LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - L'aviron

31/01/08

Permalink 15:53 pm, Michel Gourd / Général, 895 mots  

Les esprits s'échauffent à Dalhousie


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Bien que certains équipements de l'usine D'AbitibiBowater aient été déjà transportés à l'extérieur, il semble que le démantèlement de l'usine n'est pas prévu à court terme.



Michel Gourd


Des rumeurs de sortie de matériel de l'usine d'AbitibiBowater suscitent une montée aux barricades des membres de la coalition pour sauver l'économie de la région et le moulin de Dalhousie.

Vendredi en après-midi, un petit groupe d'employés ont manifesté à la barrière d'AbitibiBowater en réponse à des informations voulant que des camions soient en train de sortir du matériel de l'usine. « Nous considérons que le démantèlement du moulin doit être remis au 1er septembre », affirme Aurèle Ferlatte, porte-parole de la Coalition. « On a fait une ligne de piquetage pour mettre les camionneurs au courant qu'il ne devait pas sortir d'équipement. Ce ne sont que des moteurs en surplus et de la peinture qui a été transportée. On trouve discutable que la compagnie les ait fait sortir ». L'événement a donné lieu au premier accrochage entre les policiers et les manifestants qui ont jusqu'à maintenant eu l'appui des forces de l'ordre. Il faut se rappeler que la GRC était présente tant durant la grande manifestation que les réunions de la coalition.

« Quand nous avons été aux portes de l'usine pour empêcher les équipements de sortir, la police est venue et il y a eu une confrontation », continue Aurèle Ferlatte. « Notre position était que nous étions sur le chemin public et que nous allions y rester.
Cependant, les camionneurs nous ont demandé de les laisser sortir en promettant qu'ils ne reviendraient pas. Il n'y a pas eu d'arrestation. Ce qui est important pour nous est que les camionneurs vont respecter les lignes de piquetage. Ils étaient tous d'accord ».

Rencontre avec Shawn Graham

Ce dossier bouge aussi au niveau politique. Le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham a rencontré le 24 janvier dernier les représentants de la Coalition pendant 90 minutes. Ils lui ont présenté un document exposant les positions du groupe. Selon Aurèle Ferlatte, le gouvernement aurait affirmé que l'entreprise acceptait d'attendre avant de démanteler les machines à papier. « Si on veut que cette usine ait une valeur de revente, il faut que l'équipement reste intact », affirme Florian Lévesque. « La rencontre a été intéressante. On veut que le Premier ministre du Nouveau-Brunswick aide la population, les travailleurs et l'économie de la région »

Il y aurait cependant des divergences quant à la nature publique de cette rencontre et au nombre de représentants du gouvernement qui y participeraient. Le Premier ministre a également été informé que les ouvriers du moulin devraient pouvoir profiter de plus de chômage en utilisant une formule de calcul devrait tenant compte des années de service des travailleurs. Elle leur permettrait d'étendre à plus de 45 semaines la période de chômage.

Une stratégie bien arrêtée

@texte:« S'ils commencent à démanteler le moulin, on veut que le site soir remis dans le même état qu'il était avant que l'usine ne soit construit. Nous voulons que tous les bâtiments et la pollution accumulée au fil des ans soient ôtés », affirme Aurèle Ferlatte. « Dans l'ancien temps, les roulements à billes n'étaient pas scellés et devaient êtres régulièrement huilés pour empêcher les moteurs de saisir. Il y a assez d'huile dans la terre sous et aux alentours de l'usine pour faire flotter un bateau », continue-t-il. On a évalué que ça devrait coûter environ 100 millions pour remettre tout dans son état naturel. La stratégie sous-tendant cette demande est claire. « On veut que les multinationales se rendent compte qu'elles peuvent fermer leurs usines partout dans le monde pour monter le prix de vente du papier, mais, il y a un prix environnemental à payer pour faire ça. Nous voulons que les lois fédérales et provinciales touchant l'environnement soient appliquées à Dalhousie ».

