22 Janvier 2009

Permalink 18:41 pm, Jean-François Codère / Juste comme ça, 55 mots  

Le tout premier Mac aura bientôt 25 ans

Le tout premier Mac d'Apple, vous savez celui dont on avait fait la promotion avec une publicité maintenant célèbre mettant en vedette Big Brother, aura 25 ans samedi qui vient.

Pour l'occasion, Radio-Canada a sorti de ses archives ce reportage réalisé quelques jours à peine après son lancement. C'est complètement surréaliste!

20 Janvier 2009

Permalink 14:38 pm, Jean-François Codère / Gadgets, 349 mots  

A-t-on encore besoin d'ordinateurs plus performants?

Il y a une question que je me pose depuis quelques semaines et que je n'aurais jamais cru me poser avant cela: a-t-on encore besoin de meilleurs ordinateurs?

Derrière ce grand questionnement se cachent plusieurs petites anecdotes ici et là. Juste avant les Fêtes, par exemple, je me suis acheté un nouvel ordinateur portatif et jamais ne me suis-je aussi peu attardé aux spécifications techniques d'un ordinateur avant de l'acheter. Pas que je m'en foutais complètement, mais presque.

C'est que, voyez-vous, à peu près n'importe quel ordinateur vendu présentement, et cela inclut même des modèles lancés il y a plusieurs mois, dispose d'une puissance largement suffisante pour mes besoins. C'est vrai du côté du processeur, de la mémoire vive et, dans 95% des cas, de l'espace disque.

Pourtant, je me considère quand même comme un utilisateur un peu plus gourmand que la moyenne. Mais à partir du moment où on peut naviguer sur Internet (!), transférer, gérer et modifier ses photos et/ou vidéos et même utiliser des logiciels plus exigeants comme Photoshop ou Final Cut sans difficulté, de quoi a-t-on besoin de plus?

Le public pour des ordinateurs toujours plus performants diminue. Même au sein des travailleurs spécialisés comme les infographistes. À partir du moment où Photoshop applique des filtres même très complexes en temps réel ou presque, à quoi sert d'aller plus vite? Rendu là, c'est son cerveau, ses doigts et ses yeux qu'il faudrait mettre à jour.

Il reste encore, bien sûr, des applications comme la 3D ou les mathématiques très très poussées où on sera toujours avides de plus de puissance. Et les jeux vidéo.

Ah, les jeux vidéo... À l'heure actuelle, ils constituent la seule raison encore valable pour Joe Public de s'acheter un nouvel ordinateur. Mais encore là, le marché des jeux sur PC s'estompe un peu au profit des consoles, qui elles ne sont mises à jour qu'aux 5 ou 6 ans.

Comment donc fera-t-on pour continuer de nous vendre de nouveaux ordinateurs?

16 Janvier 2009

Permalink 22:02 pm, Jean-François Codère / Juste comme ça, 377 mots  

Tout sur ce que Twitter ne nous a pas appris

Le buzz de l'année 2008 sur « les Internets », c'est Twitter.

Twitter à gauche, Twitter à droite, Twitter partout. Tout ce qu'il y a de « consultants » et de « visionnaires » ne se peut plus à propos de Twitter.

Personnellement, je n'ai jamais accroché. J'ai eu beau y mettre beaucoup de volonté, je n'ai jamais trouvé d'intérêt à Twitter, autre que pour certaines applications bien précises. Exemple? La dernière conférence d'ouverture du Macworld avait lieu à 9h, à San Francisco, donc midi ici. Je devais quitter le bureau sur l'heure du midi, je me suis donc abonné au fil Twitter d'un site qui couvrait la conférence en direct et j'ai reçu à intervalles réguliers un aperçu de ce qui se disait là-bas. Jusqu'à ce qu'un pépin technique empêche le site de publier de nouvelles mises à jour. Mon expérience positive avec Twitter se limite à peu près à ça et j'aurais pu arriver au même résultat même si un bonhomme n'avait pas eu un jour l'idée brillante d'inventer Twitter.

