08/11/07Un parcours de vie très particulier...
Christian Beaulieu Paquette a un parcours de vie très particulier. Issu d’une famille originaire de Nominingue, il est dans notre région depuis un certain temps pour faciliter les SoeursSainte-Croix.
Son grand-père Beaulieu était hôtelier dans les Laurentides ainsi que son grand-oncle Télesphore Beaulieu ici même à Nominingue. Il faut croire que qu’il a hérité du chromosome hôtelier. «Avec ma formation en gestion du marketing et développement stratégique, c’est tout d’abord du côté de la publicité et de la gestion d’événements que ma carrière a débuté. Après un séjour en Europe, j’ai opté pour la gestion hôtelière. La fin de la trentaine fut déterminante pour la suite de ma vie, il y a eu une quête de sens puis un cheminement chez les Jésuites» raconte cet homme d’une quarantaine d’années. Depuis les douze dernières années, il a ouvert un bureau de mission pour les gens de la rue à l’Armée du Salut à Montréal, fondé un centre d’insertion à long terme, le Centre de Vie Loyola des Laurentides, puis les Jésuites lui ont confié la direction de leur hôtellerie à Pierrefonds, la Villa Saint-Martin qui fut la première maison de retraite fermée au Canada. Le mandat reçu: la réingénierie des services dans le but d’éviter sa fermeture. L’oeuvre aujourd’hui s’autofinance. Un appel «C’est pendant que j’étais en poste à la Villa St-Martin» ajoute Christian, «que Rachel Jetté, Soeur de Sainte-Croix, m’a proposé de venir rajeunir l’oeuvre de l’Accueil du Petit Lac, d’y intégrer des composantes liées aux enjeux humains des jeunes en difficulté. Il m’a fallu un an et demi avant d’accepter ce défi. Renouveler l’hôtellerie des Soeurs à Nominingue, tout en aidant des jeunes à reprendre en main leur vie, m’est apparu un défi important. Cette maison est une œuvre phare pour la région et la dernière hôtellerie qui reste, je crois, appartenant à une communauté religieuse entre Saint-Jérôme et Val-d’Or. Je suis donc arrivé au pays de mes ancêtres en acceptant un mandat précis de gestion par processus de formation adaptée, de communication et de perfectionnement continus des services d’hospitalité.» Du travail à faire À son arrivée, Christian remarque vite qu’il y a du travail à faire à Nominingue. «Une fois arrivé ici, il y a bientôt 3 ans, j’ai réalisé qu’on ne passe pas par Nominingue, on y vient uniquement si c’est la destination. Le comprendre c’est se prendre en main et stimuler le développement. Les Soeurs à Nominingue l’ont compris et passent à l’action afin de laisser, avant de mourir, un héritage en santé au coeur d’une région qu’elles ont développée et aimée. Il faudra beaucoup de doigté pour réussir à développer Nominingue. J’ai confiance qu’en faisant notre part avec les autres commerçants, nous y arriverons. Mais il y a un préalable: créer un climat humain favorable et hospitalier aux changements et surtout mettre les bonnes personnes aux bons endroits.» Pour les fêtes du 125ième anniversaire de Nominingue les Soeurs inviteront la population à venir célébrer chez elles et avec elles ce jubilé important qui sera le dernier en leur présence sachant qu’elles ne seront pas de la prochaine grande fête, vieillesse oblige. Christian siège également sur les conseils d’administration de l’APEN et des Gardiens du Patrimoine Archéologique de la Vallée de La Rouge afin de s’impliquer davantage régionalement. «Je me considère le plus privilégié de tous, car je suis, pour les Soeurs et la population de la région, leur facilitateur» de conclure Christian Beaulieu Paquette. Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
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