LES JOURNAUX RÉGIONAUX DE QUÉBECOR Régional - Information du Nord de l'Annonciation

10/05/07

Permalink 12:03 pm, Eric Busque / Général, 686 mots  

Drogue: on ne ferme pas les yeux à l'école du Méandre

Régulièrement, des intervenants de l’école du Méandre circulent dans le village afin d’inciter les jeunes consommateurs de drogues à venir les rencontrer. Ou à suivre une thérapie.
école méandre

Si vous ne les connaissez pas, c’est tout à fait normal. Ils circulent aux heures de dîner pendant les journées d’école et ne portent pas de costume tape-à-l’oeil. La discrétion est un de leur atout et ils savent très bien à quoi s’en tenir. Loin d’être une escouade technique ou des policiers en civil, ils sont des intervenants qui ne cherchent que le bien-être de certains étudiants problématiques ou en voie de l’être.
Genèse du projet
C’est Guy Duval, intervenant à l’école du Méandre, qui répond aux questions posées par le journaliste. Il est détendu et ne tarde pas à mener l’entretien vers la genèse du projet.
« À l’école, comme dans toutes les autres, nous avons un problème de consommation. Et cette année, nous avons décidé de ne pas se fermer les yeux. C’est pour ça que nous avons fait des projets avec Carol Locas, un policier de la GRC qui est venu rencontrer les enseignants, les mettre à jour pour le dépistage. Même chose pour les parents: comment intervenir auprès des jeunes. »
« Bien sûr, ici, c’est tolérance zéro, mais bon, le problème est là, » confesse l’intervenant. « Dès le début de l’année scolaire, nous avons décidé d’offrir des services aux consommateurs. Il y a moi qui en donne, Jacinthe Roy qui fait de même, deux jours par semaine, et Julie Demers, travailleuse sociale au Pavillon André-Boudreau, qui oeuvre avec les groupes consommateurs. Le problème c’est que nous avons affaire aussi à de gros consommateurs. Des jeunes qui le disent, l’avouent, qu’ils sont accros, pas capables de s’en sortir. Ça, c’est le travail de Julie. »
Ajoutée à ces intervenants, la présence de Réjeanne Doré, une policière éducatrice, autant du niveau de la prévention que la répression. Bien que ça présence se fait sentir lors des autres événements fâcheux, comme l’intimidation, les vols, etc.
Ronde dans la ville
« Deux jours par semaine, avec Jacinthe, je fais le tour complet du village: de l’école à la rue principale, jusqu’à la gare, je reviens par la piste cyclable jusqu’à la Patate Chez Pierrette. Les trois autres jours, je suis seul. » Ce n’est pas dangereux de faire la ronde, seul? Parce que Guy Duval est un visage connu à l’école.
« Je fais des interventions préventives, » ajoute-t-il. « Je les connais les consommateurs, je sais quand ils sont agressifs ou non. Avec le temps, j’ai remarqué que le contact “un pour un”, ils aiment ça. On ne parle pas que de consommation, mais des travaux à l’école, ce qu’ils ont fait hier soir... il y a un contact. Mais, malgré nos interventions, la consommation continuait. »
Aucun intérêt...
« Nos gros consommateurs sont des jeunes très isolés. Cette année, j’ai pris le temps d’observer. Comprendre ce qui se passe avec eux. Car je les connais tous. Ces jeunes, ont leur offre d’aller au gymnase, il n’y vont pas, ont leur demande de s’impliquer dans la radio étudiante, ils ne le font pas, le jeu de table, surtout pas! »
Sondage
Le projet n’a pas porté fruit immédiatement. Pour mieux cibler le problème, ils décident de faire circuler un sondage sur les habitudes de consommation des jeunes du secondaire.
« Ils ont bien collaboré et pris la chose au sérieux, car sur 280 répondants, on a mis de côté deux blagueurs, car les réponses étaient exagérées, incohérentes. Nous avons constaté, à la compilation du sondage, que 17% des élèves consommaient. Donc, 83% des étudiants qui ne consomment pas à l’école du Méandre. La moyenne nationale des consommateurs dans les écoles se chiffre à 15%. »
Permalink 12:01 pm, Eric Busque / Général, 506 mots  

Quand la cuisine devient un outil pédagogique

(RM) Quinze élèves du Méandre participaient au concours d’entrepreneuriat québécois étudiant sous le projet “Mangeons mieux, performons mieux”. L’objectif était de créer un sentiment d’appartenance. C’est du tout cuit pour eux maintenant.
cuisine outil

