27/12/07Un plan pour former les ex-travailleurs d’AbitibiBowater![]() Un pour tous et tous pour Dalhousie! Il y a actuellement une rare unanimité pour aider la municipalité de Dalhousie à traverser la crise. Par Michel Gourd Le jeudi 20 décembre dernier, lors d’un passage à Dalhousie, Ed Doherty, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail et Donald Arseneault, ministre des Ressources naturelles sont venues annoncer un plan d'action des plus attendus. Doté de plus de 300,000 $, ce plan d'action doit servir à aider les travailleurs touchés par la fermeture de l'usine d'AbitibiBowater. Il comprend du financement pour établir un nouveau centre de transition, qui sera en fait un endroit permettant d’offrir des services professionnels aux travailleurs d'usine touchés par la fermeture. Ce centre offrira davantage d'accès à la gamme continue des programmes et des services d'emplois offerts aux Nouveau-Brunswick pour les personnes sans emploi. Ce centre de transition à l'intention devrait être opérationnel à partir du 2 janvier. Les individus visés par cette annonce pourront y aller autant de fois qu’ils voudront et utiliseront sans frais des ordinateurs branchés à l’Internet, un télécopieur, une photocopieuse, une imprimante et des téléphones. Seront aussi offerts des services permettant aux travailleurs de passer au travers les situations émotionnelles difficiles qu’ils pourraient rencontrer lors de leur cheminement vers un autre emploi. Seront donc proposés dans ce centre des services comme le counseling personnel, familial et financier, la gestion du stress et l'aide aux personnes en deuil. En fait, ce centre a été pensé comme un endroit où toutes les personnes touchées par la fermeture, ce qui inclut la famille des employés, pourront recevoir des services leur permettant de mieux se situer au niveau de l’emploi. Il est prévu qu’il s’y fera de la planification de carrière, de l’aide à la formation, de la rédaction de curriculum vitae, de la recherche d'emploi. Pourront y être appris des techniques d'entrevue et de l'information sur le marché du travail, a souligné Ed Doherty. Les locaux abriteront un conseiller en matière d'emploi à plein temps, un coordonnateur de la recherche d'emploi, ainsi que des employés de soutien. En plus de l’utilisation de ce centre, les travailleurs sont aussi invités à se prévaloir des programmes et des services d'emplois continus qui sont disponibles au bureau régional d'emploi. Un salon de l'emploi, pour les travailleurs, coordonné par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, est prévu pour la mi-février. Déjà planifié pour avoir lieu dans le gymnase Godbout à Dalhousie, ce salon visera la plus grande participation possible des employeurs régionaux et provinciaux. Il fait partie d’une stratégie pour tenter de retenir le plus grand nombre possible d’employés d'AbitibiBowater dans la région. ----------------------------------------------------------------------------------- ![]() Kim MacIntire, une employée du gouvernement du Nouveau-Brunswick qui sera un support administratif pour les travailleurs et Betty-Ann Mercier, directrice générale d’Entreprise Restigouche ont une grande confiance dans la structure mise en place. Nous sommes ici pour aider Par Michel Gourd La structure d’accueil du nouveau centre est jugée prioritaire par le gouvernement du Nouveau-Brunswick @texte:Kim MacIntire, une employée empruntée au département des terres et forêts du gouvernement du Nouveau-Brunswick a pour mission de faire le support administratif pour les travailleurs. C’est elle qui sera la première personne du centre qu’ils rencontreront. « Nous serons trois ou quatre pour servir la clientèle. Ici il va y avoir sur place un service de conseiller. Il sera spécifiquement pour les employés d'AbitibiBowater. Ces locaux sont destinés en premiers lieux pour les services d’aide à l’emploi. Cependant, si les gens ont d’autres besoins, ils seront identifiés et l’on fera venir des gens des ministères concernés. Il faut dire à tous les travailleurs d'AbitibiBowater qu’ici est la place où ils doivent venir. Nous aurons en permanence des gens de l’éducation poste secondaire et de l’aide a la conception de curriculum vitae sur place. Les locaux ont été loués pour un an. Ce centre de services est prévu pour une année entière et il y a possibilité d’extension dépendamment des besoins qui resteront à combler. Tout le monde veut travailler ensemble Par Michel Gourd Betty-Ann Mercier, directrice générale d’Entreprise Restigouche, est très optimiste pour l’avenir de Dalhousie. Présente jeudi dernier lors de la présentation du plan de relance, elle en est ressorti très optimiste. « Depuis l’annonce du plan de relance, on ressent qu’il y a un désir d’agir et un rapprochement à tous les niveaux, que ce soit dans les divers paliers gouvernementaux, les intervenants, les ministères ou les municipalités. Tous offrent leurs appuis. Nous remercions les ministres pour leur support indispensable aux travailleurs de cette industrie. Entreprise Restigouche va continuer de travailler avec diligence pour aider les travailleurs et le fonctionnement de ce centre de transition qui sera officiellement ouvert le deux janvier ». « Ce centre n’est qu’un des éléments mis en place pour aider à la relance de Dalhousie. Un des autres éléments est le fait que la province va travailler avec d'AbitibiBowater pour vendre l’usine à un autre acheteur qui va créer de l’emploi. Nous ne prenons pas position sur la question de la vente des machines à papier. Pour nous, ce sont les emplois qui comptent. Il ne faut pas oublier qu'AbitibiBowater est une entreprise qui prend une décision d’affaires. Bien que la situation soit grave, elle n’est pas sans espoir. Dalhousie va passer au travers de la crise, car je n’ai jamais vu tant de supports, d’appuis et d’actions entreprises si vite. Tout le monde veut travailler ensemble. Juste ça, c’est un symptôme que les choses vont aller de l’avant ». ----------------------------------------------------------------------------------- ![]() Tous unis pour aider Dalhousie Par Michel Gourd Clem Tremblay maire de la ville de Dalhousie était heureux de ce qu’il a entendu lors de la conférence de presse. Le discours qu’il a tenu reflétait cet état d’esprit. « On garde toujours le meilleur pour la fin. Je suis très heureux de voir tout le monde ici aujourd’hui. Il y a de nombreux maires de toute la région ici ce matin. Nous allons nous orienter pour former un comité régional. Nous ne savons pas encore si nous aurons une ou deux ou trois réunions par semaines, mais une chose est certaine, nous allons travailler ensemble. Il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes actuellement en crise. C’est le temps où jamais pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick de venir en aide à la population de Dalhousie. Tous ensemble on va pouvoir réussir à faire renaître la ville. Cette situation nous mise sous les feux des médias depuis trois semaines. Il ne faut pas décevoir la population. Le maire de Dalhousie avait une mission précise lors de cette conférence de presse. « Mon travail ce matin est de nommer les gens qui ont accepté d’être sur ce comité. Pour la municipalité de Dalhousie, il y a Christy Arseneau et de nombreux conseillers. Betty-Ann Mercier y siègera pour Entreprise Restigouche dont elle est la directrice générale. Jean-Louis Laforge y représentera le syndicat. Kevin Savoy siègera pour le BIAC. Les citoyens de la municipalité seront représentés par Reid MacPherson, GuyArseneault Fernand Landry, Peter Thorne et Dennis Furlong. Pour le développement touristique, il y aura Gary Archibald et Denis Maltais pour le Port de Dalhousie, Rachelle Ferguson pour l’éducation poste Secondaire et Mike Lushington de la compagnie Bowater. En ce qui concerne les premières nations, Cordon Labillois sera avec nous. Les maires des municipalités de Dalhousie, Balmoral, Charlo et Eel River Crossing feront aussi partis du comité. Finalement, Mike Mclntosh et Jim Richard y représenteront le gouvernement provincial. Je suis très fier d’être le président de ce comité. Soyez assuré que nous sommes préparés à travailler avec toute personne qui veut aider". Levée de boucliers contre la fermeture de la piscine à Campbellton![]() C’est durant la séance du conseil du 20 décembre que le maire Mark Ramsay s’est élevé contre la fermeture de la piscine, dénonçant la décision. Par