LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - Information du Nord de l'Annonciation

28/02/08

Permalink 10:31 am, Eric Busque / Général, 170 mots  

Centre de tri: C'est reporté au six mars

Les parties reportent leur audience devant le juge au six mars dans l’affaire de la vente suspendue des actifs du centre de tri.
Le 15 février, les municipalités de Rivière-Rouge, La Macaza et Lac-Saguay obtenaient une injonction provisoire de la Cour Supérieure pour suspendre la vente des actifs de l’ancien centre de tri à la Régie intermunicipale de déchets de la Rouge. Ces municipalités estiment qu’elles deviendront propriétaires car leur offre d’achat de 250 000$ avait été acceptée l’automne dernier par le CA de la Régie de Récupération, propriétaire des installations.
Les parties devaient être réentendues par le juge le 22 février, mais elles ont convenu de se revoir le six mars. La Régie aurait changé d’avocat. Ce dernier aurait demandé du temps pour étudier le dossier et se préparer. La mairesse de Rivière-Rouge déplore que cette affaire se retrouve devant les tribunaux et occasionne des coûts aux contribuables.
Permalink 10:30 am, Eric Busque / Général, 420 mots  

Harper exige des frais douaniers à l'Aéroport de La Macaza

Johanne Deschamps dénonce l’imposition de frais douaniers pour l’aéroport Mont-Tremblant à La Macaza.
L’aéroport a récemment conclu des ententes avec Continental Airlines et Porter Airlines pour la mise en place de vols internationaux réguliers pour favoriser la venue de touristes étrangers.
L’arrivée de cette nouvelle clientèle en provenance des États-Unis implique l’instauration de mesures de sécurité supplémentaires, c’est-à-dire, d’avoir recours aux services de douaniers de l’Agence des services frontaliers du Canada. Notre aéroport fait cependant face à un problème majeur: soit l’imposition de frais de douane unique au Canada. Ces frais sont si faramineux qu’ils mettent en péril le maintien des vols internationaux. Johanne Deschamps, députée bloquiste : «Notre aéroport est le seul aéroport à recevoir ce traitement puisqu’aux autres aéroports internationaux, ces frais sont assumés par l’État. Pourquoi notre aéroport, qui sert de moteur au développement économique de notre région, devrait assumer des frais supplémentaires pour les services de douaniers alors que ce n’est pas le cas pour les autres aéroports canadiens?»
Rien ne bouge
Bien que depuis le mois d’août dernier, des requêtes ont été déposées aux bureaux du ministre de la Sécurité publique Stockwell Day, et à celui de Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l’Infrastructures et des Collectivités, rien ne bouge. Les ministres se renvoient la balle et il est impossible d’obtenir un engagement clair de leur part. En fait, il est impossible d’attirer suffisamment leur attention pour qu’ils considèrent sérieusement la problématique de l’aéroport. «Même Jean-Pierre Blackburn, ministre du travail et de l’Agence de développement économique du Canada des régions du Québec ne se sent pas concerné. Les pertes financières répétitives de l’aéroport représentent pourtant une menace sérieuse au développement économique», ajoute la députée.
Les mêmes services
Selon elle, il est grand temps de corriger cette situation. «Il faut que les frais douaniers deviennent équitables pour tous et que l’aéroport Mont-Tremblant International bénéficie des mêmes services que les autres aéroports internationaux du Canada. Les citoyens de Laurentides-Labelle n’ont pas à subir l’injustice causée par les caprices d’un gouvernement conservateur irresponsable qui abandonne les régions du Québec», de conclure Johanne Deschamps.

