29/11/07Les grandes lignes du projet de revitalisation
Le projet de revitalisation du centre-ville de Rivière-Rouge mérite d’être résumé pour la dernière fois avant le scrutin référendaire du 2 décembre. Extraits du dépliant mis à la poste aux citoyens de Rivière-Rouge il y a quelques semaines.
La revitalisation du centre-ville est nécessaire pour que la ville de Rivière-Rouge conserve et améliore son attrait suite à la réalisation des travaux de contournement prévus pour 2008-2009. Par le fait même, des subventions de plus de deux millions seront remises à la Ville par les gouvernements provincial et fédéral pour revitaliser le centre-ville en vue de contrer les effets du contournement sur notre économie locale. La revitalisation permettra la sécurisation de la population arpentant le centre-ville, à pied comme en auto, tout en assurant des retombées économiques les commerces. Le projet en soi est positif et l’opportunité unique de recevoir des subventions pour investir dans les infrastructures pour les trente prochaines années; un héritage en soi pour les familles. Natures des interventions Asphaltage, trottoirs, aires gazonnées, aménagements paysagers, éclairage de l’artère du centre-ville à l’aide de lampadaires esthétiques, élimination des enchevêtrements de fils et plantation d’arbres urbains dans le secteur du centre-ville de la ville de Rivière-Rouge. Points importants Les façades des commerces et autres améliorations ne font pas partie du projet de revitalisation du centre-ville. Sur les esquisses visibles à l’Hôtel de Ville, les façades ont été redessinées, mais les améliorations aux commerces sont à la charge de leurs propriétaires. Dans le cadre de son projet, la Ville de Rivière-Rouge n’intervient que sur les infrastructures publiques. Une occasion unique! Les subventions sont difficiles à obtenir en temps normal. Les processus pour s’inscrire et être pris en considération sont complexes et les résultats sont incertains. La Ville a la certitude que les subventions sont là, pour elle. 800 citoyens ont voté par anticipation
Beaucoup de gens se sont prévalus du droit de vote par anticipation pour le projet de revitalisation du centre-ville de Rivière-Rouge le 25 septembre. Les portes coulissantes du Centre sportif et culturel de la vallée de la Rouge ne dérougissaient pas. On entrait, on sortait après avoir exercé son devoir civique, en cochant oui ou cochant non, pour la réalisation du projet de revitalisation du centre-ville de Rivière-Rouge. À Rivière-Rouge, près de 600 personnes sont venues tandis qu’à Sainte-Véronique, un peu plus de 200 ont passé à la salle municipale. Soit tout près de 20% de la population de Rivière-Rouge pouvant voter.
Louis-Philippe est le meilleur au monde!
Louis-Philippe Major de L’Ascension a raflé la médaille d’Or au Mondial des métiers 2007 tenu récemment à Shizuoka, au Japon.
Un jeune de L’Ascension, Louis-Philippe Major, revient du Japon médaillé d’Or du Mondial des métiers 2007. Il était prêt à partir et à participer à cette compétition qui regroupe des centaines d’athlètes du métier. Façon de dire. Un support indéniable Dès qu’il termine son travail chez Whym Metals à Lachine, Louis-Philippe consacre une bonne partie de ses temps libres à améliorer ses soudures faites selon différents procédés. Le jeune homme peut compter sur le dévouement de son entraîneur et du Centre de formation, André Grenon, mais aussi sur celui de sa famille qui ne lésine sur rien pour l’appuyer. Sa mère s’occupe activement de lui trouver des commanditaires. Au Japon, tout le clan Major était présent pour encourager le champion québécois et canadien en soudage. Chez Whim Metals, l’employeur de Louis-Philippe Major, ce n’est pas l’ouvrage qui manque, mais bien les bons soudeurs. Pour preuve, Jean-Philippe vient de se voir offrir un poste de contremaître, malgré son jeune âge, qu’il n’a pas pu accepter... du moins pas avant son retour d’Asie! Autres participants Soulignons que cinq autres participants de l’Équipe Canada ont été médaillés huit concurrents du Canada ont reçu des certificats d’excellence, qui soulignent l’obtention d’une note de 500 ou plus sur une possibilité de 600 points. La mort de Michel secoue son ami Kevin
Le soldat de Rivière-Rouge, Kevin Chartrand, ne sera pas présent aux funérailles de son ami Michel Lévesque. Il est profondément attristé.
Kevin Chartrand a appris la nouvelle de la mort de son ami Michel Lévesque quelques jours après le fatal accident survenu le 16 novembre. «J’ai appris la nouvelle en revenant d’une mission dans le désert. Ce fut un choc,» affirme le jeune soldat de 24 ans, lors d’un appel téléphonique d’Afghanistan à la résidence du journaliste. Il a préparé un mot Comme il ne pourra profiter d’une permission pour assister aux obsèques de son ami, Kevin a dû se rabattre sur autre chose pour que sa présence soit là. «C’est triste quand je pense que tout le monde sera là, les amis, la famille, et que moi je serai ici, en Afghanistan. Mais j’ai préparé un petit quelque chose qui sera lu par un ami. C’est important pour moi», d’ajouter Kevin, d’une voix visiblement affaiblie par les fortes émotions. Pas de tout repos là-bas «Bizarre, on dirait que depuis que j’ai appris la nouvelle à propos de Michel, les talibans nous lancent des “rockets” tout près du camp. Tous les soirs.» Kevin Chartrand sera de retour au pays en mars. On s’en doute, il a maintenant plus hâte que jamais... 22/11/07Le soldat Michel Lévesque meurt en Afghanistan
Le jeune soldat Michel Lévesque Jr. de Rivière-Rouge - secteur Sainte-Véronique est décédé en héros. Le 16 novembre dernier, le véhicule militaire où se trouvait a été soufflé par une bombe artisanale afghane.