Développements futur

Nous tiendrons prochainement une autre assemblée publique pour donner un compte rendu de ce qui va se passer lors de la rencontre avec le premier ministre. En fait, nous aimerions que cette rencontre soit aussi publique. Après tout, quand ils veulent se faire élire, les politiciens vont rencontrer le public », continue Aurèle Ferlatte. « Nous faisons notre travail. Les politiciens doivent faire de même ». D'autres moyens de pression sont en préparation. Un piquet d'information pourrait être installé aux portes de l'usine. Ce projet ne serait cependant pas encore finalisé puisqu'il nécessite une importante logistique pour être efficace et ne pas laisser des parties de journées sans surveillance. Le projet de coopérative n'a pas été abandonnée. « Mais pour avoir une coopérative, il faut avoir des fonds du provincial et du fédéral ». Actuellement, l'attention se porte plutôt sur des besoins plus pressants. « Nous voulons qu'on aide les travailleurs eux-même pour qu'ils puissent avoir plus de chômage. Une partie de l'argent donnée est remise a des entrepreneurs qui font travailler les gens au salaire minimum. Nous ne sommes pas intéressés à ce genre de choses », termine Aurèle Ferlatte.



Exprimez-vous! Que pense-vous de cette situation?

N’hésitez pas à nous le faire savoir. Ce blogue est là pour vous

30/01/08

Permalink 13:55 pm, Michel Gourd / Général, 185 mots  

Etes vous d’accord avec le CENB?


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On voit sur cette photo le président du CÉNB, monsieur Louis-Philippe Gauthier et la directrice générale, madame Anne Hébert. Ils sont venus présenter le TOP 10 2008 à nos locaux le mercredi 30 janvier 2008.


Michel Gourd

Le 30 janvier dernier, deux membres de la direction du Conseil économique du Nouveau-Brunswick sont venus visiter votre journal. Ils étaient venus présenter le TOP 10 des Préoccupations principales des entrepreneurs francophones pour 2008. Voici cette liste :
1 • Main-d'oeuvre (qualifiée, pénurie, exode ou formation) 1er l'an dernier
2 • Coûts généraux d'exploitation (énergie, carburant, transport et autres frais afférents) 8e l'an dernier
3 • Amélioration de la productivité, recherche et adoption de (-) nouvelles technologies
4 • Valeur du dollar canadien 9e l'an dernier
5 • Développement de nouveaux marchés et croissance 4e l'an dernier
6 • Développement économique du Nord 2e l'an dernier
7 • Développement économique de la province (-)
8 • Augmentation des taxes (-)
9 • Le sort des industries de ressources naturelles (-)
10• Décroissance démographique régionale et provinciale 6e l'an dernier

Dites-nous ce que vous en pensez. Selon vous, cette liste est-elle réaliste ? y auriez-vous priorisé d’autres choses ?

Permalink 09:54 am, Michel Gourd / Général, 209 mots  

Le Blogue nouveau est enfin arrivé!

Dans le cadre d’une politique voulant situer l’Aviron à la fine pointe des développements dans le domaine de communication sur le Web, votre journal mettra de plus en plus en ligne des textes de dernière heure. Notre nouveau site à l’adresse http://laviron.canoe.ca est donc à visiter à tous les jours!

En ce qui concerne le présent blogue, il vous invitera quotidiennement à commenter l’actualité de la région, les événements qui s’y passent ou tout ce que vous désirez partager avec la communauté des lecteurs de l’Aviron. N’hésitez pas à faire connaître vos idées. C’est à se parler qu’on se comprend!


Non mais y fais-t-y assez beau!

À tous seigneur tous honneurs.Commençons donc ce blogue avec la température. Les scientistes vous diront que l’on ne peut faire de relation directe entre une année particulièrement misérable et les changements climatiques, n’empêche que dernièrement, le nord du Nouveau-Brunswick subit une succession de tempêtes de neige suivit par des pluies diluviennes et des bourrasques de vent à arracher le panache sur la tête d’un orignal. Alors, subit-on vraiment des changements cataclysmiques que l’on nous a prédits?

24/01/08

Permalink 09:15 am, Michel Gourd / Général, 706 mots  

Le CCNB de Campbellton pourrait fermer dans les prochains jours


Par Michel Gourd

Les toilettes, poubelles et planchés du Collège communautaire de Campbellton ne sont plus entretenus depuis le commencement de la grève.



