LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - L'aviron

31/07/08

Permalink 12:34 pm, Michel Gourd / Général, 678 mots  

Levez les drapeaux pour la fête nationale du 15 août !



Par Michel Gourd

Bien enraciné dans toutes les provinces maritimes, le peuple acadien se prépare pour le 15 août. L’Aviron désire par la présente lui rendre hommage et lui souhaiter bonne fête.

Lors de la première convention nationale des Acadiens en 1881, la date du 15 août fut déterminée pour la Fête nationale. Les Acadiens constituant une nationalité distincte se devaient d'adopter leur propre fête nationale. Elle fut placée à la date de celle de Notre-Dame de l'Assomption. L’histoire de l'Acadie en est une de résilience. Ce peuple malmené par les guerres contre la Grande-Bretagne au XVIIe siècle, les loyalistes qui se sont emparés de leurs terres, le traité d'Utrecht (1713 ) et de Paris (1763), revient en force après chaque coup. Dynamique avec ses institutions financières, scolaires et hospitalières, il porte fièrement le drapeau de la France ornée de l'étoile dorée de l'Assomption sa patronne. Sa population d'environ 300 000 âmes demeure accueillante et déterminée à conserver sa langue française. Comme à tous les ans le Tintamarre et nombre d'autres activités de l'Acadie et du Nouveau- Brunswick seront au programme le 15 août. Les Acadiens sont toujours vivants, ils sont là pour rester et ne se cachent pas !

Ne fumez pas les toilettes !
À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. S’il y a un peuple pouvant réclamer des honneurs, c’est bien les Acadiens. Déportés, ils ont frôlé plusieurs fois le bord de l’abîme. Reprenant tranquillement le terrain perdu, les combats à mener pour obtenir l’égalité promise ne manquent pas. Faire ses emplettes en français peu encore être difficile dans certains magasins du Nouveau-Brunswick affirme Philippe Bourgeois président de la section, Mgr J.-A. Godbout/Petite Rochelle de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Une étude récemment commandée par cet organisme montre qu’il est encore problématique de se faire servir en français dans plusieurs magasins de Dalhousie et Campbellton. Les traductions laissent aussi à désirer. À preuve, le député libéral Jean-Claude D'Amours a récemment raconté avoir vu, lors de son retour du caucus libéral tenu à Kitchener, une affiche à l'entrée d'un avion de Jazz, filiale d'Air Canada, sur laquelle il était écrit « Ne fumez pas les toilettes », un incident qu'il a tenu à dénoncer devant le comité parlementaire.

La réforme de la santé du gouvernement Graham pourrait aussi poser problème. Le président directeur général par intérim de la Régie régionale Beauséjour, Louis-Marie Simard, prenait récemment sa retraite en critiquant sévèrement cette réforme. La soustraction de tous les leviers pour développer les nouveaux programmes et améliorer les services en santé crée selon lui une perte d'autonomie pour les francophones. « Si on veut que la communauté francophone survive, il faut que nos enfants fassent ou aient l'impression de faire partie d'une équipe de gagnants. Si vous avez l'impression que la langue de vos parents c'est une langue de perdant, vous allez abandonner, vous allez vers une autre communauté », affirme-t-il. Comme pour lui donner raison, le poids démographique des francophones diminue continuellement au Nouveau-Brunswick selon les dernières statistiques.

Lever le drapeau !
Ceux qui croient les jeux faits se trompent ! Comme le montre l’histoire de ce peuple formidable, face aux pires événements, il a toujours su relever le défi et faire mentir tous ceux qui le voyaient disparaître. Cette survie semble être inscrite dans les gènes des Acadiens. Agissant individuellement, sans coordination visible, ils en arrivent toujours à se regrouper et créer des structures leur permettant de transformer des déserts culturels en oasis acadiennes. Tout est bon à ce peuple ingénieux protégé par sa mère céleste. Il est donc du devoir de tous les Acadiens de se préparer pour le 15 août. Sortez les casseroles ! Les Acadiens sont là et ça va faire du bruit !