Michel Lévesque Jr., 25 ans, avait quitter la maison natale de Sainte-Véronique quelques jours auparavant, le 10 novembre, quand moins d’une semaine plus tard, le léger véhicule militaire blindé, où il se trouvait, un VBL de type LAV III, a été soufflé par une bombe artisanale. L’engin était en bordure de route. C’était le 16 novembre, peu après minuit, dans le district de Panjwayi, près de Ma’sum Ghar, à 40 km à l’Ouest de Kandahar. Aussi décédé dans ce tragique accident, le caporal Nicolas Raymond Beauchamp, 28 ans. Trois autres soldats furent blessés. Un coin de pays redoutable La Défense nationale sait les talibans sont présents depuis des années dans le district de Panjwayi, dans le sud de l’Afghanistan. Le coordonnateur du Réseau francophone des recherches sur les opérations de paix, Marc-André Boivin ajoute: «Cette région n’est pas facile. C’est un peu une extension de Kandahar.» La nuit tombée, les talibans dissimulent leurs bombes artisanales au bord des chemins. Avare de commentaires La Défense nationale était avare de commentaires. Si l’on fait exception d’un court communiqué, c’est du colonel Christian Juneau que les journalistes ont pu soutirer quelques mots sur le tragique accident. «C’est un moment très difficile et émouvant pour les familles, les amis et les collègues de ceux qui ont perdu la vie ou qui ont été blessés», a-t-il déclaré. Le premier ministre Stephen Harper a offert ses condoléances aux familles des victimes par voie de communiqué tout en indiquant que les actions de ces militaires avaient apporté de l’«espoir» au peuple afghan. Quant à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, elle a également offert ses condoléances. Michel Lévesque faisait partie du 3e bataillon du Royal 22e Régiment et était basé à Valcartier. Une onde de choc à Rivière-Rouge
(RM) La nouvelle du décès de Michel Lévesque a bouleversé toute la communauté de Rivière-Rouge. Littéralement, une onde de choc.
Le jeune soldat de Rivière-Rouge - secteur Sainte-Véronique, Michel Lévesque Jr. ainsi que le caporal Nicolas Raymond Beauchamp ont été emportés dans l’explosion d’une bombe artisanale afghane le 16 novembre. Trois autres soldats ont été blessés dans l’accident. La triste nouvelle a été apportée à la famille Lévesque par la Défense nationale tôt dans la matinée de samedi. Dès que le nom du soldat Michel Lévesque a été communiqué dans les médias, l’onde de choc dans la Ville de Rivière-Rouge n’a manqué personne. Une ville en deuil En milieu d’après-midi, lors d’une rencontre avec la population au Centre sportif et culturel de la Vallée de la Rouge, la mairesse Déborah Bélanger a demandé une minute de silence en la mémoire du jeune soldat de 25 ans. Beaucoup de gens présents furent estomaqués en apprenant la nouvelle. Dans les jours qui ont suivi la nouvelle, la mairesse s’est adressée à quelques reprises aux médias, parfois déplacés sur place. Elle n’avait que des mots bien pesés pour Michel Lévesque. «On dit souvent que ça prend tout un village pour élever un enfant. Je vous dirais que c’est toute la ville qui est en deuil présentement pour cet enfant.» Lors d’une réception donnée pour leur départ le 7 juillet dernier, Déborah Bélanger avait donné le drapeau de la municipalité à Michel Lévesque et un autre soldat de Rivière-Rouge, Kevin Chartrand, pour qu’ils le déploient à leur camp en Afghanistan. La photo des deux amis est publiée dans la présente édition. Kevin Chartrand a appris la triste nouvelle en revenant de mission le lundi suivant l’accident. La mère de celui-ci avoue qu’il prend très mal la nouvelle. Soudainement pour la famille Chartrand, la mission en Afghanistan n’est pas très saine pour nos soldats. Tristesse Depuis quelques jours, les rideaux de la résidence des Lévesque sont tirés. La famille ne répondait pas aux appels téléphoniques. Les voisins de la famille Lévesque sont évidemment atterrés. Ils partagent la tristesse insondable de la famille et ils s’entendent pour dire que l’absence de Michel Lévesque sera grande. Il était un être jovial, plein d’entrain et avait beaucoup d’amis. Une voisine, Lise Roy, a confié à un média écrit, «C’était un petit gars toujours de bonne humeur, et quand il se promenait dans son camion beige dans le village, c’est sûr que la musique était forte.» Ce qui a blessé beaucoup de gens de la municipalité de Rivière-Rouge était la nouvelle de ces fiançailles et l’annonce que sa compagne Shany était enceinte. En permission à Rivière-Rouge depuis des jours, il avait propagé les deux bonnes nouvelles un peu partout. Aujourd’hui, des commerçants se rappellent l’avoir vu quelques jours avant son retour en Afghanistan. Des proches l’ont supplié de ne pas partir. En vain. Michel Lévesque l’a toujours dit, il voulait servir son pays. C’est ce qu’il a fait jusqu’au bout. On ne le dira jamais assez, il est désormais un héros. À l’échelle nationale. Et encore plus, ici, à Rivière-Rouge. Ils étaient prêts, ils étaient fiers!
Quand L’Information du Nord a rencontré Michel Lévesque en juillet dernier, à la veille de son départ, le jeune homme de Rivière-Rouge était fin prêt à partir pour l’Afghanistan avec son ami Kevin Chartrand. Un retour sur ce moment.
Tous les invités fêtaient fort à Rivière-Rouge - secteur Sainte-Véronique le 7 juillet. On célébrait le départ des deux soldats de la localité, Kevin Chartrand et Michel Lévesque. Le premier est dans les Forces depuis quatre ans et Michel depuis deux ans. Direction Afghanistan On pouvait lire dans le journal, «Dans quelques semaines, deux jeunes soldats de Rivière-Rouge rejoindront leur “régiment” afin de se diriger vers les zones de bataille de l’Afghanistan. Pour six mois. C’est un moment de grande importance pour eux. Ils sont prêts, ils sont fidèles à leur pays, à leur armée.» Rencontrés à l’extérieur de l’établissement, pendant que les convives se désaltéraient, les deux soldats se livraient au journaliste pendant une longue heure. «On nous a préparés au combat, mais c’est autre chose sur le terrain. Nous le savons. Mais nous sommes prêts. Confiants en notre armée. Bien sûr que le danger est présent, mais c’est moins dangereux que sur la route,» avoua Michel, de ce sourire qui restera gravé dans la mémoire de plusieurs. Distance La distance est déterminante dans un pays aussi éloigné que L’Afghanistan. Les deux amis le savaient bien. «On ne se verra pas souvent rendus là-bas. Quatre ou cinq fois, peut-être. C’est comme ça», remarqua Kevin. Les deux jeunes soldats sont par contre unanimes, écrire et recevoir les lettres des proches s’avèrera difficile. «Il y a toujours le coeur qui bat comme pas possible quand tu reçois une lettre d’un proche», souligna Kevin qui a déjà vécu ce moment lors d’entraînements dans des camps lointains. «Ça va être dur de recevoir ces lettres. Six mois, c’est long», ajouta Michel. Ce dernier avait tout de même hâte de revenir, revoir sa compagne Shany. Avant le départ, la mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, leur avait remis le drapeau de la Ville. Kevin et Michel ont promis de le hisser sur un mât près de leurs camps. Ce fut fait. Revitalisation: la mairesse reçoit 200 citoyens
(RM) La mairesse de la Ville de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, a reçu plus de 200 citoyens lors d’une rencontre thématique ayant pour objet le partage d’information sur le projet de revitalisation.