Des employés syndiqués du gouvernement du Nouveau-Brunswick ont déclenché une grève légale la semaine passée qui pourrait avoir pour conséquence de fermer le Collège communautaire de Campbellton pour cause d’insalubrité.

Les grévistes ont tenu lundi dernier une ligne de piquetage devant le bureau de Roy Boudreau. Une partie de bras de fer se joue actuellement entre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et la section 1251 du Syndicat canadien de la fonction publique. Cette situation amène sur les lignes de piquetage Chantale Leblanc, une intervenante au Collège communautaire de Campbellton. Elle fait partie des 500 employés syndiqués du gouvernement du Nouveau-Brunswick qui ont déclenché cette grève. « On doit faire 20 heures de bénévolat par semaine pour pouvoir toucher notre fond de grève. Je travaille avec une clientèle qui est déjà affectée. Si cette grève se prolonge, le collège va devoir fermer, car il n’y a pas de concierge et aussi pour la sécurité dans les tempêtes.
On n’a pas le droit de franchir une ligne de piquetage ».

« Il y a 5 personnes en grève au collège. Nous faisons du piquetage devant le bureau du député Roy Boudreau tous les lundis matin, car en raison de l’entente avec le gouvernement, nous n’avons pas le droit d’en faire sur le terrain du collège. Actuellement, l’établissement est encore ouvert, mais il n’y a pas d’entretien ménager qui est fait. On s’attend à ce qu’il ferme prochainement » affirme Chantale Leblanc. Au cœur du litige se trouve une différence salariale qui varie en fonction des corps de métiers. Elle peut aller jusqu'à 1,12$ de différence entre ce que le personnel travaillant à la polyvalente Roland Pepin gagne et ce que font les employés du Collège de Campbellton. « On voudrait avoir le même montant qu’eux puisqu’on fait le même ouvrage et qu’on travaille pour le même gouvernement », affirme un syndiqué sur la ligne de piquetage. La cafétéria étant fermée en raison de la grève, les étudiants doivent apporter leurs propres repas. Des directives ont été émises pour annuler les services de cafétéria afin d’éviter qu'il se trouve des déchets périssables dans les poubelles puisqu’elles ne peuvent plus être ramassées.

Les étudiants écopent

Suzanne Beaudoin, directrice adjointe des services aux étudiants et marketing pour le Collège communautaire de Campbellton ne prend pas cette situation à la légère. « Aucun entretien ménagé ne s’est fait dans l’établissement depuis le début de la grève. Par chance, il y a plusieurs étudiants qui sont partis en stage à ce temps-ci de l’année. La grève ne touche pas non plus les sites externes comme les cours qui sont logés au CHR. Actuellement, deux toilettes sur douze sont fermées. On fait une inspection des chambres de bains deux fois par jour. Des évaluateurs de la santé publique sont déjà venus vérifier l’état des lieux ».

Comme dans la majorité de ces conflits, ce sont les victimes innocentes qui payent. « Ce sont les étudiants qui vont écoper encore une fois », continue Suzanne Beaudoin. « Les conseillères en intégration communautaire ont une clientèle qui n’est desservie qu’à moitié. Étant donné la période de l’année, les services ont déjà été mis en place. Ces personnes ont quand même une certaine autonomie. Elles ont leurs tuteurs avec eux, leurs accompagnateurs et les logiciels dont ils ont besoin et le financement. Les cours ont débuté en septembre. On essaye de minimiser autant que possible les impacts. Cependant, s’ils ont besoin d’un service des conseillères en intégration comme une réévaluation du curriculum, ça ne peut pas se faire. Il y a des risques de décrochages, si les étudiants sont renvoyés chez eux », continue Suzanne Beaudoin.


11/01/08

Permalink 14:17 pm, Michel Gourd / Général, 530 mots  

Sauvons notre moulin » : près de 600 personnes manifestent à Dalhousie




Par Michel Gourd

Environ 600 manifestants ont défilé le dimanche 6 janvier pour dénoncer la fermeture de l'usine AbitibiBowater et demander sa réouverture.


Le message des manifestants a Dalhousie à passé fort et clair. Ils n’acceptent pas la fermeture de l'usine d’AbitibiBowater et se résoudront encore moins à son démantèlement.