26/07/08

Permalink 19:25 pm, Michel Gourd / Général, 627 mots  

Pow-wow, partage et paix


Toute la cérémonie est empreinte d’une profonde spiritualité.
Crédit: Michel Gourd


Par Michel Gourd

Tout est mis en oeuvre cette année pour faire du Pow-wow 2008 de Listuguj une expérience spirituelle mémorable.

La tradition Amérindienne des Pow-wow se perd dans la nuit des temps. Elle fut longtemps délaissée à la suite du contact des nouveaux arrivants. À Listuguj, elle est revenue en force depuis plusieurs années. Le Pow-wow se déroulant la fin de semaine du 2 août aura de nombreuses activités incluant des concerts de musique et des démonstrations de danses traditionnelles des Premières Nations et des prestations d’artistes amérindiens provenant de l’extérieur du pays. Plusieurs centaines d’autochtones, certaines venues d'aussi loin que l'Arizona, viendront se recueillir autour du feu sacré.

Lita Isaac, organisatrice de cet événement, tient à son côté spirituel. « Le Pow-wow nous sert à célébrer la culture amérindienne et dire merci », affirme-t-elle. C'est une expression contemporaine de l'héritage amérindien, mettant en valeur ses danses, chants, produits alimentaires traditionnels et son artisanat. L'objectif du Pow-wow est de partager le savoir et la culture. « Les Pow-wow soudent la communauté. Ils permettent de mieux se connaître, d'échanger, d'établir des liens de respect et de mieux travailler ensemble », continue Lita Isaac.

Partage
Précédé par quelques activités vendredi, le Pow-wow commence vraiment par la danse d'ouverture samedi midi. Pendant le défilé solennel, les personnes ayant collaboré à la mise sur pied de l'événement se mêleront aux personnes honorées. Anciens combattants, chefs, sages feront leur entrée au son des tambours. Tous les mouvements des danseurs sont dictés par leur rythme. Selon la tradition, l'élément central du Pow-wow est la redistribution aux participants des choses importantes pour la vie. Le but étant de partager les ressources entre tous les membres de la communauté pour permettre une meilleure vie pour tous. Les Pow-wow modernes conservent cet esprit. À Listuguj, un repas traditionnel et gratuit pour tous sera servi. L’entrée est gratuite pour tous.

Honorer la vie
Toute la cérémonie est empreinte d’une profonde spiritualité. Les Pow-wow défendent auprès des jeunes et des aînés des valeurs telles que la fierté, le respect et la santé. Au début de chaque Pow-wow, un feu sacré est allumé. Sa présence assure celle des esprits à l'événement. Ceux-ci sont présumés sur place et honorés par diverses danses sacrées. Aucun alcool ou drogue n'est permis dans l’enceinte ou se tient l’événement. Plusieurs activités incluant les principales danses y sont sacrées et ne peuvent être photographiées. Il est de plus demandé aux invités d'enlever leur chapeau pour certaines chansons.

Cet événement permet de présenter à toute la population de la région un éventail de traditions autochtones incluant des dégustations gratuites de viandes d'orignal et de saumon sauvage préparé de manière traditionnelle. Importante expression contemporaine de l'héritage amérindien, ce Pow-wow permettra à des membres d'une dizaine de tribus différentes venant de partout en Amérique de se réunir et de partager. Ces rencontres annuelles jouent un rôle important dans la vie de beaucoup d'autochtones. Elles permettent de visiter la famille et les amis et de célébrer leur patrimoine culturel.


Tous les mouvements des danseurs sont dictés par le rythme des tambours.
Crédit: Michel Gourd



La tradition Amérindienne des Pow-wow se perd dans la nuit des temps.
Crédit: Michel Gourd



Le Pow-wow nous sert à célébrer la culture amérindienne et dire merci.
Crédit: Michel Gourd




23/07/08

Permalink 14:52 pm, Michel Gourd / Général, 648 mots  

Viola Léger visitera l’exposition de Jacques Desgagnés à Campbellton


La plénitude de l’éveil est la toile phare de l’artiste. Elle a été peinte pour le 3e millénaire. « Elle était au palais des congrès à Gatineau quand on est passés à l’an 2000 », dit humblement Jacques Desgagnés. Il y avait un concert et quand est arrivé minuit, on a projeté les lumières sur elle ».


