16/10/08Un ours frileux à Saint-AlexisComme on peut le voir, Sylvie Gallant peut encore porter son manteau bleu. Seule une petite marque d’usure permet de voir ou l’ours a pris le manteau dans sa gueule. Un ours frileux! Par Michel Gourd Une résidente de Saint-Alexis a eu la surprise de voir un ours voler un de ses manteaux sur sa corde à linge pour s’en servir comme drap contour ! Sylvie Gallant, artiste professionnelle et résidente de Saint-Alexis-de-Matapédia a une belle petite résidence avec un verger sur sa terre. « L’ours a été attiré par les pommes », affirme-t-elle. « Cela faisait quelques semaines que je le voyais se promener dans le verger. En me levant un matin, j’ai remarqué qu’il manquait un vêtement sur ma corde à linge. J’étais un peu inquiète, car il n’avait pas venté. En faisant l’inspection des lieux, j’ai trouvé de solides preuves par terre du passage de l’ours. Ça m’a fait un peu peur ». « J’ai donc été chercher une casserole et une cuillère pour faire du bruit et j’ai été voir au bout de mon champ. Près de la forêt, j’ai vu un emplacement où il y avait beaucoup de foin piétiné. C’était visible que l’ours allait coucher là souvent. En plein milieu du foin écrasé, j’ai trouvé mon beau petit manteau bleu ! Il avait été déposé gentiment par terre et c’était visible que l’ours s’était couché dessus. Mon manteau n’a aucune déchirure ! C’est la chose la plus insolite que j’ai jamais vue de ma vie ». Cette étrange histoire est arrivée le 8 octobre. L'ours a disparu pendant quelques jours, mais est revenu. « Aujourd’hui, j’ai mis des draps sur la corde à linge. C’est un peu plus chaud », termine-t-elle! ![]() On voit sur cette photo l’ours frileux 15/10/08Harper a su diviser le vote
Michel Gourd
Savoir amoindrir la portée du vote pour les adversaires politiques fut un des éléments de stratégie particulièrement importants dans les élections fédérales venant de se terminer. La quatrième campagne électorale en huit ans au fédéral a fait ressortir une des particularités de la démocratie canadienne. En 1867, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, créa une monarchie constitutionnelle en unissant les trois colonies britanniques qu’étaient le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et Le Canada-Uni. Avec la monarque du Royaume-Uni, venait aussi un système politique permettant d’élire des députés avec moins de 50% du vote populaire. Une situation particulièrement visible dans les résultats de cette 40e élection fédérale depuis 1867. L’actuelle division du vote entre les partis d'opposition a favorisé Stephen Harper. Malgré une lutte à cinq, le combat politique fut polarisé en deux camps. D’un côté, quatre partis d'opposition dénonçant le laissez-faire conservateur et réclamant une intervention gouvernementale musclée pour protéger les épargnants touchés par les grandes variations boursières. De l’autre, il y avait un seul homme houspillé et courbant le dos sous la tempête pour mieux se concentrer sur les derniers jours le séparant du pouvoir. Pour des raisons stratégiques, les conservateurs voulaient faire porter cette élection sur l'économie. Les récents événements aux États-Unis l’ont exaucé au-delà de ses espérances, propulsant ce sujet aux premiers rangs des préoccupations des électeurs. Aux élections de 2006, la crainte d'un gouvernement conservateur majoritaire avait poussé les verts et les néo-démocrates à se rallier aux libéraux. Comme le montrent les résultats, ce ne fut pas le cas dans celles-ci. Jack Layton s’étant rapproché de Stéphane Dion, l’électorat de gauche a divisé son vote. Pour leur part, les conservateurs occupaient seuls tout le terrain de la droite et purent remplir les urnes échappant de justesse la majorité parlementaire. Une leçon devant être méditée par leurs opposants. Harper a su diviser pour régner. 