Les citoyens du Restigouche-Est ont démontré, en défilant pendant un peu moins de deux heures dans les rues de la ville qu’ils ne pouvaient pas accepter les actions d’AbitibiBowater dans ce dossier. Florian Levesque, qui était en verve durant cet événement, harangua la foule répétant à plusieurs reprises : « ne fermez pas notre usine». S’adressant aux dirigeants d’AbitibiBowater il décrivit les employés de l’usine de Dalhousie comme étant les plus efficaces et les plus performants de toutes leurs usines, mettant en valeur qu’AbitibiBowater était le moteur économique de sa municipalité. « Nous n'accepterons pas la fermeture de ce moulin », répéta-t-il inlassablement comme si c’était une chose qu’il fallait faire comprendre aux dirigeants de la multinationale.

Comme il se doit, Clem Tremblay, maire de Dalhousie, était à la tête des marcheurs affirmant que Dalhousie n'était pas morte et que cette marche était le point de départ d’un revirement de situation. Jean-Claude D'Amours, député fédéral de Madawaska-Restigouche, était aussi en avant de la marche affirmant y être pour trouver des solutions. Jean-Pierre Ouellet, candidat conservateur sur la scène fédérale, participât aussi. Roger Duguay chef du NPD au Nouveau-Brunswick, Yvon Godin, le député fédéral d'Acadie-Bathurst, se tinrent aussi aux côtés des 400 employés qui seront mis a pieds a la fin du mois.

Durant cette manifestation, les marcheurs ont livré deux lettres, l’une a Donald Arseneault, Ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick et député de Dalhousie/Restigouche Est et l’autre a John W. Weaver, président exécutif d’AbitibiBowater Inc. On pouvait y lire que la Coalition créée le 3 janvier dernier lors d'une réunion publique qui a eu lieu au gymnase Monseigneur-Godbout de Dalhousie luttait pour protéger l'économie de la Baie-des-Chaleurs et le moulin de Dalhousie. Questionnant les hauts tarifs d'électricité d'Énergie Nouveau-Brunswick dans la lettre remise a Donald Arseneault, la coalition considère non valide l'entente permettant le démantèlement de l’usine conclue avec Shawn Graham dans celle à John W. Weaver.

Dans ces deux lettres, la Coalition réitère ses 5 demandes de base, soit :
1- Le décret d'un moratoire de 45 semaines sur la fermeture du moulin de Dalhousie afin de permettre à la communauté en collaboration avec les gouvernements de trouver un acheteur;
2- L'acceptation par l'assurance-emploi de verser les primes de chômage aux travailleurs et aux travailleuses pendant la durée du moratoire;
3- La possibilité pour les travailleurs et aux travailleuses de se prévaloir de leur paye de départ au bout du moratoire de 45 semaines si aucun acheteur n'a été trouvé;
4- Aucun équipement n'est autorisé à quitter le moulin de Dalhousie;
5- Le chauffage et entretien du moulin pour éviter d'endommager l'équipement et l'édifice.
Permalink 14:12 pm, Michel Gourd / Général, 609 mots  

"On ne se laissera pas faire !"



Par Michel Gourd

Le 3 janvier dernier, 300 citoyens de Dalhousie se sont réunis au gymnase Mgr Godbout de Dalhousie, pour planifier les actions à prendre face à la fermeture de l'usine AbitibiBowater.

Florian Levesque, un des organisateurs de cette réunion avec Aurèle Ferlatte a été des plus satisfaits de voir la salle se remplir, obligeant même de nombreuses personnes à rester debout à l’arrière du gymnase. Portes-paroles du groupe de citoyens ayant organisé cette réunion, les deux hommes estiment que cette forte assistance leur donne un mandat clair. Ce succès venait aussi les réconforter sur l’acceptation par les citoyens de Dalhousie de leurs actions passé. On se rappellera qu’Aurèle Ferlatte et Florian Levesque ont récemment croisé le fer avec Donald Arseneault, le ministre des Ressources naturelles, lors d’une conférence de presse.

Durant la réunion, de nombreuses personnes sont venues au micro poser des questions, donner leur opinion et ventiler leur colère. Ces gens fortement irrités par cette fermeture veulent que l’usine ne soit pas touchée pour les 45 semaines suivant la cessation de la production afin d’aider à la vente de l’installation en entier. Le but de cette demande est d’éviter le démantèlement de l'équipement et d’augmenter la chance que les employés puissent avoir des indemnités de départ après le moratoire.

