LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - Information du Nord de l'Annonciation

31/05/07

Permalink 10:28 am, Eric Busque / Général, 505 mots  

Maringouin...vous avez dit moustique!

Le roi du nord, c’est lui. Passez maître à miner les soupers sur les balcons, il est une peste redoutable lors la saison estivale. Les rayer de la carte des arthropodes n’inquiéterait honnêtement que les oiseaux entomophages et les biologistes. Mais qui est-il ce vieux vampire? Le Culez pipiens pour être exacte?
Moustiques

Dans la chaîne de l’évolution, il n’est pas le dernier arrivé. On dit qu’il besognait il y a plus ou moins 210 millions d’années. Depuis la période jurassique. Donc, les ancêtres du moustique suçaient les dinosaures! Il faut dire qu’ils étaient trois fois plus gros que son illustre contemporain.
Depuis, rien n’a vraiment changé (façon de dire), car c’est toujours la femelle qui suce le sang pour déclencher ses fonctions ovariennes. Les moustiques sont sensibles aux couleurs, au dioxyde de carbone expiré et exsudé des pores de la peau, en plus de différentes substances composant la sueur. Donc un homme souffrant d’embonpoint, ayant un groupe sanguin de type “O”, cherche le danger, surtout à l’aube et à la brunante.
Une vie éphémère, mais
combien remarquable
Malgré une présence terrestre de courte durée, un mois en moyenne, il peut innocemment propager de cauchemardesques maladies à l’humain. Le paludisme, la fièvre jaune, la dengue hémorragique et le non moins célèbre, virus du Nil (découvert en 1937), mais pas le VIH comme le prétendent plusieurs. Bien qu’on les haïsse, les moustiques (il y en a plus de 3300 espèces dans le monde) jouent un rôle important dans le réseau alimentaire de la nature.
Elle suce toujours pour ses oeufs
Le moustique peut soutirer une quantité de sang égale à son poids, juste assez pour garder de ce nectar, les protéines. Par la suite, on devine, elle pond entre 50 et 300 oeufs au cours de sa courte vie. L’enfer! Pire encore, contrairement à la croyance populaire, une fois qu’elle s’est gorgée de sang, elle ne meurt pas... Le mâle par contre, plus lâche, se nourrit du nectar des fleurs et meurt paisiblement après s’être reproduit quelques fois.
Ces foutus moustiques, d’origine aquatique, se développent rapidement dans l’eau stagnante des marécages, des fossés, vieux pneus, citerne, carcasses d’autos, toile de piscine, etc. Voilà quelques gîtes de reproduction quatre étoiles à éliminer.
Un maringouin, c’est québécois?
Le moustique a un nom vernaculaire. Maringouin. Des marins normands du XVIe siècle, qui naviguaient régulièrement pour le Brésil, ont propagé le terme “mbarigui” qui, circulant au fil du temps dans les anciennes colonies françaises et surtout en Normandie et au Québec, pris le nom de “maringouin”. Alors la prochaine fois que vous allumez le barbecue familial pour une soirée à l’extérieur, armez-vous! Le roi du nord est là pour rester encore 210 millions d’années. Vive le roi!
Permalink 10:27 am, Eric Busque / Général, 415 mots  