Lors des attentats de Bombay, quelques textes ont paru comme quoi Twitter avait changé le cours de l'histoire ou je ne sais trop quoi encore. C'était, à ce qu'on racontait, l'émergence d'une nouvelle forme de journalisme citoyen, bla bla bla... Je me suis mis à fouiller et à regarder passer pendant une heure tous les messages Twitter qui traitaient d'une façon ou d'une autre de Bombay. Ben c'est drôle, à peu près 80% d'entre eux ne faisaient que pointer vers des nouvelles publiées sur des sites Web de vrais médias pas citoyens du tout, dont la très grande majorité vers la même histoire de CNN qui disait que Twitter était fantastique.

Malgré tout, j'ai continué de donner la chance au coureur en me disant que, coudonc, c'est peut-être moi le problème. Sauf qu'aujourd'hui je suis tombé sur le billet de Fagstein qui se moque du fait que le buzz Twitter est reparti depuis l'écrasement d'avion hier et je me suis dit: « Ah! Y'a pas que moi! »

Alors voilà: Twitter c'est con, je ne vois pas le but, ça ne va pas plus changer le monde que les graines de tournesol salées. Prouvez-moi que j'ai tort.

15 Janvier 2009

Permalink 16:23 pm, Jean-François Codère / Juste comme ça, 65 mots  

Un avion, ça flotte vraiment!

Incroyable! Et moi qui rageais chaque fois contre la perte de temps que représentait la petite séance d'instructions sur les vestes de flottaison et la façon d'utiliser les radeaux pneumatiques avant le décollage en me disant que si l'avion était pour tomber dans l'eau, je serais mort de toutes façons...



Avion qui flotte
Photo Reuters

Détails sur cette histoire en cours ici.
Permalink 13:10 pm, Jean-François Codère / Juste comme ça, 353 mots  

Petit truc de journaliste

Je reviens encore sur l'histoire de Steve Jobs. Ça fait quelques fois, je sais, mais c'est ce qui monopolise l'attention aujourd'hui.

J'en lis, des journaux et des sites Internet, et pourtant, c'est la première fois de ma vie, je crois, que je vois ce que j'appellerais de la « spéculation médicale ». Des journalistes appellent des médecins et tentent de leur faire deviner, à partir des minces bribes d'informations dévoilées dans les deux lettres de M. Jobs, ce dont il souffre, la gravité, les chances de s'en remettre, etc. C'est complètement dément.

Au travers tous ces textes, un truc m'a fait sourire. Vous souvenez-vous de cet article du New York Times, publié en juillet dernier, qui a été rendu célèbre en raison du fait que Steve Jobs lui-même a appelé le journaliste et lui a livré une citation digne d'anthologie en ouverture de discussion (à la fin du texte).

Jobs avait alors dévoilé au journaliste ce dont il souffrait, à condition que celui-ci ne publie pas l'information. C'est ce que l'on appelle, dans le jargon, un off-the-record. C'est éthiquement discutable et discuté, mais quand c'est Steve Jobs au bout de la ligne et qu'il a une information d'un tel intérêt à vous donner, je ne connais pas beaucoup de journalistes qui auraient dit non.

Sauf que c'est le genre d'info qui brûle les lèvres d'un bon journaliste et le chat est sorti du sac ce matin. Sans tambour ni trompette, elle a effectivement été incluse au texte du jour du NY Times sur les derniers développements. Le texte est ici, écrit par un autre journaliste soit dit en passant. Ça se passe dans le milieu, environ.
In June, when Mr. Jobs appeared strikingly thin at a company conference for programmers, an Apple spokeswoman said he was recovering from a “common bug.” Soon afterward, Mr. Jobs acknowledged to The New York Times that he was suffering from digestive difficulties related to an operation he had as part of his cancer treatment.


Alors voilà, jeunes étudiants en journalisme, vous venez d'apprendre un vieux truc.

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