Michel Gourd Une motion sera présentée en janvier au conseil municipal de Campbellton pour permettre à la ville de récupérer la gestion du Centre civique Mémorial. Carol Allard, présidente du club Aquatika a fait parvenir le 19 décembre dernier une lettre au maire Mark Ramsay et a tous les Conseillers dénonçant la décision des gestionnaires du Centre civique Mémorial de fermer la piscine. Souvent, affirme-t-elle dans la lettre les personnes âgées n’ont pas d’autres méthodes pour soigner leur arthrite que de se baigner fréquemment. L'exercice fait dans l'eau est beaucoup plus facile pour les gens arthritiques et ceux qui sont a mobilité réduite parce qu’elle diminue grandement la tension induite par le support du corps. De plus, cette décision vient priver des enfants d’un apprentissage de nage qui pourrait être vital pour leur sécurité et coupe tout espoir de médaille à de jeunes nageurs qui voudraient faire de la compétition de haut niveau. La présidente du club Aquatika considère qu’une piscine est un service qu'une communauté doit fournir à ses résidants, peu importent l’aspect du service dont ils ont besoin. Elle se demande finalement pourquoi est-ce seulement les utilisateurs de la piscine qui doivent souffrir du mauvais état des finances de l’entreprise. Les solutions des problèmes financiers du Centre administratif ne devraient-elles pas être réparties équitablement entre tous les utilisateurs ? En réaction à cette lettre que le maire Mark Ramsay a lue lors de la séance du conseil du 20 décembre, il s’est élevé contre la fermeture de la piscine, dénonçant la décision. Estimant qu’actuellement, la municipalité ne peut empêcher les gestionnaires d’agir à leur guise, il annonça que devrait être présentée en janvier une motion demandant que la gestion du Centre civique Mémorial revienne à la municipalité. 20/12/07La GRC fait le ménage dans les petits revendeurs de droguePar Michel Gourd Une importante opération policière a mené à l’arrestation de dix personnes qui seront accusées de diverses infractions relatives à la possession de stupéfiants, d’armes et de munitions. Le vendredi 14 décembre dernier, à six heures et quart du matin, la division Restigouche Chaleur de la GRC, conjointement avec la Sûreté du Québec, a exécuté sept mandats de perquisition. Les articles saisis comprennent de l'argent comptant, des comprimés, de la cocaïne, comprimés de méthamphétamine, des cigarettes de contrebande, de la marihuana et des armes à feu. En plus des dix suspects arrêtés, trois autres feront également face à des accusations à la suite de cette opération. « L’opération a été terminée en quelques minutes. Nous avons frappé simultanément aux sept endroits, affirme le sergent James Bates, Sous-officier responsable des opérations pour le District 9 Restigouche Chaleur de la GRC. Le tout s’est passé sans bavures avec la régularité d’une horloge furent aussi impliqués la section antidrogue basée a Bathurst, l’escouade canine et la Section de l'identité judiciaire de la GRC. Plus de 50 policiers furent impliqués dans les perquisitions provenant de diverses unités de la GRC, de la Sûreté du Québec et du département policier autochtone de Listuguj. Projet Jardinage L’opération Projet Jardinage a été créée il y a environ deux mois de cela par l’agent Guy-Michel Nkili au service de la GRC depuis seulement 18 mois. « Campbellton est ma première affectation dans la GRC. J’étais travailleur social avant. J’ai eu à faire face aux jeunes qui consommaient cette drogue », affirme-t-il lors de la conférence de presse qui s’est tenue le lundi 17 décembre 2007 à 14 h 30 au Bureau du District de Restigouche-Chaleur de la rue Arran à Campbellton. « J’étais responsable de l’enquête depuis le début », continue-t-il. Ce sera aussi lui qui amènera en cours les causes pour la région de Campbellton. En fait, de ces sept mandats de perquisition, cinq furent exécutés dans la région de Belledune/Lorne, un a Campbelton et un a Saint-Arthur. Deux autres perquisitions furent effectuées simultanément par la Sûreté du Québec à Pointe-à-la Croix. Les articles saisis comprennent plus de 5000 cigarettes de contrebande, plus de $20 000 en argent comptant, des petits sacs emballés individuellement contenant de la poudre blanche, des balances, des documents reliés au trafic de drogue, 12 armes à feu, plus de 600 comprimés et entre 4 et 5 onces de marihuana. « Les informations recueillies lors de cette opération nous serviront à en monter d’autres », affirme le sergent Bates. Les individus arrêtés à Campbellton et St-Arthur furent remis en liberté en attente de leur comparution en cour à Campbellton le 17 mars 2008. Trois autres individus devraient être arrêtés suite à ce projet. L'enquête se poursuit et le nombre d'accusations sera déterminé par les enquêteurs au fur et à mesure de la préparation du dossier pour la cour. 13/12/07Enquête post-censitaire sur la vitalité des minoritésIl semble que la question linguistique fasse beaucoup réagir les lecteurs de l’Aviron. Nous publions dans les lignes qui suivent un texte que nous a fait parvenir la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada. Les francophones veulent vivre en français, mais l’accès aux services demeure tout à fait insuffisant Ottawa – Les francophones vivant en situation minoritaire accordent une grande importance à la capacité de vivre dans leur langue, mais il existe toujours des carences importantes dans l’accès aux services en français. Voilà ce que retient la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada à la lecture des premières données de l’enquête post-censitaire sur la vitalité des minorités de langue officielle, rendues publiques ce matin par Statistique Canada. «Quand on voit qu’il y a 78 % des francophones qui estiment important de pouvoir utiliser le français dans leur vie quotidienne, quand on voit qu’il y a 89 % d’entre eux qui estiment important le respect des droits linguistiques dans leur province ou leur territoire, on doit conclure qu’il y a dans les communautés une volonté et une détermination à vivre en français», commente la présidente de la FCFA, Lise Routhier-Boudreau. La FCFA voit dans ces données un argument de poids pour un meilleur appui au développement de services en français qui rejoignent les citoyens dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Par exemple, 65 % des francophones vivant à l’extérieur du Québec ontmentionné que la principale raison pour laquelle il serait difficile d’obtenir des services de santé en français est le manque de professionnels de langue française. Pourtant, 53 % d’entre eux jugent qu’il est important pour eux de pouvoir obtenir ces services. Pareillement, au niveau de l’éducation, 49 % des enfants ayant au moins un parent francophone fréquentaient une école primaire ou secondaire en 2006. Toutefois, les parents d’environ 42 % des enfants inscrits dans un programme régulier à l’école anglaise ont déclaré qu’ils auraient préféré que leur enfant fréquente une école de langue française. «Clairement, c’est au niveau de l’accès à des services, des activités et des institutions en français qu’il faut agir, souligne Mme Routhier-Boudreau. Il faut assurer que tous les francophones qui veulent envoyer leurs enfants à l’école en français, et tous ceux qui veulent avoir accès à des services de santé en français, puissent le faire ». L’enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle est une première qui donne à la FCFA et aux communautés qu’elle représente des données détaillées sur différents aspects de la vitalité de ces dernières. «Cette étude devrait révéler beaucoup plus de renseignements et de données utiles pour nous au fur et à mesure que les analyses se poursuivront», indique Mme Routhier-Boudreau. La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec. EN ROUTE VERS L'ASSIMILATION
par Michel Gourd