Centre de tri: le député reçoit la pétition

(RM) Le centre de tri a un projet de création d’une COOP qu’il a soumis le 30 mai au député Sylvain Pagé. Ce dernier en fera part à l’Assemblée nationale dans les prochains jours en plus de déposer la pétition de 12 600 noms.
Le syndicat représentant les travailleuses et les travailleurs du centre de tri dépose aujourd’hui, à Québec, au bureau du député de la circonscription Antoine-Labelle, monsieur Sylvain Pagé, une pétition comprenant plus de 12 600 noms.
Cette pétition, regroupant les noms de personnes provenant de tous les milieux, dont ceux de citoyennes et citoyens de la région, demande un moratoire afin de permettre à la Coopérative environnementale d’Antoine-Labelle de prendre la relève dans la gestion des matières résiduelles pour la MRC Antoine-Labelle. On se rappellera qu’un comité de relance du centre de tri regroupant sept municipalités de la région, le groupe de citoyens « ON RÉCUP! », de même que le syndicat CSN ont préparé et déposé à la conférence des maires de la MRC un projet afin de mettre sur pied la coopérative environnementale.
Cette coopérative permettrait de relancer les activités du centre de tri et, par le fait même, de sauver quelque 35 emplois. Le projet sur la table ne nécessite aucune subvention et permettrait aussi de générer des profits, car le champ de la coopérative environnementale s’étendrait alors à la collecte des ordures ménagères. Ce n’est pas pour rien que ce champ d’action fait l’envie du secteur privé : il est rentable. Un autre avantage, par ce projet de COOP, chaque municipalité est ainsi assurée de voir diminuer les coûts liés à la collecte et au traitement des matières résiduelles. Plus de 12 600 personnes ont signé pour dire OUI à ce projet interpellant tous les élus municipaux pour qu’ils passent à l’action, car le temps presse. La pétition sera déposée, au cours des prochains jours, à l’Assemblée nationale par le député Sylvain Pagé. Par ailleurs, le député a fait parvenir une lettre à la ministre des Affaires municipales et des Régions, madame Nathalie Normandeau, lui demandant de donner suite rapidement à la demande des pétitionnaires.
Rappelons que le député Pagé avait pris l’engagement en campagne électorale de soutenir les efforts de relance du Centre de tri de Rivière-Rouge.
Permalink 10:26 am, Eric Busque / Général, 383 mots  

Denis Gendron expose pour la première fois

Le photographe Denis Garon n’a jamais eu l’occasion d’exposer ses photos dans une galerie en 40 ans de métier. Le comité de la gare de L’Annonciation lui a donné cette chance. Et il l’a saisi.
photographe photo

Il y avait des gens de partout au vernissage. Certains venaient de loin. Des centaines de kilomètres. Des amis, des parents et beaucoup de sujets. Car l’objectif du photographe Denis Garon en a capturé des centaines depuis quarante ans.
La Femme, sujet de
prédilection
Denis Garon a entrepris un projet de longue haleine. Photographier la femme. De tous les âges, les couleurs et nationalité, habillée ou nue. Après toutes ses années, il a accumulé les clichés photographiques.
Sa sélection personnelle d’une cinquantaine de photos est impressionnante. Plus encore, la disposition. La présentation. Il faut “lire” et “voir” comme un roman graphique. De la jeunesse à la vieillesse, chaque âge de la femme est composé et figé dans sa juste valeur. La valeur humaine.
Qu’elle soit en couleur ou en noir et blanc. Et les changements techniques qu’il a appliqués avec les années ne font que rendre les sujets plus intimes. Donc, “lire” et “voir”.
Carrière sans clichés
Denis Garon est né à Saint-Donat de Rimouski en 1945. Il est fasciné par la photographie depuis l’adolescence. Elle est vite devenue au début de la vingtaine sa profession. Cette même fascination est devenue une passion. Passion qui n’a su que grandir pendant ces quarante années de vie professionnelle.
Ses débuts de vie professionnelle se sont amorcés à 22 ans à Montréal. Assistant au réputé studio de photographie André Larose. Les dix premières années ont été consacrées au portrait pur (étude de la lumière, observation et équilibre des éléments).
Depuis 30 ans, il travaille à la pige dans le reportage pour des publications spécialisées au niveau de l’éducation, le médical, la recherche et le corporatif.
L’exposition La Femme ou le cycle de la vie se termine le 17 juin. Elle se tient au Centre d’Exposition de la gare de L’Annonciation situé au 682, rue L’Annonciation Nord à ? Rivière-Rouge. Portes ouvertes au public de 9 h à 17 h. Informations complémentaires : 819-275-1169.

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