LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - L'aviron

26/10/07

Permalink 14:41 pm, Michel Gourd / Général, 467 mots  

Pour l’amour de sa mère




On voit sur cette photo Lilly Isaac Swasson entourée d’une petite partie de sa famille, soit son fils Floyd ainsi que deux de ses petits-enfants.

Par Michel Gourd

Lilly Isaac Swasson a eu 87 ans le 27 mai. Depuis plus d’un mois, cette résidente de Listuguj habite au CHSLD de Matapédia.

Mère de 10 enfants dont cinq sont encore vivants, Lilly Isaac Swasson a eu une des plus dures journées de sa vie le mois passé alors qu’elle dû quitter la résidence où elle a élevé sa famille pour emménager au deuxième étage du CLSC Malauze à Matapédia. Elle y vivait avec une de ses filles depuis la mort de son mari, il y a plus de six ans de cela. Floyd Swasson. Un de ses fils, affirme n’avoir été informé de cette situation qu’après le fait. Il considère être désavantagé de cette situation. « Avant, je pouvais la voir à tous les jours », dit-il. « Elle venait prendre le thé chez-nous. Sa maison est juste en avant de la mienne. Je n’avais qu’à faire quelque pas et j’étais chez-elle. Maintenant, je dois faire vingt minutes pour venir la voir ».

Bien que le changement de résidence ait été fait sous la supervision d’un membre de sa famille qui est le chargé de pouvoir, Floyd Swasson considère que sa mère n’aurait pas dû être placée au centre de soins de longue durée à Matapédia. « Elle était entourée de tous ceux qu’elle aime à Listuguj. Ses enfants et petits-enfants vivent dans des résidences proches de la sienne. C’est vrai qu’elle est vieille, mais elle y vivait heureuse avec les siens ». Lilly Isaac Swasson est une femme qui inspire le respect. Cette infatigable mère a toujours conservé sa langue maternelle donc elle enseigne des rudiments à ses petits enfants à chaque occasion ou ça lui est possible. « Avec de l’aide, elle aurait pu rester dans sa maison », affirme Floyd Swasson. « Ça me brise le cœur de la voir ici, loin de sa famille »

Les Swasson ne sont pas les premiers pris dans ce dilemme. Il est en fait de plus en plus présent dans la société actuelle ayant une population vieillissante. Cela ne met cependant aucun baume sur la plaie que cause cette situation à Floyd Swasson. « J’aime ma mère », dit-il. « Je veux ce qu’il y a de mieux pour elle ». Reste à savoir si être placé au CHSLD de Matapédia était ce qui pouvait arriver de mieux a cette noble grand-mère. La loi et une partie de sa famille semblent croire que oui. Floyd, pour sa part, affirme que non et se dit prêt à se battre pour le prouver.

22/10/07

Permalink 09:08 am, Michel Gourd / Général, 449 mots  

Une simulation de catastrophe plus que réaliste



par Michel Gourd

Il s’est tenu le mercredi 10 octobre 2007 une simulation de catastrophe qui a fait 27 fausses victimes à Atholville.

Ce faux accident mettant en scènes le transport de produits toxiques et impliquant un grand nombre de victimes visait a évaluer la réponse a une situation d’urgence des services d'incendie d'Atholville et de Campbellton, du Centre hospitalier Restigouche, de la GRC, des services ambulanciers régionaux du Restigouche, d’AV Cell, de la Compagnie de chemin de fer de la côte est du Nouveau-Brunswick et des représentants du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Pour plus de réalisme, un train et une autobus écoliers furent utilisés. Des étudiants du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Campbellton jouèrent le rôle des blessés. Cet exercice organisé par l'Organisation des mesures d'urgence du ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick a aussi permis a tous ces intervenants de pratiquer l’application de leurs plans d'urgence.

Karl Wilmot, l'agent de planification de l'OMU-NB considère que ce genre d'exercice pratique est primordial pour la planification d'urgence. Il était d’ailleurs sur place, regardant attentivement le déroulement des opérations, notant tous ce qui lui semblait important. « Cet exercice a atteint tout ses objectifs », dit-il après que les figurants aient pris l’autobus en direction de l’hôpital pour y finir de tester leurs mesures d’urgences. « Tout s’est fait en une heure et demi. C’était très bien », as-t-il continué. Selon lui ce type de simulations donne une idée plus concrète de l'application des plans d'urgence et permet de s'assurer qu’ils sont efficaces et à jour. Comme ils sont dispendieux et nécessitent beaucoup de préparation, ils ne sont fait qu’aux trois ans. Entre ceux-ci se déroule d’autres exercices de sécurités moins exigeants tel des évacuations d’immeubles u autres pratiques touchant la sécurité civile.

