
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