Le recensement 2006 de Statistique Canada confirme les pires craintes de tous les francophones du Canada. Selon les dernières données compilées, bien que le Canada soit officiellement bilingue, ses citoyens ne le sont pas. La Loi sur les langues officielles adoptée il y a 40 ans de cela n’a pas pu empêcher l’assimilation des francophones à la majorité anglophone. Les chiffres sont éloquents à ce sujet. Plus de 83 % des francophones hors Québec peuvent parler en anglais tandis que seulement 10 % des anglophones peuvent soutenir une conservation dans la langue de Molière. En fait, selon les statistiques, la proportion de Canadiens de langue maternelle française a diminué de 7,3 % à 4,1 % à l'extérieur du Québec et est passée de 82,5 % à 79.6 % au Québec entre 1951 et 2006. La moyenne nationale passe donc de 29 à 22 % pour ce laps de temps. Les francophones qui formaient 26,1 % de la population en 1971 n’étaient plus que 22,1 % l'année dernière. Nouveau-Brunswick Suite a la publication de ces statistiques, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick monte aux barricades. Dans un communiqué envoyé a tous les médias, elle signalait que « Malgré le fait que la communauté acadienne et francophone représente toujours près de 32,37 % de la population de la province, son poids démographique continue à diminuer. En effet, l’ensemble de la population provinciale a légèrement diminué, mais l’exode a un plus grand impact chez les francophones que chez les anglophones, ce qui accentue la vulnérabilité de notre communauté » constate Mme Simard, présidente de la SAANB. Depuis 2001, on constate une diminution de la population provinciale totale de 1,4%, alors que la diminution de la population francophone est de 2,7% et celle de la population anglophone de 1,1% seulement » En fait, pendant que le recul du français s'accélère, l'immigration est source d'assimilation en faveur de la majorité anglophone. En 2006, seulement 10 % des nouveaux arrivants parlaient le français à leur arrivée, soit 168 résidents permanents accueillis au Nouveau-Brunswick bien que les Acadiens et autres francophones forment 30 % de la population. « Le gouvernement doit donc prendre des mesures immédiates pour soutenir et renforcer le développement de notre communauté » poursuit Mme Simard dans sa missive. « Le premier ministre Graham doit absolument et rapidement mettre en place une politique en matière d’immigration francophone pour assurer le maintien de notre poids démographique, établir une politique familiale qui encourage la natalité et soutenir le développement économique des régions rurales où vivent la grande majorité des francophones », insiste-t-elle. « L’autosuffisance de la seule province officiellement bilingue au pays ne peut se faire sans les Acadiens et les francophones ». Le ratio anglophone/francophone d'immigrants devrait être le même. Cette statistique n'a rien de rassurant. En attirant autant d'immigrants anglophones, et aussi peu de francophones, le gouvernement provincial bouscule l'équilibre linguistique du N.-B. Assimilation Pour Réjean Lachapelle, directeur de la division des études démolinguistiques chez Statistique Canada, les termes « transferts linguistiques » ou « mobilité linguistique » sont utilisés plutôt que celui pourtant plus descriptif d’«assimilation», car, a-t-il expliqué, ce mot est considéré comme péjoratif par l'Office de la langue française. Cette sensibilité pour ne pas offusquer ceux que le sondage touche de premier chef n’est pas uniforme dans tout ce que fait le gouvernement du Canada. Il n’a malheureusement pas eu la sensibilité lors du 150e anniversaire de la capitale fédérale Ottawa, d’oublier le lord Durham dont le célèbre rapport recommandait l’assimilation pure et simple des francophones du Canada. La SAANB a d’ailleurs rappelé le fédéral à l’ordre dans ce dossier. « Quant au gouvernement fédéral, qui a l’obligation juridique selon la Loi sur les langues officielles d’appuyer le développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire, il est temps qu’il assume ses responsabilités pour assurer la viabilité de la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick », a conclu la présidente de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. NOS INSTITUTIONS POST-SECONDAIRES HOMOGÈNES FRANCOPHONES DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉES PAR LE GOUVERNEMENT GRAHAMVoici tel que promis dans le journal du 14 décembre l’article complet de L’Association acadienne et francophone des aînés et aînées du Nouveau-Brunswick ( AAFANB ) ![]() L’Association acadienne et francophone des aînés et aînées du Nouveau-Brunswick ( AAFANB ) s’est prononcée, aujourd’hui, contre toute tentative de forcer les institutions post-secondaires du Nouveau-Brunswick à fonctionner dans un cadre bilingue. « En ce moment, nous sommes très préoccupés de constater que le rapport L’Écuyer-Miner propose de mettre sur pied une Commission de l’enseignement postsecondaire du Nouveau-Brunswick qui serait composé d’une majorité anglophone. Par le passé, les institutions bilingues ont mal desservi la communauté acadienne. Étant donné les propositions avancées, il faut se demander si le gouvernement de Shawn Graham s’apprête à abandonner le principe de la dualité en éducation ?», a demandé Jean-Luc Bélanger, président de l’AAFANB. « Pourtant, le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne à reconnaître dans des mesures législatives quasi constitutionnelles et dans la Constitution canadienne l’existence d’institutions postsecondaires linguistiquement homogènes. Si le gouvernement de Shawn Graham attaque ce principe, il risque de perdre des appuis importants au sein de la communauté acadienne qui l’a appuyé lors des dernières élections. », a ajouté Monsieur Bélanger. L’AAFANB considère que le rapport L’Écuyer-Miner oublie tous les efforts accomplis par la communauté acadienne au cours des années. On ne peut effacer tant de travail visant à doter la communauté acadienne des institutions dont elle a besoin pour se développer. « Le rapport L’Écuyer-Miner propose également l’intégration du Collège communautaire francophone de Dieppe à un regroupement de collèges anglophones. C’est un recul de vingt ans pour les francophones. », a insisté Monsieur Bélanger. L’Association acadienne et francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick ( AAFANB ) estime que c’est l’héritage du programme Chances égales pour tous de l’ancien premier ministre Louis J. Robichaud qui est remis en question par le rapport L’Écuyer-Miner. L’AAFANB demande au gouvernement Graham doit empêcher tout recul concernant les progrès accomplis par la communauté acadienne en matière d’éducation post-secondaire au Nouveau-Brunswick. « Pour continuer son développement, la communauté acadienne doit contrôler ses institutions post-secondaires. », a conclu Monsieur Bélanger. L’Association acadienne et francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick ( AAFANB ) est un organisme qui défend les intérêts des personnes âgées acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick. Pour informations, vous pouvez contacter : Jean-Luc Bélanger, président de l' Association acadienne et francophone des aînés et aînées du Nouveau-Brunswick ( AAFANB ) IL PLEUT DES MILLIONS SUR LE RESTIGOUCHE !par Michel Gourd Le vendredi 7 décembre dernier, Greg Thompson, ministre fédéral des Anciens combattants et Shawn Graham ont annoncé la signature d'une entente-cadre de 541,6 millions de dollars, dans le cadre du nouveau programme Chantiers Canada lancé le mois dernier. « C’est un grand jour », a dit Greg Thompson en introduction de cette conférence de presse qui s’est tenue dans les locaux de la municipalité de Charlo. Après la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick devient ainsi la troisième province à signer le nouveau programme fédéral pour améliorer les infrastructures sur les infrastructures créées le mois passé. Pour Betty-Ann Mercier, directrice générale d'Entreprise Restigouche qui a agi comme présentatrice lors de l’événement, tous ne peuvent que se réjouir de l’annonce faite à Charlo. Étaient présents les ministres Donald Arsenault, Roland Haché, Sonia Roy, les maires de pratiquement toutes les municipalités du Restigouche ainsi que des municipalités environnantes. Une pluie de millions La conférence de presse a été une occasion pour rappeler que 100 milliards avaient déjà été annoncés pour le système routier du Nouveau-Brunswick et 26,6 milliards pour le nettoyage environnemental. Au total, a affirmé Greg Thompson « 175 milliards vont aller a des priorités telles les autoroutes, les infrastructures sanitaires, transport public et l’énergie verte dans le Nouveau-Brunswick dans les 7 prochaines années. Une somme de 126,6 millions de dollars a déjà été approuvée pour de grands projets d'infrastructure, comme l'amélioration des infrastructures routières du Nouveau-Brunswick et l'achèvement des travaux de nettoyage du port de Saint-Jean. L'entente-cadre