La Ville avait convié ses citoyens à venir entendre, pour la deuxième fois, son projet de revitalisation au Centre sportif et culturel de la Rouge. La rencontre devait permettre aux représentants des différents groupes d’exposer leur point de vue respectif, mais le Comité du «non» s’est désisté à la dernière minute, selon la Ville. Du côté du Comité du «non», il prétend ne pas avoir reçu l’Ordre du jour à temps pour qu’il puisse se préparer adéquatement. Rappelons que la mairesse avait offert au départ, tant au Comité du «oui» qu’au Comité du «non», de tenir un débat sur la question. «Je croyais que c’était très important que les différents acteurs puissent s’exprimer dans le cadre du processus référendaire. Les citoyens entendent souvent des bribes d’information, mais de voir et d’entendre la confrontation des idées aide grandement la prise de décision», a expliqué la mairesse quelques minutes avant le début de la rencontre. Une période d’échange refusée Le Comité du «non» avait au départ refusé de participer à un premier débat. La mairesse, voulant toutefois que les citoyens puissent entendre toutes les idées et les différentes opinions sur la question, a tout de même décidé d’organiser une période d’échange pour que les deux représentants des camps opposés, lors de la rencontre thématique d’information du 17 novembre, puissent s’exprimer. C’est ainsi qu’une période avait été réservée à la fin de la rencontre et chaque représentant devait avoir le droit de parole pendant 10 minutes. Le Comité du «non» n’a pas voulu se prévaloir des dix minutes mises à leur disposition prétextant qu’ils avaient exprimé leurs opinions dans L’Information du Nord, livraison du 17 novembre. «Cela (la période d’échange citoyenne) n’apportera rien de plus» a rétorqué un représentant du Comité du «non», lors de la séance d’information publique. La mairesse, au nom du conseil municipal, a tenu à préciser qu’elle respectait les opinions du Comité du «non» sans pour autant être en accord. «Pour nous, le projet de revitalisation du centre-ville, c’est un pas vers l’avenir que nous devons faire», a-t-elle ajouté. «Nous avons là une opportunité de recevoir plus de deux millions en subvention; il ne faut pas laisser passer cette chance» de conclure la mairesse. Comité des citoyens, où êtes-vous? Reste à savoir pourquoi le Comité des citoyens a quitté la salle avant le droit de parole du Comité du «oui». N’est-ce pas le but de ce comité d’avoir «pour objectifs de défendre et promouvoir les intérêts des citoyens, améliorer la qualité de vie et le bien-être des citoyens de cette ville, défendre et promouvoir les intérêts de la ville, représenter les citoyens auprès des autorités et enfin de sensibiliser les citoyens à leurs devoirs, droits et obligations?» (L’Information du Nord, 20 octobre 2007). 15/11/07Continental Airlines visite l'Aéroport de La Macaza
Un avion de la Continental Airlines s’est posé à l’Aéroport international Mont-Tremblant. L’équipage était sur place pour recueillir des données techniques pour les futurs vols New York (Newark)-La Macaza.
Un moment important dans l’histoire de l’Aéroport international Mont-Tremblant s’est joué le 10 novembre dernier: un avion de la Continental Airlines s’est posé sur la piste, donnant ainsi un avant-goût des vols quotidiens qu’elle offrira de New York (Newark) dès le 14 décembre. L’invitation sans prétention était offerte aux médias afin qu’ils assistent aux essais d’approche, d’atterrissage et aussi leur permettre d’apercevoir le type d’appareil qui touchera le sol de la piste située à La Macaza. Collecte de données L’équipe technique de la Continental Airlines était aussi sur place pour recueillir les données techniques de la piste ainsi que la reconnaissance des lieux physiques. Ces informations seront par la suite transmises lors de la formation des équipes de vol. Serge Larivière, directeur général de l’Aéroport international Mont-Tremblant, est fier de cette rencontre. «On a eu la journée idéale pour cette rencontre et l’équipe technique de la Continental Airlines est bien satisfaite. Ils m’ont dit que c’est la première fois en cinq ans qu’ils ouvrent un aéroport en Amérique du Nord. Et pour les prochaines années, ils ne pourront pas faire de même, car ils sont trop occupés à ouvrir le marché en Inde et en Chine» explique le directeur général. C’est dire l’importance de l’aéroport. Serge Larivière promet un bel accueil à saveur touristique régional pour les premiers passagers et journalistes qui débarqueront le 14 décembre. Nominingue: les citoyens remplissent la salle du conseil
Les citoyens de Nominingue ont rempli la salle du conseil le 12 novembre. Plusieurs avaient des questions concernant l’affaire de l’Accueil du Petit lac.