Par Michel Gourd

La grande dame acadienne mieux connue comme la Sagouine rendra visite au peintre de renommée internationale durant son exposition à la Galerie Restigouche de Campbellton le lundi 28 juillet vers 14 h.

Jacques Desgagnés dont l’exposition à la Galerie Restigouche commence le 24 juillet, y recevra la visite de Viola Léger en début de semaine. Il en profitera pour lui remettre une de ses œuvres. Originaire de la région de Charlevoix. L'artiste de l’abstrait est familier avec l’Acadie ayant résidé 6 ans à Moncton avant de s'établir dans l'Outaouais. Exerçant son art depuis plus de 30 ans, il enseigne la peinture et la créativité. « Je voulais devenir peintre à l’âge de sept ans », affirme l’homme ayant exposé dans de nombreux pays tel le Mexique et la Belgique.

Son histoire est peu commune. « Je suis né à Baie-Saint-Paul. Quand j’étais tout jeune, c’est le peintre René Richard qui m’a donné le goût de faire de la peinture. Il est venu peindre ma maison qui était une résidence ancestrale. Il m’a donné le goût des couleurs ». Ayant enseigné pendant une grande partie de sa vie, il profite de ses temps libres pour peindre à l’aquarelle jusqu’à il y a six ans. « Un de mes professeurs en art m’a dit que je pourrais passer à l’histoire si je peignais à l’huile. Comme j’estimais beaucoup cette personne, j’ai donc pris deux ans pour réapprendre un nouveau médium ».

Fort de ses apprentissages et d’une profonde connaissance de la nature humaine, Jacques Desgagnés déshabille la réalité pour en montrer l’énergie et les émotions. « Je demande aux gens de ressentir les peintures, de ne pas essayer de les comprendre. On n’est pas dans l’univers pour le comprendre, mais pour l’expérimenter. J’essaye d’exprimer la beauté », continue l’artiste. « Mon style ne se définit pas en mots. Quand on met un nom, on met une limite au style. J’ai différents styles. Certains disent que je fais de l’abstrait. Si vous regardez certaines des toiles de près, vous remarquerez qu’il y a des personnages.

Ayant fait plusieurs expositions solos à travers le Québec Jacques Desgagné est inscrit dans le répertoire de Magazinart 2006-2008. L’artiste gagna le premier grand prix toutes catégories du Gala international des arts visuels tenus à la Place des Arts à Montréal en 1994 et représenta le Québec à l'exposition internationale d'Antwerps en Belgique en 1996. Il doit participer à plusieurs expositions au Mexique ainsi qu'aux États-Unis. Les œuvres exposées à la Galerie Restigouche ne sont pas toutes des originaux. L'artiste offre aussi des reproductions grandeur nature imprimées en giclée sur toile. Elles sont à tirage limité, numéroté et signé. Ces copies de toile ont l'apparence et la sensation d'une peinture à l'huile originale à une fraction du prix. L’exposition se termine le 23 août.



Jacques Desgagnés introduit de la perspective dans ses œuvres. On le voit ici décrivant l’angle structurant cette toile.




Un peu comme des poèmes hermétiques, ses œuvres recèlent des éléments cachés amenant ceux les regardants vers d’autres réalités.




Jacques Desgagnés voit une énergie nouvelle et belle, émergeant avec le nouveau siècle. « Je ne peux dire avec précision quand elle est arrivée, mais elle prend tranquillement de la force même si les gens ne s’en rendent pas compte », affirme-t-il.


13/07/08

Permalink 12:03 pm, Michel Gourd / Général, 469 mots  

Un succès bœuf pour le concours Miss Cowgirl de Saint-Quentin!