Ces élèves de 3e année, sous la surveillance de l’enseignante Marie-Paule Quevillon, présentent des difficultés. Cette activité leur donne des méthodes de travail efficaces en plus de favoriser des liens école-famille-communauté. Chaque enfant peut donc travailler à son rythme, aimer ce qu’il fait et mener à terme ce qu’il entreprend. Greffés à eux, des adultes qui deviennent des “partenaires” du projet en aidant ces enfants à se réaliser en tant qu’humain en leur accordant leur confiance et leur attention chaque jour.
Buts poursuivis par le projet
Outre le lien école-famille-communauté, le projet offre dans le domaine de la formation (orientation et entrepreneuriat) des rôles d’implication dans les Cercles fermières, les personnes du troisième âge, un volet-conférence, etc. Tout ça donnant à l’élève des méthodes de travail et de coopération plus solides. Marie-Paule Quevillon, enseignante et intervenante: « Les élèves sont informés de la possibilité de convertir notre projet classe en projet de cuisine pour lequel nous pourrions avoir des sous pour démarrer une véritable entreprise et faire l’acquisition de jeux éducatifs. » Tous les élèves ont décidé d’y participer. « Nous avons décidé que tous les élèves feraient au moins 4 recettes par groupe de 4. Il y aurait alors une répondante pour chaque unité. Nous avons un produit fini depuis la mi-avril. Depuis, les étudiants ont fait la promotion de leurs produits. », ajoute l’enseignante. Résultat du projet? Un livre de recettes d’une centaine de pages, dont le lancement officiel a eu lieu le 9 mai. Il est disponible de la main des élèves à l’école en téléphonant au 819-275-2751.
Le volet pédagogique est aussi à l’avant dans le projet. Au cours de la formation, en français, en mathématique comme en science et technologie, l’enfant apprend. Et bien. De la recherche à l’ordinateur à la compétence oral, en passant par la comptabilité et les techniques de cuisson, l’élève est bien heureux dans ses plats.
Élèves motivés parents fiers
C’est une évidence de dire que si l’élève est heureux à l’école, les parents sont satisfaits. Parent bénévole au projet, Chantal Hébert est fière. Son garçon montre de l’attention face au projet et à l’école. « J’ai vu une amélioration de l’intérêt de [mon fils], il est moins découragé. » Cet énoncé englobe la pensée des parents qui ont un enfant greffé au projet. « Moi, j’aime quand on travaille par projet. On apprend plein de choses nouvelles pis l’école est ben moins platte », lance, avec beaucoup d’entregent, la jeune présidente du projet, Andrée-Anne Brisson Michaud.
Permalink 11:59 am, Eric Busque / Général, 341 mots  

Labelle a séduit Francis Reddy

L’automne dernier, la Municipalité de Labelle avait été choisie pour le tournage de l’émission “La Petite Séduction”, à l’antenne de Radio-Canada. Francis Reddy fut séduit.
francis reddy labelle

En effet, la Municipalité de Labelle avait soumis un projet à l’Association touristique des Laurentides, laquelle devait recueillir tous les projets des municipalités des Laurentides de 6 000 résidants et moins voulant participer. Radio-Canada a fait un tirage au sort entre les trois municipalités ayant soumis un projet, soit Labelle, Val-Morin et Oka.
Réussir la séduction pour Francis Reddy
Ce tournage a obligé une mobilisation de la population labelloise, laquelle a mis tous ses efforts et atouts en commun afin de séduire le comédien Francis Reddy les 29, 30 septembre et 1er octobre 2006.
Rien n’était facile. « Au village, tous se sont mobilisés afin de faire de ce passage un événement inoubliable, » souligne le communiqué de presse. « Il faut voir les villageois déployer toute leur créativité et mettre en branle d’incroyables stratégies afin de charmer l’invité. Rien n’est négligé et tout converge vers le même but: réussir leur séduction. » L’émission sera diffusée sur les ondes de la télévision de Radio-Canada le 16 mai prochain à 20 h.
Émission populaire
Pour une 2e année, l’animateur bien connu Dany Turcotte reprend la route avec son invité et lui fait découvrir un coin de pays. Au-delà des attraits touristiques évidents, “La Petite Séduction” montre le coeur immense de ces gens qui font la richesse et la beauté des petites villes et villages du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick.
Chasse au Wawazoozoo sauvage
Pour ceux et celles qui n’ont jamais aperçu le Wawazoozoo sauvage dans la région, ne manquez surtout pas “La Petite Séduction” à Labelle! Il se pourrait que vous y fassiez sa connaissance et en plus que vous y appreniez la technique pour le chasser!
Un peu comme pour le Panoupanou broussé et le Tétaguarde casqué, quoi?

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