Bien que très réaliste, l'exercice n’en avait pas moins été annoncé quelques jours à l'avance pour éviter de provoquer de véritables accidents au seins de la population. La Régie de la santé du Restigouche (RSR) avait d’ailleurs invité les représentants des médias pour assister au déroulement de la simulation « Gros saumon fumé » à l’Hôpital Régional de Campbellton. Pour l’occasion fut testé le centre des opérations d'urgences, le système d'appel en éventail des employés de l'Hôpital et le système de rappel au travail des médecins. L'Organisation des mesures d'urgences du Nouveau-Brunswick va évaluer au cours des prochaines semaines tous les aspects de cette simulation, sauf les procédures hospitalières.


12/10/07

Permalink 13:16 pm, Michel Gourd / Général, 520 mots  

Nathalie Renault donne un concert parfait à Campbellton




Par Michel Gourd

La petite fille de l’école primaire Apollo 11, partit étudier la musique à l’Université du Québec à Montréal et faisant actuellement une carrière internationale est revenue à Campbellton donner un spectacle le 5 octobre dernier. C’est le retour de l’enfant prodigue.

L’Auteur compositeur et interprète Acadienne, Nathalie Renault a suivi des cours de piano à six ans avec les sœurs de Notre-Dame d’Acadie. « J’ai commencé à écrire mes chansons à l’âge de 10 ans », dit-elle candidement. « C’est pendant mon cours classique à Campbellton que j’ai eu la piqûre de la musique. J’étais tellement habité par cela. Je faisais partie de la fanfare de l’école, de l’orchestre des majorettes, du big band de Ben Godette. Je jouais du saxophone et de la clarinette. À l’âge de 14 ans, je faisais des spectacles à kedgwick dans le cadre des rencontres d’activité jeunesse. Les années suivantes, j’avais un spectacle tous les étés au festival acadien ».

Sa passion l’a amené à Montréal pour faire ses études universitaires. Elle y fait un Bac en musique et un diplôme en jazz. Ces connaissances sont devenues son gagne-pain. « Je gagne ma vie depuis une bonne quinzaine d’années avec la musique ». Elle a partagé la scène avec de grands noms tels Claude Léveillé, Zachary Richard, Pierre Flynn, Karen Young Nanette Workman, et Jim Corcoran. « Depuis l’an 2000, j’œuvre beaucoup à l’international. C’est gros pour moi l’Europe. Ça a commencé en Allemagne ». C’est là qu’elle réalisera son album solo Live at the Jazzhaus Freiburg, Germany . Deux ans plus tard, elle sortira Creuser des Océans.

Nathalie Renault traverse la vie sur la voie rapide. « Actuellement, j’arrive d’Europe. J’ai un projet d’album en route. Je suis en pré production cet automne et commence l’enregistrement en janvier. Le CD devrait sortir en juin 2008. Je suis aussi au Coup de cœur Francophone à Moncton le 11 novembre prochain et en vitrine dans le cadre des Francofête en Acadie. De mars à avril 2008, je retourne faire une tournée en Europe ».

Toute cette notoriété ne lui a pas tourné la tête. « Je ne me sens pas comme une vedette. En fait, j’ai été vraiment touché qu’il y ait autant de personnes venues me voir ce soir. Les gens me connaissent beaucoup de nom. Peu connaissent la musique de Nathalie Renault. On me met dans beaucoup de catégories musicales actuellement. Ce que je fais, c’est de la chanson à saveur jazz. C’est du Nathalie Renault ».

Le dernier mot est pour ceux qui sont venus voir son spectacle. Elle les remercie d’avoir osé écouter de nouvelles sonorités. « J’encourage les gens de continuer de prendre le risque de dépenses des sous pour découvrir de nouvelles artistes. En Europe, je fais de grosses salles et personne ne me connaît. Il serait important qu’on acquière cette culture-là ici». Nathalie Renault a donné le vendredi 5 octobre à Campbellton un spectacle d’une qualité et sonorisation exceptionnelle.