21/02/08

Permalink 09:27 am, Eric Busque / Général, 303 mots  

Notre journaliste expulsé: le Journal dénonce la Régie

L’expulsion de notre journaliste Ronald Mc Gregor lors d’une assemblée publique est dénoncée par la direction du Journal L’Information du Nord.
Rappelons les faits. Lors d’une assemblée publique pilotée par la Régie intermunicipale de récupération des Hautes-Laurentides (RIRHL) le 8 février à Rivière-Rouge, notre journaliste est expulsé par la police parce qu’il y a mésentente avec le président de cette régie, François Desjardins.
Ce dernier tente d’expliquer à M. Mc Gregor qu’un règlement de la RIRHL interdit de filmer, d’enregistrer et de photographier lors des assemblées et même sur le terrain appartenant à la Régie. Notre journaliste rétorque qu’il fait tout simplement son travail. La mésentente prend une tournure déplorable et la police intervient pour évincer notre journaliste.
La direction du Journal dénonce cette expulsion et également ce règlement interne qui brime la liberté de presse. Notre journaliste était présent afin de renseigner la population sur l’avenir du centre de tri. Nous croyons fortement que les citoyens des Hautes-Laurentides méritent de savoir ce qui se passe dans des dossiers d’intérêt public.
L’Information du Nord s’est toujours fait un devoir de fournir la meilleure information possible à ses lecteurs et souhaite poursuivre cette même mission dans les années futures. Au lieu de mettre des bâtons dans les roues des journalistes, les décideurs de la RIRHL devraient faciliter leur travail. L’expulsion de notre journaliste ne fait qu’embrouiller davantage un dossier qui mérite des éclaircissements. C’est à vous, chers décideurs, de faire la lumière sur ce dossier fort nébuleux.
Michel Gareau, directeur général des Journaux L’Information du Nord
Permalink 09:26 am, Eric Busque / Général, 477 mots  

Centre de tri: Trois maires donnent leur version

Un point de presse a permis de mettre en perspective certains points de la vente du centre de tri.
Prenant un moment durant la séance du conseil des maires de la MRC d’Antoine-Labelle, la mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, la mairesse de Lac Saguay, Francine Asselin Bélisle et le maire de La Macaza Christian Bélisle ont tenu un point de presse dans une autre salle pour donner l’heure juste sur la saga du centre de tri. Ils ont expliqué clairement où ils se situaient face à l’acquisition du centre de tri.
«Les municipalités ont obtenu de la part du propriétaire du centre de tri, la RIRHL, un engagement formel de leur vendre le centre. Malgré le fait que les municipalités ont respecté tous leurs engagements, eu égard à cette vente, le vendeur veut tout de même vendre à un tiers, et ce, contrairement à l’engagement contractuel qu’il a pris », a déclaré la mairesse de Rivière-Rouge. «Dans les circonstances, nos municipalités n’avaient d’autres choix que de demander une injonction afin de faire valoir nos droits. Nous avons donc obtenu une injonction provisoire de la Cour supérieure du Québec interdisant la vente au tiers afin de permettre aux parties de faire valoir leurs arguments respectifs.»
Injonction
Une injonction provisoire a été émise le 15 février par les trois municipalités. Elle est en vigueur jusqu’au 22 février, 17h. En gros, elle ordonne au notaire mis en cause, de ne pas procéder à une transaction ayant pour objet un acte de vente, transfert, etc. ou poser tout geste de quelque nature que ce soit relativement au lot 20 du Rang ouest de la Rivière-Rouge, soit, pour nous simples mortels, le centre de tri. Bref, le sort du centre de tri pourrait connaître son dénouement à la parution de ce journal.
«Le prétexte que la MRC des Laurentides a émis quand elle a décidé d’acquérir le centre de tri, c’est que tout ça avait duré assez longtemps et qu’il fallait procéder, finaliser le tout», de dire la mairesse de Lac Saguay, Francine Asselin Bélisle. Rappelons que tous les documents des municipalités étaient prêts, le chèque était visé et déjà chez le notaire.
Rien pour appuyer
Quant au maire de La Macaza, Christian Bélisle, il acquiesça les propos de ses consoeurs et ajouta des mots qui disent gros: «Malheureusement, il y a des municipalités qui sont comme des autruches. Ils ont la tête dans le trou et ne font rien pour appuyer notre démarche. Pourquoi? C’est tout de même nous qui déboursons tout l’argent pour acquérir le centre de tri!»
Entre-temps, la défenderesse, la RIRHL, aurait remplacé son procureur.
Permalink 09:26 am, Eric Busque / Général, 547 mots  

La vente du centre de tri devant le juge!