Michel Gourd

Les 13 participantes, tout âgées de 19 ans et plus, ont littéralement soufflé les spectateurs avec de superbes costumes au concours Miss Cowgirl le 11 juillet dernier.

Il était facile de comprendre vendredi soir pourquoi le Festival Western de Saint-Quentin est le plus gros événement du genre en Atlantique et le troisième en importance au pays. Poussés par la qualité du spectacle à venir, les 1500 billets disponibles pour assister au concours Miss Cowgirl Atlantique de cette année se sont rapidement envolés. Cette soirée définitivement pour adultes commença vers 21h avec quelques chansons du groupe d'Eric Masson. L’animateur Serge Parent avec son style inimitable présenta la soirée et les régions d'où provenaient les concurrentes et les juges. C’était de longues minutes d’attentes pour le millier de spectateurs venu voir autre chose.

La patience des spectateurs fut amplement récompensée. Vers 21h45, les 13 concurrentes défilèrent pendant 15 minutes en maillot une pièce. Les juges se retirèrent alors une première fois. Une longue attente meublée de façon magistrale par Eric Masson suivit. À 22h45 se produis le défilé en maillot deux-pièces cette foi. La foule se réchauffe alors pendant 15 minutes. Le Groupe Éric Masson continue par la suite le travail commencé sur les spectateurs en faisant monter leur niveau d’adrénaline. 23h 45, troisième sortie des participantes en costume western. Wow ! La foule est en délire.

S’en suit pendant la quatrième présence du Groupe Eric Masson une séance de défoulement collectif majeur. La salle se transforme en plancher de danse. L’apothéose se produit quand les juges reviennent avec la décision. Alors, les participantes sont présentées au public exalté et au jury. Marylin Galland 2e princesse l'année passée remet son titre a Lisa O’Connell de la région de Beresford. À son tour, Marilène Raymond 1ère Princesse 2007 fait de même avec Julie Valcourt de Saint-Quentin et finalement Marie-Eve Poirier Reine 2007 couronne Michelle Saint-Laurent de Kedgwick. comme vous pourrez le voir sur notre blogue, c’est une cuvée 2008 impressionnante qui a du corps!



Vers 21h45, les 13 concurrentes défilèrent pendant 15 minutes en maillot une pièce.








La troisième sortie des participantes en costume western fut très appréciée par la foule.






Peu après minuit, la salle ou est présentée le concours Miss Cowgirl Atlantique se transforme en plancher de danse.






On voit sur cette photo à droite, Lisa O’Connell de la région de Beresford, 2e princesse. La 1re Princesse est Julie Valcourt de Saint-Quentin à gauche. À la suite de la décision des juges, Michelle Saint-Laurent de Kedgwick au centre est maintenant la reine Miss Cowgirl Atlantique 2008.

12/07/08

Permalink 17:47 pm, Michel Gourd / Général, 490 mots  

Le club des riches veut partager la facture!


Par Michel gourd

Réunis à Toyako il y a quelques jours, les dirigeants des huit pays les plus industrialisés de la planète ont fixé pour eux et tous les autres des réductions d’au moins 50 % des émissions mondiales de gaz à effets de serre d'ici à 2050.

Le G 8 n'est pas une administration transnationale. C’est un groupe de discussion et de partenariat des huit puissances économiquement du monde. À sa création en 1975 ce groupe était formé des États-Unis, du Japon, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, et de l'Italie. Le Canada s’y intégra en 1976 et la Russie en 1998. À eux seuls, ils représentent plus de la moitié de l'économie mondiale. La présidence du groupe est tenue en rotation par chacun des états membres chaque année. Le pays tenant la présidence accueille la série de réunions au niveau ministériel amenant à un sommet de deux ou trois jours au milieu de l'année avec les chefs d'États et de gouvernements. Il est aussi responsable de la sécurité des participants.