Il faut se battre pour les choses auxquelles l’on croit
Pendant cette rencontre Aurèle Ferlatte, vétéran de la Deuxième Guerre mondiale a fait le rapprochement entre les actions qu’il a prises pour sauver le monde libre et celles qu’il s’apprêtait a posé pour s’assurer que l’usine de Dalhousie reste ouverte. « Il faut se battre pour les choses auxquelles on croit. Les machines a papier ne doivent pas quitte la région », a-t-il dit plus d’une fois, essayant de montrer aux générations le suivant ce qui a fait de la sienne une bâtisseuse de nation. Comme pour l’appuyer, des travailleurs de l’usine sont venus affirmer qu’elle faisait encore un des meilleurs papiers dans le monde.

Il n’y avait pas que des travailleurs d’AbitibiBowater a cette rencontre. Des résidants sont aussi venus montrer leur solidarité et dire la peur que cette fermeture cause de grands dommages a leur ville. Ne voulant pas être en reste, de nombreux politiciens tels Yvon Godin, le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Jean-Claude D'Amours, député libéral fédéral de Madawaska-Restigouche, Roger Duguay, chef provincial du NPD et même Jean-Pierre Ouellet, le candidat conservateur défait à la dernière élection fédérale sont venus montrer leur soutien au mouvement citoyen de Dalhousie. Le maire de Dalhousie, Clem Tremblay est aussi venu défendre ses actions et affirmer qu’il était de tout cœur derrière les travailleurs.

Yvon Godin s’est d'ailleurs fait remarquer lors de la rencontre prononçant un discours qui dénonçait les multinationales du papier, ce qui lui valut une ovation debout. « Les ressources forestières du nord de la province ne devraient pas êtres exportées sans transformation », affirma-t-il. Chose surprenante, même Jean-Pierre Ouellette, le candidat conservateur dans Madawaska-Restigouche, est d'avis que la communauté de Dalhousie doit pouvoir imposer d’importantes restrictions sur la vente de l’usine et l’utilisation du bois des forêts environnantes. Au sortir de la réunion, la foule a convenu d'organiser une grande marche de solidarité qui a eu lieu le dimanche 6 janvier à 14 h dans les rues de la ville.
Permalink 14:06 pm, Michel Gourd / Général, 584 mots  

La piscine restera ouverte!



Par Michel Gourd

Lors de la réunion du conseil municipal de Campbellton du 7 janvier dernier, il a été décidé que la piscine demeurerait ouverte 8 mois par année.

Une chose inusuelle s’est passée le 7 janvier. Alors qu’habituellement moins d’une douzaine de personnes assistent aux séances du conseil municipal de Campbellton, près d’une centaine ont assisté à celle tenue cette soirée. Ils étaient tous venus pour avoir un mot dans la décision qui allait être prise concernant le futur du Centre civique Mémorial. Plus particulièrement, une bonne partie d’eux étaient venus dire ce qu’ils pensaient de la possible fermeture de leur piscine. Le risque était réel. Lors des dernières rencontres municipales, il avait été mentionné que la piscine pouvait fermer en permanence.

Rumeurs de fermeture
Lors de la séance du conseil du 20 décembre, le maire Mark Ramsay s’était élevé contre la fermeture possible de la piscine. Estimant que la municipalité ne peut empêcher les gestionnaires d’agir à leur guise, avait annoncé qu’une motion demandant que la gestion du Centre civique Mémorial revienne à la municipalité devrait être présentée en janvier.

La lettre de convocation envoyée aux médias n’augurait rien de bon. Il y était mentionné qu’il y aurait une réunion du Comité des finances de l’administration. Le seul point à l’ordre du jour était : « Futur du Centre Civique Mémorial Régional - fermeture potentiel ». Carol Allard, présidente du club Aquatika qui avait fait parvenir le 19 décembre dernier une lettre au maire Mark Ramsay et à tous les Conseillers dénonçant la décision des gestionnaires du Centre civique Mémorial de fermer la piscine était sur place prête a défendre sa position. « Souvent, les médecins prescrivent aux personnes âgées d’aller à la piscine pour soigner leur arthrite, ce qui réduit leur prise de médicament », affirma-t-elle.