Les municipalités de Rivière-Rouge, Lac-Saguay et La Macaza ont obtenu une injonction temporaire pour empêcher la vente des actifs de l’ancien centre de tri à la Régie des déchets de la Rouge.
Ces trois municipalités croient que les actifs de l’ancien centre de tri leur reviennent de plein droit. En septembre, leur offre d’achat de 250 000$ avait été acceptée à l’unanimité par le conseil d’administration de la Régie intermunicipale de récupération des Hautes-Laurentides. Les papiers étaient finalement prêts à signer chez le notaire le 25 janvier.
Bizarrement, pas moyen de réunir les mandataires de la Régie de récupération pour passer le contrat. Le 31 janvier, les trois municipalités écrivaient à la Régie pour lui demander formellement de se présenter chez le notaire...
Coup de théâtre le 8 février alors que la Régie de récupération a accepté une offre de 260 000$ pour vendre l’ancien centre de tri à la Régie de déchets de la Rouge. La mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger crie à l’injustice. Son conseil municipal et ceux des localités de Lac-Saguay et de La Macaza souhaitaient mettre la main sur ces installations. On projetait possiblement d’y reprendre certaines activités de tri en partenariat avec la coopérative de travail Orvert formé en partie d’anciens travailleurs du centre de tri.
Injonction temporaire.
Pour empêcher cette vente à la Régie de déchets, les trois municipalités ont obtenu une injonction temporaire le 15 février. Les parties étaient appelées à se représenter devant le juge ce 22 février. Est-ce que les parties tenteront de s’entendre hors cour? Est-ce que le juge les entendra en vue d’une injonction permanente? La suite la semaine prochaine...
Motivations inconnues?
La MRC des Laurentides dispose du plus fort poids politique au sein de la Régie de déchets. La MRC détient une délégation de pouvoir des municipalités en matière de gestion des matières résiduelles sur le territoire. Quelles motivations a subitement amené la MRC des Laurentides a s’intéresser au centre de tri? Le Journal a tenté d’obtenir des réponses du préfet Ronald Provost mais ce dernier a préféré ne faire aucun commentaire puisque l’affaire est devant la justice. Mais le préfet il s’est empressé de préciser que la population sera bientôt informée du plan régional projeté pour la gestion des déchets, de la récupération et du compostage dans la MRC en conformité aux exigences gouvernementales de réduction de l’enfouissement.
Fermeture du centre de tri
Depuis un an, le centre de tri, voisin du lieu d’enfouissement technique de la Régie de la Rouge à Rivière-Rouge, sert de lieu de transbordement des déchets pour quelques municipalités. L’activité de tri a été abandonnée après que les municipalités de la MRC des Laurentides aient décidé d’envoyer les matières récupérables de leurs territoires vers le centre de tri de Lachute pour des raisons de coûts. Une quarantaine d’emplois avaient été ainsi perdus régionalement.

14/02/08

Permalink 09:49 am, Eric Busque / Général, 447 mots  

Centre de tri: la Régie fait volte-face

La Régie Intermunicipale des Hautes-Laurentides (RIRHL) revient sur sa décision de vendre le centre de tri aux trois municipalités de la Rouge.
La majorité des membres de la RIRHL et la Régie Intermunicipale des déchets de la Rouge (RIDR) ont appuyé cette dernière dans son acquisition du centre de tri situé à l’entrée sud du territoire de Rivière-Rouge.
Offre
Les trois municipalités de la Rouge, La Macaza, Lac-Saguay et Rivière-Rouge se sentent lésées suite à leur offre juste et équitable déposée auparavant. Elles prendont les actions nécessaires afin que la RIRHL honore son engagement envers elles.
En onde à CFLO mercredi dernier, Francois Desjardins, maire de Saint-Aimé-du-lac-des-îles, président de RIRHL et de la Régie de la Lièvre, a déclaré que les municipalités de la Rouge n’avaient pas déposé d’offre à la Régie.
«C’est complètement faux», dénonce Jean-Paul Lebourhis, homme bien reconnu pour sa connaissance approfondie du dossier qu’il suit de près cinq ans. «Ils savent très bien qu’un chèque visé à été avancé, mais comme deux municipalités de la Rouge se sont désistée de l’achat, soit Nominingue et L’Ascension, la RIRHL considère que c’est assez pour déboutée cette offre.»
La mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, s’est empressé de rejoindre la station de radio «pour donner l’heure juste.» L’entretien enregistré n’a pas été diffusé au moment de fermer le Journal ce mercredi.
Réactions
Le directeur général de la municipalité de La Macaza, Denis Jubinville, ne mâche pas ses mots à la suite de la séance tenue le 8 février au Centre sportif et culturel de la Vallée de la Rouge.
«Cette décision qu’ils ont prise, surtout pour nous qui sommes un des acheteurs en attente d’une signature dans le bureau du notaire, frustre énormément. Surtout de voir que certaines municipalités du territoire d’Antoine-Labelle appuyaient les Laurentides pour mettre la main sur les installations du centre de tri, alors que la RIRHL ne parle même pas de relance ni de création d’emplois, seulement acquérir l’immeuble pour des objectifs futurs non précis, nous sommes très négatif à cette situation là. On ne lâchera pas le morceau, loin de là.» Du côté de la MRC des Laurentides, son préfet et aussi maire de Brébeuf, Ronald Provost, n’a pas répondu aux questions du Journal puisqu’«il y a une injonction en cours».
Permalink 09:49 am, Eric Busque / Général, 242 mots  

