31/05/07Maringouin...vous avez dit moustique!
Le roi du nord, c’est lui. Passez maître à miner les soupers sur les balcons, il est une peste redoutable lors la saison estivale. Les rayer de la carte des arthropodes n’inquiéterait honnêtement que les oiseaux entomophages et les biologistes. Mais qui est-il ce vieux vampire? Le Culez pipiens pour être exacte?
Dans la chaîne de l’évolution, il n’est pas le dernier arrivé. On dit qu’il besognait il y a plus ou moins 210 millions d’années. Depuis la période jurassique. Donc, les ancêtres du moustique suçaient les dinosaures! Il faut dire qu’ils étaient trois fois plus gros que son illustre contemporain. Depuis, rien n’a vraiment changé (façon de dire), car c’est toujours la femelle qui suce le sang pour déclencher ses fonctions ovariennes. Les moustiques sont sensibles aux couleurs, au dioxyde de carbone expiré et exsudé des pores de la peau, en plus de différentes substances composant la sueur. Donc un homme souffrant d’embonpoint, ayant un groupe sanguin de type “O”, cherche le danger, surtout à l’aube et à la brunante. Une vie éphémère, mais combien remarquable Malgré une présence terrestre de courte durée, un mois en moyenne, il peut innocemment propager de cauchemardesques maladies à l’humain. Le paludisme, la fièvre jaune, la dengue hémorragique et le non moins célèbre, virus du Nil (découvert en 1937), mais pas le VIH comme le prétendent plusieurs. Bien qu’on les haïsse, les moustiques (il y en a plus de 3300 espèces dans le monde) jouent un rôle important dans le réseau alimentaire de la nature. Elle suce toujours pour ses oeufs Le moustique peut soutirer une quantité de sang égale à son poids, juste assez pour garder de ce nectar, les protéines. Par la suite, on devine, elle pond entre 50 et 300 oeufs au cours de sa courte vie. L’enfer! Pire encore, contrairement à la croyance populaire, une fois qu’elle s’est gorgée de sang, elle ne meurt pas... Le mâle par contre, plus lâche, se nourrit du nectar des fleurs et meurt paisiblement après s’être reproduit quelques fois. Ces foutus moustiques, d’origine aquatique, se développent rapidement dans l’eau stagnante des marécages, des fossés, vieux pneus, citerne, carcasses d’autos, toile de piscine, etc. Voilà quelques gîtes de reproduction quatre étoiles à éliminer. Un maringouin, c’est québécois? Le moustique a un nom vernaculaire. Maringouin. Des marins normands du XVIe siècle, qui naviguaient régulièrement pour le Brésil, ont propagé le terme “mbarigui” qui, circulant au fil du temps dans les anciennes colonies françaises et surtout en Normandie et au Québec, pris le nom de “maringouin”. Alors la prochaine fois que vous allumez le barbecue familial pour une soirée à l’extérieur, armez-vous! Le roi du nord est là pour rester encore 210 millions d’années. Vive le roi! Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire. Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici. Cet article n'a pas de commentaires pour le moment...
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