prévoit que la province recevra aussi chaque année un financement de base de 25 millions $, soit au total 175 millions $ d'ici 2014 pour des projets d'infrastructures prioritaires au Nouveau-Brunswick. Ceux-ci devront cependant avoir l’accord des deux paliers de gouvernement. En y allant dans le détail et séparant les sommes déjà annoncées de l’argent neuf, le total est moins important. En fait, des sommes annoncées, seulement 188 millions viennent directement du fonds Building Canada. De cette somme 33 millions sont réservés à de petits projets. De plus, la prolongation de l’accord de remboursement de la taxe sur l’essence de 2010 a 2014 donnera 178,5 millions de dollars de plus aux les communautés du Nouveau-Brunswick. Annonce de Shawn Graham Pour sa part, le Nouveau-Brunswick est prêt à mettre l’épaule à la roue pour aider à la rénovation de ses infrastructures. Shawn Graham a annoncé que 28,5 millions de dollars seraient mis en contrepartie du fédéral dans le fonds pour les projets d’infrastructures majeurs. Selon l’entente signée, la part fédérale maximale, de toutes sources, peut aller jusqu'à 50 p. 100 des coûts admissibles totaux d'un projet approuvé appartenant au secteur public ou à des organismes sans but lucratif et 25 p. 100 des coûts admissibles totaux d'un projet approuvé appartenant à des organisations à but lucratif du secteur privé. Pour les projets impliquant un gouvernement local ou régional tels ceux des municipalités, districts de service locaux et collectivités rurales, les parties s'attendent à ce que ce gouvernement verse du financement pour un minimum d'un tiers des coûts admissibles d'un projet approuvé. Shawn Graham a ainsi annoncé son gouvernement fournira le 33 millions de dollars nécessaires pour bâtir le fond des infrastructures qui aura une valeur totale de 99 millions. Atholville, Tide-Head et Charlo Trois municipalités du Restigouche ont été particulièrement ciblées pour recevoir l’aide annoncée. Lors de cette conférence de presse, les deux paliers de gouvernement se sont dits prêts à appuyer des études de faisabilité pour les projets d’une station de pompage d’eau potable dans la municipalité d’Atholville, le remplacement de vieux collecteurs principaux de distribution de l’eau et des eaux usées à Tide-Head et finalement l’amélioration d’un système d’eau usée à Charlo. Comme toutes les autres appliquant, ces trois municipalités doivent cependant satisfaire à toutes les exigences fédérales applicables liées à l'admissibilité dans le cadre du plan d'infrastructure de Chantiers Canada et à toutes les évaluations environnementales requises en vertu de la Loi. Shawn Graham a dit ne pas douter que les municipalités embarquent et espère être de retour prochainement pour annoncer le commencement de ces programmes. Dans les catégories admissibles, les initiatives d'infrastructure du Nouveau-Brunswick pourront aussi bénéficier du Fonds pour les partenariats public-privé et du Fonds pour les portes d'entrée et les passages frontaliers. La province a aussi signé, récemment, un protocole d'entente pour le développement de la Porte canadienne de l'Atlantique. On peut voir sur cette photo que la conférence de presse a été couverte par tous les médias du Nouveau-Brunswick. La salle du conseil municipal de Charlo n’a pas pu contenir tous les journalistes présente, certains on suivi la conférence de presse en se relayant dans le corridor ! Le maire de Dalhousie était présent à la conférence de presse. Le premier citoyen de cette municipalité éprouvé au cours des dernières semaines y fut honoré. Il en a profité pour discuter après avec Greg Thompson. « Ce budget pourrait être utile pour la ville de Dalhousie », dit-il. « Aujourd'hui, je voulais m'assurer de l'ouverture des gouvernements à ce que vivent les citoyens de ma municipalité. Avec l'accord du fédéral et du provincial, nous pourrions travailler ensemble pour mettre sur pied des projets touchant les ressources humaines. Les deux comités promis devraient se mettre en place d'ici une semaine. Ils ont déjà un local. Je reste positif. Ça bouge, il y a de l'ouvrage qui se fait actuellement sur le terrain. Des annonces devraient prochaines confirmer officiellement les 2 ou 3 locaux choisis et les personnes qui travailleront sur les comités économiques. 07/12/07
Vox Populi sur la fermeture de l'usine Abitibibowater à Dalhousie
Hector Leblanc a travaillé à l’usine pendant 37 ans. Il est à sa retraite depuis 9 ans. « Actuellement, ma maison ne vaut plus rien. Je ne peux même pas la donner. On souhaite qu’Irving achète l’usine. Il voulait le faire avant, mais les négociations n’ont pas abouti ». John Oneil affirme que cette fermeture va faire du tors à tout le monde. « Je n’ai jamais travaillé à l’usine, j’ai une petite entreprise. Je pense que la ville va s’en réchapper, mais je n’en suis pas certain. J’espère que les employés vont acheter l’usine et faire une autre sorte de papier ». 06/12/0732,3 millions pour maintenir les emplois de l'usine AV Cell d’AtholvilleGreg Byrne ministre responsable d'Entreprise Nouveau-Brunswick, annonce la bonne nouvelle. A la droite de la photo se trouve Peter Vinall, président-directeur général du groupe AV, de SV Sharda et directrice de l'exploitation d'AV Cell. A la gauche : Donald Arseneault, ministre provincial des Ressources naturelles, Roy Boudreau le député de Campbellton-Restigouche Centre et Raymond Lagacé maire d'Atholville. Par Michel Gourd Lors d’une conférence de presse faite le lundi 3 décembre dernier, un total de 32,3 millions de dollars d’investissement a été annoncé pour l'usine AV Cell d’Atholville. Pendant cette conférence de presse tenue à Atholville, le gouvernement du Nouveau-Brunswick s'est engagé à faire un prêt à terme de 17.3 millions de dollars pour aider à l'amélioration des installations de l’usine AV Cell de cette municipalité. Cette annonce a été faite par le ministre responsable d'Entreprise Nouveau-Brunswick, Greg Byrne. Pour l’occasion, Donald Arseneault, ministre des Ressources naturelles, Peter Vinall, président-directeur général du groupe AV, de SV Sharda et directrice de l'exploitation d'AV Cell, Michel LeBlanc, président de la section locale 160 du syndicat ainsi que Roy Boudreau le député provincial de Campbellton-Restigouche Centre et Raymond Lagacé maire d'Atholville étaient présents. Avec cette somme, le gouvernement permettra à l'usine de produits chimiques de moderniser ses installations afin de demeurer compétitive face aux autres entreprises de cette industrie oeuvrant à la grandeur de la planète. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick reconnaît ainsi l’importance d'investir dans amélioration des technologies utilisées dans l’entreprise pour lui permettre d’accroître son efficacité et sa productivité, des éléments essentiels pour donner un avantage concurrentiel sur un marché de plus en plus compétitif. Excellent potentiel Rappelons qu’AV Cell d'Atholville est une usine de production de pâte dissolvante, qui est utilisée dans l'industrie du textile. Elle exporte sa production principalement à d’autres usines situées pour la plupart en Asie. Peter Vinall, président-directeur général, considère que l’entreprise a un excellent potentiel à long terme. Il considère que ces sommes permettront d'investir dans des améliorations nécessaires pour prospérer dans le futur. AV Cell, produit actuellement 330 tonnes métriques par jour de pâte pour transformation chimique à usage spécial pour l'industrie du textile. L'amélioration prévue va augmenter sa capacité de production à 360 tonnes métriques par jour. Le moulin maintient 275 emplois et fournit de la pâte pour transformation chimique de divers types de bois. Le consortium à la base d’AV Cell est formé par Tembec du Canada et Aditya Birla Group de l'Inde. Tembec est une importante société intégrée de produits forestiers comptant approximativement 9000 employés répartis dans une cinquantaine d'usines. Pour sa part, Aditya Birla Group est une des plus importantes entreprises commerciales de l'Inde. Elle a des intérêts dans 20 pays et emploie plus de 100 000 personnes. L’entreprise a profité de cette conférence de presse pour annoncer un investissement de 15 millions de dollars dans l’usine d’Atholville. Elle augmentera sa participation en action dans AV Cell d’Atholville faisant passé son portefeuille d’action de l’entreprise de 50 à 75 %. Le reste des actions resteront à