Ils ont rempli la petite salle du conseil de Nominingue en ce soir de pluie du 12 novembre. Les citoyens voulaient poser quelques questions à leurs élus. Tout à fait normal. Bien que la séance ordinaire du conseil ne visait évidemment pas à régler le litige qui oppose la municipalité à L’Accueil du Petit Lac, rien de visible sur ce fait à l’Ordre du jour, il était évident que la population présente attendait l’occasion de prendre la parole. À part quelques pointilleuses questions concernant les jeunes et la ville, dont Nominingue a pris note des doléances, il a fallu attendre une bonne heure avant qu’aboutisse la période des questions sur l’urbanisme et mise en valeur du territoire, où le litige Municipalité-L’Accueil du Petit Lac se trouvait. Avocats À plusieurs reprises, sous des questions tout aussi pointilleuses des représentants de l’Accueil du Petit lac, la municipalité a préféré dire qu’il fallait attendre le travail des avocats ou encore, semblait balayer du revers de la main certaines questions, prétextant que le journaliste, qui a propagé la nouvelle concernant la mise en demeure de l’Accueil du Petit lac, était responsable des déboires que subissent le maire et certains de ses conseillers. Ces derniers auraient reçu des menaces de mort, des harcèlements sur la rue, etc. Le maire parle même que des citoyens veulent les déloger de l’Hôtel de Ville! «On veut nous sauter» a dit le maire lors de la séance. Chose certaine, la municipalité a reçu une tonne de courriels et des pétitions provenant de diverses régions des Laurentides. Un plaidoyer? Chose inattendue, le conseiller et aubergiste Ignace Dunutte prit la parole sous une forme de plaidoyer, pour mettre les choses au clair, soit qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts entre lui, l’Accueil du Petit lac et la municipalité. Certains ont trouvé cette intervention inappropriée vu les circonstances. Mais le conseiller se devait d’éclaircir sa position, il n’y avait aucun doute. On craint l'exode des skieurs canadiens vers les États-Unis
Avec un dollar canadien fort, Bryce Fraser craint la perte d’une partie du marché canadien au profit de centres de ski étasuniens.
Bryce Fraser, vice-président aux opérations de Station Mont-Tremblant, estime qu’il est encore trop tôt pour évaluer l’impact d’un dollar canadien fort sur la prochaine saison de ski à Tremblant. Comme les visiteurs réservent de plus en plus tard maintenant, pour prendre connaissance des conditions d’enneigement, il devient de plus en plus difficile de prédire l’affluence touristique, semble-t-il. «Il est trop tôt pour s’inquiéter du tourisme américain», de dire M. Fraser. Mais il avoue être davantage préoccupé par les skieurs canadiens qui pourraient être tentés de traverser la frontière américaine pour pratiquer leur sport préféré. Alain Houde, directeur du Marketing de Tourisme Tremblant témoigne du sentiment d’hôteliers du coin. Le rythme des réservations de chambres pour le temps des fêtes serait sensiblement le même que l’an passé. Mais que se passera-t-il après les fêtes, si le dollar canadien reste fort? «Bien malin celui qui peut le prédire», soutient M. Houde. «On croit généralement que les Américains habitués à skier Mont-Tremblant reviendront... Mais on craindrait davantage les effets sur la clientèle de skieurs montréalais et ontariens. Jusqu’à quel point ces skieurs seront tentés de visiter des stations américaines? Il faudra passer l’hiver pour le constater», poursuit M. Houde révélant qu’il s’agit-là de la préoccupation du moment dans l’industrie canadienne du tourisme. Plan de commercialisation Comme effort de marketing pour la saison de ski, Tourisme Mont Tremblant a rappliqué avec son microsite Internet et un concours alléchant. La nouvelle ligne aérienne de vol direct entre New-York et Mont-Tremblant fait l’objet d’un travail important de promotion de Tourisme Tremblant car elle ouvre la porte sur un marché de 25 millions de personnes. Enfin, M. Houde espère que Dame Nature sera généreuse en apportant son lot de neige. Revitalisation: Le comité du Non explique son point de vue
Plus tôt cette semaine le Comité du Non s’est réuni comme à tous les mardis. Le Journal s’est déplacé pour connaître leur point de vue sur la question de la revitalisation du centre-ville de Rivière-Rouge.
Fier représentant du Comité du Non, Pierre Bibeau a bien voulu répondre à nos questions. -Pourquoi avez-vous pris le nom de Comité du Non? «Nous sommes contraints de nous appeler le Comité du Non puisque nous nous opposons au règlement 118 tel que présenté. Et pourtant, depuis le début, nous nous voyons comme un Comité du Oui à la revitalisation, mais à la mesure de nos moyens et suivant un mode de perception différent.» - Un retour s’impose donc... «Oui. Le 7 juillet 2006, la Ville adoptait le règlement 97 décrétant des travaux de construction de trottoirs dans les parties nord et sud et d’un égout pluvial dans la partie nord sur la rue Principale du Secteur L’Annonciation et un emprunt à long terme de 450 000$ pour en défrayer les coûts. La Ville demande des soumissions pour l’exécution des travaux et les meilleures propositions sont supérieures à 750 000$. La Ville ne peut, dans ces conditions, exécuter ces travaux et le projet dort. Le 11 juin 2007, la Ville adopte le règlement 111 décrétant des travaux d’aménagement du centre-ville et des travaux de construction de trottoirs et d’égout pluvial sur une partie de la rue L’Annonciation et un emprunt à long terme de 4.9M$ pour en défrayer les coûts et abrogeant le règlement 97 (le précédent). 342 signatures sont exigées, 699 personnes se déplacent pour signer. Le 16 juillet 2007, la Ville adopte le règlement 113, pour les mêmes travaux, retirant cependant le contenu du règlement 97 (les trottoirs nord et sud) pour un emprunt n’excédant pas 4 232 347$. Pour ce registre 413 signatures sont requises et 444 citoyens sortent pour signer. La Ville décrète la tenue d’un référendum puis se ravise. Elle retire le règlement 113 et présente maintenant son nouveau règlement, le 118, copie identique du 113. Le registre sera accessible le mercredi 10 octobre et le nombre de signatures requises est porté à 500. Cette fois-ci, 564 citoyens sortiront pour signer le registre. D’où le référendum du 2 décembre avec vote par anticipation le 25 novembre.» -Quelle est votre position? «Le Comité des citoyens, d’où origine le Comité du NON, a demandé une revitalisation plus modeste, à la mesure de nos moyens, compte tenu de la situation économique morose qui règne dans la région, avec la fermeture des usines de bois, ressource principale