Pour le premier ministre Stephen Harper, ce qui s’est passé à Toyako est une avancée importante. « Maintenant nous avons un accord sur des cibles à long terme conclues à l'unanimité grâce à un consensus des huit membres de ce groupe. Cette année, la Russie et les États-Unis ont reconnu la nécessité de réduire de moitié nos émissions d'ici 2050. Franchement, c'est une étape bien importante pour tous les membres du G 8 qui demandent des cibles à long terme obligatoires pour le monde », affirme-t-il. De leur côté, de nombreux groupes environnementalistes ont dénoncé l'accord en le qualifiant de vague à souhait. Les écologistes et autres groupes de pression sont restés sur leur faim après la clôture du Sommet. Kim Carstensen, directeur du programme climatique mondial du WWF affirma à Reuters que c’était « toujours la même impasse », déplorant le manque de volonté à progresser.

Le G 8 ne se pliera pas aux principes de l’accord de Kyoto épargnant les pays en voie de développement dans le règlement d’un problème provenant des nations plus développées. Les pays du G 8 vont donc demander et possiblement obtenir que les pays pauvres payent pour leur industrialisation passée, ce qui risque de prendre du temps. L’échéancier proposé étant de toute manière beaucoup trop long, il faut donc s'attendre à ce que le niveau global des émissions de GES continue de croître. Les réduire à un niveau suffisamment bas pour éviter un important réchauffement des températures moyennes sur la planète n’est pratiquement plus possible. Le constat est net. Le sommet du G 8 n'a pas offert de solution à court terme pour répondre à la crise environnementale. Étant donné que ces pays en sont majoritairement responsables et que rien ni personne ne peut les forcer à s’amender, pouvait-il en être autrement ?

11/07/08

Permalink 18:32 pm, Michel Gourd / Général, 438 mots  

Poursuite policière à Campbellton et Atholville


Sur cette photo, on peut voir le suspect après qu’il eut été retiré du véhicule de police qu’il venait de voler.


Lors d'une altercation avec un agent de la GRC, un homme blessé par balle prend la fuite à bord d’une auto-patrouille.

Le tout aurait commencé vers 14 h 30 dans l'après-midi du 11 juillet quand un homme très agité et possiblement sous l'influence d'une substance inconnue aurait fait du tapage à l’intérieur du magasin Canadian Tire d'Atholville au Nouveau-Brunswick. L’individu dont la police n’a pas dévoilé l’identité aurait blessé à la main un client qui tentait de le calmer. Les blessures seraient cependant mineures ne nécessitant au plus que des points de suture.

Un agent du district 9 de la GRC fut aussitôt dépêché sur les lieux. À son arrivée, le gendarme sorti précipitamment de son véhicule en laissant la porte du conducteur ouverte espérant ainsi arrêter le suspect plus rapidement. Selon la GRC, plutôt que de s’enfuit, l’individu se serait alors approché du policier en le menaçant avec son couteau. Le policier aurait alors fait feu atteignant l'homme une première fois. Celui-ci malgré sa blessure par balle aurait réussi à pénétrer dans la voiture de police. L’agent de la GRC aurait alors fait feu une deuxième fois. Le projectile n’aurait cependant fait qu’érafler le fuyard qui détala à bord du véhicule balisé. Une chasse à l’homme dans les rues de Campbellton et d’Atholville s’engagea alors.

Après avoir traversé plusieurs rues de Campbellton et d’Atholville à la recherche d’une manière de fuir les agents de la GRC à ses trousses, le suspect aurait finalement fait une fausse manœuvre jetant son véhicule dans le fossé en face du Plaza Pontiac Buick à Atholville. Le véhicule de police volé se retrouva à la renverse dans le fossé. La position de l’automobile empêchant le fuyard de sortir, une remorqueuse fut appelée pour retourner le véhicule de police volé et permettre à l’individu d’en sortir. Selon le sergent Derek Strong relationniste de presse pour la GRC, toutes les tentatives des policiers pour calmer l’individu auraient alors échoué et ils auraient eu recours à deux reprises au TASER pour le maîtriser. L'homme fut par la suite arrêté et transporté à l'hôpital. On ne craint pas pour sa vie.