14/10/08Jean-Claude D'Amours est réélu avec 4800 voix de majorité![]() On voit sur cette photo Jean-Claude D'Amours le soir de sa victoire. Par Michel Gourd La soirée électorale s’est rapidement terminée dans la circonscription Madawaska-Restigouche. Radio-Canada annonçait à 21 h 30 le 14 octobre au soir la réélection de Jean-Claude D'Amours dans la circonscription Madawaska-Restigouche. Le député sortant a donc été rapidement réélu pour un troisième mandat. Les candidats Jean-Pierre Ouellet, du Parti conservateur et Jean-Claude D'Amours, du Parti libéral dans la circonscription Madawaska-Restigouche passèrent toute la soirée à Edmundston en attente du verdict des électeurs. La lutte s’annonçait pourtant chaude. Lors des élections du 23 janvier 2006, un peu moins de 900 votes séparaient Jean-Pierre Ouellet de Jean-Claude D'Amours. Michelle Daigle, gérante de campagne pour Jean-Claude D'Amours, n’a jamais douté de la réélection de son candidat. « On a travaillé tellement fort ! Notre impression en parlant aux électeurs sur le terrain était que nous allions gagner. Les gens ne voulaient pas de changement. Ils étaient en accord avec les actions prises par leur député », affirme-t-elle rejoint au téléphone la soirée même de l’élection après la victoire de son chef. Pour sa part, Jean-Claude D’Amours s’est dit fier de sa réélection. « Je tiens à remercier la population de Madawaska-Restigouche pour la preuve de confiance qu’elle m’accorde à nouveau », a-t-il affirmé en mettant une partie de son succès sur le style de sa campagne. « Contrairement à certains de mes adversaires, j’ai mené une campagne positive. Je suis convaincu que mon troisième mandat sera aussi fructueux que mes deux premiers ». Il n’en a pas moins tenu à féliciter ses opposants pour leurs campagnes. 09/10/08Quand les morts parlent en Rafales![]() Les artistes José Babin, Claire Normand et Alain Lavallée jouent à la perfection ces morts dont l’ossature meuble le présent de leur passé. Par Michel Gourd Faisant mentir le proverbe que les morts ne parlaient pas, Le Théâtre populaire d’Acadie présentait le 8 octobre dernier au LER à Dalhousie une pièce ou ils bavardent à tous les vents. Sur le bord de la falaise, un cimetière se meurt. Emportés par l’insatiable mer, ses morts perdent leurs os au fil des marées et tempêtes. Au lever du rideau, trois exclus polissent leurs os jasant avec l’âme de Marguerite dont la dépouille vient de tomber à la mer. « Nous sommes les derniers à nous souvenir de nous », scande Anita Paradis, sorcière et protectrice de la jeune Mi'kmaq morte massacrée dans l’alcool et l’horreur. Avec Mathias le Fou décédé dans la vingtaine au bout de quelques centaines d’électrochocs, ils décriront la vie des trépassés, partageant avec le public les souvenirs gravés dans leurs os. Ce spectacle est un collectif d'artistes des compagnies françaises TPA au Nouveau-Brunswick, L'USINE en France et l'Usine C au Québec. Pour José Babin, scénariste, interprète et auteur de Rafales, c’est l'aboutissement d'un voyage au pays de son ancêtre Antoine qui pour éviter la déportation se réfugia chez les Mi'kmaqs. Cette pièce est tirée de courts textes créés par José Babin et Alain Lavallée marionnettiste à l’invitation de Maurice Arsenault. Y sont entrelacés dans une atmosphère poétique le mime corporel, les marionnettes et la dramaturgie de la lumière. La pièce impressionne par son dénuement et les multiples niveaux d’interprétation s’y trouvant. Comme dans de nombreux contes et légendes, les personnages sont fictifs, mais inspirés par des lieux réels. Les Acadiens pourront y reconnaître le cimetière des lépreux de Tracadie-Sheila, une cale sèche à Shippagan, une batture d'huîtres à Saint-Simon, la maison LeBouthillier de Bas-Caraquet, le petit chalet de madame Cormier à Sainte-Anne-du-Bocage et l'île Caraquet. Les amoureux y trouveront l’ultime dénouement désiré. À ne pas manquer pour quiconque aime les jeux de lumière. 