de la région, et la fermeture du Centre de tri. Comme mentionné dans L’Information du Nord du 20 octobre, c’est plus de 1 800 emplois directs perdus dans notre région depuis un an. Combien de commerces sont déjà fermés ou à vendre à rabais? De plus, le Conseil de ville s’appuie sur le fait que le contournement de la 117 aura un impact négatif sur les commerces du centre-ville. La clientèle de la majorité des commerces vient de la municipalité. Cependant, aucune étude d’impact n’a été faite et il n’y a pas de recommandations sérieuses proposant toutes les mesures prévues au règlement 118. Pas plus qu’une étude des besoins des citoyens. Le comité constate que la population n’a pas été consultée, mais avisée.» - Comment réagissez-vous face aux dires de la Ville que vous propagez de la désinformation? «Le comité déplore que la ville revient toujours sur la désinformation, mais n’en est-ce pas que d’affirmer que la pharmacie et le bureau de poste quitteront Rivière-Rouge si la revitalisation ne se fait pas comme prévu? N’en est-ce pas aussi que d’affirmer dans le dernier pamphlet de la Ville du 9 novembre: «Dans le Secteur L’Annonciation, peu de choses!» et omettre d’inclure dans leur liste les travaux importants de réfection du réseau d’aqueduc et d’égout réalisé dans le centre-ville au cours de l’été 2006 et qui ont probablement coûté quelques millions. Et pourquoi ne pas parler des centaines de milliers de dollars pour la réalisation d’un plan d’aménagement du centre-ville et du service d’esquisse géré par le Comité rue Principale? Est-ce que nos élus recherchent la querelle? Pourquoi toujours dire que le Comité a des raisons personnelles de s’opposer aux règlements? Plus de 1 000 citoyens différents de Rivière-Rouge ont signé un ou des registres. Peut-on penser que tous ces citoyens ont des motifs personnels ou de la rancoeur pour justifier leur signature? Ces signatures sont beaucoup plus une démonstration du bon jugement des citoyens qui administrent sainement leur budget et prennent des décisions en conséquence.» Le comité invite les citoyens de Rivière-Rouge à regarder l’émission “La Facture”, le 17 novembre sur RDI à 17h30, concernant l’impact du nouveau rôle triennal de taxation de Portneuf et le déchirement du tissu social qui s’ensuit. 08/11/07Accueil du Petit Lac: le maire s'adresse à la population de Nominingue
Dans l’édition du samedi 3 novembre dernier, le Journal L’information du Nord, de la Vallée de la Rouge, publiait un article signé de son journaliste Ronald Mc Gregor intitulé « Nominingue veut fermer l’Accueil du Petit Lac ».
Essentiellement, le journaliste écrit que, sous prétexte de faire appliquer le règlement de zonage, la Municipalité tenterait rien de moins que d’empêcher les Sœurs d’«aider les jeunes et permettre à des groupes ou individus de cheminer spirituellement, ou tout simplement, humainement ! ». Depuis la publication de cet article, la Municipalité a reçu plusieurs appels téléphoniques et des courriels appuyant la position des Sœurs devant ces gestes de « harcèlement » (dixit le journaliste Mc Gregor). Des menaces de mort ont même été proférées à l’encontre d’élus municipaux. Il nous paraît donc d’une grande importance de rétablir les faits. La Municipalité n’a JAMAIS demandé la fermeture de l’Accueil du Petit Lac. Cet article amène donc la question suivante : se peut-il que vos élus, représentants de la population, agissent de façon aussi grossière et cavalière à l’encontre des Sœurs de Sainte-Croix? Vous aurez évidemment deviné qu’il n’en est rien et que, bien que la Municipalité n’a pas l’habitude d’étaler sur la place publique les litiges qu’elle peut avoir de temps à autre avec un commerçant ou un citoyen agissant en contravention à une loi ou un règlement dont la Municipalité est chargée du respect, la réaction suscitée par cet article mérite qu’un accroc soit fait à cette politique. Le journaliste Mc Gregor ne tente aucunement d’informer la population de la position des parties. Dans les faits, ce journaliste n’a obtenu que la position et surtout les faits qui lui ont été relatés par les représentants de l’Accueil du Petit Lac. Contrairement à son devoir journalistique, aucun appel n’a été logé auprès des représentants de la Municipalité, aucune rencontre n’a été demandée avec ceux-ci. Cette erreur majeure a malheureusement eu comme conséquence de porter atteinte à la réputation de toute la Municipalité de Nominingue. Vous aurez tous deviné que la Municipalité ne cherche aucunement à atteindre les objectifs que dénonce le journaliste. Les faits sont pourtant simples et auraient été volontiers dévoilés au journaliste et, donc à la population, si ce journaliste avait pris la peine de ... s’informer ! La position de la Municipalité est juste : les activités commerciales ne doivent être autorisées que dans les zones qui permettent de telles activités. Le règlement de zonage n’est pas là pour embêter la population, mais bien pour s’assurer que des usages incompatibles se côtoient le moins possible. Or, le conseil considère que certaines activités, exercées dans le bâtiment des Soeurs, ne sont pas protégées par droits acquis et sont prohibées dans la zone où elles sont maintenant exercées. Comprenez bien : le conseil ne s’en prend aucunement à la qualité de la nourriture ou du service. Le problème majeur, est plutôt que certaines activités ne sont pas autorisées à cet endroit. La Municipalité est parfaitement consciente du fait que le bâtiment a déjà été mis à la disposition de groupes. Ces rencontres à caractère religieux ou communautaire ne sont pas visées par les demandes de cessation d’usage de la Municipalité. La Municipalité demande plutôt à l’organisme qui contrôle l’immeuble des Sœurs de ne plus en faire une activité commerciale de restauration ou d’hôtellerie. Si la Municipalité permet un tel usage dérogatoire du bâtiment, que répondrons-nous par la suite aux autres propriétaires de bâtiment de dimensions importantes qui voudront y faire la même chose? Projet de règlement! Enfin, si le journaliste avait fait les démarches les plus élémentaires auprès de la Municipalité afin de s’informer dans le but de vous informer, il aurait appris que la Municipalité de Nominingue a adopté le 13 août dernier, un projet de règlement dont un des objets était justement d’autoriser, dans cette zone, les auberges et les hôtels d’une capacité d’hébergement inférieure à 30 chambres. Or, ce règlement a fait l’objet d’une telle opposition de la part des résidants du secteur, lesquels avaient le droit strict de s’opposer à ce changement de zonage, que le conseil n’a