13/04/07

Permalink 15:37 pm, Mathieu Lamothe / Actualité, 358 mots  

Dernière journée pour les travailleurs de Norsk Hydro




Pour quelque 240 travailleurs de Norsk Hydro, c'était la dernière journée de travail, vendredi, à l'usine de Bécancour. La mine basse, plusieurs ont participé à un BBQ organisé par les dirigeants de l'entreprise... avant que ne soit mise la clé dans la porte.

Par Katia Mayrand


Le temps gris de vendredi allait de pair avec le moral des employés qui ont perdu leur emploi. «C'est triste», «Ce sont les derniers adieux», ont lancé des travailleurs à leur arrivée à l'usine. Plusieurs ont préféré ne pas commenter. Il faut dire qu'il n'y avait pas lieu d'avoir le cœur à la fête.

Joint à son bureau, le président du Syndicat des travailleurs de Norsk Hydro, Michel Gauthier, ne comptait pas se rendre à l'usine pour cette dernière journée.

«C'est la compagnie qui ferme l'usine, pas nous, a-t-il déclaré. C'est sûr que le moral est à son plus bas aujourd'hui. Ce sont 240 travailleurs qui perdent leur emploi.»

Ainsi, c'est la presque totalité des activités de l'usine Norsk Hydro qui ont pris fin vendredi, quelques semaines seulement après la fin de la production de magnésium. Certains travailleurs ont déjà eu le temps de se replacer, les dirigeants ayant annoncé leur décision de fermer l'usine en octobre dernier.

Les mises à pied ont commencé progressivement au début du mois de mars, mais c'est en ce vendredi treize que le coup le plus dur a été donné. Quelques employés, principalement affectés au nettoyage des installations et à la comptabilité, resteront en poste jusqu'à la fin de l'année 2007. En tout, ce sont 380 emplois, incluant cadres et syndiqués, qui auront été perdus.

Concurrence féroce

Plusieurs entreprises avaient déjà manifesté leur intérêt pour l'usine, mais aucune d'entre elles n'avait la capacité financière de la rendre rentable. Voilà donc où se situait le problème.

La direction norvégienne de l'entreprise a admis en octobre son incapacité à maintenir les activités de l'usine. La concurrence internationale -surtout asiatique-, la valeur du dollar canadien et le prix de l'énergie auront eu raison de Norsk Hydro... et malheureusement de 380 emplois.
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Permalink 15:01 pm, Mathieu Lamothe / Actualité, 354 mots  

«Ce n'est que le début» - Pierre Mailloux




Pierre Mailloux n'était aucunement surpris, mercredi après-midi, lorsqu'il a appris que le Collège des médecins avait déposé une requête devant la Cour supérieure du Québec visant à faire invalider la décision rendue par le Tribunal des professions la semaine dernière.

Par Mathieu Lamothe

Alors qu'il venait tout juste de retrouver son droit de pratique, en vertu d'un jugement dans lequel le Tribunal des professions annulait la radiation temporaire imposée par le syndic du Collège des médecins, le controversé psychiatre se doutait bien que les dirigeants du collège allaient contre-attaquer tôt ou tard.

«Ça ne me surprend pas du tout. Ce n'est que le début. Toutes les procédures judiciaires qui pouront être prises le seront. J'ai d'ailleurs été très poli avec la huissière qui est venue me remettre une copie de la requête mercredi après-midi. Je lui ai demandé si la lettre provenait du Collège des médecins et elle m'a répondu oui», raconte-t-il.

La décision du Tribunal des professions rendue publique la semaine dernière stipulait que la radiation provisoire de dix semaines avait causé un préjudice irréparable à M. Mailloux. Ce dernier prévoit d'ailleurs intenter des recours civils afin d'obtenir réparation.

Si la requête en révision, dont la demande de sursis devait être entendue hier matin au Palais de justice de Montréal, est retenue par la Cour supérieure, le Trifluvien serait à nouveau radié temporairement. Il se retrouverait du même coup dans l'impossibilité de pratiquer la psychiatrie.

Hôpital Comtois

Le dépôt de cette requête coïncide avec l'élaboration des modalités de réintégration de M. Mailloux par le Centre de santé et de services sociaux de Maskinongé. Ce CSSS, qui chapeaute l'Hôpital Comtois de Louiseville où Pierre Mailloux agissait comme psychiatre avant sa radiation temporaire, a travaillé cette semaine à l'élaboration des modalités de retour du psychiatre.

M. Mailloux a confié ne pas avoir encore discuté avec les dirigeants de l'hôpital à ce sujet.
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Permalink 14:56 pm, Mathieu Lamothe / Culturel, 533 mots  

Le Festival international de Danse Encore prend de l'ampleur




Des danseurs du spectacle de Céline Dion débarqueront à Trois-Rivières et la ville vibrera aux rythmes de la salsa, du jazz, du tango et du hip hop, du 7 au 10 juin prochains, à l'occasion de la 13e édition du Festival international de Danse Encore.