Tembec. Cette annonce est donc un baume sur les plaies ouvertes par la fermeture AbitibiBowater à Dalhousie. Coupe à blanc des emplois de DalhousieDonald Arsenault, Clem Tremblay et Jean-Claude D'Amours : « C'est un drame pour ces centaines de travailleurs qui, à la veille de Noël, apprennent cette triste nouvelle. Pour Dalhousie, c'est une véritable catastrophe économique pour la structure économique de la ville avec cette annonce de fermeture complète et définitive et un coup très difficile pour l'ensemble du Restigouche », a affirmé Jean-Claude D'Amours lors de la conférence de presse. Par Michel Gourd Ceux qui doutaient que l'industrie du bois soit en crise peuvent dissiper leurs doutes. Fidèle aux pratiques de son industrie, AbitibiBowater a fait le ménage à la scie à chaîne après sa récente fusion. Il sera difficile pour AbitibiBotwater de se faire passer pour un bon citoyen corporatif à Dalhousie après ses récentes actions. Pierre Choquette directeur des communications et affaires publiques pour cette entreprise a donc du faire un travail ingrat au cours des dernières journées. C'est lui qui a été envoyé au front pour expliquer les fermetures qu'elle vient de faire. « La décision de fermer l'usine de Dalhousie a été difficile. Tout ce qui touche les employés est actuellement en discussion. On va s'assoir avec eux et regarder le respect de leurs conventions. Sera aussi regardée la possibilité qu'il y ait des transferts pour ceux qui le désirent dans les autres installations que nous avons afin qu'ils puissent continuer à travailler pour nous. Il reste 45 usines d'AbitibiBowater au Canada. Ce sont majoritairement des scieries ou des usines à papier. Il y a environ 66 installations au grand total dans le monde », affirme-t-il. C'est jeudi le 29 novembre en fin de journée, qu'AbitibiBowater a rendu publique la première phase d'un plan de restructuration qui fermait l'usine de Dalhousie. La société réduira sa capacité de production de papier journal et de papiers d'impression commerciale d'environ 1 million de tonnes métriques par année au cours du premier trimestre de 2008 et ses actifs de 500 millions de dollars. Font parti des annonces la suspension des versements des dividendes aux actionnaires et une demande de rouvrir des conventions collectives. L'usine fermée a Dalhousie, avait ouvert ses portes en 1930 et a été pendant 77 ans le principal moteur économique de la municipalité. « C'est 330 emplois qui sont perdus dans cette ville », continue Pierre Choquette. Les mises à pied temporaires déjà faites ne sont pas incluses dans ce nombre qui tournerait plutôt autour de 416 en additionnant toutes les personnes travaillant directement pour l'entreprise. Donald Arsenault Lors d'une rencontre avec les journalistes improvisés à toute vitesse le 30 novembre à l'Hôtel de Ville de Dalhousie, Donald Arsenault, le ministre des Ressources naturelles et députées de Dalhousie-Restigouche-Est, assurait le maire Clément Tremblay que le gouvernement du Nouveau-Brunswick plaçait Dalhousie en haut de sa liste de priorités. « Le gouvernement voyait ce qui s'en venait », affirma-t-il. Il a multiplié les représentations auprès des dirigeants de la compagnie. « Nous étions craintifs pour Dalhousie et c'est pour ça que nous avons fait tout notre possible pour les faire rester. Nous allons rebondir », a assuré le ministre qui admet toutefois que la nouvelle a été un choc pour lui et son gouvernement. « Un comité a été formé pour permettre aux employés d'AbitibiBowater de vivre la transition de la meilleure façon possible. Un autre se penchera pour étudier la situation économique », a-t-il affirmé. « C'est une grande perte pour la province. L'entreprise achetait pour 40 millions de dollars d'électricité à NB Power. On va continuer de travailler avec la municipalité. Ce n'est jamais facile à accepter. Je suis très désappointé envers AbitibiBowater ». Clem Tremblay Le maire de Dalhousie, Clem Tremblay, a rencontré les dirigeants d'AbitibiBowater dans son bureau à 17 h 30, le 29 novembre. Outre la fermeture à venir, ils ont aussi discuté de la ligne d'eau qui appartient à l'usine et qui sert de conduite principale en alimentation pour la ville et les villages environnants. « On va s'asseoir avec les gouvernements provinciaux et fédéraux », affirme le maire. « La ville de Dalhousie a des plans sur la table pour le tourisme et les condos en bas à la marina. Elle va s'impliquer financièrement. On continue d'aller de l'avant après ce qui est arrivé. Pour nous, c'est un membre de la famille qui vient de mourir. On va faire notre deuil, mais il faut que la vie continue demain matin. On n'arrêtera pas les festivités de Noël pour ça ». Le maire craint cependant que cette fermeture provoque un exode des employés en plus d'avoir un impact significatif sur les revenus de la ville de 3600 âmes. « Cette annonce a pris tout le monde par surprise. Rien n'indiquait que l'usine soit en difficulté financière, même que le sentiment général était qu'elle accumulait les profits et non les pertes » termine-t-il. Coupures planifiées depuis la fusion La fusion d'AbitibiBowater peut être vue comme une réaction à la chute de 10% de la demande de papier journal en Amérique du Nord l'an dernier. Ses gestionnaires avaient prévenu cette année, qu'ils chercheraient à réduire leurs coûts de 250 millions de dollars et leur dette d'un milliard de dollars sur trois ans. La société prévoit inscrire des charges de 100 millions de dollars liées aux fermetures d'usines et indemnités de départ. Elle inscrira aussi au quatrième trimestre 2008 des dépréciations de ses éléments d'actif allant jusqu'à 400 millions. Bien que périclitant sur ses marchés intérieurs, la demande pour les produits d'AbitibiBowater tend à augmenter de 2% sur le marché extérieur. Elle prévoit donc continuer son expansion sur les marchés étrangers et y accroître ses ventes de papier journal. Il est à signaler que la Bourse de Toronto a très bien réagi à ces coupures faisant monter l'action de 1,75$ à 18,75$. En ce qui concerne plus spécifiquement l'usine de Dalhousie, le président d'AbitibiBowater avait rencontré le premier ministre Shawn Graham à la fin de novembre pour lui présenter son point de vue sur les coûts d'énergie et de la fibre de bois qu'il considérait incontrôlables et trop chers. Bilinguisme discutable au Saint John Regional HospitalPar Michel Gourd Une famille de Maltais ne parlant que le français a vécu un cauchemar pendant 21 jours alors que Romain Bouchard a dû subir de nombreuses opérations dans un environnement unilingue anglophone. « Mon mari est entré le 6 novembre pour une opération à cœur ouvert », commente Annelle décrivant le commencement d’un long périple au Saint John Regional Hospital qui se révéla particulièrement pénible. « Le lendemain, il s’est fait opérer en l’après-midi. Cela semblait s’être bien passé, cependant le lendemain après-midi, ils l’ont amené aux soins intensifs vers 17 heures, car Romain avait de la misère a respirer. « Mon mari m’a dit : je suis en train de mourir, je ne peux plus respirer ! J’ai donc été voir une garde-malade qui n’a pas compris et qui ne voyait pas qu’il était en train de changer de couleur ! J’ai été dans le Hall et je me suis mis à pleurer et crier : il est en train de mourir ! Il y a une garde-malade qui a remarqué qu’il s’étouffait. Un docteur l’a étendu dans un lit et avec un scalpel a perforé sa poitrine à deux endroits et a mis des tubes. Il n’avait pas le choix. S’il ne faisait pas ça, mon mari mourrait parce qu’il ne pouvait plus respirer ». Qu’un commencement Ce qui semble déjà assez horrible n’était cependant que le commencement. « Ils l’ont amené aux soins intensifs. Durant la soirée, j’ai essayé de me faire expliquer ce qu’il avait. Des fois, j’attrapais des infirmières qui parlaient un peu français, mais c’était rare. Une chance que mon garçon est venu trois jours avec moi. Il comprenait un peu et il m’expliquait ce qui se passait. Il y avait des journées entières ou aucune infirmière ne parlait français. Des fois, il fallait que j’aille chercher quelqu’un pour m’aider. Mon mari ne parle pas du tout l’anglais. Aux soins intensifs, il n’y avait pour ainsi dire aucune infirmière qui parlait français. Romain était là toute la journée. Je demandais, pourquoi il était enflé et avait des tubes dans le corps et que du liquide sortait de là. On me répondait : sorry, sorry. Quand ton mari est rendu la