Coup de théâtre
Dès les débuts de la rencontre décisive, Mark Ramsay a cependant surpris l’audience en affirmant qu’il y avait eu une réunion à 9 heures le matin même réunissant les conseillers de la ville et CanLan, le gestionnaire embauché. À la sortie de cette rencontre qui fut très animée aux dires mêmes de Mark Ramsay, un plan de gestion permettant de garder ouverts tous les équipements pendant la majorité de l’année fut établi.

Il fut décidé que la piscine devrait rester ouverte pendant 8 mois. Elle fermerait en mai et rouvrirait en septembre. Comme le souligna Mark Ramsay, pendant cette période de fermeture, il était possible aux baigneurs d’utiliser d’autres piscines telle celle d’Atholville. En ce qui concerne la seconde surface glacée, elle serait ouverte cinq mois, de novembre à mars pour permettre de désengorger la patinoire principale en période maximale d’utilisation pendant cette période.

C’est vers la fin de la séance de conseil que les divergences furent les plus évidentes. Après avoir réinterprété les chiffres mis de l’avant par le conseiller Christian Mercier qui trouvait difficiles à avaler le compromis fait par la ville, Mark Ramsay s’attira les foudres d’un citoyen. S’en suivit une joute oratoire entre Christian Mercier et Mark Ramsay sur l’interprétation à donner à divers chiffre. Un dossier à suivre, surtout que les élections municipales s’en viennent dans quelques mois.

02/01/08

Permalink 12:40 pm, Michel Gourd / Général, 547 mots  

Apollo XI veut que l’école devienne irrésistible


Johanne Lamarche a été embauchée pour un an à temps plein dans le cadre du plan stratégique de L’Étoile du Nord


Par Michel Gourd

Depuis l’embauche de son animatrice, Apollo XI a changé de visage affirme Josée Ferron, directrice de l’école.

Johanne Lamarche est arrivée en septembre à Apollo XI, embauchée pour un an à temps plein dans le cadre du plan stratégique de L’Étoile du Nord. « Sa mission est de développer des partenariats entre l’école, les parents et la communauté pour enrichir l’expérience scolaire », continue la directrice. « Elle est très organisée et a beaucoup d’initiative ». Un des importants objectifs de ce plan est de prévenir le décrochage scolaire qui résulte d’une longue suite d’événements qui commence alors que les étudiants sont jeunes. On peut déjà identifier les candidats potentiels à cette triste condition, bien avant qu’ils ne quittent réellement l’école. « Les jeunes ne peuvent pas quitter notre école, mais certains ont déjà décroché », dit tristement Josée Ferron.

Le travail de Johanne Lamarche est donc d’une grande importance. Elle ne fait pas de suivi ciblé sur les étudiants, mais plutôt générale « afin de rendre l’école irrésistible pour les enfants », dira sa directrice qui n’a que de bonnes choses à dire au sujet de ce programme et de celle qui le met en application. « Pour Apollo XI, cette expérience n’est que positive. Johanne Lamarche attire les parents à l’école, car on fait maintenant plus d’activités. Nous voulons véhiculer une image positive d’ Apollo XI. Chaque fois que les parents disent qu’ils ont fait partie d’une journée organisée par l’école, ils parlent en bien de nous ». De ces nouvelles activités, il y en a beaucoup et elles sont très variées. « Depuis l’arrivée de Johanne Lamarche, nous avons des sorties de patinage familial. Tous les lundis un parent offre aux enfants du badminton gratuit après l’école. Il y a aussi des volets culturels, artistiques et sportifs. Catheline Gallant, une artiste de la région donne des cours gratuits tous les mardis aux enfants intéressés ».

