LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - Information du Nord de l'Annonciation

07/02/08

Permalink 10:56 am, Eric Busque / Général, 741 mots  

Les Lévesque survivent au décès de Michel

Depuis le décès de Michel Lévesque Jr., survenu lors d’une mission de nuit en Aghansitan, les choses ne sont plus les mêmes pour sa famille de Sainte-Véronique. Une rencontre avec eux pour parler du passé et du présent.
On ne sait pas ce que c’est que de perdre son fils aimé à une guerre aussi médiatisée au pays que celle qui se déroule en Afghanistan. Une famille de Sainte-Véronique le sait depuis le 16 novembre au matin quand deux membres des forces armées canadiennes sont venus leur apprendre le décès du fils et du frère bien-aimé.
«Les militaires ont bien fait leur travail. Ils ont été directs. Il n’y pas cinquante façons de dire cela. Au bout, le résultat est le même» raconte le père du jeune soldat, Michel Lévesque.
Le téléphone
Depuis le départ de Michel Jr., c’est la sonnerie du téléphone qui semait une angoisse insondable aux membres de la famille. Était-ce une mauvaise nouvelle d’outre-mer? On devine l’atmosphère dans la maison.
Les dernières vacances
La famille est allée chercher Michel à Québec pour qu’il passe trois semaines avec eux. «C’a été pas mal touchant. Heureusement, il y avait des poteaux pour s’accotter. Pour nous, ces trois semaines signifiaient qu’il avait déjà la moitié de son tour de fait en Afghanistan», dit le père. «On est sortis de l’aéroport assez vite!» En chemin, Michel Jr a parlé beaucoup, sortit son portable, montrant à sa famille des photos de ses amis là-bas. En arrivant à la maison, «Michel n’a pas perdu beaucoup de temps. Il voulait être père le plus vite possible» ajoute son père. «Il a su qu’il serait père deux jours avant son départ.»
Ce dernier savait que son fils voulait profiter du temps des vacances pour se fiancer avec son amie de coeur, Shanny.
«Je m’en doutais un peu quand je recevais des téléphones de Miche qui me demandait “Mon amour, c’est quoi la grosseur de ton doigt?”», se remémore la jeune femme, cette bague ayant maintenant une valeur inestimable.
La famille a aussi remarqué que le jeune homme avait changé. Une certaine maturité l’enveloppait. «Il est parti en petit gars et il est revenu en homme», souligne sa mère Elizabeth.
Avare de commentaires
«Michel était relativement avare de commentaires sur ce qu’il a vu et vécu là-bas. Pendant les trois semaines de vacances qu’il a passées ici, il n’a pas beaucoup parlé de la mission.» Lors d’une partie de chasse avec son père, le jeune soldat a avoué avoir de l’angoisse. Le silence, la solitude dans le bois l’effrayait. «Ça m’a frappé de voir ça» ajoute le père.
«La dernière image que j’ai de mon fils c’est à l’aéroport de Québec. Il marchait dans le couloir le menant à son avion, le dos tourné à nous, sa famille. Il a fait un signe de la main, un salut, toujours le dos tourné», relate le père, une larme retenue.
De tous les membres de la famille, le père semble souffrir encore plus du départ de son fils. «J’aurai pu travailler un peu plus fort et le retenir ici. Mais c’est sa vie, il voulait y retourner. J’ai eu beau lui expliquer qu’il serait père, qu’il devait rester ici, mais rien à faire. Je me pose toujours des questions. Pourquoi lui?»
«Trouve le bon côté du départ de Michel»
Un ami, suivant une discussion sur la mort de son fils, lui a demandé pourquoi il ne trouverait pas un bon côté de la mort de Michel. Sur le coup, le père est demeuré coi, cherchant à comprendre le sens de cette question qui de prime abord, semble plutôt ridicule. «Puis, un jour, j’ai compris. Le seul bon côté que j’ai trouvé dans la mort de mon fils, c’est que je n’ai plus peur quand j’entends le téléphone.» Ne manquez pas l’émission Pourquoi? de Jean-Luc Mongrain, ce mardi à TQS, car la famille du soldat sera sur place pour parler du fils aimé.
Permalink 10:55 am, Eric Busque / Général, 424 mots  