face aussi grosse que cette d’un homme de trois cents livres, qu’il ne voit même plus clair et que tu ne sais pas ce qu’il a, c’est grave ». Le matin du 12 novembre, l’hôpital l’a rappelé au restaurant pour lui dire que son mari était encore aux soins intensifs. « Je n’ai pas compris ce que l’infirmière me disait, car elle ne parlait qu’anglais. J’ai été obligé de demander à une amie de parler avec l’infirmière. C’est elle qui m’a dit qu’il fallait aller d’urgence à l’hôpital. Quand je suis arrivé à l’hôpital, je croyais que mon mari était mort. Je n’ai pas compris un mot de ce que l’infirmière me disait. Mais elle a fini par me faire comprendre qu’il ne l’était pas. Quand je suis arrivé dans sa chambre, il était couché dans son lit avec un tube dans la bouche. L’infirmière avait comme un ballon dans les mains qu’elle pressait parce qu’elle l’avait réanimé. Ce n’est que trois heures plus tard que j’ai réussi à trouver une infirmière qui parlait français et qui m’a expliquée ce qui était arrivé. C’était terrible ». Hôpital régional Cet unilinguisme est d’autant moins explicable que les patients du nord de la province ayant besoin de soin cardiaque doivent aller au centre de cardiologie du Saint John Regional Hospital. « Au cinquième, ça parlait assez bien le français, mais pas tout le temps ! Les fins de semaines, il n’y avait pratiquement jamais d’infirmières francophones », continuel Annelle. « Les semaines, c’était mieux, car il y avait plus de monde. Quand on est arrivé, l’infirmière m’a dit : « on va essayer de mettre une garde-malade française qui va s’occuper de ton mari. Mais il n’y en avait pas. À tous les matins, le docteur venait et nous expliquait en français ce qui arrivait à Romain. Mais quand tu passes une journée de temps à ne rien savoir, c’est angoissant. Tout le temps qu’il était aux soins intensifs, je ne savais pas grand-chose ». Contactée à ce sujet, la relationniste du Saint John Regional Hospital a affirmé que l’établissement a une politique linguistique demandant que les patients soient soignés en français s’ils le voulaient. Elle n’a cependant pas voulu entrer dans les détails de ce cas précis. « Il est sorti le 28. En 22 jours à l’hôpital, je n’ai rencontré que cinq ou six infirmières qui parlaient français. Il y avait des quarts de travail ou aucune infirmière ne parlait français », termine Renelle. Compte tenu du peu d’information provenant des gestionnaires de cet hôpital, il n’a pas été possible de savoir si ce cas était une exception ou la règle. Hommage a un bénévole hors pairPar Michel Gourd Le 1er Tournoi de hockey atome annuel Hector Pitre aura lieu les 7, 8 et 9 décembre à l’Aréna de Saint-Arthur. Lors du match d'ouverture du tournoi le 7 décembre, une plaque sera remise à Hector Pitre grand défenseur de cet aréna pour souligner son implication dans le hockey mineur de la région. Ces festivités coïncideront avec le 30e anniversaire d'ouverture de l'aréna qui aura lieu le 4 décembre 2007. Une grande réalisation qu’Hector Pitre a aidé à construire et défendue de toutes ses forces. En fait, Hector Pitre est connu dans la région comme l'instigateur du projet de construction de l'aréna de Saint-Arthur, qui a ouvert ses portes en 1977. Il avait déjà laissé sa marque sur le hockey mineur à l'époque des patinoires extérieures. Grâce à son implication, les jeunes de Saint-Arthur ont pu remporter plusieurs championnats provinciaux. Ce travailleur acharné a aussi permis à des milliers de jeunes de jouer au hockey, allant même jusqu'à offrir des services de minibus. Hector Pitre est un véritable héros du hockey mineur de sa communauté depuis plus de 40 années. Encore aujourd’hui, il se charge de l'ouverture et de la fermeture de l'aréna sept jours sur sept, ne s'accordant pratiquement aucune vacance l'hiver. Il conduit la zamboni, voit aux réparations de charpente, de plomberie et d'appareils électroniques, veille lui-même à l'entretien des vestiaires pour être certain qu'ils sont propres pour les jeunes après que les équipes seniors s'en soient servi la veille. Défenseur de l’aréna Hector accueille les jeunes hockeyeurs, les parents et les visiteurs, tient la cantine, recueille l'argent à l'entrée lors des soirées de patinage libre, aiguise les patins, coupe les bâtons de hockey, et ce, sans jamais aucune rémunération. Hector fait tout cela parce qu'il aime les jeunes et le sport. Il lui est même arrivé de voyager toute une nuit pour aller chercher une pièce d'équipement à plusieurs kilomètres de chez lui afin qu'une partie de hockey puisse avoir lieu le jour suivant. Chaque fois que l'aréna a éprouvé des difficultés financières dans le passé, il s’est fait un devoir de trouver une solution. Si ce n'était du travail acharné et de son implication exemplaire, l'aréna de Saint-Arthur aurait fermé ses portes plusieurs fois dans le passé. C’est lui qui a pris l'initiative d'offrir un service de déjeuner à la cantine de l'aréna la fin de semaine dans un effort pour la rentabiliser. Il a même étendu ce service à la population sous forme de repas à emporter. Dévouement exemplaire D’un engagement et dévouement exemplaires, Hector Pitre a été au cours de ces 40 dernières années le pilier du hockey mineur dans sa région. Grâce à lui, ses jeunes ont pu profiter pleinement de tous les bienfaits de ce sport. Il est le cœur et l'âme de l'aréna de Saint-Arthur, le pionnier de son histoire et l'artisan de sa survie. Prenant a à cœur la sécurité des jeunes, il n'a jamais ménagé ses efforts et s'est souvent déplacé pour ouvrir l'aréna pour de petits groupes de jeunes en soirée, la fin de semaine, pendant la période des fêtes et même dans un cas pour une seule personne qui désirait apprendre à patiner loin du regard des curieux ! Bref, Hector Pitre est toujours disponible. Prévenant et avant-gardiste, il y a déjà plusieurs années qu'il a fait aménager un vestiaire réservé aux quelques hockeyeuses qui évoluent régulièrement au sein des équipes de hockey mineur. Président et gérant de l'aréna de Saint-Arthur pendant 25 ans, il s’est retiré de ce rôle en avril 2002. Cela ne l’empêche pas d’avoir plein d’idées lorsqu'il est question de l'avenir de l'aréna. Il caresse le projet de transformer celui-ci en terrain de soccer intérieur, de tennis ou de badminton l'été pour y accueillir les jeunes sportifs des environs et assurer la viabilité de l'aréna en tant que centre sportif ouvert à l'année. Rarement honneurs auront aussi mérité. Première année de surplus pour CIMS FMpar Michel Gourd L’AGA de Radio Restigouche a dévoilé que l’entreprise est sortie de ses dettes et se permet d’ébaucher de grands projets. En ondes depuis le mois de septembre 1994, la radio CIMS de Restigouche rejoint 13 000 auditeurs francophones selon les relevés BBM et a 52% du marché de l'auditoire francophone. De nombreuses bonnes nouvelles sont sorties de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenu le 26 novembre. Annie Levesque, directrice de Radio Restigouche est fière du développement de la coopérative en fonction depuis 1993. « Sur un chiffre d’affaires de 578,514$, on a présenté un bénéfice de 57,777$. C’est la deuxième année d’affilée que l’on présente des états financiers positifs. Au tout début il y avait aussi des résultats annuels positifs. Cependant, il y a trois ans, on a présenté un déficit de plus de 72,000$. L’année d’avant il y avait un déficit de plus de 10,000$. Nous sommes donc fières de présenter ces états financiers ». Cette bonne nouvelle est doublée d’une deuxième. « L’année dernière quand on a commencé on avait encore une dette de 4,899$. On commence donc l’année avec un surplus de 52,878$. Ça va bien, on est content de dire à la clientèle payante, merci de nous appuyer ». Renouvellement des équipements Cette bonne performance arrive juste à temps. Un gros projet se prépare pour les trois prochaines années. Radio Restigouche veut faire un renouvellement de ses équipements et ouvrir un bureau satellite pour la région de Campbellton. « Ce qu’on veut c’est de l’équipement neuf et de ne plus avoir l’obligation d’avoir une grosse quantité de pièces de rechange dans l’atelier technique pour s’assurer qu’on peut continuer à émettre. Actuellement, il faut souvent faire des réparations. On parle d’un projet de plus de 325,000$ », continue Annie. « Ce dont on a besoin c’est du budget pour du renouvellement d’équipement. Avec CJSA et CKRO, on est les deux plus vieilles radios communautaires