Bien que le programme donne les grandes orientations, C’est Johanne Lamarche qui monte elle-même ces projets en accord avec la philosophie de gestion existant actuellement à l’école Apollo XI. « Je lui ai expliqué ma vision des choses », continue Josée Ferron. « Ce qu’elle fait dépasse mes attentes de beaucoup. Quand elle dit qu’elle s’occupe de quelque chose, je n’ai plus a m’en faire. Elle est très créative et prend beaucoup d’initiative mettant en valeur des points du cadre stratégique de l’étoile du nord. Les élèves de l'école Apollo XI ont donc le loisir, pour la première fois d’avoir une personne spécialement attachée à faire le lien entre leurs besoins, l’école et le milieu. « Ça va très bien à l’école Apollo XI cette année », continue Josée Ferron. Rendre l’école irrésistible pour les enfants est une mission qui en vaut le coût !
Permalink 12:29 pm, Michel Gourd / Général, 638 mots  

La mort d’un grand homme


Photo de la rencontre la Coalition interprovinciale avec Gilles Soucy (rang du fond au centre droit) le 27 octobre dernier à New Mills près de Belledune. Gilles appuyait toutes les initiatives visant à protéger l'intégrité écologique de la Baie-des-Chaleurs.



Par Michel Gourd

Gilles Soucy était au cœur de nombreux projets importants pour la Baie des Chaleurs. Sa disparition obligera sa région à se trouver un autre champion si elle ne veut pas perdre gros.

Après trois semaines de combat aux soins intensifs de l'Hôpital de Campbellton Gilles Soucy a rendu les armes le 26 décembre. Artisan engagé et actif a promouvoir l’entente entre les premières nations, les Québécois et les Nouveaux-Brunswiquois, il créa de nombreux projets liant ces communautés. Faisant le pont entre la municipalité de Pointe-à-la-Croix et Listiguj, il travaillait jusqu’à son entrée à l’hôpital à mettre le point final à un important projet touristique liant ces communautés. Richard Gingras était un de ses amis depuis son arrivée dans la Baie des Chaleurs en 1992. Ils fondèrent ensemble le Club Allaooleg Baie des Chaleurs inc. dont Gilles était le vice-président pour le Nouveau-Brunswick. Les deux furent complices pour promouvoir ce projet qui semblait farfelu, il y a huit ans de cela, d’inclure la Baie des Chaleurs dans le club très sélect des plus belles baies du monde. La participation de Gilles aux Congrès de Tadoussac en 2003 et de Nha Thran au Vietnam en 2005 aida non seulement la réalisation de ce rêve, mais fit aussi connaître La Baie des Chaleurs comme une destination touristique de par le monde.

Au début, la Baie des Chaleurs devait recevoir le congrès du Club des Plus Belles Baies du Monde en 2008. Par son travail acharné, il fut de ceux qui permirent que le 25 octobre dernier, Bruno Bodard, secrétaire Général du Club des plus Belles Baies du Monde confirme que cette rencontre deviendrait le premier sommet mondial de ce club. « C’est un fenêtre extraordinaire sur le monde dans l’actuel et pour toujours », affirmait Gilles Soucy. « C’est un grand honneur pour nous d’organiser le premier sommet mondial du Club des plus Belles Baies du Monde. Ceci nous confirme comme une destination soucieuse d'un tourisme de développement à caractère durable. Nous sommes maintenant reconnus comme une destination exceptionnellement belle et préservée ».

Gilles Soucy travaillait à ce que ce sommet ait un grand impact. « Il y aura une centaine de journalistes de partout dans le monde qui vont parler de la Baie des Chaleurs. C’est très gros pour notre région. L’obtention du premier sommet mondial de cet organisme vient donc confirmer la haute opinion qu’a le monde de nous ». Bruno Bodard, secrétaire général du Club des plus Belles Baies du Monde confirma cette opinion dans sa lettre du 25 octobre, affirmant apprécier l'intégration des premières nations et être convaincu que le sens de l'hospitalité, de la fête, et de l'accueil des Acadiens saura rendre la manifestation unique et grandiose.

Tous savaient que Gilles Soucy avait une santé chancelante, mais aussi une passion transcendant toute difficulté. Richard Gingras plus que tout autre. « Gilles était celui qui assurait une certaine forme de permanence pour le Club Allaooleg Baie des Chaleurs. Maintenant qu’il est parti, il va falloir que plus de gens s’impliquent pour faire de cet événement un succès », affirme-t-il. Gilles Soucy laisse donc plus que son épouse Lily et sa famille dans le deuil. Un effort supplémentaire par les habitants de la Baie des Chaleurs doit maintenant être fait pour que la mort de ce grand homme ne soit pas suivie par l’arrêt de nombreux projets importants.
Permalink 12:08 pm, Michel Gourd / Général, 719 mots  

Pour l’amour du Country



La chanson francophone est une voie très intéressante de développement pour Mike Parker. Ses chansons style Country-Blues commencent à tourner en France.