On peut voir l’impressionnant dispositif policier utilisé pour empêcher que ne soient contaminées les diverses scènes de crimes dans cette triste histoire.




Permalink 08:56 am, Michel Gourd / Général, 556 mots  

Fouilles archéologiques pour trouver la Petite-Rochelle


On voit sur cette photo l’archéologue Jean-Yves Pintal présentant aux journalistes quelques-uns des artefacts trouvés. Ces fragments de pierres et une bille de verre sont typiques de cette époque.


Par Michel Gourd

Un point de presse a eu lieu le 10 juillet dernier sur le site de recherches archéologiques s’effectuant à Pointe-au-Chêne pour retrouver la Petite-Rochelle.

Convoqués par la société historique Machault, une dizaine de journalistes se sont retrouvé les pieds dans la boue jeudi matin sur le bord de la Restigouche à quelques kilomètres de Pointe-à-la-Croix. Ils étaient réunis pour apprendre une bonne nouvelle. Jean-Yves Pintal, un archéologue de Québec a été engagé par la Société historique Machault pour effectuer des fouilles du 8 au 13 juillet. Marie-Hélène Daviault et Stéphanie Simard, deux techniciennes en archéologie l’aideront à scruter plusieurs terrains susceptibles de contenir les vestiges des 200 maisons du village de réfugiés acadiens de la Petite-Rochelle incendié par les Britanniques en juillet 1760.

Pendant la conférence de presse, André Grégoire, président de la société historique Machault a mis l’emphase sur l'importance de cette recherche. « La résistance fait partie de l’histoire des Acadiens. Le combat final pour dominer l’Acadie, ça s’est passé ici. On veut mettre plus de lumière sur la survivance des Acadiens dans tout ça », affirme-t-il. « Ici, on ne se battait pas pour le roi, on se battait pour la survie. On a réussi puisqu’on est encore ici ».

Cette fouille réalisée dans le cadre du 250e anniversaire de la Petite-Rochelle et de la résistance acadienne à la déportation, vise plus précisément à retrouver les traces de ce village fondé en 1758. Un examen des sources historiques existantes a déjà été fait en 1993 par l'historien Patrick Clarke afin de pouvoir déterminer les zones pouvant être le lieu d'établissement de ce village mythique. Elles démontrent l'importance historique de la Petite-Rochelle comme symbole de la résistance acadienne. D'après les données historiques, les vestiges de cet ancien village étaient encore visibles au milieu des années 1800.

Pour réaliser cette recherche rendue possible par une subvention de 20,000 $ du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, l’équipe de Jean-Yves Pintal, a commencé par effectuer un examen des sources documentaires disponibles et des photographies aériennes afin de déterminer les zones à potentiels et en faire l’inventaire. Une analyse des informations et artefacts recueillis suivra. Le rapport sur cette fouille devrait être disponible en automne prochain. Si les résultats sont concluants, des recherches plus extensives pourraient être réalisées l’année prochaine.


Marie-Hélène Daviault et Stéphanie Simard, deux techniciennes en archéologie aideront Jean-Yves Pintal à scruter plusieurs terrains susceptibles de contenir les vestiges des 200 maisons du village de réfugiés acadiens de la Petite-Rochelle incendié par les Britanniques en juillet 1760.



Comme on peut le voir sur cette photo, les médias peuvent quelquefois transformer des sites de recherches scientifiques en véritable foire ! Il est à espérer que nous n’ayons rien écrasé d’important !



Le site fouillé se situe sur le bord de la rivière Restigouche. On voit au loin la ville de Campbellton au Nouveau-Brunswick.

07/07/08

Permalink 22:32 pm, Michel Gourd / Général, 664 mots  

Vers une gestion en commun des ressources de la planète?

« Le nationalisme n'est pas la plus haute conception. La plus haute conception est la communauté mondiale ». Gandhi

Par Michel Gourd

La nécessité crée l’outil. Pour affronte les récentes crises mondiales du pétrole, de la nourriture et de la pollution, l’humanité pourrait emprunter de nouvelles formes de gestion planétaires.

