11/10/07Nos infirmières sont épuisées!
Elles sont pratiquement unanimes à le dire, la tâche qui leur incombe dans nos hôpitaux les épuise très vite. Au Québec, plus qu’ailleurs dans les autres provinces.
Sous quelles conditions de travail et dans quel milieu travaillent-elles nos infirmières? Récemment, l’Institut canadien d’information sur la santé, Santé Canada et Statistique Canada ont publié une enquête nationale sur la profession d’infirmière, L’Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier. Les résultats sont probants. Ayant interrogé 19 000 infirmières autorisées, infirmières auxiliaires autorisées et infirmières psychiatriques autorisées, une très grande majorité d’entre elles éprouvaient d’importantes difficultés, dont le stress et la fatigue intense. Selon le président d’AmeriCANA Healthcare Solutions, Jacob Safran, au Québec, c’est le syndrome du “burnout”: les infirmières travaillent trop et sont sous-payées. Pourquoi? La charge de travail Interrogées sur la qualité des soins dispensés dans leur milieu de travail, 57% des infirmières ont répondu qu’elle n’avait pas changé au cours de la dernière année, 27% ont fait état d’une détérioration, et 16%, d’une amélioration. Une infirmière du Manitoba, Glenda Doerkson, trente ans de métier, résume assez bien le malaise de toutes les infirmières en générale: «De nos jours, les infirmières se sentent dévaluées, frustrées et fatiguées. Il n’y a plus de temps (ni d’argent) à consacrer à l’aspect de leur profession qui consiste à prodiguer des soins ou à éduquer les patients. Le découragement est à son comble. Les infirmières à temps plein et celles à temps partiel travaillent un grand nombre d’heures supplémentaires.» «Aujourd’hui, parmi les 260 000 infirmières autorisées qui pratiquent au Canada, seulement 4000 ont moins de 25 ans, et l’âge moyen des infirmières canadiennes est de 47 ans. Ce n’est pas à une pénurie d’infirmières que nous faisons face dans ce pays, mais bien à une crise. Nos corps, affaiblis par l’âge, cèdent sous la pression. Existe-t-il une possibilité de changement? Oui. Il faut faire quelque chose pour que la pratique infirmière redevienne la profession gratifiante et satisfaisante qu’elle fut jadis. Les salaires et les conditions de travail doivent être améliorés afin de rendre ce métier attrayant pour les jeunes.» Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
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