Notre journaliste expulsé par la SQ

(EB) Ronald Mc Gregor, journaliste de L’Information du Nord Vallée de la Rouge, a été expulsé par la police lors de l’assemblée du 8 février concernant l’avenir du centre de tri.
C’est un drôle de règlement adopté par la Régie intermunicipale de récupération des Hautes-Laurentides (RIRHL) qui est à l’origine de cette expulsion inédite. En effet, les dirigeants de cet organisme ont adopté un règlement qui interdit l’usage d’appareils-photos, de caméras et de magnétophones lors de leurs assemblées. «C’est parce que certaines personnes en font toutes sortes d’usages», précise François Desjardins, président de la Régie de récupération.
C’est ce dernier qui a appelé la police pour inciter notre journaliste à quitter les lieux. «Je lui ai demandé de cesser de prendre des photos, mais il ne voulait pas collaborer», affirme M. Desjardins.
Notre journaliste réfute cette allégation, tout comme la mairesse de Rivière-Rouge qui était présente. «M. Mc Gregor voulait tout simplement faire son travail. J’aimerais bien voir la copie officielle de ce règlement qui empêche les médias de bien faire leur travail», mentionne Déborah Bélanger. Selon la mairesse, le président de la Régie a mal agi dans ce dossier et la présence des journalistes aux assemblées publiques devrait être encouragée.
Permalink 09:48 am, Eric Busque / Général, 260 mots  

10 millions de dollars pour les routes d'ici

Des travaux routiers seront réalisés d’ici 2009 grâce à des sommes provenant du gouvernement en place.
Le ministre du Travail et ministre responsable de la région des Laurentides, M. David Whissell a annoncé que le gouvernement Charest investira en 2008-2009 un peu plus de 10 M$ dans la région immédiate, notamment à Labelle, La Minerve et Rivière-Rouge.
Ces sommes découlent de la Programmation des investissements routiers 2008-2009 annoncée par le gouvernement libéral qui consacrera cette année une somme de 2,7 milliards$ au réseau routier du Québec, dont 222 millions$ pour les Laurentides. «Encore cette année, nous maintenons les investissements dans la région. Les citoyens verront encore plus de travaux se réaliser sur les routes provinciales de leur comté», a déclaré avec fierté le ministre.
L’ensemble des projets routiers sera réparti sous cinq volets d’investissements soient, la conservation des chaussées, la conservation des structures, l’amélioration et le développement du réseau routier actuel ainsi que l’entretien des structures des réseaux municipaux.
Les travaux
À Labelle, c’est 1 500 000$ qui sera investi pour la réfection de la structure de chaussé, 950 000$ iront à La Minerve pour des travaux identiques sur le Chemin de La Minerve.
La grande majorité des sous se retrouvera à Rivière-Rouge afin de démarrer le contournement dès ce printemps.
Ces sommes serviront à la reconstruction d’une route avec un profil urbain (1 970 000$), la construction d’une nouvelle route à 2 voies (5 675 000$) et la reconstruction d’un pont sur le Chemin Tour-du-Lac au ruisseau Jourdain (325 000$).