Qu’on en commun le scientifique Albert Einstein, le sociologue Français Edgar Morin et l’humaniste Jacques Attali ? Ils firent tous la promotion d’un gouvernement mondial. Albert Einstein fut même l’un des premiers de l’époque moderne à demander l’instauration d’un gouvernement mondial. Avec l’évolution de nos sociétés et des connaissances scientifiques, les fléaux modernes ravageant la planète sont de plus en plus causés par l’homme. Les changements planétaires causés par l’activité humaine sont biens documentés et font l’objet de modèles prévisionnels permettant de voir l’évolution de la situation. Il n’y a pourtant aucun outil permettant de gérer ces défis impliquant tous les pays concernés. Les changements climatiques montrent bien jusqu’où peut mener l’incapacité de gérer une situation affectant à divers niveaux toutes les nations.

Globalisation
Le processus mondial de globalisation est ancien et remonte aux origines du capitalisme. Le dernier tiers du XXe siècle a bouleversé les structures de pouvoir ayant existé des siècles. Les États nationaux maîtrise de leurs politiques virent se produire le déclin de leurs pouvoirs et la fusion des marchés nationaux en un tout global. Dans le nouvel ordre mondial, les politiques monétaires et fiscales des pays s’influencent mutuellement. Cela est surtout visible au niveau de l’énergie. Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à environs 10 gigatonnes en unité pétrole par an. L’or noir représente à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.

Concentration
Le faible nombre des producteurs de pétroles et leur puissance pèsent lourd dans la fixation des prix et quantités transigés sur le marché mondial. Cette situation fait remarquer un manque d’outils capable de gérer un phénomène de cette ampleur. Les pays subissant l’important transfert de richesse s’opérant actuellement ne peuvent agir de manière concertée pour empêcher ou amoindrir ces situations. Les crises du pétrole et de la nourriture sévissant de nos jours sont aussi des exemples du vide laissé au quotidien par l’absence de ces outils de gestion. Agissant a plus long terme, la pollution causée par les activités humaines en est un autre exemple.

Références communes
Il existe pourtant des outils de références communes. La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme est souvent citée comme l’un d’eux. « À moins qu'un gouvernement mondial ne soit rapidement constitué et n'entre efficacement en action, tout l'avenir de l'humanité est sombre et incertain », affirmait déjà Winston Churchill en son temps. « L'ONU doit aller vers un gouvernement mondial », a surenchérit plus récemment Jacques Delors. La Globalisation de l'activité économique demande une globalisation équivalente des politiques. L'économie mondiale nécessite une régulation mondiale. Allant dans ce sens, Jacques Attali est « pour un gouvernement mondial et des impôts mondiaux ».

Gestion de crise
Face à l’accroissement de la demande, l'insuffisance de l'approvisionnement en énergie et matière primaire est au cœur de nombreuses crises modernes. Elle crée une concurrence intense entre anciens et nouveaux pouvoirs économiques pour les approvisionnements en ressources disponibles. L’actuel transfère de la puissance et de la richesse des nations déficitaires en énergie vers les nations excédentaires nécessite une attention supranationale. Le défi est de taille. À elle seule, la lenteur du développement des énergies alternatives, créant un risque croissant de conflits, nécessite le développement de ces nouveaux outils mondiaux.
Permalink 22:27 pm, Michel Gourd / Général, 752 mots  

Des riches plus riches au Nouveau-Brunswick comme au Canada

Par Michel Gourd

Pour rester compétitive dans un Canada de moins en moins équitable la province du Nouveau-Brunswick met de l’avant un régime fiscal allant dans cette direction.

Selon la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Nouveau-Brunswick et plusieurs syndicats, la réforme fiscale mise de l’avant nuira aux Néo-Brunswickois. Pour les représentants syndicaux, les changements proposés sur le régime de taxation sont comme Robin des bois à l'envers, volant les pauvres pour aider les riches. Les groupes féministes au Nouveau-Brunswick s'inquiètent aussi des conséquences de la réforme fiscale mise de l'avant par le gouvernement libéral de Shawn Graham.