eu d’autres choix que de retirer son projet de règlement. Quant au projet des Sœurs de mettre en place les services de formation et de réinsertion sociale organisée, les preuves présentées à ce jour, ne permettent pas à la Municipalité de reconnaître un droit acquis à cet usage. Nous regrettons évidemment que l’article de ce journaliste ait pu susciter inutilement un si vif mécontentement de la population. Nous sommes toutefois confiants que les faits, maintenant rétablis, vous permettront de juger non seulement de la bonne foi des représentants de votre Municipalité, mais aussi du bien-fondé de nos actions. Il est de l’intention de la Municipalité de tenter une nouvelle modification au règlement de zonage dans les meilleurs délais possibles. Toutefois, selon la Loi, cette modification doit être soumise à l’approbation des personnes habiles à voter du secteur concerné, qui en bout de ligne, auront le dernier mot. D’ici là, nous invitons les Sœurs de Sainte-Croix et plus particulièrement l’organisme qui opère les activités prohibées à l’intérieur de leur bâtiment, à respecter le règlement de zonage. La Loi n’autorise malheureusement pas la Municipalité à accorder un « privilège » aux Sœurs de Sainte-Croix, malgré le bien-fondé de leur mission globale. Robert Charette, directeur général pour les élus municipaux de Nominingue Un comité de survie pour sauver l'école de La Minerve
Une réunion à l’école La Relève de La Minerve a engendré la mise sur pied d’un comité de survie de
l’institution. Tout près de cinquante personnes, dont des parents, grands-parents, élus municipaux, citoyens, enseignants et membres du conseil d’établissement, se sont rendu le 6 novembre à l’école La Relève de La Minerve. Réunion pour informer la population de l’importance de la survie de l’école. Le sujet suscite de l’inquiétude et de l’intérêt. Deux points Deux points majeurs ont été traités: la décroissance du nombre d’élèves qui fréquenteront La Relève dans les prochaines années et l’élaboration d’un plan de relance du village de La Minerve dans le but d’attirer de jeunes familles soit attirée des promoteurs immobiliers qui veulent offrir du logement à un prix abordable, organisation de services communautaires, etc. Comité Un comité de 16 personnes a été formé. Il est constitué d’enseignantes, de parents, de citoyens, de gens d’affaires, d’élus municipaux et membre du conseil d’établissement. Isabelle Laurin, présidente du Conseil d’établissent explique les mandats du comité de survie: «Le comité a comme mandat de se mobiliser pour ramener la maternelle à La Minerve et trouver un moyen permanent pour garder la maternelle à La Minerve peu importe le nombre d’enfants inscrits. Le second mandat du comité est de réaliser un plan de relance de La Minerve. Divers intervenants seront sollicités.» Le comité regardera les projets de relance qui ont été faits dans d’autres municipalités et qui ont connu par la suite une croissance démographique et économique. Donc beaucoup d’idées intéressantes lancées. Un parcours de vie très particulier...
Christian Beaulieu Paquette a un parcours de vie très particulier. Issu d’une famille originaire de Nominingue, il est dans notre région depuis un certain temps pour faciliter les SoeursSainte-Croix.
Son grand-père Beaulieu était hôtelier dans les Laurentides ainsi que son grand-oncle Télesphore Beaulieu ici même à Nominingue. Il faut croire que qu’il a hérité du chromosome hôtelier. «Avec ma formation en gestion du marketing et développement stratégique, c’est tout d’abord du côté de la publicité et de la gestion d’événements que ma carrière a débuté. Après un séjour en Europe, j’ai opté pour la gestion hôtelière. La fin de la trentaine fut déterminante pour la suite de ma vie, il y a eu une quête de sens puis un cheminement chez les Jésuites» raconte cet homme d’une quarantaine d’années. Depuis les douze dernières années, il a ouvert un bureau de mission pour les gens de la rue à l’Armée du Salut à Montréal, fondé un centre d’insertion à long terme, le Centre de Vie Loyola des Laurentides, puis les Jésuites lui ont confié la direction de leur hôtellerie à Pierrefonds, la Villa Saint-Martin qui fut la première maison de retraite fermée au Canada. Le mandat reçu: la réingénierie des services dans le but d’éviter sa fermeture. L’oeuvre aujourd’hui s’autofinance. Un appel «C’est pendant que j’étais en poste à la Villa St-Martin» ajoute Christian, «que Rachel Jetté, Soeur de Sainte-Croix, m’a proposé de venir rajeunir l’oeuvre de l’Accueil du Petit Lac, d’y intégrer des composantes liées aux enjeux humains des jeunes en difficulté. Il m’a fallu un an et demi avant d’accepter ce défi. Renouveler l’hôtellerie des Soeurs à Nominingue, tout en aidant des jeunes à reprendre en main leur vie, m’est apparu un défi important. Cette maison est une œuvre phare pour la région et la dernière hôtellerie qui reste, je crois, appartenant à une communauté religieuse entre Saint-Jérôme et Val-d’Or. Je suis donc arrivé au pays de mes ancêtres en acceptant un mandat précis de gestion par processus de formation adaptée, de communication et de perfectionnement continus des services d’hospitalité.» Du travail à faire À son arrivée, Christian remarque vite qu’il y a du travail à faire à Nominingue. «Une fois arrivé ici, il y a bientôt 3 ans, j’ai réalisé qu’on ne passe pas par Nominingue, on y vient uniquement si c’est la destination. Le comprendre c’est se prendre en main et stimuler le développement. Les Soeurs à Nominingue l’ont compris et passent à l’action afin de laisser, avant de mourir, un héritage en santé au coeur d’une région qu’elles ont développée et aimée. Il faudra beaucoup de doigté pour réussir à développer Nominingue. J’ai confiance qu’en faisant notre part avec les autres commerçants, nous y arriverons. Mais il y a un préalable: créer un climat humain favorable et hospitalier aux changements et surtout mettre les bonnes personnes aux bons endroits.» Pour les fêtes du 125ième anniversaire de Nominingue les Soeurs inviteront la population à venir célébrer chez elles et avec elles ce jubilé important qui sera le dernier en leur présence sachant qu’elles ne seront pas de la prochaine grande fête, vieillesse oblige. Christian siège également sur les conseils d’administration de l’APEN et des Gardiens du Patrimoine Archéologique de la Vallée de La Rouge afin de s’impliquer davantage régionalement. «Je me considère le plus privilégié de tous, car je suis, pour les Soeurs et la population de la région, leur facilitateur» de conclure Christian Beaulieu Paquette. Un parcours de vie très particulier...