07/02/08

Permalink 10:56 am, Eric Busque / Général, 741 mots  

Les Lévesque survivent au décès de Michel

Depuis le décès de Michel Lévesque Jr., survenu lors d’une mission de nuit en Aghansitan, les choses ne sont plus les mêmes pour sa famille de Sainte-Véronique. Une rencontre avec eux pour parler du passé et du présent.
On ne sait pas ce que c’est que de perdre son fils aimé à une guerre aussi médiatisée au pays que celle qui se déroule en Afghanistan. Une famille de Sainte-Véronique le sait depuis le 16 novembre au matin quand deux membres des forces armées canadiennes sont venus leur apprendre le décès du fils et du frère bien-aimé.
«Les militaires ont bien fait leur travail. Ils ont été directs. Il n’y pas cinquante façons de dire cela. Au bout, le résultat est le même» raconte le père du jeune soldat, Michel Lévesque.
Le téléphone
Depuis le départ de Michel Jr., c’est la sonnerie du téléphone qui semait une angoisse insondable aux membres de la famille. Était-ce une mauvaise nouvelle d’outre-mer? On devine l’atmosphère dans la maison.
Les dernières vacances
La famille est allée chercher Michel à Québec pour qu’il passe trois semaines avec eux. «C’a été pas mal touchant. Heureusement, il y avait des poteaux pour s’accotter. Pour nous, ces trois semaines signifiaient qu’il avait déjà la moitié de son tour de fait en Afghanistan», dit le père. «On est sortis de l’aéroport assez vite!» En chemin, Michel Jr a parlé beaucoup, sortit son portable, montrant à sa famille des photos de ses amis là-bas. En arrivant à la maison, «Michel n’a pas perdu beaucoup de temps. Il voulait être père le plus vite possible» ajoute son père. «Il a su qu’il serait père deux jours avant son départ.»
Ce dernier savait que son fils voulait profiter du temps des vacances pour se fiancer avec son amie de coeur, Shanny.
«Je m’en doutais un peu quand je recevais des téléphones de Miche qui me demandait “Mon amour, c’est quoi la grosseur de ton doigt?”», se remémore la jeune femme, cette bague ayant maintenant une valeur inestimable.
La famille a aussi remarqué que le jeune homme avait changé. Une certaine maturité l’enveloppait. «Il est parti en petit gars et il est revenu en homme», souligne sa mère Elizabeth.
Avare de commentaires
«Michel était relativement avare de commentaires sur ce qu’il a vu et vécu là-bas. Pendant les trois semaines de vacances qu’il a passées ici, il n’a pas beaucoup parlé de la mission.» Lors d’une partie de chasse avec son père, le jeune soldat a avoué avoir de l’angoisse. Le silence, la solitude dans le bois l’effrayait. «Ça m’a frappé de voir ça» ajoute le père.
«La dernière image que j’ai de mon fils c’est à l’aéroport de Québec. Il marchait dans le couloir le menant à son avion, le dos tourné à nous, sa famille. Il a fait un signe de la main, un salut, toujours le dos tourné», relate le père, une larme retenue.
De tous les membres de la famille, le père semble souffrir encore plus du départ de son fils. «J’aurai pu travailler un peu plus fort et le retenir ici. Mais c’est sa vie, il voulait y retourner. J’ai eu beau lui expliquer qu’il serait père, qu’il devait rester ici, mais rien à faire. Je me pose toujours des questions. Pourquoi lui?»
«Trouve le bon côté du départ de Michel»
Un ami, suivant une discussion sur la mort de son fils, lui a demandé pourquoi il ne trouverait pas un bon côté de la mort de Michel. Sur le coup, le père est demeuré coi, cherchant à comprendre le sens de cette question qui de prime abord, semble plutôt ridicule. «Puis, un jour, j’ai compris. Le seul bon côté que j’ai trouvé dans la mort de mon fils, c’est que je n’ai plus peur quand j’entends le téléphone.» Ne manquez pas l’émission Pourquoi? de Jean-Luc Mongrain, ce mardi à TQS, car la famille du soldat sera sur place pour parler du fils aimé.
Permalink 10:55 am, Eric Busque / Général, 424 mots  