au Nouveau-Brunswick. Ça fait plus de 13 ans que les équipements fonctionnent 24 heures sur 24. sans être désuet, on a besoin de renouvellement d’équipement, pas seulement à la station, mais aussi au site émetteur. On se croise les doigts pour que ça se fasse en 2008-2009. Cette semaine avant l’AGA j’ai parlé à François côté de l’association des radios communautaires du Canada. Il m’a dit qu’il faudrait penser faire ce projet sur les deux prochaines années. Patrimoine Canada va nous demander de payer une partie de l’investissement s’ils acceptent le projet. Bien qu’il y ait maintenant déjà 25,000$ d’amassé. Il nous faudrait encore plus de 100,000$. Il y a eu des rencontres avec le député de Restigouche Est, Donald Arseneault. Nous avons aussi eu une discussion avec des membres d’entreprise Restigouche ». Radio satellite à Campbellton Annie Levesque n’en est pas moins réaliste. « C’est un gros défi et à l’intérieur de cet équipement-là on parle de radio satellite à Campbellton. On ne déménage pas la radio de place, mais on veut aller chercher une nouvelle banque de bénévoles. Des gens qui ne se déplaceraient pas du côté de Balmoral en hivers. Cela permettrait d’offrir plus de service à la population sans brûler les bénévoles qui donnent actuellement beaucoup de temps. Ils le feraient des équipements de Campbellton. Ce devrait être tout du neuf. On souhaiterait avoir un petit bureau avec une console CD, ordinateur et imprimante. En même temps, on voudrait avoir la grosse affaire à Campbellton avec 8 micros et pouvoir faire des tables rondes. Si la société culturelle de la Baie des Chaleurs a des invités, on veut pouvoir les interviewer. Mais ce ne sont que des souhaits ». 05/12/07Lettre de Normand BeaudetteBonjour Monsieur, J'ai écris cette lettre hier afin de me positionner au sujet de l'avenir de l'agriculture au Québec et de la relève. Je l'ai transmise à quelques amis et ils m'ont suggéré de la rendre disponible au public par le biais de lettre ouverte, et bien je vous l'offre! À vous de décider! Normand beaudette Bonjour! Je vous transmets cette info, qui est encore une fois un peu avant-gardiste pour le commun des mortels, mais très bien implantée dans beaucoup de pays à travers le monde. Au Québec, nous avons quelques réseaux bien établis et plusieurs en voie de formation. Je crois que d' ici quelques années, les besoins se feront grandissant de se réseauter afin de vivre de façon communautaire,(ce qui ne signifie pas vivre en commune). Réapprendre à délaisser le modèle individualiste ;celui dans lequel nous baignons depuis notre venue sur Terre pour mettre en commun nos connaissances et nos ressources . Selon moi, ce sera la seule façon pour les plus jeunes qui leur permettre d'acquérir un petit coin à eux sur une terre et partager des valeurs écologiques communes. Avec les lois actuelles de protection du territoire (qui ne conviennent plus a la réalité d’ aujourd’hui), connaissant les problématiques que vit l'agriculture industrielle: l’implantation des quotas dans tous les types de productions,le prix exorbitant des terres, l’instabilité et la fragilité de la commercialisation des productions industrielles (boeuf, veau de lait, veau de grain, poulet, sirop d’érable et j'en passe) . Ça n’ incite pas les jeunes à réaliser leurs rêves de cultiver pour tout simplement vivre! Connaissant le déclin rapide des ferme au Québec (perte de 22 fermes chaque mois), ce ne sont pas tous les enfants du nombre restant de ferme qui prendront la relève, sachant très bien que la structure actuelle apeure par la charge qui pèsera sur eux lors de l’acquisition. Nous avons atteint un point tournant, partout au Québec les terres sont délaissées; elles retournent en friches,ces terres qui ont été défrichées,drainées ,subventionnées dans le but de nourrir un peuple, voilà que maintenant elles nous glissent entre les mains car la volonté des dirigeants est de compétitionner avec les marchés extérieurs afin de protéger l’économie du Québec. Pendant ce temps, nous perdons ce qui nous a été légué et ce qui nous est le plus précieux en tant qu'êtres vivants, soit notre grand jardin à tous! Lorsque nous achetons de l'extérieur, nous développons les autres, au détriment de notre peuple. Lorsque nous achetons des aliments qui ont été produits par des méthodes transgéniques, hormonales , utilisant des produits de synthèse tels que engrais chimiques, pesticides, herbicides, etc…,nous coopérons au développement et à l'expansion de ces méthodes destructrices de toute forme de vie sur terre : les animaux qui vivent dans le sol dont on ne conteste plus le rôle essentiel et les autres, les oiseaux , les insectes, les abeilles, etc. ..Sans eux , ce sera une planète morte. Si différentes formes d'élevages (boeuf, veau, porcs, cerfs domestiques, etc...) ne conviennent plus économiquement pour sauvegarder nos terres ancestrales, et bien donnons la chance aux jeunes de s'implanter pour cultiver en communauté et produire localement pour sauvegarder cet héritage et sécuriser le peuple Québécois par des gens de chez nous qui produiront pour nous et tous seront heureux. J'ai une ferme de 205 acres : prairie, pâturage érablière, forêt mixte. Ayant vendu mes bovins et mes porcs biologiques au printemps faute de marché local bien que j’aie travaillé à son développement depuis plus de 10 ans, j’en suis arrivé à comprendre que produire des viandes demandaient beaucoup trop d' énergie sous toutes ses formes en partant du pétrole jusqu’à la viande à déguster dans notre assiette, il n'est pas dit de ne pas en consommer mais d'en diminuer la consommation pour le bien de notre planète, avec un rapport de 7 kg de grain pour en arriver a fabriquer 1 kg de viande. Pour ceux qui peuvent s'en offrir, prenez bien le temps de la déguster. Car les viandes à l'échelle planétaire servent seulement les bien nantis. L'abondance que nous avons-nous, les nord- américains face au reste du monde devrait nous sensibiliser à l’impact et la responsabilité que nous avons, chacun d'entre nous, quant à la protection de cette planète. Nous en sommes rendu à nous poser à chaque instant de notre vie cette question : « Est-ce que cette action aura des conséquence sur mon environnement et sur ceux qui viendront après moi? » À chaque geste! Je crois que c'est dans cet ordre d'idée, de connaissance que nous parviendrons par la conscientisation à changer les mentalités. La solution, tout le monde la connaît : avoir un but commun. La seule façon d'y arriver est d’abaisser notre consommation, c'est à nous les adultes de donner l’exemple et de réapprendre à vivre tout en enseignant à nos enfants et petits- enfants que le bonheur n’est pas dans le matériel. Certains diront que l’économie en souffrira et il y aura peut-être des pertes d’emplois ! la réponse qui me vient est : « Travaillons maintenant à éviter l’iceberg! Prenons tout de suite le virage car tous savent plus nous attendons, plus le virage sera serré ». Ma conclusion à tout ceci est que nous devons redonner accès aux terres à tous ceux qui voudront bien les cultiver et les protéger. La formule d’écovillage ou d’écohameau devient impératif. Pour moi, la commission de protection du territoire a lieu d’être afin de protéger les terres agricoles contre tout autre développement, mais elle est révolue car elle ne fait pas la protection des terres agricoles dans son vrai sens : les protéger contre les procédures destructrices de l’agriculture moderne et industrielle. Nous ne pouvons tout détruire sous prétexte de sauvegarder nos emplois (couper toutes les forêts, vider les mers, piller la terre etc… Seulement 2 pour cent de la surface de la planète sert a nourrir les humains. Cette source d'approvisionnement, nous la maltraitons par tous nos déchets que nous épandons sur ces terres fertiles. De plus pour maintenir notre économie forte, nous développons a une vitesse effrenée la culture de maïs transgénique pour nourrir des véhicules tandis que pas très loin de nous, des humains meurent de faim. Cette heure de changement est arrivée, saisissons-la pour le bien de toute cette création! Normand Beaudette Chesterville Dossier sur les écovillages ------------------------------------------------------------------------ Définition Un écovillage est une petite communauté de personnes unies vers un but commun, basé sur des valeurs écologiques. Un écovillage tend à maintenir un équilibre global en respectant le