La conseillère Vicki Émard démissionne à Labelle

(RM) L’année 2007 s’est terminée à l’Hôtel de Ville de Labelle avec la démission de Vicki Émard. Un départ qu’elle explicite.
Après avoir oeuvré deux ans au sein du conseil de la municipalité de Labelle, la conseillère tient d’emblée à préciser qu’il n’y a pas eu de dispute.
«Non. C’est suite à certaines façons de faire à l’interne, au niveau des employés, qui vont contre mes valeurs fondamentales, qui m’ont poussé à cela. Je n’ai absolument rien à reprocher au maire Gilbert Brassard, c’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime. J’ai bien confiance au maire», déclare celle qui est aussi la directrice de la SAQ de Rivière-Rouge.
Ce qu’elle retient de ces deux ans comme conseillère? Tout s’est passé trop vite. Mais pour elle c’est une expérience inoubliable et elle souligne que la municipalité est entre bonnes mains avec le maire Brassard. «Si certaines choses changeaient, je retournerais dans l’équipe de Gilbert n’importe quand.»
D’ailleurs le maire a remercié Vicki Émard pour son travail et lui souhaite bonne chance dans ses nouveaux défis.
Sa plus belle réalisation est en fait la somme qu’elle et les conseillers sont allés chercher pour les pompiers. «On a eu une subvention de 5 000$ de Sylvain Pagé pour équiper les pompiers à des fins de sauvetages nautiques et l’autre dossier qui me tenait à coeur, c’est la coopérative de santé, y trouver des médecins. Ça me fait de la peine de le laisser tomber. Mais si je peux continuer à faire quoi que ce soit pour Labelle, de près ou de loin, je suis disponible» de conclure l’ex-conseillère. Vicki Émard est toujours présidente sur le conseil d’établissement de l’école Le Tremplin de Labelle.
Élection
L’élection partielle pour combler ce poste aura lieu le 4 mai prochain. Entre-temps, à la suite du départ de la conseillère, une redistribution des dossiers dont elle s’occupait a été faite de la façon suivante: Claude Labonté est maintenant le conseiller responsable du dossier de la sécurité publique et du service de sécurité incendie, le représentant de la Municipalité auprès de la Sûreté du Québec et membre de la commission des ressources humaines. Francine Carrier est maintenant conseillère responsable du dossier sur la famille tandis que le maire Brassard est au recrutement des médecins.
Permalink 10:54 am, Eric Busque / Général, 441 mots  

Incendie: le Journal a failli y passer!

Dans la matinée du quatre février un feu a détruit le commerce du denturologiste Dominic Archambault à Rivière-Rouge. Et un peu plus, celui du Journal.
Dans un bâtiment aussi vieux que celui qui abrite Champagne Électrique, un feu qui démarre peut être catastrophique. Avec ces trois logements au dessus des trois bureaux, si ce n’était pas de la vigilance du citoyen Yannick Piché, tout cela serait passé à l’histoire.
Rapidité d’exécution
Avant le lever du soleil, vers 5h15, Piché aperçu quelques flammes et de la fumée à la fenêtre du commerce du denturologiste situé face à chez-lui. Voulant s’assurer, il a pris son cellulaire et s’est dirigé vers le bâtiment avant de composer le 911. Il était 5h20 quand l’appel fut logé aux pompiers. Huit minutes plus tard, ils étaient sur les lieux du sinistre. Premier constat, le feu était circonscrit dans le commerce.
Les pompiers ont évacué les trois logis à toute vitesse avant d’arroser. Juste au dessus du commerce une famille venait de se réveiller au son du détecteur de fumée. Sains et sauf, elle fut vite relogé. Ce fut aussi vite fait pour les deux autres logis.
Puis, les pompiers ont vite maîtriser les flammes à l’intérieur de quinze minutes.
Perte totale
Le bureau du denturologiste Dominic Archambault est une perte totale. Ce dernier a relocalisé son bureau tout près de celui qui a brûlé, dans le même édifice, dans le même passage. «Dès que les travaux des experts sont terminés, je vais refaire le bureau. Il est tout de même ouvert, mais il faut passer par la porte de côté», rassure le denturologiste.
Remerciements
Le propriétaire de l’immeuble, Jacques Champagne, bien qu’ébranlé par l’accident, tient à remercier Yannick Piché d’avoir rejoint les pompiers. Idem pour les pompiers et leur bon travail.
Les locataires qui habitent au dessus du commerce brulé adressent des remerciements aux pompiers. En premier lieu, ils remercient monsieur Piché. «Deuxièmement, on tient à remercier les pompiers et le service incendie pour leur performance, le réconfort et le soutien moral qu’il nous ont apporté car nous étions en panique de se faire réveiller à 5h30 du matin. Pendant une seconde, la terre ne tourne plus, tu ne sais pas quoi faire, tu n’arrive pas à penser car tout va trop vite», de conclure les locataires dans un communiqué acheminé au Journal.
Cause
Au moment de mettre sous presse, l’enquête n’avait pas encore permis de connaître les causes de l’incendie.

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