La conseillère Vicki Émard démissionne à Labelle

(RM) L’année 2007 s’est terminée à l’Hôtel de Ville de Labelle avec la démission de Vicki Émard. Un départ qu’elle explicite.
Après avoir oeuvré deux ans au sein du conseil de la municipalité de Labelle, la conseillère tient d’emblée à préciser qu’il n’y a pas eu de dispute.
«Non. C’est suite à certaines façons de faire à l’interne, au niveau des employés, qui vont contre mes valeurs fondamentales, qui m’ont poussé à cela. Je n’ai absolument rien à reprocher au maire Gilbert Brassard, c’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime. J’ai bien confiance au maire», déclare celle qui est aussi la directrice de la SAQ de Rivière-Rouge.
Ce qu’elle retient de ces deux ans comme conseillère? Tout s’est passé trop vite. Mais pour elle c’est une expérience inoubliable et elle souligne que la municipalité est entre bonnes mains avec le maire Brassard. «Si certaines choses changeaient, je retournerais dans l’équipe de Gilbert n’importe quand.»
D’ailleurs le maire a remercié Vicki Émard pour son travail et lui souhaite bonne chance dans ses nouveaux défis.
Sa plus belle réalisation est en fait la somme qu’elle et les conseillers sont allés chercher pour les pompiers. «On a eu une subvention de 5 000$ de Sylvain Pagé pour équiper les pompiers à des fins de sauvetages nautiques et l’autre dossier qui me tenait à coeur, c’est la coopérative de santé, y trouver des médecins. Ça me fait de la peine de le laisser tomber. Mais si je peux continuer à faire quoi que ce soit pour Labelle, de près ou de loin, je suis disponible» de conclure l’ex-conseillère. Vicki Émard est toujours présidente sur le conseil d’établissement de l’école Le Tremplin de Labelle.
Élection
L’élection partielle pour combler ce poste aura lieu le 4 mai prochain. Entre-temps, à la suite du départ de la conseillère, une redistribution des dossiers dont elle s’occupait a été faite de la façon suivante: Claude Labonté est maintenant le conseiller responsable du dossier de la sécurité publique et du service de sécurité incendie, le représentant de la Municipalité auprès de la Sûreté du Québec et membre de la commission des ressources humaines. Francine Carrier est maintenant conseillère responsable du dossier sur la famille tandis que le maire Brassard est au recrutement des médecins.
Permalink 10:54 am, Eric Busque / Général, 441 mots  

Incendie: le Journal a failli y passer!

Dans la matinée du quatre février un feu a détruit le commerce du denturologiste Dominic Archambault à Rivière-Rouge. Et un peu plus, celui du Journal.
Dans un bâtiment aussi vieux que celui qui abrite Champagne Électrique, un feu qui démarre peut être catastrophique. Avec ces trois logements au dessus des trois bureaux, si ce n’était pas de la vigilance du citoyen Yannick Piché, tout cela serait passé à l’histoire.
Rapidité d’exécution
Avant le lever du soleil, vers 5h15, Piché aperçu quelques flammes et de la fumée à la fenêtre du commerce du denturologiste situé face à chez-lui. Voulant s’assurer, il a pris son cellulaire et s’est dirigé vers le bâtiment avant de composer le 911. Il était 5h20 quand l’appel fut logé aux pompiers. Huit minutes plus tard, ils étaient sur les lieux du sinistre. Premier constat, le feu était circonscrit dans le commerce.
Les pompiers ont évacué les trois logis à toute vitesse avant d’arroser. Juste au dessus du commerce une famille venait de se réveiller au son du détecteur de fumée. Sains et sauf, elle fut vite relogé. Ce fut aussi vite fait pour les deux autres logis.
Puis, les pompiers ont vite maîtriser les flammes à l’intérieur de quinze minutes.
Perte totale
Le bureau du denturologiste Dominic Archambault est une perte totale. Ce dernier a relocalisé son bureau tout près de celui qui a brûlé, dans le même édifice, dans le même passage. «Dès que les travaux des experts sont terminés, je vais refaire le bureau. Il est tout de même ouvert, mais il faut passer par la porte de côté», rassure le denturologiste.
Remerciements
Le propriétaire de l’immeuble, Jacques Champagne, bien qu’ébranlé par l’accident, tient à remercier Yannick Piché d’avoir rejoint les pompiers. Idem pour les pompiers et leur bon travail.
Les locataires qui habitent au dessus du commerce brulé adressent des remerciements aux pompiers. En premier lieu, ils remercient monsieur Piché. «Deuxièmement, on tient à remercier les pompiers et le service incendie pour leur performance, le réconfort et le soutien moral qu’il nous ont apporté car nous étions en panique de se faire réveiller à 5h30 du matin. Pendant une seconde, la terre ne tourne plus, tu ne sais pas quoi faire, tu n’arrive pas à penser car tout va trop vite», de conclure les locataires dans un communiqué acheminé au Journal.
Cause
Au moment de mettre sous presse, l’enquête n’avait pas encore permis de connaître les causes de l’incendie.

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