principe de ne pas prendre à la terre plus que ce qu'on peut lui retourner. Le modèle de l'écovillage est une réponse à un problème complexe d'intégration de l'habitat humain dans l'éco-système naturel, par l'intégration de communautés viables basées sur le développement durable. Le concept de l'écovillage est déjà appliqué dans plusieurs pays. Le concept de l'écovillage met l'emphase sur : * La constuction écologique * Les systèmes d'énergies renouvelables * La production locale d'aliments biologiques * Une économie viable * Un processus décisionel collectif En résumé, un écovillage est donc avant tout, un mode de vie qui respecte l'individu, le collectif et l'environnement et qui permet d'incarner les valeurs de respect, de solidarité, d'interdépendance et de partage, tant entre les résidents, qu'avec l'ensemble de la communauté. Pourquoi une communauté intentionnelle n'est pas toujours un écovillage ? Le mot écovillage est un terme largement utilisé de par le monde pour représenter plusieurs modèles de communautés. Voici la définition du terme communauté intentionnelle et ce qui la différencie de l'écovillage. Une communauté intentionnelle est un regroupement d'individus qui ont choisi de vivre ensemble selon des valeurs communes qui n'incluent pas nécessairement les valeurs d'écologie et de développement durable. Elles peuvent partager des valeurs par exemple, sociales, économiques, spirituelles ou politiques. Cette notion est plus ou moins éloignée de la définition réelle du terme écovillage. Pour s'en rapprocher, une communauté intentionnelle doit avoir comme préoccupation première l'écologie au quotidien et inclure des valeurs de respect de l'environnement dans son aménagement d'ensemble. Pour l'environnement : * Maintien de la biodiversité * Protéger et restaurer les habitats naturels * Développer un modèle d'agriculture et de gestion forestière * Utiliser de façon efficace l'énergie, l'eau et les matériaux * Promouvoir un mode de vie écologique basé sur le développement durable * Valoriser une meilleure utilisation des ressources naturelles par la réduction, la récupération et la réutilisation Pour l'humain : * Fournir une meilleure qualité de vie basée sur la satisfaction des besoins fondamentaux * Créer un environnement propice à l'épanouissement intellectuel, affectif, et spirituel * Procurer un sentiment d'appartenance et de sécurité favorisant une participation active à l'effort collectif * Diminuer la charge de travail individuel * Réduire les dépenses, accordant à l'individu plus de temps pour ses loisirs et ses rapports sociaux * Améliorer la santé physique et mentale grâce à un mode de vie sain * Participer activement à la vie sociale et économique de la communauté Pour la communauté québécoise : * Une façon efficace de ramener les jeunes en région * Stimuler l'économie rurale * Développer la vie culturelle dans nos campagnes * Permettre la recherche et le développement sur les collectivités viables sous la forme d'un modèle nouveau apporté à la société québécoise Les activités que l'on peut y retrouver La gamme des activités possibles dans un écovillage est déterminée par les aspirations de ses habitants et est généralement régie par une charte notariée. Voici quelques exemples d'activités potentielles favorisant la viabilité économique d'un écovillage : * Agriculture biologique * Transformation de produits agricoles et d'élevages * Centre d'éducation pour les jeunes et leur famille (écologie, camp d'été, classes vertes, agriculture, développement humain, etc...) * Aménagement du territoire * Auberge et service de gîte * Centre de santé intégrale et de ressourcement * Service de construction écologique * Ateliers-formations dans divers domaines Le but des écovillages est aussi de créer des liens avec les habitants locaux en échangeant des produits et des services. Il est à noter que le résident d'un écovillage est libre de créer sa viabilité économique sur place ou de travailler à l'extérieur. Les grandes étapes de l'implantation d'un écovillage Au niveau du groupe : * Définir la vision et le but à atteindre * Trouver les personnes pour constituer le noyau du groupe (2 à 5 personnes) * Sélection du mode de prise de décision * Consolidation du groupe Au niveau légal : * Création d'une charte pour l'écovillage * Création d'un OBNL pour la fiducie foncière * Création d'un compte en fidéicommis où chaque personne dépose de l'argent en prévision de l'achat d'une terre. Au niveau du lieu physique : * Trouver le terrain le plus propice * Consultation auprès d'un agronome du ministère * Premier contact avec la municipalité * Achat du terrain * Planfication du plan d'aménagement d'ensemble * Contact avec le ou les architecte(s) * Contact avec des menuisiers spécialisés dans les maisons écologiques * Construction du bâtiment communautaire Fiducie foncière habitable Un des modèles le plus adapté au concept d'un écovillage est celui de la fiducie foncière habitable. Ce modèle existe déja aux États-Unis et dans plusieurs provinces canadiennes. Une fiducie foncière habitable est une corporation à but non lucratif gérée démocratiquement et créée dans le but de protéger la terre pour le bénéfice de la communauté. Son principal but est sa soustraction à la spéculation pour les générations à venir. La fiducie foncière devient donc propriétaire de la terre par l'entremise d'un achat ou d'une donation avec l'intention de conserver son titre de façon permanente. Un comité de gestion est élu et constitué par les résidents de la communauté ainsi que d'une proportion de membres provenant d'organismes écologiques. Les membres du comité sont élus pour un temps limité et assument la responsabilité légale à son bon fonctionnement. Les fiducies foncières habitables sont des outils efficaces pour les personnes qui désirent intégrer des programmes de planification et de développement durable. Normalement, les fiducies foncières offrent des locations à long terme à ses résidents. Même s'ils ne possèdent pas la terre, ils peuvent être propriétaires des installations, des bâtiments et des infrastructures. Zonage indigo L'implantation d'écovillages au Québec nécessiterait une nouvelle forme de zonage adapté à ses particularités. Ce nouveau zonage indigo comprendrait la préservation des qualités naturelles de la terre par la protection et la régénération des éco-systèmes et le développement agricole par l'utilisation de méthodes respectueuses de l'environnement. Ce nouveau zonage permettrait ainsi la cohabitation des différentes activités humaines en perturbant le moins possible l'équilibre naturel. Ce nouveau zonage pourrait contenir les caractéristiques suivantes: * Au niveau du bâtiment : * Plan d'aménagement autour des maisons pour favoriser la faune et la flore locales * Constructions écologiques adaptées au climat du Québec * Gestion de l'énergie et création de normes sévères pour le chauffage * Au niveau de l'agriculture : * Agriculture biologique et paysanne * Réinsertion naturelle des animaux dans leur environnement * Gestion respectueuse des ressources de la forêt, des lacs et des cours d'eau * Au niveau de l'activité humaine : * Un plan de gestion des transports * Gestion des achats, des déchets et des eaux usées * Application du principe de Réduction, Réutilisation et Récupération En guise de conclusion... En pleine émergence, les écovillages opèrent grâce à des gens prêts à investir ensemble pour créer un milieu de vie où sont à l'honneur le respect de l'environnement, l'entraide mutuelle et les micro-éco-entreprises. Cette approche n'est pas encore entrée dans les mœurs de notre société. Pourtant, dans le contexte environnemental qui s'amorce à l'échelle planétaire, l'écovillage est une solution logique pour un avenir où l'on pourra fonctionner selon des principes collectifs. Le concept de l'écovillage est fait pour ceux qui désirent réaliser leurs rêves de construire une maison écologique, de vivre à la campagne, de cultiver bio et de vivre dans un milieu communautaire. Cependant, pour qu'un écovillage voit le jour, il faut s'impliquer. Dans un projet de cette envergure, il est essentiel d'avoir une capacité... à s'automotiver, à écouter les autres, à s'exprimer clairement et surtout à passer à l'action. Un écovillage se fonde sur l'entraide et le dépassement, avec pour ligne directrice le respect de l'environnement et de l'héritage à laisser aux générations futures. ref: http:/ |