Par Michel Gourd

Mike Parker lancera prochainement son troisième CD. Une œuvre en français qui s’annonce exceptionnelle a plusieurs points de vues.

Même lors d’une première rencontre avec Mike Parker, on peut avoir l’impression de parler un vieil ami tant homme est franc et dit ce qu’il pense sans artifice. « Actuellement, je suis dans la musique plus que jamais. La chanson, c’est toute ma vie. J’ai commencé à jouer de la guitare à 5 ans et je fête actuellement ma trentième année en tant que professionnel. Il y a des événements importants qui s’en viennent dans ma carrière ». En fait, Mike Parker a trempé dans la musique pendant toute son enfance. « J’ai fait mes premières chansons à 7 ans. Un peu après mes 10 ans, j’ai commencé à me produire dans les salles de spectacles et les soirées d’amateurs. Mon père avait son orchestre et je le suivais. À 13 ans, je jouais beaucoup avec mon père, mais pas pour de l’argent. C’était comme invité spécial ».

Premiers pas comme professionnel

Mike Parker a été un professionnel de la musique avant d’être un adulte. « C’est vers 15 ans que j’ai joué pour la première fois comme professionnel. Dans le temps, je voulais une base électrique. Je jouais déjà de la guitare et le son de la base m’intéressait. Mon père m’a appelé le jour de ma fête, un 11 décembre pour me demander de venir remplacer son joueur de base qui ne pouvait pas jouer cette soirée-là. C’est comme ça que tout a commencé ».

À 25 ans, il va à Toronto. « Je me croyais un bon joueur de guitare. C’est là que j’ai vu qu’il y avait beaucoup de compétition. Au début, c’était difficile ». Ne se laissant pas décourager, il y retournera plusieurs fois et jouera avec un orchestre de 5 musiciens appelé Hearthland. Sa carrière de chanteur country progresse donc dans plusieurs provinces à la fois. La plus grande salle dans laquelle il a joué avait 5000 places. « C’était à Toronto, j’y ai fait beaucoup de festivals », affirme-t-il. Malgré sa carrière en croissance, il s’accroche à son Nouveau-Brunswick natal, refusant l’exil que se sont imposé plusieurs autres artistes du Nouveau-Brunswick pour se faire connaître. Actuellement, il se rapproche même de la péninsule, mettant de plus en plus en valeur ses racines acadiennes. « En 1996, j’ai enregistré mon premier disque solo. En 2003, mon deuxième. Le premier était en anglais. Dans le second il y avait plusieurs chansons en français. J’ai finalement décidé de chanter dans ma langue et le CD que je viens d’enregistrer s’appelle Mon petit paradis. Il ne contient que des compositions originales ».

Un tournant décisif

Avec 30 ans d'expérience, Mike Parker est donc un artiste bien rodé qui offre un spectacle enlevant d’une grande qualité musicale. Ses chansons originales et son style Country-Blues francophones lui ont bâti un solide public dans toutes les tranches d’âges. Sa carrière prend donc un tournant décisif. « Avec tout ce qui se passe dans la musique francophone, ça devient très intéressant. Mes chansons commencent à tourner en France. C’est très encourageant ». Ce troisième disque a été enregistré au studio Jean Béliveau au Grand Barachois avec les meilleurs musiciens de la région de Moncton. « J’ai même une chanson qui a été enregistrée au studio Picolo à Montréal », affirme-t-il fièrement.

Le lancement de ce troisième CD va se tenir en avril au théâtre Restigouche à Campbellton ou il a un public fidèle. « En 2003 j’y avais fait un gros lancement et les gens avaient bien répondu. 95% de la salle était pleine. Je veux m’entourer de bons musiciens et y mettre le paquet ». Ceux qui ne peuvent pas attendre le CD peuvent toujours aller voir Mike Parker en spectacle. La liste se trouve sur son site Internet à l’adresse http://www.sonicbids.com/epk/epk.asp?epk_id=82409


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