08/10/08La PRP crée une nouvelle alliance avec sa communauté![]() Pendant l’événement, plusieurs travaux des élèves de la PRP furent présentés. On voit sur cette photo Nathalie Perron, Paul Hutchinson, Danika Charest, Éric Laforest Daniel Johnson, Michaël Robinson et Christian Thibeault. Ces jeunes ayant monté des projets innovateurs de grande qualité furent présentés comme des modèles à suivre. Par Michel Gourd Kelly Lamrock présentait le 8 octobre dernier à la Polyvalente Roland-Pépin, les cinq nouvelles écoles francophones participant au programme des écoles communautaires. « Cinq écoles francophones créent une nouvelle alliance avec leur communauté », affirma le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick de passage à Campbellton. « Elles s'engagent à travailler pour la réussite scolaire de chaque enfant et prendre une part plus active à l'éducation des enfants pour favoriser leur réussite à l'école. L'école communautaire permet aux parents et à l'ensemble de la communauté de s’impliquer dans l’éducation des jeunes. Par conséquent, cette alliance redynamise tout le milieu dans lequel vit l'élève». Avec la Polyvalente Roland-Pépin, à Campbellton, les écoles Arc-en-ciel à Oromocto, Saint-Joseph à Saint-Joseph-de-Madawaska, Terre-des-Jeunes à Paquetville et Soleil Levant à Richibucto, se rajoutent donc à ce programme établi dans 16 écoles communautaires regroupant plus de 5000 jeunes et 355 enseignants. « La Polyvalente Roland-Pépin cultive cet esprit d'entreprendre profitant à l'élève et a son milieu », affirma Gilles Lurette le directeur de la PRP. « Nous sommes fiers de faire partie de cette grande famille des écoles communautaires et invitons tous les maillons de notre communauté à se joindre à nous au nom de la réussite de chacun des élèves ». Ces écoles communautaires accréditées du Nouveau-Brunswick s’engagent à fournir à l’élève des apprentissages de haute qualité. Elles ont comme mission de développer une culture de l'apprentissage autonome et de l’entrepreneurial. Dès le plus bas âge, elles doivent rendre l'enfant compétent à réaliser des apprentissages de haute qualité en littéracie, en numéracie et en sciences. En bref, les jeunes apprennent à apprendre. « La société du savoir est omniprésente et la complexité des problèmes à résoudre, en croissance constante», affirma Kelly Lamrock. Se rendant à la bibliothèque après l’annonce officielle, le ministre eut l’occasion de voir en personne le travail innovateur de plusieurs élèves de la PRP. Les jeunes lui présentèrent des objets de musique, une catapulte et un véhicule créé dans le cadre de projets permettant aux jeunes d’utiliser leurs connaissances pour créer de nouveaux objets. Aucune injection supplémentaire de fonds ne fut cependant annoncée lors de l’événement. L’implication financière de cette annonce pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick reste donc encore à connaître. ![]() La société du savoir est omniprésente et la complexité des problèmes à résoudre, en croissance constante, affirma Kelly Lamrock lors de son passage à Campbellton le 8 octobre dernier. ![]() L'ingéniosité n'a pas de limite. On voit ici un tir de catapulte sur une cible à environs une dizaine de mètres de distance. ![]() Ce petit véhicule fonctionnant à l'énergie mécanique était un des projets donnés en exemples. ![]() Cet instrument de musique fut entièrement fait par les étudiants ![]() Cet instrument de musique à corde des plus mélodieux peut être aussi utilisé avec un archet. ![]() Le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick a même fait une démonstration de ses talents de musiciens! |
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