Une réforme majeure

Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, a déposé le 4 juin 2008 un document de travail sur le régime fiscal à l’Assemblée législative de la province. L'écart entre l'impôt que paient les riches et les pauvres y diminuerait. Les quatre taux d'imposition du revenu de la province variant selon le salaire du contribuable entre 10 % et 18 %, seraient nivelés au plus bas taux. Le Nouveau-Brunswick pourrait ainsi réduire les impôts de 500 millions de dollars par année. Pour compenser, la création d'une taxe sur le carbone et une augmentation de 2 pour cent de la taxe de vente harmonisée (TVH), généreraient environ 350 millions de dollars annuellement. Avec ce nouveau régime fiscal, le gouvernement provincial veut rendre la province plus attrayante pour les entreprises et les investissements. Son objectif avoué est d’établir une structure fiscale plus compétitive à l’échelle mondiale. Cela, espère-t-on entraînera de la création d’emplois et un avenir reluisant pour les Néo-Brunswickois.

Pour mieux faire accepter cette réforme, le gouvernement tient neuf audiences publiques. Elles commençaient le 24 juin à Edmundston. Passant en trombe par Campbellton, Bathurst, Caraquet, Miramichi, Moncton, Saint John, Fredericton, elles se terminent à Woodstock le 10 juillet. En réaction à ces consultations hâtives en pleine saison estivale, une vingtaine d'organismes et de syndicats représentant plus de 70 000 membres ont demandé au ministre des Finances de donner une vraie chance aux citoyens d'exprimer leurs opinions par rapport à la réforme fiscale envisagée. « C'est tout simplement inacceptable que des consultations publiques sur un document majeur comme celui-ci soient entreprises au début de l'été pendant que les citoyens sont en vacances “, estime Jean-Claude Basque, le porte-parole de la vingtaine d'organismes et de syndicats.

Une tendance canadienne

La réforme fiscale au Nouveau-Brunswick va dans le sens de ce qui se passe actuellement au Canada. Des données dévoilées le 1er mai par Statistique Canada montrent l’augmentation constante de l'écart entre les riches et les pauvres au Canada. Le revenu des travailleurs les moins bien payés a diminué de 20 % par rapport à ce qu'il était au début des années 1980. Celui des plus riches s'est accru de 16 %. Cette situation n’est pas récente. Deux études publiées coup sur coup en 2006 arrivent au même constat. Les riches accumulent, les pauvres s'endettent. L'une est publiée par Statistique Canada, l'autre par la Banque mondiale. Chez nous d'abord, on a calculé la richesse médiane de toutes les familles au pays depuis 21 ans, soit de 1984 à 2005. Le constat est simple, clair et précis. Les familles faisant partie des 20 % les plus riches ont augmenté leur richesse de 19 % depuis 1999. Si on recule jusqu'en 1984, la hausse est de 64 %. Pendant ce temps là, les familles faisant partie du groupe des 20 % les plus pauvres au pays ont encaissé une chute de leur richesse de 43 % depuis 1999.

Dans une autre étude intitulée « Inégalité et redistribution du revenu de 1976 à 2004 », Statistique Canada affirme que « de 1989 à 2004, le revenu après impôt moyen des familles faisant partie des 10 % les plus fortunés a augmenté de 24 %. Pendant la même période, le revenu après-impôt des familles faisant partie des 10 % les moins fortunés a reculé de 8 % ». Ces travaux ne sont que quelques-uns parmi de nombreux autres. Le constant accroissement de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres est une chose bien documentée au Canada. Pourtant, aucun politicien ni parti politique n’a dépassé le stade des vœux pieux pour changer la situation jusqu'à maintenant. La gauche du Nouveau-Brunswick tape possiblement sur le mauvais clou en ce qui concerne la réforme fiscale. Le problème n’est pas que dans la province. Il est aussi dans le pays.



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