Christian Beaulieu Paquette a un parcours de vie très particulier. Issu d’une famille originaire de Nominingue, il est dans notre région depuis un certain temps pour faciliter les SoeursSainte-Croix.
Son grand-père Beaulieu était hôtelier dans les Laurentides ainsi que son grand-oncle Télesphore Beaulieu ici même à Nominingue. Il faut croire que qu’il a hérité du chromosome hôtelier. «Avec ma formation en gestion du marketing et développement stratégique, c’est tout d’abord du côté de la publicité et de la gestion d’événements que ma carrière a débuté. Après un séjour en Europe, j’ai opté pour la gestion hôtelière. La fin de la trentaine fut déterminante pour la suite de ma vie, il y a eu une quête de sens puis un cheminement chez les Jésuites» raconte cet homme d’une quarantaine d’années. Depuis les douze dernières années, il a ouvert un bureau de mission pour les gens de la rue à l’Armée du Salut à Montréal, fondé un centre d’insertion à long terme, le Centre de Vie Loyola des Laurentides, puis les Jésuites lui ont confié la direction de leur hôtellerie à Pierrefonds, la Villa Saint-Martin qui fut la première maison de retraite fermée au Canada. Le mandat reçu: la réingénierie des services dans le but d’éviter sa fermeture. L’oeuvre aujourd’hui s’autofinance. Un appel «C’est pendant que j’étais en poste à la Villa St-Martin» ajoute Christian, «que Rachel Jetté, Soeur de Sainte-Croix, m’a proposé de venir rajeunir l’oeuvre de l’Accueil du Petit Lac, d’y intégrer des composantes liées aux enjeux humains des jeunes en difficulté. Il m’a fallu un an et demi avant d’accepter ce défi. Renouveler l’hôtellerie des Soeurs à Nominingue, tout en aidant des jeunes à reprendre en main leur vie, m’est apparu un défi important. Cette maison est une œuvre phare pour la région et la dernière hôtellerie qui reste, je crois, appartenant à une communauté religieuse entre Saint-Jérôme et Val-d’Or. Je suis donc arrivé au pays de mes ancêtres en acceptant un mandat précis de gestion par processus de formation adaptée, de communication et de perfectionnement continus des services d’hospitalité.» Du travail à faire À son arrivée, Christian remarque vite qu’il y a du travail à faire à Nominingue. «Une fois arrivé ici, il y a bientôt 3 ans, j’ai réalisé qu’on ne passe pas par Nominingue, on y vient uniquement si c’est la destination. Le comprendre c’est se prendre en main et stimuler le développement. Les Soeurs à Nominingue l’ont compris et passent à l’action afin de laisser, avant de mourir, un héritage en santé au coeur d’une région qu’elles ont développée et aimée. Il faudra beaucoup de doigté pour réussir à développer Nominingue. J’ai confiance qu’en faisant notre part avec les autres commerçants, nous y arriverons. Mais il y a un préalable: créer un climat humain favorable et hospitalier aux changements et surtout mettre les bonnes personnes aux bons endroits.» Pour les fêtes du 125ième anniversaire de Nominingue les Soeurs inviteront la population à venir célébrer chez elles et avec elles ce jubilé important qui sera le dernier en leur présence sachant qu’elles ne seront pas de la prochaine grande fête, vieillesse oblige. Christian siège également sur les conseils d’administration de l’APEN et des Gardiens du Patrimoine Archéologique de la Vallée de La Rouge afin de s’impliquer davantage régionalement. «Je me considère le plus privilégié de tous, car je suis, pour les Soeurs et la population de la région, leur facilitateur» de conclure Christian Beaulieu Paquette. Rivière-Rouge présentera son nouveau rôle d'évaluation
La Ville de Rivière-Rouge présentera le nouveau rôle d’évaluation foncière à la population le 10 novembre au Centre sportif et culturel.
Le Conseil municipal de Rivière-Rouge a invité la MRC d’Antoine-Labelle à venir présenter son rôle d’évaluation foncière aux résidents de la Ville. La Municipalité Régionale de Comté d’Antoine-Labelle (MRC) est l’organisme responsable d’établir tous les trois ans un nouveau rôle d’évaluation pour la Ville. La Loi sur la fiscalité municipale encadre la MRC dans la façon dont elle doit élaborer le rôle d’évaluation. Critères spécifiques Des critères spécifiques sont retenus dans l’évaluation de vos propriétés. Entre autres, le prix de vente de propriétés comparables à la vôtre est pris en considération lors de l’évaluation. Le Conseil municipal de la Ville de Rivière-Rouge vous invite donc à assister à une rencontre afin que vous puissiez obtenir de l’information complète quant à la façon dont est établie votre évaluation. La rencontre se tiendra le samedi, 10 novembre à 13h30, à la salle Cercle de la Gaieté du Centre sportif et culturel de la Vallée du Rouge, situé au 1550 chemin du Rapide à Rivière-Rouge. 01/11/07Nominingue veut fermer l'Accueil du Petit Lac
La municipalité de Nominingue veut fermer l’Accueil du Petit Lac et les Sœurs de Ste-Croix n’ont pas dit leurs derniers mots.
