18/10/07L'usine Radermaker sous la protection de la faillite!
Un pavé, une mauvaise nouvelle dans l’industrie du bois de la région: le moulin à scie Henri Radermaker s’est prévalu des dispositions de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Une perte de plus ou moins 50 emplois pourrait survenir.
. Rien ne va plus comme auparavant dans l’industrie du bois. Cela fait les manchettes, les politiciens cherchent des solutions, mais n’arrivent jamais avec du concret. Le marché est de plus en plus au point mort. Les usines ferment. Le tout dernier qui va nous affecter, sans l’ombre d’un doute, c’est la nouvelle que le moulin à scie Henri Radermaker s’est prévalu des dispositions de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Mais malgré la mauvaise nouvelle, rien n’indique la fermeture de l’usine. Une réorganisation demandée Sur la lettre remise aux créanciers, le juge de la Cour supérieure du Québec, district Montréal, a accueilli le 1er octobre, la demande de l’usine Henri Radermaker & Fils et ordonné la suspension de tout recours pouvant être institué contre elle et ses biens, et ce, jusqu’au 31 octobre ou jusqu’à toute autre date pouvant être subséquemment déterminée par la Cour. Cette dernière a de plus prononcé certaines ordonnances accessoires relatives à la réorganisation de l’usine. La direction de l’usine devra préparer et présenter à certains de ses créanciers un plan de compromis et d’arrangement visant à régler son passif. Situation difficile Un employé, qui veut rester anonyme, se dit bien mal à l’aise avec cette situation et ne veut pas envisager le chômage bientôt. «J’ai déjà accumulé quelques nuits d’insomnies juste à y penser» dit-il. «Que de penser au chômage et les problèmes que cela va engendrer...». On peut facilement imaginer ce malaise dans la tête de tous ses confrères. Pour des raisons évidentes, il nous a été impossible de parler à la direction de l’usine, celle-ci nous dirigeant vers son syndic. Rappelons que l’usine Henri Radermaker & Fils offre entre autres, du colombage, du bois de clôture, du bois de palette, des solives et des madriers de structure. Au Québec, en mai 2007, on notait la fermeture d’au moins 130 entreprises et la perte de quelque 12 000 emplois. Dans notre région, c’est plus de 1 800 emplois directs qui sont affectés depuis un an. Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
|
Participer au blogue10 derniers articles
10 derniers commentaires
SectionsSondageRépondez à notre sondage à infodunordvalleedelarouge.canoe.ca
Archives
Rechercher |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