09/10/07

Permalink 15:09 pm, Michel Gourd / Général, 547 mots  

La quête de l’orignal : Une chasse avec du panache!



par Michel Gourd

Le 27 septembre dernier, plusieurs milliers de chasseurs du Nouveau-Brunswick se sont lancés à la recherche du trophée de leur rêve. Certains, telle la famille Lévesque de McKendrick, réussirent cet exploit.

Ceux qui connaissent des chasseurs vous diront que ce sont des passionnés de leur sport. La saison n’est pas sitôt terminée qu’ils sont déjà à se préparer pour la prochaine. Cette année, l’urgence lue dans les yeux de ces disciples de Nemrod n’était pas due qu’à leur passion. Ils n’avaient que trois jours pour attraper le trophée tant convoité. Gilles Godin, biologiste du gouvernement du Nouveau-Brunswick depuis 34 ans trouve cette situation non seulement normale, mais comme une saine gestion du troupeau. « Quand j’ai commencé », dit-il, les chasseurs abattaient quarante bêtes par année dans la région du nord de la province. Durant les dernières années, il s’en tue régulièrement une centaine. « La moyenne d’âge des orignaux abattus est entre 1,5 an et 2,5 ans et reste stable. « C’est le signe d’une population en santé » conclut le biologiste. Les gestionnaires font tout en leur pouvoir pour maintenir ce bel élan. Sur un total de 57,474 demandes reçues cette année, la province n’a délivré que 3110 permis. Une augmentation de 4% par rapport à l’année dernière. En 2006, sur 3011 permis accordés, 2362 orignaux avaient été abattus.

Il a fallu de la chance, même aux plus talentueux chasseurs, pour arriver à leur fin. En fait, tout a commencé par elle. Avant de pouvoir aller à la quête de leur trophée, les sportifs ont dû participer à un tirage au sort pour le permis. Cette année, le tirage informatisé comporte trois groupes de participants pour avantager les chasseurs n’ayant pas gagné par le passé. Le groupe A était formé des chasseurs qui n’avaient pas été sélectionnés depuis douze ans. Le groupe B réunissait les chasseurs ayant participé au tirage sans succès entre cinq et onze fois. Finalement, les demandes des nouveaux chasseurs, des participants occasionnels et des chasseurs ayant été choisis au moins une fois au cours des cinq dernières années étaient mises dans le groupe C. Les modifications du système de tirage du ministère des Ressources naturelles ont donc permis d’avantager les chasseurs les plus assidus n’ayant pas pu pratiquer leur sport par manque de chance. Une forme de récompense de la loyauté des participants à cette chasse.

Chacun a son territoire et ses petits trucs pour réussir. Avec seulement trois jours pour pratiquer leur sport, les chasseurs étaient bien avisés d’installer leur campement d’avance et de se rendre dans leur zone de chasse au préalable afin de faire du repérage. C’est ce qu’a fait Daniel Lévesque accompagné par Armance, sa femme et Johanne, sa fille. Ils ont pris une semaine en forêt pour bien inspecter leur territoire de chasse. Le jeudi matin, jours de l’ouverture, ils abattirent ce magnifique mâle. Le panache, mesuré par les agents de la faune est de 63 pouces avec 44 pointes. Les Lévesque ont tiré 769 livres de viande de leur prise.

03/10/07

Permalink 10:26 am, Michel Gourd / Général, 194 mots  

Le temps des récoltes a commencé !

par Michel Gourd


La GRC surveille les récoltes!

Avec l’arrivée de l’automne, les saisies de marihuana reprennent de plus belle.

Le lundi 17 septembre 2007, des membres de la GRC de Restigouche-Chaleur ont saisi 720 plantes de marihuana à huit endroits dans la région de Campbellton. Selon le sergent James Bates, sous-officier responsable des opérations, une dizaine d’agents ont participé à la saisie. Bien qu’il n’y ait pas encore d’arrestations de faites, les agents travaillent activement sur le dossier.

Il s’agit de la deuxième opération du genre dans la région au cours des deux dernières semaines. Les deux opérations ont donné lieu à la saisie d’un total de 1387 plantes de marihuana, soit assez pour produire près de 700 000 cigarettes de marihuana selon la GRC.

« Si les saisies sont plus importantes cette année. Il ne faut pas en déduire qu’il y a une augmentation de la production de Marihuana », affirme le sergent Bates. « Cette année il a fait beau pendant les deux jours qu’on a eu l’hélicoptère. L’année passée, nous n’avons pu l’utiliser qu’une demi-journée».

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