Le 24 octobre, les Sœurs de Ste-Croix ont été informées qu’elles étaient mises en demeure de cesser l’exploitation d’un commerce d’hébergement et de restauration ainsi que de cesser les services de formation et de réinsertion sociale pour les jeunes en difficulté. Des faits concrets Depuis 1887, les Sœurs de Ste-Croix oeuvrent pour la paroisse de Nominingue. Dès leur arrivée, elles s’impliquent et s’affairent à offrir l’éducation pour les enfants du diocèse de Mont-Laurier et d’ailleurs. Elles occuperont divers établissements et, en 1962, la construction de l’Accueil de Notre-Dame-du-Lac débute, toujours dans la même intention de mission: aider les jeunes et permettre à des groupes ou individus de cheminer spirituellement, ou tout simplement, humainement! Fermer? Pour quelle raison? Prétextant que le zonage ne permet pas de tels usages, la Municipalité de Nominingue prévoit intenter des poursuites judiciaires si les Sœurs ne cessent pas d’offrir les services qu’elles offrent déjà depuis plus de 40 ans. Voilà encore de l’argent des contribuables qui va servir à quoi? Bon nombre de citoyens sont tout à fait sidérés, offusqués de ce harcèlement politique qui ne sert à rien. Les Sœurs de Ste-Croix travaillent pour la population, pour les jeunes en difficulté; elles rendent disponibles leurs espaces pour la réflexion, pour les rencontres, pour les familles, pour les gens d’affaires qui oeuvrent aussi au mieux-être de l’humain et de leur communauté. Selon Christian Paquette, directeur général de l’auberge, «Au lieu de vendre, les Sœurs ont choisi d’investir dans des rénovations qui étaient plus que nécessaires. Au lieu de partir, elles ont choisi de rester et de continuer leur mission d’offrir à des jeunes en situation de précarité la possibilité de se refaire une vie. Au lieu de fermer, elles ont décidé de réaménager leur lieu et de le rendre davantage accessible à des groupes communautaires qui bénéficient d’une qualité de services, reconnus dorénavant dans la région des Laurentides. Voilà que le second souffle des Sœurs dérange. Par cet article, elles demandent aux citoyens leur appui et de le faire savoir aux élus de la Municipalité de Nominingue en téléphonant au 278-3384» de conclure le directeur général. L’avenir Les Sœurs sont déterminées à se battre. Sœur Laurette Desjardins, Marie-Reine Perreault, Alice Constantineau, Fernande Séguin et Georgette Brisebois sont les dernières Sœurs résidentes à l’Accueil. Elles font partie de la communauté des Sœurs à l’origine d’une municipalité qui cherche aujourd’hui à les réduire au silence. Elles resteront malgré ces menaces hostiles, porteuses d’une tradition qui n’a pas besoin d’accommodements raisonnables pour exprimer tout l’Amour et le Bien qu’elles prodiguent depuis longtemps à chacun et chacune de nous. (www.accueildupetitlac.ca) Le comité de survie de la forêt anticipe des résultats!
(RM) Même si elle estime que la situation critique des Hautes-Laurentides a été bien saisie des trois représentants ministériels rencontrés à Québec le 25 octobre dernier, la délégation du Comité de survie Forêt Laurentides veut maintenant des résultats concrets.
C’est avec un plan de diversification économique sous la main et des demandes précises que les représentants du Comité de survie Forêt Laurentides se sont pointés à Québec pour ces trois importants rendez-vous. Le groupe se composait du préfet Roger Lapointe, le président du CLD Michel Adrien, le député de Labelle Sylvain Pagé de même que le président du Comité de crise, Serge Brisebois. Ils ont rencontré les délégués politiques de Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l’innovation et de l’exportation; de Claude Béchard, ministre des Ressources naturelles et de la Faune ainsi que de Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des régions. La délégation déplore toutefois qu’aucun des ministres n’était présent à la rencontre. «Je pense que nous avons bien réussi à faire passer notre message : si le sud des Laurentides est en croissance, la situation est totalement différente dans notre sous-région. Nous avons besoin d’une aide immédiate. Nos gens sont fiers et dignes; ils ne veulent pas perdre ce qu’ils sont mis toute une vie à amasser», a fait valoir Michel Adrien. Actuellement, le taux de chômage dans les Hautes-Laurentides serait d’environ 20%. C’est pourquoi le Comité de survie demande aux ministères concernés et à l’ensemble du gouvernement d’investir 30 millions dans un plan de relance qui permettra de réaliser les projets qui sont prêts à voir le jour. «Le gouvernement avait consenti 169 millions sur cinq ans pour le plan de relance de la Gaspésie (1800$ per capita) alors que nous demandons 30 millions sur trois ans (850$ per capita)», rappelle le préfet Roger Lapointe. D’autre part, des actions concrètes peuvent être prises dès maintenant, avant même la mise sur pied du plan de relance. «En accélérant le remboursement des crédits d’impôt accordés pour la construction de chemins forestiers, nous pourrions immédiatement remettre 600 personnes à l’ouvrage et aussi relancer la Scierie Max Meilleur et fils», affirme Michel Adrien. D’autant plus que devancer ces crédits d’impôt n’engendre pas de nouveaux déboursés pour le gouvernement. «Cela se traduirait par des travaux de construction et de rénovation de chemins et de ponts forestiers de l’ordre de 11 millions dans notre région d’ici la fin mars et autant pour le prochain exercice financier», note Benoit Bisaillon, de MC Forêt. Échéancier Le Comité de survie se donne un mois pour obtenir une réponse de la ministre Normandeau quant à l’aide financière liée au plan de diversification économique. «Pour ce qui est des crédits d’impôt pour les chemins forestiers, nous souhaitons une réponse d’ici le 2 novembre», précise le préfet Lapointe. «Y'a-tu d'la bière icitte»
André Paradis est un amateur de bière. Un grand amateur puisqu’il tient un musée sur le sujet tout près de La Minerve.Le Musée de la Bière Minervois.
André Paradis a commencé officiellement son musée en 1990. Dix-sept ans plus tard, avec plus de 900 visiteurs venus sur rendez-vous, l’homme est bien content. De tout sur la bière C’est fascinant de voir tout ce qu’André Paradis a accumulé comme artefacts relatifs à la bière: des milliers de bouteilles et cannettes, des ouvre-bouteilles, chopes, cendriers, affiches publicitaires, items de promotion, trophées, médailles, chaises, barils, verres à pied et même des condoms! Pas d’espace pour tout énumérer. Fin connaisseur de la boisson du peuple, André Paradis peut vous parler d’une bière pendant de longues minutes, complètement absorbé dans les détails de son achat, soit en assistant à une convention ou un festival. «Il y a plusieurs associations au Canada; celle du Québec est tombée faute de relève. Mais nous les collectionneurs, nous avons une revue ontarienne, The Canadian Brewerianist qui répertorie les pièces à vendre, les nouvelles bières sur le marché, des articles, un calendrier des événements à venir... bref, je fais des contacts à l’extérieur avec ça» précise le Minervois. Plus de 4000 pièces «J’ai goûté à la majorité des bières qui se trouvent ici» confesse-t-il devant plus des 4000 pièces qui composent son antre. N’allez toutefois pas croire que le Musée de la Bière Minervois est un débit de boisson. C’est tout bonnement un endroit unique, un endroit pour s’informer et en apprendre un peu plus sur la bière. «Y’a-tu d’la bière icitte?» Pas de liquide du moins. C’est à voir, en prenant au préalable un rendez-vous au 819-274-2899.
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