Par Katia Mayrand


L'événement, qui est destiné au grand public depuis trois ans, ne cesse de prendre de l'envergure. Il suffit d'ailleurs de voir la liste des danseurs qui participeront au festival pour le constater : des dizaines de danseurs de calibre international se partageront la scène de la salle J.-Antonio-Thompson pendant ces quatre jours où la danse sera à l'honneur.

De Las Vegas à Trois-Rivières

La directrice générale et artistique du Festival international de Danse Encore, Claire Mayer, a dévoilé cette semaine une partie des spectacles, soit la série Les Majeurs, qui figureront au programme. À la demande générale, des danseurs du spectacle de Céline Dion à Las Vegas et des membres des Tap Dogs seront de retour cette année pour présenter, en primeur mondiale, le spectacle Fuzion.

«Les deux compagnies -Tap'd Out et Purple Lotus- voulaient revenir au Festival pour l'ambiance et l'accueil. Il faut dire que c'est unique en Amérique du Nord, affirme Mme Mayer avec fierté. Comme il s'agissait des troupes vedettes des deux dernières années, on s'est dit pourquoi ne pas les ramener ensemble lors de la même soirée?», ajoute-t-elle.

Présenté deux fois plutôt qu'une, soit les 7 et 9 juin à 20 h 30, le spectacle Fuzion promet des prestations aussi dynamiques et éclatées qu'athlétiques et époustouflantes.

La crème de la crème en une soirée

Le Gala Desjardins, qui est devenu un classique depuis 12 ans, réunira le 8 juin plus de 40 artistes de niveau international. Particulièrement populaire, cette soirée mettra en vedette les meilleurs danseurs de chaque style, du tap dance à la danse moderne, en passant par le néo-classique.

Parmi les danseurs invités, Ana & Joel Massicot (Boston), des maîtres de la salsa. Du jamais vu au festival, selon Mme Mayer. Il y aura aussi la Rockwell Family (Montréal), qui a remporté le plus de premiers prix jusqu'ici au festival, l'étoile montante Crystal Pite (Vancouver), les danseuses de baladi de la Suhaila Salimpour Dance Co. (Californie), deux de nos plus flamboyants interprètes, Marika Landry & Luis Lopez (Montréal), ainsi que la Complexions Dance Co. (New York). «C'est ma découverte de l'année», affirme sans hésiter Mme Mayer.

Spectacles extérieurs

L'an dernier, plus de 30 000 personnes ont participé au Festival, malgré l'annulation des activités extérieures en raison de la température. Il faut dire que la popularité des émissions de télé sur la danse et le nombre de plus en plus élevé de cours offerts contribuent à populariser celle-ci.
Des partys afro-disco, hip hop et danses du monde sont aussi prévus sur la scène extérieure Bell, au centre-ville de Trois-Rivières, les 8, 9 et 10 juin. Pour plus d'information ou pour réserver rapidement votre place, visitez le www.festival-encore.com ou appelez au 1 877 JE DANSE. Les billets sont vendus au coût de 35 $.
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Permalink 14:47 pm, Mathieu Lamothe / Sports, 574 mots  

Saison frustrante pour Steve Bégin

Après avoir connu le meilleur rendement de sa carrière en 2005-2006 avec une récolte de 23 points, dont 11 buts, le Trifluvien Steve Bégin a accumulé les malchances cette saison et vécu la campagne la plus frustrante depuis ses débuts dans la Ligue nationale de hockey.

Par Jean-François Hinse


Ralenti par les blessures, le fougueux attaquant des Canadiens a raté 30 matchs en plus de jouer plus souvent qu'autrement avec des douleurs au dos. Son état de santé ne lui a pas permis d'aider son équipe comme il l'aurait souhaité, lui qui jouait un rôle clé avec la troupe de Guy Carbonneau l'an dernier. D'ailleurs, Bégin a été limité à une récolte de 5 buts et 5 passes en 52 matchs.

«Mes attentes étaient élevées en début de saison. Je voulais faire aussi bien que l'année passée sinon mieux, mais les blessures m'en ont empêché. Dès le début de la saison, j'ai joué avec des douleurs au dos. C'est finalement devenu insupportable et j'ai dû arrêter de jouer pendant neuf semaines. Comme si ce n'était pas assez, je me suis fracturé le pied plus tard dans la saison», confie le numéro 22 des Canadiens.

Mais ce qui est le plus frustrant pour Bégin c'est qu'il n'a pas été en mesure d'aider son équipe à se tailler une place en séries éliminatoires.

«C'est toujours frustrant de ne pas jouer ou de jouer blessé. En tant que joueur, tu veux aider ton équipe à gagner», explique-t-il.

