11/10/07564 citoyens disent encore non à la revitalisation
(RM) Le 10 octobre au soir, la ville a dévoilé lenombre de gens qui sont venus signé le registre.
Cinq cent soixante-quatre. Un chiffre au goût amer pour la ville de Rivière-Rouge, un exercice démocratique pour les signataires. À 19h19, la greffière de la Ville de Rivière-Rouge, Claire Coulombe a dévoilée le résultat de cette journée où la population s’est prononcé démocratiquement sur le règlement 118. Il fallait 500 signataires au registre pour que le règlement no 118 fasse l’objet d’un scrutin référendaire. Il en est venu 564. Est-ce que la ville va débourser plus ou moins 40 000$ des poches des citoyens pour aller en référendum? Bientôt, la réponse viendra du conseil. La ville n’a pas commenté les résultats au moment de la tombée de cet article. C'est la démocratie qui a gagné!
(RM) Pierre Bibeau est bien connu dans la région. Grand manitou au sein du Club Iroquois, il est aussi un être qui croit en la démocratie. Le 10 octobre fut un bel exemple pour lui.
- Comment le Comité des citoyens a rassemblé les gens pour venir signer le registre le 10 octobre? On a essayé de contacter des gens pour leur dire que la démocratie a la priorité. Pour moi ce n’était plus le règlement no 118, ou 111 ou 113 qui étaient importants. Les gens ont exprimé deux fois qu’ils voulaient un référendum pour des raisons tout à fait légales, légitimes, je ne m’en cache pas, et la Ville a décidé de ne pas tenir de référendum. Moi, je pensais que le vox populi c’était vox Dei (littéralement «La voix du peuple est la voix de Dieu»). Les gens avaient le droit de s’exprimer et j’espère que la ville tiendra un référendum tel que convenu auparavant. Tenir un registre un mercredi dans le temps de la chasse, parce qu’elle a toutes sortes de prétextes pour dire qu’elle ne peut pas tenir cet exercice le vendredi ou le lundi de l’Action de grâce, la Ville aurait dû mettre de l’eau dans son vin et écouter pour une troisième fois ce que les gens avaient à dire! C’est aussi simple que ça. - Et maintenant? On va regarder ce que la Ville va faire, décider, et à ce moment là, on verra quelle action il nous faudra prendre. Soit être pour ou être contre. Je n’ouvre pas mon jeu à ce moment-ci. Si la Ville tient un référendum, on va analyser les pour et les contre la tête froide. Avec le résultat de ce soir, c’est la démocratie qui a gagné. Sainte-Véronique: bientôt village-relais?
Évidemment, il n’y a pas que la Municipalité de Labelle qui convoite le titre de village-relais. Ville de Rivière-Rouge a proposé les services du secteur de Sainte-Véronique.
Dans une lettre datée du 28 juin 2007, la Ministre des Transports, Julie Boulet, désignait la Ville de Rivière-Rouge - secteur Sainte-Véronique comme municipalité candidate pour devenir un village-relais. Par cette annonce, la ministre accorde une subvention pouvant atteindre 40 000,00$ pour préparer le dossier permettant au secteur de Sainte-Véronique d’offrir les services d’accueil nécessaires pour obtenir la signalisation et la publicité faite par le Ministère des Transports. Les objectifs de « Villages-relais » sont d’accroître la sécurité des usagers de la route en leur offrant des lieux d’arrêt accessibles en tout temps, offrir une diversité de services et une qualité d’accueil, inciter à l’amélioration physique des lieux et des bâtiments et à leur mise en valeur touristique et finalement, apporter un soutien au développement local et régional. Dans cette optique, la Ville de Rivière-Rouge retiendra les services d’une firme payée à même la subvention, pour ébaucher la mise en place de Village-relais dans le secteur Sainte-Véronique. Services Les services offerts devront minimalement être : la restauration, la distribution d’essence, l’hébergement, l’alimentation, les services bancaires (guichet), le téléphone, l’information et la signalisation, le stationnement, les installations sanitaires et un dispositif de réception des eaux usées. Nos infirmières sont épuisées!
Elles sont pratiquement unanimes à le dire, la tâche qui leur incombe dans nos hôpitaux les épuise très vite. Au Québec, plus qu’ailleurs dans les autres provinces.
Sous quelles conditions de travail et dans quel milieu travaillent-elles nos infirmières? Récemment, l’Institut canadien d’information sur la santé, Santé Canada et Statistique Canada ont publié une enquête nationale sur la profession d’infirmière, L’Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier. Les résultats sont probants. Ayant interrogé 19 000 infirmières autorisées, infirmières auxiliaires autorisées et infirmières psychiatriques autorisées, une très grande majorité d’entre elles éprouvaient d’importantes difficultés, dont le stress et la fatigue intense. Selon le président d’AmeriCANA Healthcare Solutions, Jacob Safran, au Québec, c’est le syndrome du “burnout”: les infirmières travaillent trop et sont sous-payées. Pourquoi? La charge de travail Interrogées sur la qualité des soins dispensés dans leur milieu de travail, 57% des infirmières ont répondu qu’elle n’avait pas changé au cours de la dernière année, 27% ont fait état d’une détérioration, et 16%, d’une amélioration. Une infirmière du Manitoba, Glenda Doerkson, trente ans de métier, résume assez bien le malaise de toutes les infirmières en générale: «De nos jours, les infirmières se sentent dévaluées, frustrées et fatiguées. Il n’y a plus de temps (ni d’argent) à consacrer à l’aspect de leur profession qui consiste à prodiguer des soins ou à éduquer les patients. Le découragement est à son comble. Les infirmières à temps plein et celles à temps partiel travaillent un grand nombre d’heures supplémentaires.» «Aujourd’hui, parmi les 260 000 infirmières autorisées qui pratiquent au Canada, seulement 4000 ont moins de 25 ans, et l’âge moyen des infirmières canadiennes est de 47 ans. Ce n’est pas à une pénurie d’infirmières que nous faisons face dans ce pays, mais bien à une crise. Nos corps, affaiblis par l’âge, cèdent sous la pression. Existe-t-il une possibilité de changement? Oui. Il faut faire quelque chose pour que la pratique infirmière redevienne la profession gratifiante et satisfaisante qu’elle fut jadis. Les salaires et les conditions de travail doivent être améliorés afin de rendre ce métier attrayant pour les jeunes.»
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