«Tout le monde s'attendait à faire les séries. Durant les 40 premiers matchs, nous avons connu de bons résultats, mais le reste de la saison a été en dents de scie. Du jour au lendemain, on a arrêté de faire les petites choses qu'on faisait bien et ça nous a coûté une place en séries.»

Beaucoup de mouvement

Ayant raté les séries pour la première fois depuis la campagne 2003-2003, la direction pourrait être très active durant la saison morte afin d'améliorer l'équipe. C'est du moins ce que croit Bégin.

«Je ne suis pas directeur général mais je m'attends quand même à beaucoup de mouvement. Je crois que des efforts seront mis afin de signer de bons joueurs autonomes sans avoir à défaire le noyau de notre équipe. Le Canadien est une organisation qui a un long passé et des objectifs élevés à chaque année.»

Futur prometteur

D'un autre côté, Bégin se dit confiant de voir les jeunes loups de l'organisation prendre plus de responsabilités l'an prochain et aider l'équipe à connaître de meilleurs résultats. Selon lui, le futur des Canadiens repose entre les mains des Lapierre, Latendresse, Higgins, Plekanec, Kostitsyn, Komisarek et Halak. C'est pourquoi il a été désigné afin de jouer le rôle de mentor auprès de Guillaume Latendresse avec qui il était cochambreur lors des séjours à l'extérieur.

«J'étais là pour le conseiller et l'épauler en cas de besoin. En fait, tous les vétérans ont pris les jeunes sous leurs ailes et ça a porté fruit puisqu'on a vu leur éclosion en fin de saison.»

Bégin, qui ne digère pas encore d'avoir été écarté des séries, profitera de l'été pour soigner ses blessures et se remettre en forme afin d'être prêt pour le camp d'entraînement.
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Permalink 14:40 pm, Mathieu Lamothe / Sports, 474 mots  

«J'ai beaucoup appris en séries l'an dernier» - Marc-André Bergeron se sent plus à l'aise avec les Islanders

Le souvenir des séries éliminatoires de 2006 demeure douloureux pour Marc-André Bergeron, mais ce dernier affirme avoir beaucoup appris de cette expérience, lui qui entame avec confiance la quête de la coupe Stanley.

Jean-François Hinse


Bergeron, faut-il le rappeler, avait été rayé de l'alignement des Oilers d'Edmonton l'an dernier lors de la grande finale contre les Hurricanes de la Caroline. Du haut des gradins, il a été témoin de l'élimination de son équipe et depuis ce moment, les relations avec l'entraîneur Craig MacTavish étaient devenues des plus tendues.

Avant d'être mis de côté par MacTavish, Bergeron a tout de même pu disputer 18 rencontres lors des séries 2006, où il a acquis une certaine expérience qui lui est bénéfique à ce stade-ci de l'année.

«Quand on entre dans les séries, on se met souvent beaucoup trop de pression, souligne l'ex-défenseur vedette des Cataractes. L'an dernier, je voulais tellement bien faire que je me suis brûlé physiquement et mentalement. Je ne referai pas la même erreur cette année.»

«En fait, il faut simplement continuer de jouer notre game. Il ne faut pas en faire trop, tout en dosant bien notre énergie et en demeurant constants dans notre jeu», renchérit-il.

«Tout le monde peut battre tout le monde»

Autre apprentissage important qu'a fait le petit défenseur l'an dernier est de croire aux chances de gagner de son équipe, peu importe l'identité de l'équipe adverse. Après tout, qui avait prédit une finale Oilers-Hurricanes en 2006?

«Avec la parité qu'il y a dans la Ligue nationale, tout le monde peut battre tout le monde. C'est vrai que nous avons fait les séries à la dernière minute, mais n'eut été de la blessure à Rick Dipietro, nous aurions pu confirmer notre place bien avant. La saison est longue et on ne contrôle pas tout ce qui se passe. Les séries, c'est une autre saison et nous croyons en nos chances.»

«De plus, tous les joueurs sont en bonne santé. Dipietro se rapproche aussi d'un retour et nous sommes très confiants pour ce qui s'en vient», conclut-il.

Meilleure saison

Avec une excellente récolte de 14 buts et 32 passes, Bergeron a surpassé de 11 points sa meilleure marque enregistrée l'an dernier. Son passage chez les Islanders lui a d'ailleurs fait le plus grand bien, lui qui a obtenu 21 points en seulement 23 rencontres avec la bande de Ted Nolan. Pas mal pour un joueur qu'on disait trop petit pour jouer dans la Ligue nationale.

«C'est vrai que c'est pas pire! À Edmonton, j'étais en train de me faire empoisonner en jouant dans un système où je ne pouvais pas exploiter mes forces. Les Islanders me font confiance puisque c'est pour mes talents offensifs qu'ils sont venus me chercher.»
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